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	<title>mandiaye gaye &#8211; IPODE &#8211; Think Tank Panafricain</title>
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	<description>Think Tank progressiste, indépendant et panafricain</description>
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		<title>La crise dans les partis de gauche au Sénégal</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Aug 2017 09:34:09 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[crise parti de gauche au Senegal]]></category>
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					<description><![CDATA[En vérité, il y a actuellement, une absence ou perte de repères pour tous les partis politiques du Sénégal. Ce qui a conduit notre pays dans cette situation lamentable et&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En vérité, il y a actuellement, une absence ou perte de repères pour tous les partis politiques du Sénégal. Ce qui a conduit notre pays dans cette situation lamentable et malheureuse, qui fait que la politique, comme l’homme politique en général, est dégradée et dévaluée au bas de l’échelle par une bonne partie de la population. Et pourtant, elle est incontournable dans la vie des sociétés humaines et organisations.</strong></p>
<p><span id="more-12529"></span></p>
<p><span id="more-15960"></span>Oui, parce que l’essence comme le but fondamental ou la quintessence de la politique sont actuellement faussés et royalement ignorés au Sénégal. Ainsi, il n’y a plus de source idéologique d’inspiration politique pour les familles politiques présentes sur la scène au Sénégal. Et, on peut le dire sans risque de se tromper ni d’être démenti, que presque tous, à la place de la politique dans le vrai sens du terme, font de la débrouillardise ( manam taxaalé ). Et, pour s’en sortir, certains, comme les fins hâbleurs, s’appuient sur leur éloquence pour trompeur leur monde et d’autres usent de leur ruse de jombor.</p>
<p>Les partis de gauche ont, effectivement, perdu aussi leurs repères, lorsqu’ils ont abandonné les fondamentaux qui les caractérisaient, faisaient leur force et différence avec les autres, par conséquent leur identité remarquable. L’une de leur mission fondamentale, parmi tant d’autres, était de se constituer comme un détachement de forces politiques progressistes au service des masses populaires déshéritées, en participant aux côtés des travailleurs pour appuyer toutes les justes luttes. Une telle mission n’est plus assumée ni assurée par les partis et syndicats de gauche, sinon, elle ne l’est que théoriquement. Et, parmi ces fondamentaux, on peut citer particulièrement : la discipline de fer, la franche camaraderie qui renforce l’unité du parti, le centralisme démocratique, (qui à vrai dire, était plus centraliste que démocratique, mais utile dans certaine situation) ; la solidarité entre camarades dans les épreuves difficiles, par exemple, un pour tous et tous pour un. Ensuite, on trouvait à leur tête des leaders à la hauteur de leurs tâches, qui étaient humbles, respectueux et désintéressés des questions matérielles, d’argent et de luxe. En outre, ils furent des guide clairvoyants et charismatiques avec une oreille attentive à l’écoute de tout le monde, sans parti pris d’aucune sorte, ils tranchaient juste les questions, par consensus ou au mieux, à la place de votes, ils étaient ainsi, loin de ces chefs suffisants, dirigistes et à la pensée unique, caractéristiques propres aux partis libéraux de chez nous. Suivez mon regard. A cela, s’ajoutait une formation, idéologique et politique, très solide des militants, en vue de disposer d’assez de cadres à tous les niveaux, aptes à assurer la relève pour le futur, etc.</p>
<p>Moralité : la gauche sénégalaise, il est vrai, renferme d’une part, beaucoup d’individualités fortement attachées aux valeurs de la gauche, mais qui sont hors des partis politiques organisés, d’autre part, elle a perdu les partis, qui ne sont plus à la hauteur de gérer convenablement et à la satisfaction des ambitions légitimes de tous ces éléments qui se réclament des idées et valeurs de la gauche et qui sont essaimés à travers notre pays. Sans exagérer ni vouloir sous-estimer ce qui se fait présentement par les partis dits de gauche, il ne faut pas se voiler la face, ces derniers sont hors du champ ou passent à côté, des véritables préoccupations des masses populaires qui souffrent, des conclusions des Assises nationales et des recommandations de la CNRI. En vérité, la plupart de ces partis ont servi hier le régime socialiste et de 2000 jusqu’à présent, ils sont au service des libéraux, par conséquent, ils ont été plus au service de ces deux régimes à des degrés divers, qu’à servir la cause et les objectifs de la gauche, leur famille politique. On peut dire, sans risque d’être dément, que ces