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	<title>Mohamed Ly &#8211; IPODE &#8211; Think Tank Panafricain</title>
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	<description>Think Tank progressiste, indépendant et panafricain</description>
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		<title>Afrique : souveraineté économique, multilatéralisme et nouvelle architecture financière — une recomposition stratégique nécessaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Dec 2025 08:37:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Démocratie & Economie Numériques]]></category>
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					<description><![CDATA[  Par Mohamed El Madanillou Ly, CEO de KFT Capital et Président du Think Tank IPODE La Banque Africaine de Développement BAD devrait donc jouer un rôle central. Son actionnariat,&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p style="font-weight: 400;"> </p>
<p style="font-weight: 400;">Par Mohamed El Madanillou Ly, CEO de KFT Capital et Président du Think Tank IPODE</p>
<p><strong>La Banque Africaine de Développement BAD devrait donc jouer un rôle central. Son actionnariat, composé à environ 60 % de pays africains et 40 % d’actionnaires non africains, lui confère un mandat légitime mais une marge de manœuvre encore trop contrainte</strong>.</p>
<p>Le multilatéralisme global se transforme. Les rapports de force économiques, la compétition entre blocs régionaux et la transition énergétique redéfinissent les priorités internationales. Dans ce contexte, l’Afrique ne peut plus rester une périphérie du système mondial : elle doit devenir le principal lieu où se décident les financements et les priorités qui la concernent. Cela passe par une souveraineté économique assumée fondée sur trois leviers : diversifier les partenariats, renforcer l’intégration continentale et refonder l’architecture financière africaine.</p>
<p>La diversification n’est pas conjoncturelle mais stratégique : travailler avec l’Europe, l’Asie, les États du Golfe, l’Inde ou les économies émergentes doit répondre à une logique d’intérêt mutuel et non d’alignement. L’entrée de l’Union africaine au G20 ouvre une opportunité : porter une position continentale structurée autour de la transformation industrielle, de l’énergie et de l’investissement stratégique.</p>
<p>Le deuxième pilier est l’intégration économique. La ZLECAF, marché de 1,3 milliard de consommateurs, doit devenir un accélérateur d’industrialisation, de commerce intra-africain et de chaînes de valeur régionales. Il est urgent de développer davantage le commerce interafricain sur le continent.</p>
<p>Le troisième pilier, le plus structurant, est la refondation de notre architecture financière. L’Afrique doit disposer d’un système capable de financer ses propres ambitions et non dépendre d’outils conçus au siècle dernier.</p>
<p>Dans cette recomposition, la Banque africaine de développement (BAD) doit changer d’échelle. Son mandat est clair, mais ses marges sont encore limitées. Elle doit devenir une véritable banque d’investissement panafricaine, capable de lever massivement des ressources sur les marchés et de cofinancer des projets stratégiques avec les grandes banques africaines -UBA, Ecobank, Attijari, BOA- dont la présence est aujourd’hui continentale.</p>
<p><strong>La Banque Africaine de Développement BAD devrait donc jouer un rôle central</strong></p>
<p>Son actionnariat, composé à environ 60 % de pays africains et 40 % d’actionnaires non africains, lui confère un mandat légitime mais une marge de manœuvre encore trop contrainte. Les États occidentaux (États-Unis, France, Allemagne, Japon, Canada) détiennent individuellement plus de poids que la plupart des États africains, ce qui limite la souveraineté financière du continent dans les orientations stratégiques qui devraient être endogènes. Nous invitons la BAD à devenir une véritable banque d’investissement panafricaine, capable de lever davantage de ressources sur les marchés et de cofinancer des projets stratégiques avec les grandes banques africaines. Renforcer le rôle de la BAD ne s’arrête pas au seul fait de vouloir augmenter son capital mais  il sera aussi question de transformer sa capacité opérationnelle. Une banque ne prête pas seulement ce qu’elle possède ; elle prête ce qu’elle est capable de garantir et de refinancer. La BAD doit utiliser ses actifs, ses garanties souveraines et sa notation pour élargir son bilan, comme le permettent les accords de Bâle. La décision de la BCE, dès 2026, d’intégrer les actifs verts comme collatéraux préférentiels montre l’évolution : ces actifs deviennent des multiplicateurs de crédit.</p>
<p>L’Afrique doit suivre cette trajectoire. Les banques centrales africaines devraient ouvrir des guichets de refinancement dédiés, où banques commerciales, fonds souverains et acteurs publics déposent des actifs — infrastructures, énergie renouvelable, minerais transformés ou logistique — en échange de lignes de financement à long terme. Produire, transformer et financer sur le continent — avant d’exporter — doit devenir la règle.</p>
<p>Dans cette perspective, l’Algérie dispose d’un levier stratégique : son fonds souverain estimé entre 40 et 50 milliards de dollars. Ce potentiel pourrait soutenir des projets structurants comme l’énergie solaire, les interconnexions électriques régionales, la logistique ou Simandou en Guinée.</p>
<p>L’expérience d’acteurs africains déjà présents — Attijariwafa Bank, Bank of Africa, BMCE, Groupe Banque Populaire, ainsi que les institutions nigérianes UBA, Access Bank, Zenith Bank, ou sud-africaines Standard Bank, FirstRand, Absa, Nedbank, ou le Fonds Africain de Garantie et de Coopération Économique FAGACE — montre qu’un capital africain investi en Afrique crée des résultats immédiats : financement des PME, commerce intra-africain, montée en gamme industrielle et investissements long terme.</p>
<p><strong>Un modèle africain puissant est possible</strong></p>
<p>Des institutions comme Afreximbank démontrent déjà qu’un modèle africain puissant est possible, capable de soutenir commerce, infrastructures, énergie et industrialisation. L’Afrique ne manque ni de capitaux ni de vision : elle doit désormais activer sa propre puissance financière pour transformer son potentiel en influence et prospérité collective. La question n’est plus : <em>le continent est-il légitime ?</em> Mais, sommes-nous prêts à bâtir l’architecture financière adaptée à nos ambitions?</p>
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		<title>Sénégal — De la crise budgétaire aux perspectives politiques : les conditions du redressement </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Oct 2025 08:51:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ly]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p style="font-weight: 400;">Ayant reçu de nombreuses réactions et remarques sur la part des dépenses extrabudgétaires entre 2021 et 2024, nous revenons ici compléter notre précédente analyse. Car s’il y a eu opacité dans la gestion publique récente, elle ne réside pas dans le reclassement des dettes parapubliques, qui relève d’une mise en conformité comptable comme nous avons eu à l&rsquo;expliquer. La vraie opacité relève bien dans la part indécente des dépenses engagées en dehors du cadre légal dans les budgets 2021-2024.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>I &#8211; Dépenses extrabudgétaires 2021-2024 : une dérive coupable du pouvoir de Macky Sall</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Durant la période 2021–2024, plusieurs ministères et agences ont engagé des dépenses non budgétées sous prétexte de « gestion de crise » : aides post-COVID, subventions énergétiques, dépenses sécuritaires ou interventions d’urgence. Or, selon la Cour des comptes, dans son rapport de février 2024 sur la situation des finances publiques, nombre de ces engagements ont été effectués sans autorisation préalable du Parlement ni inscription dans une Loi de Finances Rectificative (LFR). Et là réside le vrai scandale, couvert par l&rsquo;ancien président Macky Sall et ses différents ministres des Finances, en l&rsquo;occurrence feu Moustapha Bâ et Abdoulaye Daouda Diallo.</p>
<p style="font-weight: 400;">Le rapport de la Cour précise que certains de ces montants ont même été couverts par des surfinancements ou des emprunts bancaires temporaires, en dehors du circuit normal du Trésor. Ces pratiques constituent, selon les termes mêmes de la Cour, des « irrégularités budgétaires majeures », contraires à l’article 14 de la Loi organique n° 2011-15 relative aux lois de finances (LOLF), qui impose que toute dépense publique soit préalablement autorisée par le Parlement.</p>
<p style="font-weight: 400;">Affirmer donc que la crise budgétaire procède plutôt du reclassement n’autorise absolument pas à minimiser ou à relativiser cette grave faute de gestion que représente la pratique des dépenses extrabudgétaires, dont le pouvoir BBY a usé et abusé dans les dernières années de l’exercice du pouvoir.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>II &#8211; Prédation des deniers publics : quand l’exception est érigée en règle</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Ce glissement progressif vers des dépenses extrabudgétaires traduit une perte de discipline budgétaire au sommet de l’État. Cela traduit aussi une prédation de nos deniers par un pouvoir finissant dont les membres étaient habitués à l&rsquo;impunité, le président Macky Sall les ayant habitués à mettre certains rapports « sous le coude », comme il l&rsquo;a exprimé publiquement à la télévision nationale lors de son « grand entretien avec la presse » du 31 décembre 2020.</p>
<p style="font-weight: 400;">Ce qui devait être une exception justifiée par l’urgence sanitaire ou énergétique est devenu un mode de gestion parallèle, où les arbitrages politiques et la cupidité ont primé sur la transparence et la reddition des comptes. La Cour des comptes souligne d’ailleurs que ces dépenses, souvent justifiées a posteriori, ont affaibli la fiabilité des comptes de l’État et compromis la lisibilité de la dette publique. Ceci ne devrait pas rester sans conséquence juridique.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>III &#8211; Un manque d’éthique et de responsabilité politique du pouvoir BBY</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Il faut le dire : ces manquements traduisent un manque flagrant de sérieux et de responsabilité de la part du précédent régime. Engager des milliards de francs CFA sans base légale ni contrôle parlementaire, c’est contourner les procédures et ouvrir la porte au détournement de deniers publics. Il ne s’agit donc pas seulement d’un problème de méthode comptable, mais d’une forme de prédation des deniers publics, opérée sous couvert d’action publique.</p>
<p style="font-weight: 400;">Une telle pratique appelle des enquêtes administratives et judiciaires, pour établir les responsabilités des ordonnateurs et comptables publics impliqués. C’est une exigence de justice et de confiance citoyenne, mais aussi vis-à-vis de nos créanciers, afin de rétablir la crédibilité de notre signature financière.</p>
<p style="font-weight: 400;">Cette exigence n’est pas une demande de poursuite contre les responsables de l&rsquo;ancien régime pour de l’arbitraire ou de chasse aux sorcières. Il s’agit d’une nécessité de restaurer la crédibilité financière de l’État. Voici ce qu’attendent du Sénégal le FMI et le monde de la finance internationale. La dénonciation et la démarche d&rsquo;engager la transparence, comme le fait le nouveau pouvoir du Pastef, étaient nécessaires, mais cela ne suffit pas à rassurer les agences de notation, à faciliter la restauration de nos équilibres budgétaires et à la relance de notre économie qui a perdu son dynamisme ces deux dernières années..</p>