partis désertent parfois, leur propre terrain de lutte au profit des ceux d’en face, en leur servant d’escaliers consciemment ou inconsciemment. De telles erreurs, leur ont coûté effectivement, des pertes énormes d’adhésions, de sympathies, d’affections et des départs de beaucoup de militants, par voie de conséquence une baisse considérable en voix électorales. Et, comme dit l’adage wolof : « ku wacc sa end end bo dem fek fa borom » Il est, franchement inexplicable, inacceptable, inadmissible et paradoxale, que les partis de gauche, dans leur écrasante majorité refusent ou dédaignent de se coaliser entre eux, en formant un bloc compacte et homogène, composé que d’éléments convaincus de la gauche. Un bloc dans lequel ils pourraient associer et mutualiser leurs fores afin d’aller ensemble sous leur propre bannière, la gauche ; au lieu d’accepter, par contre, facilement, j’allais dire docilement, de se mettre derrière ou sous la direction des socialistes hier et aujourd’hui, des libéraux, pour la participation à toute sorte d’élections. Mais, une telle frilosité, ne signifierait-elle pas, un manque de confiance au sein de la gauche ?</p>
<p>Bizarrement, les quelques occasions pertinentes et favorables à leur regroupement ou union, qui leur ont été offertes, pour vraiment aller ensemble, ils les ont rejetées, pour des raisons obscures dont ils sont, à ce jour, incapables de dire le pourquoi. Je veux nommer les Assises nationales d’abord, ainsi que la Confédération démocratique pour le socialisme (CDS) leur dernier espoir, qui était à leur portée. Un cadre qui, logiquement, si ses initiateurs étaient cohérents et conséquents avec eux-mêmes, devait servir de test pour une coalition électorale de la gauche, pour toutes les élections survenues après sa création. Mais hélas ! Malheureusement, tel ne fut pas le cas. Là aussi, ce que l’on peut noter ou déduire de leur attitude incompréhensible, c’est leur absence de confiance manifeste, aux organisations qu’ils créent et dirigent eux-mêmes. Aujourd’hui, la CDS se révèle incontestablement inutile, parce qu’elle est paralysée et incapable de jouer le rôle qui lui était véritablement dévolu, c’est-à-dire de pouvoir sortir les partis de gauche de leur isolement, morosité ou traumatisme, qui font d’eux des politiciens insignifiants ou d’éternels handicapés à pouvoir élire leurs propres militants.</p>
<p>Mais dans le cas de la CDS, dans une large mesure, c’était prévisible dès sa naissance, car, le ver était déjà dans le fruit. En effet, la CDS est née avec un handicap congénital majeur dû à un mélange de genres incompatibles donc, de l’incohérence et de contradictions. Au départ, l’idée initiale ou le projet, c’était la création d’une organisation qui ne regrouperait que des partis de gauche et les autres individualités non organisées dans les partis. Mais à l’assemblée constitutive, il y avait la présence d’autres courants politiques, autres que ceux de la gauche. Ces derniers, ont pesé fortement de leur poids pour dévier l’objet initial de cette assemblée. Et, comme toujours, avec les compromis, on dévie très souvent, de l’objectif premier. C’est ainsi que, ceux qui n’étaient pas réellement de la partie initialement et en rien concernés par une affaire propre à la gauche ont bataillé ferme, pour enlever toute connotation de gauche et le terme gauche de la confédération naissante. Voilà pourquoi, le bilan de la CDS est presque nul, et son fonctionnement actuel pêche, parce que c’est le principe de consensus qui y prévaut, par conséquent, comme les tentatives de regroupements qui l’ont précédée, sa mort est programmée pour bientôt.</p>
<p>Au total, après avoir bien observé la scène politique chez nous, je constate avec amertume un recul dégradant en matière de pratique politique dans les règles de l’art au Sénégal. Ainsi, au regard de la réalité que nous observons sur le terrain, la politique ne se fait plus maintenant, avec une conviction profonde adossée à des idées nobles génératrices de progrès et de développement global ou une philosophie qui en tiendrait lieu, mais à travers des manifestations folkloriques, dithyrambiques, au cours desquelles les plus rusés et osés à faire des promesses farfelues et démagogiques, coupées de la réalité, etc. tiennent les rênes. Par conséquent, une pratique politique, totalement aux antipodes de son essence et de celle fondée sur une idéologie ou doctrine politique, parfaitement bien élaborée, pour ne pas dire scientifiquement, pensée. Notre arène politique est devenue celle des « singes », ce qui se traduit en wolof (lambi goolo ku man sa morom dumêu).</p>
<p>Voilà pourquoi, la question de leadership politique se pose avec acuité et devient problématique, non seulement au Sénégal, mais aussi dans toute l’Afrique. Ainsi, trouver aujourd’hui, sur la scène politique de notre pays, des dirigeants et des militants de partis en général et de gauche en particulier, à la hauteur des qualités soulignées plus haut, est devenu la croix et la bannière ou chercher une aiguille dans une botte de foin. Et, au vu des nombreuses défections incontestables, de dirigeants de partis de gauche, ceci depuis la première alternance en 2000, une tendance qui s’accroît d’ailleurs au fil du temps, on ne peut réfuter catégoriquement, l’idée selon laquelle, certains dirigeants, de partis de gauche, ont effectivement succombé à l’attirance des délices du pouvoir et happés par celui-ci. Un comportement qui semble correspondre à l’adage qui dit : « li bëut bëggë la bar bëggë », ce qui n’est pas d’uu partage du gâteau.</p>
<p>En paraphrasant, on peut conclure que : la gauche ne signifie en réalité, rien d’autre, que l’expression des valeurs de progrès économique, social et culturel ainsi que la défense de la justice sociale et des libertés démocratiques collectives et individuelles des populations.</p>
<p>La Gauche sénégalaise doit se convaincre à présent et, une bonne fois pour toutes, que le président Macky Sall préfère de loin, se retrouver avec sa famille politique, les libéraux, que de s’accompagner ou s’encombrer, par défaut, avec une partie de la gauche. Et ce compagnonnage dans lequel la gauche est largement perdante, politiquement parlant, c’est juste, pour lui, faute de n’avoir pas encore pu réaliser son rêve, à savoir réussir les retrouvailles, en gestation, de la famille libérale. C’est clair, comme l’eau de roche et, il l’a bien exprimé.</p>
<p>Alors, il me semble qu’il est temps pour la gauche sénégalaise de faire à présent son bilan exhaustif courageusement et sans complaisance ou ses états généraux. Et à la suite de cela, prendre ses responsabilités devant l’histoire pour partir du bon pied en toute autonomie ou indépendance avec ses propres armes, c’est-à-dire les valeurs incarnées par la gauche. Ce sera enfin l’occasion de se rassembler fortement, solidement, et mettre fin à cette dispersion infantile, comme une force majeure de gauche, capable de jouer sa partition dans la scène politique nationale. Toute autre voie que celle-ci ne serait que du verbiage inutile et une perte de temps, d’énergie et d’intelligence encore, qui retarderait la juste et idoine solution des problèmes de la gauche sénégalaise. A bon entendeur Salut.</p>
<p><strong>Mandiaye Gaye</strong></p>
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		<title>Les préoccupations des Sénégalais se trouvent bien ailleurs, que dans les retrouvailles de la famille libérale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 May 2016 10:27:01 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[retrouvailles de la famille libérale Senegal]]></category>
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					<description><![CDATA[Si toutefois, les rumeurs, qui circulent avec insistance ces temps-ci dans notre pays, sont avérées, ce serait vraiment, un manque de respect total, du président Macky Sall, envers les 65%&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Si toutefois, les rumeurs, qui circulent avec insistance ces temps-ci dans notre pays, sont avérées, ce serait vraiment, un manque de respect total, du président Macky Sall, envers les 65% d’électeurs qui avaient voté en sa faveur en 2012, contre Me Wade. Ce serait, même également, dans une certaine mesure, une trahison sans équivoque et un détournement du choix des citoyens. Disons dans le vrai sens du terme, de son engagement solennel envers le peuple sénégalais, comme toutes les coalitions qui l’avaient soutenu à la présidentielle de 2012.<span id="more-12391"></span> Ensuite, s’il tronque aujourd’hui, son mandat présidentiel, en le réduisant à sa plus simple expression, contre des soi-disant retrouvailles de la famille libérale, ce serait assurément, une preuve incontestable de son manque d’ambition pour son pays et une absence de vision pour un homme d’Etat.</p>
<p>Par ailleurs, ce serait même, dans une large mesure, de l’arnaque intolérable et inacceptable, car, le chef de l’Etat a bien appelé au dialogue politique, ce qui suppose, que celui-ci est national et sans exclusive. Comment dès lors, peut-on ensuite envisager ou circonscrire ce dialogue, à de simples retrouvailles politiques de la famille libérale ? Alors que dans le même temps, il gouverne depuis quatre ans, avec des coalitions de familles et de partis politiques d’obédience idéologique plurielle, à savoir BBY, Macky 2012, etc.</p>