<p style="font-weight: 400;">Il faut certes consolider et conforter la trajectoire budgétaire qui permettra le retour du déficit et de la dette dans les critères communautaires d’ici 2027, et s’y atteler avec rigueur. Mais aussi il faudra engager une vraie réforme budgétaire qui passera par la publication intégrale des engagements extrabudgétaires constatés, leur intégration systématique dans une LFR pour rétablir la traçabilité, si ce n&rsquo;est fait et surtout veiller à ce que ces dérives ne puissent être reproduites, en corsant les règles d’accès à ce type de contournement des principes de gestion publique. Les finances publiques ne doivent plus pouvoir être gouvernées avec cette légèreté, en période d&rsquo;urgence permanente et sans garde-fou comme l&rsquo;ont fait les derniers gouvernements de Macky Sall.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>IV &#8211; Nécessité d&rsquo;une projection politique et sociale pour construire de lendemains meilleurs</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Nos dernières suggestions consistent à exhorter le gouvernement à faire une cure sévère de son fonctionnement, plutôt que de céder à l’approche néo-libérale classique des grandes institutions, qui demandent principalement l’arrêt des subventions sur l’énergie. Ce pays gazier et pétrolier que nous sommes en train de devenir n’acceptera pas que, sous couvert de redresser nos comptes, on pressurise nos populations par une fiscalité excessive et une gestion ultra-libérale insensible aux réalités sociales.</p>
<p style="font-weight: 400;">L’opinion peut accepter, dans un élan de solidarité, de ne pas voir les prix de l’essence, du gazole ou des factures de la Senelec baisser, et de continuer à les payer plus chers que le Mali ou le Burkina, mais jamais elle n’acceptera leur augmentation, ils trouveront cela indécent. Les Sénégalais sont prêts à consentir des efforts et des sacrifices, à condition de voir l’État se “désembourgeoiser”.</p>
<p style="font-weight: 400;">Ils ne comprennent pas non plus, de vivre aux côtés de cadres de l’administration financière devenus millionnaires, voire milliardaires, sans que leurs salaires ne justifient rationnellement de tels niveaux de richesse. La lutte contre la corruption devrait être une grande cause nationale dans ce nouveau Sénégal du <em>Jub, Jubal, Jubbunti.</em></p>
<p style="font-weight: 400;">Avec tous les scandales liés au foncier et au Trésor, qui inondent notre actualité, nos compatriotes ne comprennent pas qu’on ne voie pas une opération “mains propres” de grande envergure dans ces corps si essentiels à la crédibilité et à l’efficacité de l’État, et dans d’autres aussi dont la perception de corruption est très grande au sein des populations. Une lutte contre cette corruption, à l’instar des grandes opérations menées ailleurs dans le monde, s’impose.</p>
<p style="font-weight: 400;">On pense à la purge courageuse de la police new-yorkaise dans les années 1970, lorsque la commission Knapp, puis le scandale révélé par l’agent Frank Serpico, mirent au jour un système de pots-de-vin généralisé entre policiers et trafiquants de drogue, une lutte qui brisa des carrières, provoqua des menaces de mort, mais restaura la confiance du public.</p>
<p style="font-weight: 400;">On pense aussi à l’opération “Mani Pulite” en Italie dans les années 1990, conduite par le juge Antonio Di Pietro, qui fit tomber tout un pan de la classe politique et révéla les liens structurels entre affaires, partis et marchés publics, au prix du sang de magistrats comme Giovanni Falcone et Paolo Borsellino, assassinés par la mafia pour avoir osé défier le « système ».</p>
<p style="font-weight: 400;">Et comment ne pas rappeler la lutte opiniâtre d’Eva Joly en France, magistrate d’origine norvégienne, qui osa s’attaquer aux réseaux politico-financiers de l’affaire Elf, à une époque où la corruption d’État semblait intouchable, au prix de campagnes de dénigrement et d’isolement professionnel.</p>
<p style="font-weight: 400;">Ces exemples montrent qu’aucune nation ne peut se réformer sans courage ni vérité. Ce n’est pas en couvrant les abus que l’on redresse un État, mais en les affrontant avec rigueur et exemplarité surtout. Évitons de donner la mauvaise perception d’une « République des copains » par nos compatriotes. Ce que les Américains, les Italiens ou les Français ont fait par patriotisme, notre patriotisme proclamé devrait nous le permettre tout aussi aisément.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Notre intime conviction </strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Notre pays a donné mandat à Bassirou Diomaye Faye et à Ousmane Sonko pour assainir la gestion publique. Les populations ont cru à leur promesse de remettre de l’ordre dans ce pays et l’ont validée dès le premier tour d&rsquo;une alternance, ce qui est un fait inédit. Mais dix-huit mois après leur installation, il n’y a eu aucun électrochoc réel pour restaurer la discipline ni dans la République ni dans la rue publique.</p>
<p style="font-weight: 400;">La corruption va bon train, au vu et au su de tous. Sur la voie publique, des agents prennent des billets de banque pour laisser partir des automobilistes en infraction. L’espace public de nos villes est occupé de façon anarchique, et nos grandes artères ressemblent à des souks à ciel ouvert.</p>
<p style="font-weight: 400;">Certes, les difficultés financières de l’État sont réelles et nous en sommes conscients. Mais elles ne sauraient justifier l’absence de changement structurel. Les Sénégalais attendent une révolution administrative et organisationnelle. Ils ne prennent pas les devants pour des raisons sociologiques que nous n’aborderons pas ici, mais ils sont prêts à répondre à l’appel du changement si on les y invite. Ils ont fait leur part, ils ont fait partir le pouvoir « Benno Bok Yaakar » au prix de dizaines de morts lors de différentes manifestations. Qui peut le plus peut le moins, des populations qui ont payé une demande de changement au prix de leur vie, peuvent le faire aux prix de leurs poches et de leurs mauvaises habitudes.</p>
<p style="font-weight: 400;">Nous parions qu&rsquo;ils soutiendront même l’ingratitude qui pourrait accompagner de telles réformes. </p>
<p style="font-weight: 400;">Chers gouvernants, allez-y franchement !  nos compatriotes ont « le Pastef au coeur ».</p>
<p style="font-weight: 400;"> Un dépit amoureux pourrait nous être fatal.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Mohamed LY</strong></p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Président du Think Tank IPODE</strong></p>
<p style="font-weight: 400;"> </p>
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		<title>Pas d&#8217;amnésie sous couvert d’amnistie</title>
		<link>https://thinktank-ipode.org/2025/04/03/pas-damnesie-sous-couvert-damnistie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Apr 2025 16:43:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Other]]></category>
		<category><![CDATA[amnistie senegal]]></category>
		<category><![CDATA[loi d'interprétation amnistie]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ly]]></category>
		<category><![CDATA[Réformer]]></category>
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					<description><![CDATA[Ma position sur l’amnistie est publique. Je l’ai exposée sur les ondes, dans la presse nationale. Et il n’était pas facile de le faire si je n’avais pas le courage&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p style="text-align: left;"><span style="color: #000000; font-family: georgia, serif;">Ma position sur l’amnistie est publique. Je l’ai exposée sur les ondes, dans la presse nationale. Et il n’était pas facile de le faire si je n’avais pas le courage de mes convictions chevillées au corps.</span></p>
<p><span style="color: #000000; font-family: georgia, serif;">En février 2024, j’avais demandé à ce que l’amnistie ne soit pas votée. Ensuite, j’ai demandé à ce que les effets de l’amnistie n’empêchent pas que la vérité triomphe dans la recherche de justice sur les tragiques événements que nous avons vécus entre 2021 et 2024. Plusieurs solutions juridiques ont été proposées et suggérées à cette fin.</span></p>
<p><span style="color: #000000; font-family: georgia, serif;">La majorité actuelle a proposé une loi interprétative qui, selon eux, suffira pour faire jaillir la vérité et punir les auteurs des actes criminels. Elle a été votée et je garde l’espoir de voir justice rendue, pour mes compatriotes tués, mutilés, éborgnés et/ou martyrisés.</span></p>
<p><span style="color: #000000; font-family: georgia, serif;">Et je ne m’associerai à aucun moment à ces fossoyeurs de l’APR et de leurs anciens alliés qui ont cautionné et voté cette amnistie et plus d’une décennie d’impunité. Ils ont été aussi les acteurs du naufrage démocratique de la dernière présidentielle. Eux, ne sont pas devenus mes alliés par tactique — non, je refuse cette facilité. C’est tout ce que les Sénégalais détestent : le « Ôte-toi de là que je m’y mette ».</span></p>
<p><span style="color: #000000; font-family: georgia, serif;">L’APR et leur gouvernance de 12 ans sont à la source de tous nos malheurs actuels, une gouvernance que nous avons combattue avec véhémence et conviction.</span></p>
<p><span style="color: #000000; font-family: georgia, serif;">La majorité des citoyens a fait le choix de faire confiance à PASTEF, qui incarne depuis novembre 2024 la nouvelle majorité parlementaire, portée par une promesse de justice et de transparence. Il leur revient désormais de traduire ces engagements en actes concrets. Leur action sera évaluée à l’aune des résultats obtenus. Cette confiance demeure — tant que leur gouvernance continuera d’en être digne.</span></p>
<p><span style="color: #000000; font-family: georgia, serif;">Notre pays a besoin de justice dans la fermeté, de célérité, et aussi d’être apaisé. De cet apaisement éclora une société focus sur le travail, sur l’essentiel, c’est-à-dire sur les résultats.</span></p>
<p><span style="color: #000000; font-family: georgia, serif;"><strong>Bonne fête du 4 avril.</strong><br><strong>Bonne fête d’indépendance.</strong><br><strong>Mohamed Ly – Président du Think Tank IPODE</strong></span></p>



<p><span style="color: #000000; font-family: georgia, serif;">Ma position sur l’amnistie est publique. Je l’ai exposée sur les ondes, dans la presse nationale. Et il n’était pas facile de le faire si je n’avais pas le courage de mes convictions chevillées au corps.</span></p>
<p><span style="color: #000000; font-family: georgia, serif;">En février 2024, j’avais demandé à ce que l’amnistie ne soit pas votée. Ensuite, j’ai demandé à ce que les effets de l’amnistie n’empêchent pas que la vérité triomphe dans la recherche de justice sur les tragiques événements que nous avons vécus entre 2021 et 2024. Plusieurs solutions juridiques ont été proposées et suggérées à cette fin.</span></p>
<p><span style="color: #000000; font-family: georgia, serif;">La majorité actuelle a proposé une loi interprétative qui, selon eux, suffira pour faire jaillir la vérité et punir les auteurs des actes criminels. Elle a été votée et je garde l’espoir de voir justice rendue, pour mes compatriotes tués, mutilés, éborgnés et/ou martyrisés.</span></p>
<p><span style="color: #000000; font-family: georgia, serif;">Et je ne m’associerai à aucun moment à ces fossoyeurs de l’APR et de leurs anciens alliés qui ont cautionné et voté cette amnistie et plus d’une décennie d’impunité. Ils ont été aussi les acteurs du naufrage démocratique de la dernière présidentielle. Eux, ne sont pas devenus mes alliés par tactique — non, je refuse cette facilité. C’est tout ce que les Sénégalais détestent : le « Ôte-toi de là que je m’y mette ».</span></p>
<p><span style="color: #000000; font-family: georgia, serif;">L’APR et leur gouvernance de 12 ans sont à la source de tous nos malheurs actuels, une gouvernance que nous avons combattue avec véhémence et conviction.</span></p>