<p>Ce sont effectivement, de telles attitudes et pratiques politiques inconvenantes, de certains de nos hommes politiques, consistant à ne point respecter ni leurs paroles et moins encore leurs engagements, envers le peuple, qui font que les citoyens sont désappointés, désorientés, déçus et frustrés aujourd’hui. Et, de plus en plu, ils deviennent nombreux à être dégoutés de la politique et des politiciens, en général. Oui, effectivement, à cause de leur fausseté incorrigible et leur tendance à vouloir corrompre et arnaquer tout le monde à la fois. En conclusion, tout cela, rien que pour demeurer le plus longtemps possible au pouvoir.</p>
<p>En effet, J’ai déjà dénoncé dans une de mes contributions<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>, l’importance ou la place inappropriées que l’on veut accorder à ces retrouvailles de la famille libérale, dans un Etat de droit et une démocratie, au sein de laquelle, il y a le multipartisme et pluralisme idéologique. Par conséquent, ces retrouvailles, ne sont qu’une affaire strictement privée et une manœuvre, d’un groupe donné de citoyens membres d’u parti originel, parmi les 13 millions de Sénégalais. Dès lors, elles n’ont rien à voir avec le fonctionnement de l’Etat et de la marche normale de la République.  Donc, il faut le clamer haut et fort et de marinière intelligible, pour que nul n’en ignore. En réalité, ceci est une nième manœuvre des libéraux. Oui, accoutumés et assoiffés de pouvoir pour l’avoir perdu, ils font feu de tout bois pour y revenir. Mais leur démarche est rétrograde en elle-même et antidémocratique dans son essence, car la démocratie n’est pas un cercle concentrique, mais une affaire de pluriel. Ces supposées, retrouvailles des libéraux, sont plutôt une collusion ou nouvelle forme de combine politicienne indécente, de mauvais gout.</p>
<p>Les initiateurs et promoteurs, de ces prétendues retrouvailles libérales camouflées sous le couvert de la nécessité d’un dialogue politique, ne sont rien d’autres que des politiciens en perte de vitesse, dépourvus d’éthique et de sens républicain, qui cherchent à redorer leur blason.  Mais en vérité, ils ne sont mus, que par leur cupidité et leurs intérêts personnels, loin des préoccupations du peuple sénégalais. C’est ainsi, qu’ils trament un vicieux complot contre la démocratie, le peuple sénégalais dans son écrasante majorité.  Oui, il est bien évident et, même clair et net, que l’objectif fondamental visé par les libéraux avec leurs fameuses retrouvailles, n’est nullement, la recherche tenace de solutions justes et durables aux épineux problèmes qui assaillent notre pays et traumatisent en ce moment les Sénégalais. Mais, ne sont-ils pas d’ailleurs, à la base de nos nombreuses difficultés, à cause de leur gestion cahoteuse et nauséabonde durant les 12 pénibles années, qu’ils ont passées à la tête de notre pays ? Enfin, plus exactement, leur seule préoccupation majeure et but visé aujourd’hui, c’est réellement, d’obtenir le repartage à nouveau et autrement du gâteau, qu’ils ont perdu. Et, avec la transhumance au gout du jour, ils veulent obtenir aussi une redistribution des rôles entre frères de parti retrouvés. Tout cela, au détriment des autres citoyens sénégalais, non inféodés au pouvoir actuel.</p>
<p>Objectivement, en quoi, réellement, les Sénégalais, dans leur écrasante majorité, sont-ils concernés par une reconstitution hypothétique d’un parti libéral en lambeaux depuis fort longtemps ? Car, en réalité et indubitablement, c’est bien de cela qu’il s’agit et, ni plus ni moins.</p>
<p>Alors, à moins que les Sénégalais ne soient devenus maintenant des demeurés ou vraiment des naïfs, fort heureusement, ils ne le sont point du tout. Par voie de conséquence, il est inadmissible pour tout citoyen sénégalais doué de raison et de bon sens de succomber à ce piège et cette arnaque. A savoir, le fait de vouloir faire admettre aux Sénégalais, que les retrouvailles d’un parti politique libéral, disloqué et devenu l’ombre de lui-même, sont la seule et unique condition nécessaire et suffisante, pour remettre le Sénégal sur les rails ou régler ses multiples et cruciaux problèmes de tous ordres, en ce moment ? Quelle crédulité !</p>
<p>Mais, est-il logiquement acceptable, après que le peuple a chassé par la voie démocratique un régime pour incompétence, magouilles et malversations diverses avérées dans tous les domaines, en un mot, pour mal-gouvernance, de tenter le retour aux affaires de celui-ci par voie de contournement ? Surtout, lorsque cette mal-gouvernance s’est traduite finalement, par un pillage systématique des principales ressources du pays, au point qu’il fût nécessaire de l’alterner par un autre. Et, ce régime-là, que nous avions supposé être en mesure et capable de rompre définitivement avec toutes les pratiques malfaisantes qui se faisaient, parce qu’il s’était engagé publiquement devant la nation, de remplir cette haute tâche. Et cette tâche est devenue aujourd’hui incontournable, pour l’émergence véritable du Sénégal. Mais, le président Sall tergiverse depuis lors et même se renie.</p>
<p>Singulièrement, ce décor peu reluisant, à savoir : les inégalités sociales, les deux poids et deux mesures dans plusieurs domaines de l’Etat dont particulièrement, celui de la justice ne cessent de s’amplifier étant le nôtre, le président a suffisamment à faire et d’autres chats à fouetter que de s’occuper de retrouvailles de famille. Et il s’y ajoute, cette part belle de  l’impunité, réservée à une catégorie sociale, faite de privilégiés et au dessus des lois, comme par exemple, la discrimination de  l’application stricte et rigoureuse des lois de la République sur tous les délinquants.</p>
<p>Ainsi, en lieu et place de prendre à bras le corps les importants problèmes urgents et prioritaires, comme l’économie, l’éducation, la santé et l’amélioration du mieux-être des populations sénégalaises, etc., le président Macky Sall semble plutôt, plus préoccupé par les retrouvailles libérales et sa réconciliation avec Me Wade. Oui, comme si nous l’avions élu pour cette mission peu honorable. Alors que, tous ceux qui s’activent autour de cette question, ne le font que par opportunisme et intérêt strictement personnel, mais non, pour celui général du peuple sénégalais. Au demeurant, il faut le souligner, qu’il n’existe pas dans le monde, de pays, où le pouvoir et l’opposition ne s’affrontent pas à travers les idées et programmes dans le cadre d’une démocratie normale. Par conséquent, vouloir éliminer, à tout prix, cette confrontation politique toute logique dans un Etat démocratique, entre un pouvoir et son opposition dans un pays, est un non-sens et pratiquement impossible, parce que relevant totalement, de l’irréel.</p>
<p>Mais, le président Macky Sall aurait-il oublié, qu’il a été élu pour sortir le Sénégal de son enlisement, du fait justement, du pouvoir libéral sortant, afin de remettre notre pays sur les rails du développement économique, social et culturel ? Aurait-il oublié aussi que sa mission principale est de rompre avec le passé décadent des libéraux, afin de satisfaire les besoins fondamentaux d’existence des Sénégalais meurtris, pour leur mieux-être ? En effet, cela fait quatre ans que le président Sall tergiverse encore sur la mission pour laquelle il a été élu, à savoir : conduire le pays à bon port ou bien se préoccuper des retrouvailles des libéraux ? Quelle grande déception a été d’avoir fait le constat de cette attitude équivoque du président Sall, pour ces Sénégalais qui, tout de même, avaient fondé tant d’espoir sur lui ?</p>
<p>Nous avons tous constaté que dans les activités de la CREI, il y a présentement, un arrêt momentané ou peut être même définitif, des poursuites de la traque des biens mal acquis. Mais, est-ce que cela n’entre pas dans le cadre de la stratégie des retrouvailles de la famille libérale ? Car, en fait, tous les incriminés appartiennent à cette famille ou leurs amis. En tout cas, ce qui est sûr, on n’en parle plus et la CREI ne brille plus.</p>
<p>Par ailleurs, à y regarder de très près, le régime du président Macky Sall, comme celui son prédécesseur Me Wade, préfère s’atteler à faire la promotion d’une minorité de Sénégalais ou de se réconcilier avec sa famille politique et libérale, que de rompre définitivement avec les pratiques antérieures indécentes du régime sortant. Des pratiques, consistant à enrichir artificiellement des amis et des hommes d’affaires, à travers des exonérations de douanes et des effacements d’impôts illégalement. Avec de telles prtatiques anti-économiques, nous parler d’émergence du pays, dans ces conditions-là, est un leurre ou plutôt des farces tout simplement. Et, ce sont ces pratiques-là, qui ont immergé notre pays dans les profondeurs de la pauvreté, des inégalités sociales intolérables, de l’impunité inacceptable et, instauré un système de privilège à une caste d’hommes et de femmes au sommet de l’Etat. Et, une caste, supposée être au-dessus des lois. Voilà le visage hideux que nous renvoie la deuxième alternance, comme la sœur jumelle de la première.</p>
<p>Et, par-dessus tout cela, avec une indignation sans limite, nous venons, d’apprendre encore, avec étonnement et par une voix autorisée, le comble ou l’inédit, à savoir que nos « honorables » députés, malgré leur statut d’honorable, de législateur et de surcroit avec tous les avantages et privilèges innombrables dont ils bénéficient, ils ne payent pas en plus, l’impôt sur leurs revenus. Alors que, dans le même temps, même les pauvres retraités, avec leurs maigres pensions, s’acquittent correctement de l’impôt sur le revenu à la source, de cette obligation citoyenne, mais aussi patriotique. Mais, il est logique de se poser la question pour savoir, si ce sont nos députés qui bénéficient d’un tel privilège inacceptable et illégal, qu’en est-il alors, des membres du gouvernement, du Conseil économique, social et environnemental, des directeurs généraux, etc. ?</p>