<p><span style="color: #000000; font-family: georgia, serif;">La majorité des citoyens a fait le choix de faire confiance à PASTEF, qui incarne depuis novembre 2024 la nouvelle majorité parlementaire, portée par une promesse de justice et de transparence. Il leur revient désormais de traduire ces engagements en actes concrets. Leur action sera évaluée à l’aune des résultats obtenus. Cette confiance demeure — tant que leur gouvernance continuera d’en être digne.</span></p>
<p><span style="color: #000000; font-family: georgia, serif;">Notre pays a besoin de justice dans la fermeté, de célérité, et aussi d’être apaisé. De cet apaisement éclora une société focus sur le travail, sur l’essentiel, c’est-à-dire sur les résultats.</span></p>
<p><span style="color: #000000; font-family: georgia, serif;"><strong>Bonne fête du 4 avril.</strong><br><strong>Bonne fête d’indépendance.</strong><br><strong>Mohamed Ly – Président du Think Tank IPODE</strong></span></p>
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		<title>Raffinage de notre pétrole par la SAR : un bond en avant qualitatif pour le Sénégal</title>
		<link>https://thinktank-ipode.org/2025/02/13/raffinement-de-notre-petrole-par-la-sar-un-bond-en-avant-qualitatif-pour-le-senegal/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Feb 2025 08:10:42 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[exploitation pétrole sénégal]]></category>
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		<category><![CDATA[Mohamed Ly]]></category>
		<category><![CDATA[RAFFINAGE DE NOTRE PÉTROLE PAR LA SAR : UN BOND EN AVANT QUALITATIF POUR LE SÉNÉGAL]]></category>
		<category><![CDATA[raffinement pétrole sénégalais]]></category>
		<category><![CDATA[sar raffine]]></category>
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					<description><![CDATA[  Depuis ce vendredi 6 février, la Société Africaine de Raffinage (SAR), fondée en 1961, a franchi une étape historique en raffinant, pour la première fois, du pétrole brut extrait&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p style="font-weight: 400;"> </p>
<p style="font-weight: 400;">Depuis ce vendredi 6 février, la Société Africaine de Raffinage (SAR), fondée en 1961, a franchi une étape historique en raffinant, pour la première fois, du pétrole brut extrait d’un gisement national. Jusqu’à présent, la SAR traitait exclusivement du pétrole importé. Désormais, le brut national sera transformé en produits finis à destination du marché local, marquant ainsi un tournant décisif pour nos stratégies énergétiques, industrielles ainsi que pour notre balance commerciale.</p>
<p style="font-weight: 400;">Rappelons que le Nigeria, premier producteur de pétrole d&rsquo;Afrique, exploite son pétrole depuis 1958. Cependant, il n’a commencé à raffiner de manière significative que très récemment, notamment avec la mise en service de la raffinerie Dangote en octobre 2024. Des décennies durant, ce paradoxe a empêché l’économie du Nigeria de tirer pleinement profit de ses ressources pétrolières, rendant le pays vulnérable aux fluctuations des cours mondiaux et aux crises de devises. En effet, l’absence d’infrastructures de raffinage suffisantes obligeait le pays à exporter son brut, puis à réimporter des produits raffinés à un coût bien plus élevé, ce qui pesait lourdement sur sa balance commerciale, fragilisait sa monnaie et impactait négativement son économie.</p>
<p style="font-weight: 400;">Il ne suffit pourtant pas d’avoir contourné cet écueil pour crier victoire. La réussite de cette première étape ne doit pas nous faire perdre de vue les défis qui restent à relever pour pérenniser cet acquis et éviter d’autres déséquilibres structurels dans notre secteur énergétique.</p>
<p style="font-weight: 400;">Le Gabon, autre pays producteur de pétrole, a quant à lui lancé son industrie pétrolière en 1961. Sa principale raffinerie, la SOGARA, ne traite qu’une fraction de la production nationale, obligeant le pays à dépendre d’importations coûteuses en devises pour couvrir ses besoins internes. Face à cette réalité, le Gabon a récemment envisagé la construction d’une nouvelle raffinerie d&rsquo;une capacité de 700 000 tonnes par an, dans l’objectif de réduire sa dépendance aux importations et d’améliorer sa souveraineté énergétique.</p>
<p style="font-weight: 400;">C&rsquo;est en cela que le Sénégal réalise une avancée majeure en mettant en place, dès le début de son exploitation pétrolière, un circuit de raffinage local. Contrairement au Nigeria et au Gabon, qui ont longtemps peiné à valoriser leur production, nous évitons by design ces écueils en ayant mis en place une capacité de raffinage suffisante, adaptée à nos besoins.</p>
<p style="font-weight: 400;">S’ouvre alors un boulevard d’opportunités pour notre économie nationale. En réduisant notre dépendance aux importations de carburants et de produits pétroliers raffinés, nous stabilisons, tout au moins, considérablement notre balance commerciale et notre balance des paiements, tout en réduisant nos besoins en devises pour les importations. Cela se traduit non seulement par des revenus supplémentaires pour l’État grâce aux taxes et aux exportations, mais aussi par la création d’emplois directs et indirects, par une dynamique d’investissement favorisant le développement d’une chaîne de valeur locale autour du raffinage et de la distribution des produits pétroliers. Ainsi, le Sénégal entre dans une nouvelle ère où l’exploitation de nos ressources énergétiques contribue directement au développement économique et social du pays.</p>
<p style="font-weight: 400;">Cependant, il est essentiel que l&rsquo;État demeure vigilant pour éviter de reproduire les erreurs observées ailleurs. Après avoir évité le cas nigérian, où l&rsquo;absence d&rsquo;infrastructures de raffinage suffisantes a conduit à une dépendance aux importations de produits pétroliers, nous devons veiller à ne pas tomber dans une situation similaire à celle du Gabon. Ce pays, malgré sa production pétrolière, n&rsquo;a pas su ajuster dynamiquement sa capacité de raffinage à ses besoins énergétiques locaux, le rendant ainsi dépendant des importations pour satisfaire sa demande intérieure. Il est donc crucial de monitorer et d’ajuster en permanence la capacité de la SAR à nos besoins énergétiques nationaux. Cela implique une évaluation continue de la production et de la demande, ainsi qu&rsquo;une planification stratégique pour anticiper les évolutions du marché énergétique. Nous encourageons les autorités à travailler dans ce sens. Car la capacité de raffinage actuelle de la SAR est de 1,5 million de tonnes alors que nos besoins se chiffrent à environ 3 millions de tonnes par an. Aussi, la SAR envisage de créer un deuxième site de raffinage avec une capacité additionnelle de 4 millions de tonnes annuel, portant ainsi la capacité totale à 5,5 millions de tonnes. Contrairement au syndrome gabonais, cette expansion accompagnée d&rsquo;un switch de nos centrales du Oil to power vers le Gas to power permettra non seulement de satisfaire la demande nationale, mais aussi d&rsquo;explorer des opportunités d&rsquo;exportation vers les marchés régionaux.</p>
<p style="font-weight: 400;">De manière similaire, l&rsquo;intégration de la stratégie « Gas to Power » est tout aussi primordiale. Cette initiative, qui vise à utiliser le gaz naturel domestique pour la production d&rsquo;électricité, réduira ainsi notre dépendance aux combustibles importés et contribuera à une production énergétique plus propre et plus efficace. En optimisant l&rsquo;utilisation de nos ressources gazières pour la génération d&rsquo;électricité, nous pouvons non seulement répondre à la demande énergétique croissante, mais aussi soutenir le développement économique du pays en fournissant une énergie plus abondante, plus régulière et plus compétitive pour les industries locales. Cependant, il est important de noter que le développement de la capacité de conversion du gaz en électricité doit être équilibré avec les plans relatifs aux énergies renouvelables, afin d&rsquo;assurer une expansion optimale et durable du secteur énergétique.</p>
<p style="font-weight: 400;">Ces avancées ne sont cependant qu’un premier jalon sur la route de notre autonomie énergétique. Il est impératif de poursuivre ces efforts afin de garantir une sécurité et une maîtrise totales de nos approvisionnements. La structuration d’un secteur énergétique robuste et souverain nous permettra non seulement d’exporter nos excédents électriques à un prix compétitif vers nos voisins, mais aussi d’accroître la valeur ajoutée nationale en développant des unités de transformation dans des domaines stratégiques tels que la chimie, la pétrochimie et l’agroalimentaire.</p>
<p style="font-weight: 400;">En définitive, la gestion proactive et stratégique de nos capacités de raffinage, combinée à une mise en œuvre judicieuse de la stratégie « Gas to Power », n’est qu’une première étape qui permettra au Sénégal de renforcer sa souveraineté énergétique, d’équilibrer sa balance commerciale et de poser les bases de son industrialisation. Le véritable enjeu consistera à mettre en place des mesures incitatives de nature à favoriser des investissements endogènes fléchés vers des unités de transformation à forte valeur ajoutée, notamment dans les secteurs de la production énergétique, de la chimie, de la pétrochimie, de la pharmacie et de l’agroalimentaire. Notre position géographique, la qualité de nos ressources humaines ainsi que notre sens inné de l’innovation nous ouvrent d’innombrables perspectives qui nous permettront de stimuler notre développement économique au bénéfice de nos concitoyens.</p>
<p style="font-weight: 400;"> </p>
<p style="font-weight: 400;">Mohamed LY</p>
<p style="font-weight: 400;">Président Think Tank IPODE</p>
<p style="font-weight: 400;">Pour le Think Tank IPODE</p>


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		<title> Sénégal : Macky Sall non partant, la démocratie victorieuse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Jul 2023 19:04:39 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[la démocratie victorieuse]]></category>
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		<category><![CDATA[Macky Sall candidature]]></category>
		<category><![CDATA[Macky Sall renonce au 3e mandat]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ly]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed LY IPODE]]></category>
		<category><![CDATA[réformes de Macky Sall]]></category>
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					<description><![CDATA[A chaque fois qu’on a dit que notre modèle démocratique s'abîmait, le génie de notre peuple a su le ressusciter grâce à son opinion publique alerte et par la richesse de notre dialogue. Il est donc essentiel que les citoyens sénégalais continuent à exprimer leurs attentes et leurs préoccupations, et à demander des réformes institutionnelles lorsque cela est nécessaire. La voix et la participation active des citoyens sont essentielles pour façonner l'avenir démocratique du Sénégal]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p> </p>
<div><br />A la prochaine élection présidentielle du 25 Février 2024, le président sortant Macky Sall ne se représentera pas. Il sera le premier Président sortant à qui incombe l’organisation de l&rsquo;élection. Il en a fait l’annonce hier soir Lundi 3 Juillet 2023. Pour la première fois dans l’histoire du Sénégal nous aurons donc une présidentielle où le Président sortant ne prendra pas part. Le Sénégal gravera cette date en lettre d’or. Les enjeux autour d’une troisième candidature de Macky Sall étaient sérieux car les conséquences d’une déclaration de candidature auraient pu être désastreuses pour la paix et pour notre situation économique et sociale. Il est vrai que les débats et les enjeux entourant une éventuelle troisième candidature de Macky Sall au Sénégal ont été significatifs et ont suscité des préoccupations au sein de la société. Les conséquences d&rsquo;une telle déclaration de candidature auraient pu avoir des répercussions sur la stabilité politique, économique et sociale du pays.