<p>Dans le cas d’espèce, le Président de la République est directement interpelé, parce que ce cas gravissime, ne peut relever de personne d’autre que de sa responsabilité, si réellement nous sommes dans un Etat de droit organisé et une République consacrée. Et, de pareils cas, tenez-vous bien, foisonnent dans le pays, parce que, c’est le pays du laisser-aller et laisser-faire où de tels scandales peuvent se produire dans une impunité totale. Ce scandale sans précédent n’est qu’un encore, parmi tant d’autres. Et, il illustre à suffisance, les pratiques indécentes courantes et impunies de nos gouvernants, comme nous les avons soulignées plus haut. Ces comportements et pratiques de nos dirigeants sont la preuve manifeste, qui justifie que le poisson pourrit par la tête. Ainsi, le sommet de l’Etat se comporte indiscutablement, comme des prédateurs, notoirement antipatriotiques.</p>
<p>En tout cas, sauf de l’impunité, comme d’habitude encore et par le passé, en leur faveur, des sanctions très sévères exemplaires devraient être prises à l’encontre de nos députés et de tous ceux qui ont, illégalement, profité de cette faille impardonnable, de l’administration sénégalaise, qui, aujourd’hui, est totalement devenue informelle et désincarnée. Et, il va de soi, que ces impôts dus et illégalement non payés par nos députés fraudeurs, devront être intégralement remboursés par ces derniers, jusqu’au dernier centime. C’est le minimum !</p>
<p>Enfin, le Président Macky Sall doit s’inspirer sans complexe des exemples utiles, pertinents et patriotiques montrés par le nouveau chef de l’Etat du Bénin, Patrice Talon. En effet, dès son installation, il a commencé par rapporter tous les décrets de complaisance, qui étaient pris par son prédécesseur, accordant des privilèges par-ci et par-là. Il a aussi supprimé toutes les agences en doublon budgétivore, certaines indemnités purement politiciennes accordées à des camarades de parti, ainsi que les fonds politiques et postes créés inutilement rien que pour caser des amis, le tout que l’on mettait sur le dos des contribuables. De tels actes et mesures allant dans le sens d’une gestion vertueuse et rigoureuse, sans compter sa décision de ne faire qu’un seul mandat non renouvelable, sont à saluer et encourager partout en Afrique. Et, pourtant, le président Macky Sall, avait bel et bien cette opportunité et latitude de le faire parfaitement en 2012, mais hélas, il a malheureusement, raté le coche !</p>
<p>Mandiaye Gaye</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> http://www.devoircitoyen.fr/index.php/culture/125-touba-pour-des-retrouvailles-entre-me-wade-et-macky-sall-par-mandiaye-gaye</p>
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		<title>Les banques commerciales au Sénégal: des usurières qui arnaquent tout un pays</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Sep 2015 09:24:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[A l’image du pays ou plutôt avec l’impunité qui règne au Sénégal, les banques sénégalaises se conduisent, totalement, en véritables hors-la-loi, donc, comme bon leur semble. Elles décident et s’autorisent&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>A l’image du pays ou plutôt avec l’impunité qui règne au Sénégal, les banques sénégalaises se conduisent, totalement, en véritables hors-la-loi, donc, comme bon leur semble. Elles décident et s’autorisent arbitrairement, la création de toutes sortes de taxes et de frais, parfois illogiques et injustifiables, au détriment de leurs clients<span id="more-12137"></span>. Ceci, avec la complicité de la B C E A O, une simple spectatrice, et très certainement aussi, avec l’accord tacite du Gouvernement, précisément, du M.E F, qui ne lève même pas le plus petit doigt, pour freiner un vol organisé en système et légalisé.</p>
<p>De toute évidence, il est incompréhensible et voire inacceptable, de laisser les usagers des banques, subir passivement les caprices des banques sénégalaises, sans que l’Etat intervienne pour les protéger. D’ailleurs, dans une large et certaine mesure, ceci est synonyme d’un acte de non assistance à personne en danger ou alors du laxisme intolérable de la part de l’Etat.</p>
<p>De quoi s’agit-il au juste? Tous les usagers des banques constatent avec amertume, depuis quelques années, une détérioration inacceptable de la qualité déplorable des services bancaires. Et pire, inversement et dans le même temps, elles ont eu le culot de créer non seulement de nouvelles taxes, mais en plus, de majorer celles déjà existantes. Objectivement, en y regardant de près, tous les frais de service ont été presque multipliés par deux. Le tout, de manière unilatérale et délibérément, sans que les intérêts du client soient tenus en compte et sauvegardés, comme il se devait légitimement. C’est assurément, un vol organisé des banques sénégalaises, légalisé tacitement par l’Etat, dans la mesure où, les clients étaient des laissés-pour-compte sans défense, entre les mains des banques usurières, qui s’enrichissent illicitement sur le dos de leurs clients, totalement désarmés.</p>
<p>Si l’on considère, et c’est bien le cas, que la taxe trimestrielle de tenue de compte englobe en général tous les services qui pourraient être rendus éventuellement par la banque, comment  dans ce cas-là, peut-on  justifier la création de nouvelles taxes ou la majoration de celles déjà en cours? Aujourd’hui, en toutes libertés et hors des  lois en vigueurs qui protègent les clients, les taxes sont créées selon les humeurs ou l’imagination fertile des seuls banquiers. Il est regrettable de constater que ces pratiques bancaires usurières, qu’appliquent les filiales des banques étrangères, n’ont cours qu’en Afrique, car de pareils faits sont impensables dans l’Hexagone. Puisque, là-bas au moins, les clients sont protégés et défendus par l’Etat, et les droits et intérêts des clients sont scrupuleusement respectés par les banques, à défaut de cela, ce sont des sanctions sévères qui les frapperaient.</p>
<p>Voici quelques nouvelles taxes comprises pourtant dans les services bancaires gratuits:</p>
<ul>
<li>taxe sur chèque de guichet ; taxe sur retrait dans une agence autre que celle où votre compte est domicilié ; taxe sur les demandes de chéquier ; taxe sur la tenue des comptes d’épargne ; taxe d’interrogation de votre compte par vocalia, etc.</li>
</ul>
<p>Taxes majorées</p>
<p>La taxe trimestrielle de tenue de compte passe de 4000f à peu près à 10500f selon le solde du compte. Cette taxe est bien variable, mais les critères qui président à sa variation ne sont déterminés et connus que par les seuls banquiers. En tout état de cause, on ne peut que subir  par là, les contrecoups. On constate ainsi que  les agios sont plus importants pour les soldes en dessous de 200000f, que pour ceux qui leur sont supérieurs. Par voie de conséquence, les plus pauvres paient encore et toujours plus cher, que les nantis, comme dans le cas présent où les agios sont inversement proportionnels par rapport aux soldes. Vous conviendrez dès lors avec moi, que c’est une logique vraiment bizarre et difficilement explicable.</p>
<p>Alors, comment dans ces conditions-là, peut-on inciter et encourager les citoyens à la bancarisation de leur épargne avec des taux aussi prohibitifs ? Comment de telles banques usurières à outrance, peuvent prétendre, logiquement, accompagner et participer au développement économique et social d’un pays ? C’est rien d’autre qu’un leurre !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Paradoxe ! Bien que la BCEAO a baissé bien les taux d’intérêt pour les banques, et malgré leur surliquidité actuelle, les usagers des banques ne ressentent point, aucune contrepartie en leur faveur, au contraire, les agios augmentent et les taxes se multiplient.</p>
<p>Il est de notoriété publique, qu’aujourd’hui, toutes les banques sont  en surliquidité. C’est peut être pour cette raison, qu’elles ne veulent plus des clients de faibles bourses, qui ne disposent que de simples comptes courants. N’est-ce pas là, un véritable paradoxe, si l’on se réfère à l’expression affichée d’une certaine volonté de bancarisation le plus largement possible, prônée par l’Etat ? En fait, c’est comme si l’Etat voulait une chose et son contraire !</p>
<p>A propos de qualité du service: Tous les usagers des banques savent que les machines des guichets et des services centraux sont fréquemment déclarées en panne. Depuis belle lurette, les relevés de compte ne sont plus envoyés aux clients avec régularité, et même parfois, ce ne l’est pas du tout. Et pourtant, le service est déjà payé. Une autre remarque très grave qui prouve que les banques volent effectivement leurs clients, c’est le fait qu’elles ne remboursent jamais, aux ayant-droits, les frais indûment encaissés.</p>
<p>La SGBS, une des banques des plus importantes de la place, ne dispose même pas de toilettes pour ses clients, comme si, le besoin naturel des gens était maîtrisable à tout instant. C’est quelle mentalité ? Peut être, celle de la coloniale. Allons messieurs plus de respect quand même à vos clients! Sans doute partout ailleurs, c’est pareil !</p>
<p>En y réfléchissant bien, on est tenté de croire qu’il existe une pratique bancaire typiquement africaine et pour les pays sous-développés. Car, nous savons tous, qu’il ne viendrait jamais à l’esprit d’un banquier quelconque en Europe ou en Amérique, de traiter de la sorte, comme on nous traite ici en  Afrique, le plus petit client, même si son compte bancaire était rarement créditeur.</p>