<div><br />Sur le plan politique, une troisième candidature de Macky Sall aurait pu générer des tensions et des contestations au sein de l&rsquo;opposition et de la société civile. Certains acteurs politiques pourraient percevoir cela comme une violation des limites constitutionnelles sur les mandats présidentiels et remettre en question la légitimité du processus électoral. Cela aurait pu créer des divisions et une polarisation accrue au sein de la société. Si le Président Macky Sall avait présenté sa candidature nous aurions certainement eu de nouveaux troubles, suivis peut-être de l’abaissement de la note du Sénégal. La qualité de notre signature en serait impactée. L&rsquo;incertitude politique aurait découragé les investisseurs et affecté la croissance économique. De plus, cela aurait pu détourner l&rsquo;attention des questions économiques et sociales essentielles, retardant ainsi les réformes et les politiques nécessaires pour stimuler le développement. Cette perception négative de nos partenaires extérieurs aurait porté un coup dur à l&rsquo;attractivité de notre pays dans la sous-région. Le Sénégal comme pôle de stabilité sous régional en Afrique de l&rsquo;Ouest en aurait pris un coup certain avec toutes les conséquences de voir Dakar ne plus être un hub attrayant. Pour cela nous pouvons être reconnaissants au Président Macky Sall.</div>
<div><br />Macky Sall a donc posé un acte fort qui ancre notre pays dans le cercle des grandes démocraties du continent et du monde. A chaque fois qu’on a dit que notre modèle démocratique s&rsquo;abîmait, le génie de notre peuple a su le ressusciter grâce à son opinion publique alerte et par la richesse de notre dialogue. Il est donc essentiel que les citoyens sénégalais continuent à exprimer leurs attentes et leurs préoccupations, et à demander des réformes institutionnelles lorsque cela est nécessaire. La voix et la participation active des citoyens sont essentielles pour façonner l&rsquo;avenir démocratique du Sénégal.La démocratie sénégalaise a connu des hauts et des bas ces dernières années, mais elle a montré sa résilience et sa capacité à se réinventer. <br /><br />Il est venu le temps de renforcer à nouveau nos institutions et de les rendre plus robustes. Dans les grandes démocraties, le peuple n’est pas accroché à la décision d’un homme pour une question aussi essentielle dont la stabilité du pays dépendrait. Il ne faudrait plus au Sénégal qu’on se retrouve dans cette configuration. Le peuple et toutes ses composantes, dont la presse et les hommes politiques doivent arrêter d&rsquo;avoir peur comme on l&rsquo;a fait durant ces quatre dernières années. C&rsquo;est la somme de nos peurs qui alimentent cette fragilisation des institutions. Et nous devrons être stricts à l&rsquo;égard de tous les discours qui fragilisent nos institutions en les dénonçant fermement. Il est important de noter que le renforcement des institutions est un processus continu et que cela nécessite l&rsquo;engagement de tous les acteurs politiques et de la société civile. Les institutions solides et responsables sont la pierre angulaire d&rsquo;une démocratie durable et participative.<br /><br />Il est venu le temps où les acteurs politiques doivent comprendre que les différends se règlent devant nos institutions et non dans la rue. Et que les majorités politiques se décident dans des élections libres et transparentes comme nous savons en organiser. Toute la société, la presse, les diffuseurs, les leaders d&rsquo;opinion et la société civile devraient s&rsquo;accorder sur ces principes inviolables et intangibles des règles de notre République. Il est temps que nous prenions nos responsabilités et que nous sanctionnions clairement ceux qui nous proposent de régler nos problèmes par la violence dans la rue. Ainsi notre cher pays sera un pays de stabilité, de paix propice à l&rsquo;éclosion d&rsquo;un environnement économique et de prospérité.<br /><br />Un travail conséquent et consensuel devra être mené dans le prochain quinquennat pour supprimer toutes les ambiguïtés constitutionnelles autour du mandat et de son renouvellement, sa durée étant déjà clairement figée à cinq ans. Nous devons tourner la page où nos pays vivent au rythme des querelles institutionnelles et constitutionnelles pour que les débats tournent plus sur des questions éducatives, économiques, sociales et environnementales pour un développement durable endogène. Les perspectives qu&rsquo;ouvrent cette nouvelle configuration politique sont heureuses, nous espérons que les acteurs politiques tourneront la page du débat sur le troisième mandat pour arrêter de personnaliser le débat politique. Nous espérons aller vers une présidentielle où s&rsquo;affronteront des idées et des projets à travers des hommes et non un débat centré sur les égos et les personnes.<br /><br />Vive le Sénégal et vive sa démocratie.<br />Mohamed LY &#8211; Président du think Tank IPODE</div>
</div>
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		<title>Crise politique de Juin 2023 au Sénégal: Un plaidoyer pour des lendemains meilleurs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Jun 2023 14:24:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Other]]></category>
		<category><![CDATA[Crise Macky sall Ousmane Sonko]]></category>
		<category><![CDATA[Crise politique au Sénégal]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ly]]></category>
		<category><![CDATA[plaidoyer pour des lendemains meilleurs]]></category>
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					<description><![CDATA[Arrêtons de nous laisser dresser les uns contre les autres si nous voulons « faire pays» ensemble. ... Méfions-nous chers compatriotes d’affaiblir notre État quelque soit ses imperfections ! Cet État est le garant de notre existence et le socle de notre vivre ensemble.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Chers compatriotes, ma seule boussole, ma seule préoccupation reste l’intérêt du PEUPLE sénégalais dont nul n’a le monopole de sa compréhension. Mon seul pays est le Sénégal et mon souhait est un retour au calme afin qu’on continue à travailler pour la paix et la prospérité de notre pays.</p>
<p>Je récuse et je condamne fermement l’aventurisme de ceux qui prêchent le chaos. Pour se développer notre pays a besoin de tous ses fils intègres et dignes avec la patrie en bandoulière.</p>
<p>La concurrence internationale qui attend nos enfants est une concurrence rude de l’excellence, de l’innovation, de production de qualité dans tous les domaines qu’ils soient industriels, agricoles, artistiques, scientifiques, culturels, sportifs, pharmaceutiques, artisanaux, etc…</p>
<p>Il nous faut continuer à recréer et réinventer notre pacte républicain, démocratique et social. Dans la responsabilité, dans l’exigence et dans l’honnêteté !</p>
<p>Aucune autre forme de dévolution du pouvoir, en dehors du cadre démocratique n’est souhaitable. Le Sénégal doit rester sur son orbite qui est adossé à une riche histoire de sacrifices de braves hommes et de femmes.</p>
<p>Ceci est ma conviction malgré la colère légitime de certains et la malheureuse impatience des autres. Continuons à redresser notre pays chers compatriotes, et cela demandera toutes nos énergies mais aussi nos intelligences et non les haines diffuses, les petits calculs personnels ou les envies de revanche. Sachons raison gardée</p>
<p>&#8211; Aux forces de l’ordre j’apporte sans réserve mon soutien</p>
<p>&#8211; Aux forces de Défense je renouvelle sans répit ma confiance.</p>
<p>Rien ne permet de douter de leur patriotisme et de leur engagement pour la patrie. Rien !</p>
<p>Arrêtons de nous laisser dresser les uns contre les autres si nous voulons « faire pays» ensemble. Il appartient à chacun d’entre nous d’aller vers l’autre quelque soit ses opinions pour la construction de l’Etat que nous souhaitons. D’ailleurs ce débat qui posera la construction de cet Etat futur dans l’idée du processus continu d’amélioration, devra passer par la voie des urnes et qu’au moment du débat démocratique que chacun veuille apporter sa pierre à l&rsquo;édifice. Et pour se faire chaque voix comptera, tout ceci devant se faire dans le respect de la cohésion nationale et de nos valeurs cardinales de djiom et de fayda. Méfions-nous chers compatriotes d’affaiblir notre État<b> </b>quelque soit ses imperfections ! Cet État est le garant de notre existence et le socle de notre vivre ensemble.</p>
<p>Je présente mes condoléances les plus attristées à toutes les familles éplorées et à toutes les familles religieuses et coutumières et aussi à chaque senegalais pris individuellement : Siggi léne ndigaalé. </p>
<p>La douleur qui nous habite suite à ses pertes déplorables nous oblige. Des lendemains meilleurs nous attendent tous ensemble, notre force sera notre cohésion et cette capacité que nous avons toujours eu à nous retrouver et à agir pour l’intérêt supérieur de la nation.</p>
<p>Mohamed Ly</p>
<p>Président du Think Tank IPODE.</p>
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		<title>Interview de Mohamed LY sur Les grandes réformes de l&#8217;Etat du Sénégal: Méthodes, enjeux et contenus</title>
		<link>https://thinktank-ipode.org/2013/11/18/interview-de-mohamed-ly-sur-les-grandes-reformes-de-letat-du-senegal-methodes-enjeux-et-contenus/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[MO]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Nov 2013 17:11:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[incendie]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ly]]></category>
		<category><![CDATA[Papa]]></category>
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		<category><![CDATA[prévention]]></category>
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		<category><![CDATA[sécurité civile]]></category>
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		<category><![CDATA[urbanisation sauvage]]></category>
		<category><![CDATA[villes afriques]]></category>
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					<description><![CDATA[RCPR (Rassemblement des Citoyens Patriotes et Républicains) est un des groupes les plus actifs du net sénégalais, avec à la clef, une émission hebdomadaire à la radio tous les samedis, ils ont reçu Mohamed Ly président du Think tank Ipode (Innovations Politiques et Démocratiques) dans le cadre des « JEUDIS DE RCPR » sur le thème : « Les grandes réformes de l'Etat du Sénégal: Méthodes, enjeux et contenus »]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>[vc_row el_position= »last »][vc_column][vc_column_text]<b>RCPR (Rassemblement des Citoyens Patriotes et Républicains)</b> est un des groupes les plus actifs du net sénégalais, avec à la clef, une émission hebdomadaire à la radio tous les samedis, ils ont reçu Mohamed Ly président du Think tank Ipode (Innovations Politiques et Démocratiques) dans le cadre des « JEUDIS DE RCPR » sur le thème : « Les grandes réformes de l&rsquo;Etat du Sénégal: Méthodes, enjeux et contenus »<span id="more-1409"></span></p>
<p><b><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://thinktank-ipode.org/2013/11/18/interview-de-mohamed-ly-sur-les-grandes-reformes-de-letat-du-senegal-methodes-enjeux-et-contenus/zzzz/" rel="attachment wp-att-1410"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" class="alignleft size-full wp-image-1410" src="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2013/11/zzzz.jpg?resize=160%2C160&#038;ssl=1" alt="zzzz" width="160" height="160" /></a> Portrait de l’invité:</span></b> Ingénieur et consultant sénior dans l’un des plus grands cabinets de conseil de la place parisienne, Mohamed Ly est ingénieur en système d’information et en organisation. Il a suivi un parcours de double compétence en informatique et en finance d’entreprise qui l’ont mené au Canada pour terminer son cursus à HEC Montréal et à l’UDM. Il est membre du PMI et suit des certifications les plus pointues en management de projet. Cet expert en gestion de projet d’envergure est un féru de la vie politique, il fut membre fondateur du parti politique AD Pencoo. Mohamed Ly est réputé être un débatteur hors pair, social-démocrate dans l’âme il fait partie des pragmatiques de sa génération pour la gestion de la vie publique ; alliant conviction, réalisme et pondération dans ses prises de position. Nous ne saurons finir sans préciser qu’il est l’un des leaders d’opinion les plus présents sur le net sénégalais et alimente volontiers ses folowers d’analyses et de propositions pour améliorer la gouvernance au Sénégal et en Afrique. Mohamed est aussi au cœur des débats les plus actuels et les plus avant-gardistes dans le monde des Think tanks progressistes, à côté  de ses amis Martine Benayoun présidente du cercle de la Licra, de Virginie Martin présidente du Think tank Différence et de Dominique Reynié de la Fondapol. Il prend naturellement part aux débats autour des sujets traitant de l’actualité et de l’avenir de l’Afrique. Dans ce cadre, sa dernière sortie remarquée remonte au débat sur « les échanges interafricains »,  organisé en Septembre à l’université Paris Dauphine par le Think tank africain Diallo Telli. Marié et père d’un enfant qui porte le nom de son père, notre invité décrit sa vie parisienne comme « culturellement exaltante, intellectuellement enrichissante et socialement froide » et se décrit comme un aristocrate Torodo foncièrement républicain et démocrate.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>RCPR 1: Vous êtes depuis quelques mois à la tête du Think tank IPODE, pouvez-vous nous parler un peu de sa genèse, de son orientation et surtout de la mission qu&rsquo;il s&rsquo;est investi?</b></p>
<p><b>Mohamed LY:</b> Permettez-moi de vous remercier d’abord de cette invitation et de m’offrir cette tribune pour aborder avec vous  les différentes réformes en cours et l’actualité dans notre pays.</p>
<p>Innovations Politiques et Démocratiques IPODE est un Think tank créé par des africains de haut potentiel pour participer à l’émergence des idées progressistes dans le continent et spécialement au Sénégal. Ipode est un Think tank progressiste, indépendant et panafricain. Sa genèse tient du fait de vouloir promouvoir un autre type d’engagement politique, qui ne soit pas partisan et qui compte opérer par une participation de qualité sur tout sujet de politique publique dans nos pays. Nous nous sommes donc donné comme orientation de participer au débat publique et d’aider à la consolidation de l’émergence d’une opinion éclairée. Quant à sa mission c’est de produire et diffuser des solutions politiques innovantes au Sénégal et dans le reste de l’Afrique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>RCPR 2: Vous parlez surtout d&rsquo;innovation politique, à quoi cela renvoie ? Est-ce à dire que les pratiques politiques au Sénégal et les formes actuelles de militantisme politique sont caduques et dépassées? Quels sont les mécanismes nouveaux que le Think tank (réservoir d&rsquo;idées) compte apporter sur la scène politique sénégalaise?</b></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Mohamed LY:</b> Innovation Politique renvoie au besoin de toujours revisiter notre système politique, ses pratiques et fonctionnement pour le rénover, et l’améliorer pour aboutir à une pratique plus saine et à une meilleure garantie de la défense de l’intérêt général.</p>
<p>Par rapport aux pratiques politiques et les formes de militantisme politique qu’on retrouve au Sénégal, je ne me permettrai pas de les qualifier de caduques. Je pense que nous avons un bon système qui fonctionne qui nous assure des alternances, une participation citoyenne, une paix sociale et une dévolution apaisée du pouvoir. Les points que je viens de citer sont très importants dans une société. Maintenant cet état des lieux est perfectible, il y a des distorsions, et des points à améliorer, que la pratique politique a mis en exergue ces dernières années surtout durant les douze années de Wade. Il n’est certainement pas de trop, de vouloir leur amener des actions correctrices, et au-delà nous inspirer des meilleures pratiques à travers le monde, en veillant à les adopter avec nos spécificités sociologiques, religieuses, sociales et historiques.</p>
<p>Le seul fait de susciter un engagement politique non partisan est à noter, je pense comme nouveauté. Surtout quand cette volonté s’accompagne d’une non-participation de l’organisation à une quelconque consultation électorale. Par ailleurs nous comptons être des leaders sur des sujets sur des enjeux continentaux majeurs dans les années à venir, comme nous l’a si bien recommandé notre soutien moral, le respectable Cheikh Hamidou Kane. Au Sénégal, nous essaierons sur tous les sujets dans lesquels on sera apporté à intervenir, de le faire de façon scientifique, concertée et sérieuse sans prendre en compte des considérations partisanes. Il est a rappelé que nous sommes une organisation dont la crédibilité dépend de la pertinence et de la crédibilité de nos publications mais aussi de notre indépendance conformément à l’art1 de notre charte éthique qui stipule : « Conformément aux statuts de l’association, le Think tank IPODE exerce ses activités au service des citoyens, en toute indépendance et avec une pleine ouverture. Elle ne reçoit d’instruction, recommandation ou orientation de quiconque. Elle est un lieu de rencontre mettant en relation des publics différents : société civile, élus, partenaires sociaux, monde de l’entreprise, de la recherche, de la culture, de l’administration et des collectivités territoriales. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>RCPR 3: Le Think tank dont vous êtes le Président s&rsquo;est penché un peu sur certaines de ces réformes, notamment la réforme des institutions et celle des marchés publics, en déclinant surtout des propositions. Pouvez-vous nous parler brièvement d&rsquo;abord du pourquoi de ce positionnement sur les réformes et surtout quel est le sens de vos travaux si l&rsquo;on sait que des commissions ont été constituées pour décliner les propositions et recommandations?</b></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Mohamed LY:</b> Il faut comprendre d’abord l’essence d’un Think tank pour comprendre notre démarche. Nous aspirons à participer à la vie de la cité en y apportant notre expertise et nos analyses. Le calendrier et le contenu des transformations sociales dépendent essentiellement, dans le pays comme le nôtre, du Président de la République. Il est donc aisé de comprendre que nous nous collons à son agenda de réformes pour faire des contributions que nous voulons de qualité pour peser sur le débat public et peut être sur les décisions structurantes qui en découleront.</p>
<p>J’aimerai d’abord dire qu’inéluctablement l’histoire retiendra Macky Sall comme un président réformateur, et si ces réformes citées sont bien menées avec des innovations majeures on parlera de lui comme étant un GRAND Président réformateur de l’état au Sénégal de la trempe d’un Mitterrand, Rocard, Gorbatchev ou Schröder dans leurs pays respectifs. En second lieu le président est innovant dans sa démarche de mettre en place des commissions pour lui proposer des projets de réforme, commissions dirigées par des personnalités intègres et crédibles pour le travail attendu de leur part. Maintenant cette innovation qu’on demande ne devrait pas aboutir non plus à la « dictature des commissions ». Qu’est-ce que je veux dire par là ? Je veux dire qu’une commission produit pour le président un travail qui est censé être techniquement et opérationnellement fiable et crédible. C’est au Président qu’il revient de l’adopter entièrement ou en partie, suite à un débat bien nourri et à un échange avec les forces politiques et citoyennes du pays. Et c’est dans ce débat qu’il faut inscrire les contributions d’IPODE, qui par ailleurs peuvent être reprises en tout ou partie par les commissions s’il elles le jugent nécessaire. Mais nous précisons qu’une commission ne décide pas et ne légifère pas. Pour la plupart des réformes un débat parlementaire sera naturellement ouvert dans le cadre du vote de la loi consacrant les nouvelles dispositions devant accompagner certaines réformes.</p>
<p>Par ailleurs il est injuste de dire que notre programme suit celui des réformes, nous sommes en train de finaliser deux travaux d’une grande qualité sur la politique énergétique , étude que je trouve révolutionnaire et sur notre politique de développement industriel, travaux pour lesquels je serai co-auteur. Ipode a publié ma note sur l’Offshoring et la politique de l’emploi dans nos pays africains, qui m’a valu des retours inattendus au niveau continental. En somme le Think tank travaille plus en dehors du cadre des réformes lancées contrairement à ce que semble affirmer certains. (Depuis l’interview ces publications sont sorties sur le site d’Ipode www.thinktank-ipode.org)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>RCPR 4: Depuis l&rsquo;élection du Président Macky Sall comme Président de la République, plusieurs réformes ont été initiées. Il s&rsquo;agit principalement de la réforme du code des impôts qui est déjà en vigueur, et d&rsquo;autres en cours notamment la réforme des institutions, celle portant sur les marchés publics, l&rsquo;acte 3 de la décentralisation, la réforme foncière, la réforme de l&rsquo;enseignement supérieur. Pouvez-vous revenir sur l&rsquo;esprit ayant porté toutes ces réformes? Et quelle lecture en faites-vous?</b></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Mohamed LY:</b> Sourire… Je pense que cette question doit s’adresser au Président de la République qui est le plus légitime pour répondre à cette question. Mais néanmoins je tenterai de donner mon point de vue. Le 25 Mars 2012 le Sénégal a connu sa deuxième alternance. Cette alternance a été inéluctable à partir du 23 Juin 2011 suite au refus du peuple de voir sa constitution tripatouillée par une majorité mécanique à l’assemblée nationale aux ordres de l’exécutif. Ce mouvement du 23 Juin a été l’expression d’une maturité de notre opinion publique et l’expression d’une exigence plus grande que les sénégalais voulaient faire entendre à leurs dirigeants politiques sur la bonne gouvernance et le respect de l’Etat. Ayant compris cette attente de réforme dans presque tous les domaines de la vie publique, le candidat Macky Sall avait pris des engagements pour engager le Sénégal dans des réformes de grande envergure qui permettraient à notre pays de se réconcilier avec ses institutions et pratiques politiques. Ainsi depuis son accession à la magistrature suprême, le Président Macky Sall tente tant bien que mal à lancer ses réformes dont les plus structurantes pour le pays sont celles que vous avez citées. Et nous l’encourageons à persévérer et à mener ces réformes jusqu’à leur terme avec des innovations majeures tendant à mettre le citoyen au cœur de notre démocratie.</p>
<p><b>RCPR 5: Quelles sont leurs singularités et les résultats attendus? Autrement, quels sont les enjeux de cette série de réformes, partant des travaux de votre Think tank? Quels contenus doit-on les donner?</b></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Mohamed LY:</b> Ces réformes sont singulières sous plusieurs angles, on a déjà évoqué la singularité de la démarche proposée par le Président de la République, elles sont aussi singulières dans la nécessité d’apporter des actions correctrices face aux incongruités et aux anormalités qui ont été dénoncées durant les années Wade. C’est comme ça qu’un pays sérieux et bien gouverné avance. Mais cette démarche de réforme peut aussi être un alibi pour aborder de grands chantiers comme les institutions, la décentralisation et l’enseignement pour réfléchir ensemble sur notre devenir, et aller au-delà des actions correctrices nécessaires : Penser notre pays autrement, le mettre en perspective, dans la sous-région et dans la mondialisation, lui doter de moyens institutionnels et juridiques pour lui assurer un essor et l’épanouissement de ses membres. On doit donc donner à ces réformes un contenu sérieux, assez exhaustif et de vision, sur les chantiers engagés pour pouvoir nous passer pour un long moment, de ce travail de conceptualisation, dont tout pays a besoin comme socle d’un développement durable.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>RCPR 6: En ce qui concerne la réforme des institutions, ne pensez-vous pas qu&rsquo;il fallait surtout l&rsquo;approfondir en y intégrant une réforme de l&rsquo;administration particulièrement d&rsquo;autant plus que celle est réputée non performante et non productive? Pourquoi se focaliser uniquement sur les institutions? Est-ce à dire encore une fois que les logiques politiciennes priment dans ce pays au détriment de celles d&rsquo;efficacité et d&rsquo;efficience?</b></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Mohamed LY:</b> Vos deux questions ne sont antinomiques : on peut intégrer la réforme de l’administration dans la réforme des institutions sans pour autant omettre de réfléchir sur les réformes nécessaires des institutions comme on les entend de façon classique. Sur la question de la réforme de l’administration il est établit que c’est un besoin réel que les citoyens ont souligné et partout où on a été cela a été soulevé. Le Pr Ismail Madior Fall animant le forum d’Ipode en Juillet à Dakar, est revenu longuement sur la nécessité d’inclure dans nos études la réforme de l’administration. Un travail sera initié au sein d’Ipode pour compléter nos premières propositions et explorer ce chapitre. Comme quoi que le débat nous profite à tous, dès qu’on quitte les postures et que les uns et les autres s’écoutent. C’est le Sénégal qui en tirera un gain certain.</p>
<p><b>RCPR 7: Restons sur la réforme des institutions, quelles sont les évolutions et avancées majeures qui devraient renforcer notre démocratie? Par ailleurs, certains estiment qu&rsquo;il fallait juste appliquer les conclusions des assises nationales. N&rsquo;ont-ils pas raison au regard de son caractère participatif?</b></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Mohamed LY:</b> Pour renforcer notre démocratie et notre système politique nous avons proposé que la prochaine réforme des institutions consacre de grands principes dont :</p>
<p>&#8211;       Rééquilibrer le fonctionnement des institutions en réduisant les pouvoirs de l’exécutif face aux pouvoirs judiciaire et législatif.</p>
<p>&#8211;       Placer le citoyen au cœur de la République.</p>
<p>&#8211;       Accroître le pouvoir de l’Assemblée Nationale en renforçant son pouvoir de contrôle sur l’exécutif. Ce qui se décline par un rôle accru de l’opposition au sein de l’assemblée nationale.</p>
<p>&#8211;       Repenser le rôle du citoyen dans sa participation aux décisions politiques, juridiques et sociales de notre société, tout en lui conférant un rôle accru dans la défense de ses droits. Le Cese (Conseil économique social et environnemental) prenant le relais de toutes les actions citoyennes d’envergure.</p>
<p>&#8211;        Donner plus de liberté et de pouvoir à la justice par une réforme du CSM (Conseil supérieur de la Magistrature). Réforme qui devra consacrer l’indépendance du CSM qui ne devrait plus être présidé par le président de la République. Etc….</p>
<p>Par rapport à la deuxième partie de votre question, la réponse est évidente, ceux qui disent qu&rsquo;il fallait juste appliquer les conclusions des assises nationales, n’ont pas raison. Je donne juste deux arguments : premièrement s’ils avaient raison je fais toute confiance au professeur Amadou Moctar Mbow président des assises nationales d’avoir le caractère et le courage de décliner, au cas échéant la proposition du Président Macky Sall de lui confier la CNRI. Et je ne pense pas qu’il y ait une personne mieux placée que le Pr Mbow pour défendre et plaider l’application des conclusions des assisses nationales. La deuxième raison c’est la démarche du Président de la République signataire des conclusions des assises nationales et SANS RESERVE contrairement à ce que certains disent.</p>
<p>Mais j’irai plus loin en répétant ceci : il faut oser aller au-delà des assises nationales ! Lle travail qui y a été fait est un travail sérieux qui rend beaucoup de service à notre pays, mais il ne faut pas que ce soit blasphématoire de dire que sur certaines questions, des compromis ont été trouvés, des synthèses ont été faites pour ne pas déranger certains. Il ne serait donc pas mal venu de revoir certaines choses. Et le faire dans le cadre des commissions, de surcroit diriger par le président des assises nationales, me semble être une bonne chose. Et pour étayer mes propos je donne juste un exemple, sur la date limite de candidature à la présidentielle, la pression de l’AFP dont le président était un membre éminent et un financier des assises a été énorme, et pour ce parti et ses alliés, il n’était pas question qu’ils acceptent une disposition qui exclurait de facto leur leader en 2017. Comme l’intérêt n’était pas de fâcher un des socles de Benno Siggil Sénégal et d’affaiblir ou de faire exploser cette merveilleuse aventure qu’était les assises, il a été compréhensible que ce sujet soit mis de côté ou traiter autrement. Aujourd’hui dans cette commission qu’est la CNRI, et des décisions de réformes que le président de la République prendra on ne peut pas traiter des questions par rapport à tel groupe si respectable qu’il soit ou tel autre personne, mais par rapport au seul  principe de défense de l’intérêt général.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>RCPR 8: Concernant la réforme des marchés publics, est-elle de nature à enlever les goulots d&rsquo;étranglement qui empêchent, selon le Président, au gouvernement de dérouler certains de ses projets? Dans quelle mesure la réforme du code des marchés peut-elle instaurer la transparence dans les marchés publics et quelles doivent être les nouvelles dispositions?</b></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Mohamed Ly:</b> Sur la réforme du code des marchés publics on est sur une autre démarche et d’autres problématiques. Nous avons rappelé que Le code des marchés publics en vigueur est un décret. Celui du 25 Avril 2007 N°2007-545, qui a été modifié en 2010 puis abrogé et remplacé par le code en vigueur du 27/07/2011. Dire cela c’est rappelé qu’il ne dépendra que de la seule volonté du chef de l’état de juger des innovations nécessaires à y incorporer pour un nouveau décret qui sera promulgué par ses soins.</p>
<p>Maintenant notre travail, que j’ai personnellement dirigé en étant allé voir les différents acteurs du code, révèle que notre système de passation de marché public est transparent contrairement à ce qui se dit dans certaines colonnes. Les contrôles se font a priori par la DCMP et a posteriori par l’ARMP et que sur ce point, notre pays a fait des avancées considérables. Maintenant nous revenons au fameux principe de « processus d’amélioration continue » qui nous impose à parfaire les choses. De l’application du code, les différents agents chargés de son application, ont noté des améliorations à amener et des dispositions à faire évoluer. Notre étude en fait un compte rendu in extenso. Par contre concernant les goulots d’étranglement ou les lenteurs dénoncées par les ministres du gouvernement précédent, nous tenons à dire qu’ils ne résultent pas du code mais des pratiques chez les acteurs de la commande et chacun a ses responsabilités. Nous avons fait des propositions dans le sens d’améliorer tout ça, à voir dans notre article. D’ailleurs nous soulevons une inquiétude quand on nous donne l’impression du côté du pouvoir que les organes de contrôle sont des empêcheurs de tourner en rond ce qui n’est pas exact. Le nouveau pouvoir qui a mis le ministère de la promotion de la bonne gouvernance en place, ne peut pas plaider pour une permissivité excessive.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>RCPR 9: « Organiser le Sénégal en territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable à l’horizon 2022», telle est la vision prônée par la réforme de l&rsquo;acte 3 de la décentralisation, pourtant beaucoup s&rsquo;élèvent contre cette réforme majeure. Les ratés dans le pilotage de ladite réforme, avec l&rsquo;éviction du ministre lors du dernier remaniement, leur donnent-il raison et qu&rsquo;elles sont les limites objectives dans la mise en œuvre de l&rsquo;acte 3 de la décentralisation?</b></p>
<p><b>Mohamed Ly :</b> « Organiser le Sénégal en territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable à l’horizon 2022» a été un engagement fort du candidat Macky Sall et tout sénégalais doit soutenir cet idéal. Je pense que ceux qui se soulèvent contre cette réforme l’ont fait par rapport à la démarche et plus souvent pour un défaut de concertation. J’espère que cela puisse être très vite corrigé. Je ne considère pas que le pilotage de cette réforme puisse être considéré comme un raté. Je me réjouis de ma part que le pilotage ait pu faire des propositions concrètes dans un premier acte qui permette le respect du calendrier républicain par rapport aux élections locales, et qu’il nous propose d’autres actes approfondissant la réforme. Il y a une exigence que toutes ces réformes doivent respecter, c’est d’arriver à réformer le Sénégal dans l’harmonie et de façon graduelle. Cette exigence s’adresse surtout à la commission de l’acte 3 de la décentralisation qui a en charge une réforme complexe, lourde et faisant intervenir des acteurs très politisés.</p>
<p><b>RCPR 10: Il y&rsquo;a peu, Me Doudou Ndoye qui était le Président de la commission chargée de la réforme foncière a démissionné fustigeant à cet effet le manque de moyens! Peut-on dire  globalement qu&rsquo;à travers ces couacs il y&rsquo;a un défaut de méthodes et surtout que le gouvernement ne maîtrise pas trop les réformes engagées? Et avec les lenteurs observées, le gouvernement a-t-il réellement envie d&rsquo;aller jusqu&rsquo;au bout de la réforme, selon vous?</b></p>
<p><b>Mohamed Ly :</b> Je suis embêté d’être dans la position de devoir défendre le gouvernement (rire… ce n’est pas le rôle de mon Think tank, BBY est là pour ça) mais on fait des amalgames dangereux en abordant les questions de la sorte. Le propre de mettre en place une commission sert au moins à désengager le gouvernement tant que celle-ci ne dépose pas son projet de réforme sur la table du président de la République. Le gouvernement n’a rien à voir avec ces lenteurs. Je rappelle que c’est en Novembre 2012 que le Président de la République a dit publiquement qu’il confiera le travail sur la réforme des institutions au Pr Mbow, et c’est seulement qu’en Juin 2013 que la commission fait une de ses premières communications pour nous exposer les termes de référence et leur budget prévisionnel. Il ne faut pas que les membres de la CNRI nous en veuillent quand on dit qu’ils auraient pu être plus efficaces et plus réactifs. Maintenant si ce que Me Ndoye avance est vrai, je m’en insurge, car on ne peut pas ne pas donner aux commissions des moyens ! L’Etat n’est même pas obligé de leur donner un budget autonome mais il est tenu de leur donner tous les moyens nécessaires pour la réussite et l’aboutissement de leurs travaux dans les meilleures conditions. Nous avons appris que la CNRI aurait déjà reçu 300 millions CFA, il est malheureux qu’une autre commission se plaigne de moyen, toutes les commissions doivent être traitées de la même manière, c&rsquo;est-à-dire avec égard et reconnaissance.</p>
<p><b>RCPR  11: Enfin, nous n’avons pas trop entendu le Think tank IPODE sur la réforme de l&rsquo;enseignement supérieur. Toutefois, que vous inspire cette autre réforme d&rsquo;envergure de l&rsquo;Etat? Les recommandations formulées sont-elles applicables à votre avis, surtout concernant la hausse du montant des inscriptions? Cette réforme ne va-t-il pas exclure les plus démunis du circuit universitaire?</b></p>
<p><b>Mohamed Ly :</b> Vous savez nous avons un programme annuel très chargé et il n’est pas facile de mener toutes les réflexions en même temps. Mais nous allons travailler sur le sujet, d’autant plus que Mr Mody Niang président du comité éthique d’IPODE a accepté ma proposition de coordonner les réflexions et de diriger la production qui s’en suivra. Vous savez combien ces sujets touchant à l’éducation lui tiennent à cœur. Nous avions exprimé que le rapport de la commission sur l’enseignement supérieur est excellent, et nous la soutenons avec énergie sauf sur le point saillant qui a soulevé un débat énergique dans le pays à savoir la forte augmentation des droits d’inscription.  Je rappelle que le président de cette commission le Pr Souleymane Bachir Diagne nous fait l’honneur d’être membre du comité scientifique d’IPODE. Donc sur le seul point de la hausse des inscriptions à hauteur d’une centaine de milliers CFA,  j’ai eu a soulevé mon désaccord que j’ai exprimé le 11 avril 2013 dans un article paru dans la presse intitulé « Sénégal: Non à la privatisation des universités et du savoir ! ».  Avant d’aller sur le fond de cette question, il faut d’abord qu’on nous donne la réponse à savoir combien coûte aujourd’hui un étudiant dans nos universités. N’y a-t-il pas de déperdition de l’argent dans la gestion de cette enveloppe financière payée pour chaque étudiant par la collectivité, et seulement par la suite, nous concevrons qu’on aborde la question comme elle est amenée. D’un point de vue comptable un étudiant coûte très cher à la collectivité et nous sommes en droit de demander combien, puis benchmarker ce prix par rapport au privé (ISM, Institut Jeanne D’arc, IAM etc..) et avancer tous ensemble dans la recherche de solution en nous libérant de tout dogmatisme. J’avais terminé mon propos dans cet article en ces termes : « Revenant sur le sujet de l’éducation et du savoir, tous les pays qui s’en sortent et qu’on cite comme exemple en tant que nouveaux pays émergents prennent le mieux qu’ils puissent en charge l’enseignement de leurs jeunes populations, de leurs futures élites, car ils savent et ont compris depuis longtemps que c’est l’arme la plus efficace contre la pauvreté, et la régression dans ce monde si concurrentiel. Et ils ne s’y trompent pas ! »</p>
<p><b>RCPR : le mot de la fin ?</b></p>
<p><b>Mohamed Ly</b> : Je finirai en disant, qu’une des plus grandes vertus de toutes ces réformes, c’est de permettre à notre pays d’avoir ce type de débat qu’on a eu ensemble, qu’on se mette tous autour d’une table pour discuter du devenir de notre pays. On ne peut pas tous être d’accord, mais c’est dans ces débats qu’on consolide et qu’on enrichit cette appartenance commune qui nous transcende tous. Merci pour cet échange.</p>
<p>Propos recueillis par Bao Moussé du groupe RCPR[/vc_column_text][vc_toggle open= »false » el_position= »last »]</p>
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		<title>Incendie du marché Sandaga: l&#8217;urgence de réguler et de contenir l&#8217;urbanisation sauvage de nos villes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Oct 2013 12:36:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Nous n’avons pas la prétention de rendre compte d’une situation générale qui caractériserait l’ensemble des villes africaines. Notre objectif est bien plus modeste et consiste à identifier ce que nous considérons comme une standardisation des problèmes. Il nous paraît indispensable d’opérer un changement de paradigme dans nos projets urbains. Les rapports qui lient les risques d’insécurité publique et les réponses spatiales et de gestion proposées ne répondent en rien aux menaces auxquelles nous sommes exposées.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La réalité des problèmes d’insécurité dans nos grandes villes vient une nouvelle fois de s’illustrer à travers les flammes qui ont ravagé hier soir le marché de Sandaga. <span style="font-family: arial, sans-serif;">Nous ne devons verser ni dans la paranoïa ni dans la fatalité. Ceci n’est que la conséquence de l’urbanisation sauvage qui entraîne et continuera d’entraîner dans son sillage des désastres toujours plus menaçants pour la sécurité des populations et pour l’économie de nos pays.<span id="more-1374"></span></span></p>
<p><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-1375 alignleft" alt="incendie sandaga 1" src="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2013/10/incendie-sandaga-1--e1382877794915.jpg?resize=280%2C186&#038;ssl=1" width="280" height="186" />Les <b><i>études de sécurité civile</i></b> deviennent une obligation pour nos Etats contre les dangers et les catastrophes qui guettent nos villes. Ces marchés qui brûlent partout en Afrique subsaharienne sont le fruit d’une inadéquation entre, d’une part la préparation et la formation des populations qui s’activent dans ces espaces publiques et qui sont issues en grande partie du monde rural et qui ne sont pas habitués à la modernité et ses aléas. D’autre part le manque de politique et de doctrine dans la conception des villes, qui n’intègrent pas les menaces climatiques, les périls industriels, les risques d’incendies, les accidents de transports ou les risques sanitaires.</p>
<p>Nous n’avons pas la prétention de rendre compte d’une situation générale qui caractériserait l’ensemble des villes africaines. Notre objectif est bien plus modeste et consiste à identifier ce que nous considérons comme une standardisation des problèmes liés à l’urbanisme sauvage en Afrique subsaharienne et identifier quelques lignes qui permettraient d’accroître la sécurité publique.</p>
<p>Il nous paraît indispensable d’opérer un changement de paradigme dans nos projets urbains. Les rapports qui lient les risques d’insécurité publique et les réponses spatiales et de gestion proposées ne répondent en rien aux menaces auxquelles nous sommes exposées.</p>
<p>Pour établir des schémas directeurs en vue de proposer des leviers sur lesquels les institutions publiques pourront s’appuyer pour instaurer des <b><i>vertus urbaines </i></b>à travers des projets de rénovation et d’aménagement urbain innovant qui renforceront non seulement la sécurité publique mais également la cohésion sociale pour le maintien du lien social qui fait vivre l&rsquo;ADN de notre africanité.</p>
<p>Pour approfondir l&rsquo;analyse et apporter des réponses adéquates, le Think tank Ipode tiendra dans les mois à venir un forum où il invitera des experts sur les questions de sécurité publique, les collectivités locales ainsi qu’une équipe pluridisciplinaire qui analysera les risques liés à l’urbanisation sauvage ainsi que les effets subséquents sur les aménagements urbains et les pratiques des habitants et usagers. Cette rencontre permettra le développement de nouvelles modalités opératoires dans le champ de la sécurité urbaine, modalités qui seront à la fois plus adaptées à la réalité des risques et plus favorables à la vie urbaine. Nous invitons les autorités étatiques à s&rsquo;associer à cette démarche à défaut de la préempter.</p>
<p>Papa Ousmane Gueye &amp; Mohamed Ly</p>
<p>Pour le Think Tank Ipode / <a href="http://www.thinktank-ipode.org/" target="_blank">www.thinktank-ipode.org</a></p>
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		<title>Déclaration de Politique Générale d&#8217;Aminata Touré : Nous attendons une direction, un cap et une méthode</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Oct 2013 14:10:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Rappelons qu'une Déclaration de politique générale n’est pas une obligation constitutionnelle, mais une possibilité qui est offerte au chef du gouvernement de sculpter sa stature politique et de lui donner un peu plus de relief ; tout en déclinant la marque de sa gouvernance,  le programme de réformes du quinquennat de Macky Sall et enfin bien sûr nous dire le programme qui va être celui de son gouvernement. Sur ce dernier point, nous n’attendons pas une grande différence avec le programme de Abdoul Mbaye sachant que la politique de la nation est décidée chez nous par le Président de la république ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>[vc_row][vc_column][vc_column_text]Il est facile d’attendre la prestation du premier ministre devant l’assemblée nationale pour critiquer ou amender la politique générale du gouvernement, pour la DPG de Aminata Touré, je prends la peine d’exposer quelques points qui pourraient être l’attente des sénégalais devant cet exercice républicain hautement symbolique.<br />
<span id="more-1359"></span><br />
Cette obligation constitutionnelle est aussi une possibilité qui est offerte au chef du gouvernement de sculpter sa stature politique et de lui donner un peu plus de relief. Il faudra donc éviter la platitude et l’ennui en ne rééditant pas l’exercice anormalement long de la dernière DPG (plus de 10 heures d’horloge !). La dimension rhétorique est certes importante pour l&rsquo;exercie, mais elle doit s’adosser sur la profondeur d&rsquo;une vision politique construite. Nous attendons alors que Aminata Touré décline la marque de sa gouvernance, qu’elle annonce le programme de réformes du quinquennat de Macky Sall et enfin bien sûr nous dire le programme qui va être celui de son gouvernement. Sur ce dernier point, nous n’attendons pas une grande différence avec le programme de Abdoul Mbaye sachant que la politique de la nation est décidée chez nous par le Président de la république qui lui, n’a pas changé depuis la DPG du Premier ministre précédent.</p>
<p><b>La marque de gouvernance</b></p>
<p>La patrie avant le parti nous semble être une un engagement républicain fort qui devra être revivifié et éprouvé accompagné de la gouvernance sobre et vertueuse voulue par le Président de la république. Mais les slogans ne suffiront pas Mme le Premier ministre il faudra des actes forts.</p>
<p><b>Les réformes du quinquennat</b></p>
<p>Le président s’est engagé à procéder à des réformes majeures pour le devenir de notre pays parmi lesquels les plus emblématiques sont la réforme sur les institutions, celles de la décentralisation, du foncier et du code des marchés publics parmi d’autres. Sur cette question des réformes il urge que Mme Aminata Touré en adéquation avec le Président de la République nous en décline <b>le cap et la méthode</b>.</p>
<p>&#8211;       <b>Le Cap</b></p>
<p>D’abord parce qu’il est urgent que le pays se dote de chronogramme que l’on sache où l’on va et à quel rythme. Nous avons l’impression que la CNRI (pour ne prendre que cet exemple) avance sans date butoir ou en roue libre contrairement à la commission sur la décentralisation qui avait de fait les élections locales comme jalon. Sur l’acte 3 de la décentralisation, nous avons senti l’élaboration d’un timing dicté par le Président de la république qui a fait travailler la commission en rétro planning : Ce travail ayant abouti à la concertation nécessaire entre le chef de l’état et les formations politiques qui ont accepté la main tendue de dialogue du chef de l’état et c’est tout à leur honneur. Nous saluons cette démarche du président de la république et nous l’encourageons à continuer de faire vivre le dialogue dans le pays sur les sujets qui dépassent les clivages « politiciens » afin de maintenir un climat social apaisé.</p>
<p>&#8211;       <b>La Méthode</b></p>
<p>Ainsi il semble se dessiner une méthode que nous saluons, méthode  avec laquelle nous sommes complétement en phase. Car il nous semble bien que le Président de la République puisse confier des travaux d’importance capitale comme ces réformes citées ci-dessus à de hautes personnalités crédibles et consensuelles. Que ces dites commissions, après un travail sérieux adossé sur leurs expertises et les expériences riches et variées de ses membres, proposent au président de la république un projet de réforme bien structuré. Si on se fie à la méthode déroulée concernant l’acte 3 de la décentralisation, nous pouvons penser que le Président ouvrira un débat national sur chacun des sujets en dirigeant lui-même des concertations avec la classe politique, la société civile et probablement tous les corps intermédiaires du pays. Après seulement la tenue de ces concertations nationales et après avoir écouté toutes les forces vives de la nation, il pourra  décider du contenu des réformes et  formuler le cadre législatif dans lequel elles vont se passer. Il en a la légitimité et le mandat !</p>
<p>&#8211;       <b>Le programme du gouvernement</b></p>
<p>Sur le programme nous n’attendons pas une grande différence avec celui du précédent premier ministre. Seulement il est important que l’équipe en place sous l’impulsion du Premier ministre accélère le rythme des réformes et de l’exécution du programme économique et social arrêté pour soulager les populations dans leur souffrance. Un mot sur la SDMAP nous semble important pour clarifier la réforme de l’état en cours. Vous ne pourrez pas non plus passer sous silence, Mme le Premier ministre l&rsquo;épineuse question de l&rsquo;expropriation des privés dans nos sociétés nationales par l&rsquo;état pour nécessité publique. Ce débat a passionné nos compatriotes dans la crise de l&rsquo;eau vécue dans la capitale.</p>
<p>Madame le Premier ministre, si vous nous rassurer sur ces points en évitant la rhétorique politicienne dans les  querelles vaines ; et nous faire la pédagogie simple de votre action, vous pourrez engranger une adhésion encore plus grande de vos administrés, ce qui en soit sera un gage de réussite de l’action de votre équipe. Bonne chance !</p>
<p><b>Mohamed LY Président du Think Tank Ipode / thinktank-ipode.org</b></p>
<p><a href="mailto:madanillou@gmail.com">madanillou@gmail.com</a> / twitter : @ly_mohamed[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]</p>
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		<title>Réforme des Institutions Sénégal: Questions autour de la Coproduction législative et proposition d&#8217;innovation dans l&#8217;article 80</title>
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		<dc:creator><![CDATA[MO]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jul 2013 15:12:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Assises nationales]]></category>
		<category><![CDATA[Démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ly]]></category>
		<category><![CDATA[Réforme des Institutions]]></category>
		<category><![CDATA[Réformer]]></category>
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					<description><![CDATA[L’une des plus grandes faiblesses de notre institution parlementaire est dans le fait que l’ordre du jour est constamment déterminé par le gouvernement .]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;actualité remet au goût du jour la <b>proposition 12</b> du Think tank Ipode. Force est de constater que depuis la mise en place de notre douzième législature, tous les textes de loi qui ont été examinés à l’Assemblée nationale ont été des textes à l&rsquo;initiative du gouvernement donc des projets de loi.<span id="more-1093"></span> Par ailleurs même si l’article 80 de la constitution sénégalaise stipule que « l’initiative des lois appartient concurremment au président de la République, au premier ministre et aux députés » il faut noter que tel n&rsquo;est pas le cas.</p>
<p>Nous noterons, comme l&rsquo;a si bien souligné Moussa Tine au forum Ipode consacré à la réforme institutionnelle, que dans l&rsquo;état actuel de nos pratiques politiques, la formulation de l&rsquo;article 80 de notre constitution ne garantit pas une coproduction législative effective et réelle. Les faits renseignent que l’Assemblée nationale actuelle n&rsquo;a  statué que sur des projets de loi.</p>
<p>Un député de l&rsquo;opposition note très justement que « l’une des plus grandes faiblesses de notre institution parlementaire » est dans le fait que « l’ordre du jour est constamment déterminé par le gouvernement ». Pour corriger cette anomalie institutionnelle la mise en place de notre « Proposition 12 » formulée dans le cadre de nos 35 propositions sur la future réforme des institutions, mérite certainement débat pour que les uns et les autres se positionnent sur la question afin d’innover, dans le sens de rendre nos institutions en adéquation avec notre ambition commune et affichée de les consolider. Nous en interpellons la CNRI et la majorité parlementaire.</p>
<p><b><span style="text-decoration: underline;">Proposition 12 </span></b><span style="text-decoration: underline;">:</span> Instaurer la levée des contraintes du parlementarisme rationalisé sur l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale en incitant à la coproduction législative. Permettre que l’Assemblée nationale ait un contrôle sur son ordre du jour.</p>
<p><strong> Mise en oeuvre:</strong></p>
<p>On pourrait faire comme dans les grandes démocraties matures. En France depuis la dernière révision constitutionnelle la majorité parlementaire a la possibilité durant 14 jours par mois de <em>fixer son ordre du jour, </em>soit la moitié, un jour de séance par mois étant réservé par priorité à un ordre du jour fixé par les groupes d’opposition de l’assemblée et par les groupes minoritaires (article 23 de la constitution française). Il est donc louable de constater que la France s&rsquo;est  orientée vers une <strong>coproduction législative</strong> dans laquelle les groupes d’opposition et les minorités participent à la production législative qui n&rsquo;est plus dévolue à la seule majorité parlementaire.</p>
<p>En adoptant cette innovation dans son principe et en adaptant l&rsquo;écriture de l&rsquo;article 80 de notre constitution dans ce sens  nous aurions mis sur place un système qui garantit la coproduction législative tant attendue par l&rsquo;assemblée nationale. Le ratio du nombre de jours alloué à la majorité pourra être discuté entre les acteurs politiques pour l&rsquo;adapter à nos réalités politico-sociologiques.</p>
<p>En instaurant le principe de faire  bénéficier à l&rsquo;assemblée nationale au moins du tiers de son ordre du jour celle-ci ne sera plus perçue dans l&rsquo;opinion publique comme une chambre d&rsquo;enregistrement à la botte de l&rsquo;exécutif et verra sa crédibilité renforcée.</p>
<p>Mohamed Ly</p>
<p>Président Ipode</p>
<p><a href="http://www.thinktank-ipode.org/" target="_blank">www.thinktank-ipode.org</a></p>
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