<p>C’est là, l’illustration la plus parfaite, que la culture de la bancarisation qui devrait être vivement encouragée pour éviter que l’argent ne soit pas thésaurisé, soit son retrait de la circulation monétaire et de l’économie, ne semble pas tellement préoccupée nos banquiers et les autorités de l’Etat. A l’évidence, tout le contraire de la marche vers le progrès.</p>
<p>Par ailleurs, il faut noter la réglementation bancaire qui est très complexe et ignorée par quasiment la totalité des clients, et de surcroit, elle change aussi au gré des banquiers, sans que la grande masse des « clients insignifiants », en soit,  au préalable ou même après coup, informée.</p>
<p>Voilà pourquoi, il est à se demander réellement, est-ce que, nous sommes véritablement dans un Etat de droit souverain? Si oui, comment expliquer alors l’attitude de l’Etat face à l’abus de pouvoir et les nombreuses violations des règles par les banquiers ? Violations qui pèsent et impactent négativement sur les usagers dépourvus de défenseurs. Est-ce de l’insouciance, de l’incompétence, de l’irresponsabilité, ou bien tout à la fois?</p>
<p>Il est manifeste que de telles pratiques ne cadrent pas avec un Etat de droit, ce que nos autorités nous clament cependant sous tous les toits.</p>
<p>Au total, ne serait ce que par égard aux usagers, qui ne savent plus où donner de la tête, notre Administration, par de là l’Assemblée Nationale, devrait veiller au grain pour que le droit des citoyens soit sauvegardé. L’anarchie qui règne dans les rouages de l’Etat, on peut même dire sans risque de se tromper dans le pays tout entier, est grosse de danger. Et, si nous ne prenons garde, elle risque de nous conduire vers des situations désastreuses et regrettables.</p>
<p>Voici ci-dessous, le communiqué de la BCEAO qui réaffirme et reprécise les 19 services bancaires gratuits depuis le 1er octobre 2014, mais que jusque-là, les banques n’ont pas daigné les appliquer. Mais malgré tout, elles ne courent aucun risque et aucune sanction ne les frappe jusqu’à présent.</p>
<p>« Dans le cadre des actions visant à renforcer l’inclusion financière des populations, l’accélération de la bancarisation et le financement bancaire des Etats membres de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), des concertations ont été engagées entre la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et la profession bancaire, représentée par la Fédération des Associations Professionnelles des Banques et Etablissements Financiers (FAPBEF) de l’UEMOA.</p>
<p>L’objectif visé est de parvenir à une réduction et à une rationalisation graduelle des conditions de banque appliquées à la clientèle, dans le strict respect du principe de libéralisation desdites conditions en vigueur dans l’Union.</p>
<p>Ainsi, au titre de la première phase de ce processus, il est porté à la connaissance du public que les services bancaires énumérés, ci-après, seront offerts à titre gratuit par l’ensemble des établissements de crédit exerçant leurs activités dans les pays membres de l’UEMOA, à compter du 1er octobre 2014.<br />
La seconde phase concernera les services à facturer modérément et qui feront l’objet d’une communication en temps opportun.<br />
Le Gouverneur</p>
<p>LISTE DES SERVICES BANCAIRES A OFFRIR A TITRE GRATUIT PAR LES ETABLISSEMENTS DE CREDIT DE L’UMOA<br />
1- <u>Ouverture, fonctionnement et suivi de compte<br />
</u>&#8211; Ouverture de compte ; &#8211; Délivrance de livret d’épargne ; &#8211; Tenue de compte sur livret d’épargne ;<br />
&#8211; Transmission de relevé de compte (une fois par mois) ; &#8211; Relevé récapitulatif des frais annuels ;<br />
&#8211; Dépôt d’espèces dans la banque du client quel que soit le guichet (hors acquittement de frais de timbre fiscal) ; &#8211; Retrait d’espèces dans la banque du client quel que soit le guichet, à l’exception des opérations par chèques de guichet ; &#8211; Domiciliation de salaire ; &#8211; Changement d’éléments constitutifs du dossier du client, notamment d’identification ; &#8211; Mise en place d’une autorisation de prélèvement (ordre de prélèvement à partir du compte) ou de virement permanent (création du dossier) ;<br />
&#8211; Clôture de compte.<br />
<u>2- Moyens et opérations de paiement </u>&#8211; Retrait auprès d’un guichet automatique (GAB/DAB) de la banque du client ; &#8211; Paiement par carte bancaire au sein de l’UMOA ; &#8211; Consultation de solde et édition du relevé de solde au GAB/DAB dans la banque du client ; &#8211; Virement de compte à compte dans la même banque ; &#8211; Encaissement de chèques tirés sur une banque de l’Union ;<br />
&#8211; Encaissement de virements nationaux, communautaires et internationaux.<br />
<u>3- Banque à distance</u> &#8211; Avis de débit et de crédit par voie électronique ; &#8211; Consultation et édition du solde et de l’historique du compte à travers le GAB/DAB de la banque du client. »</p>
<p>Ceci est net et clair, mais les banques sénégalaises ont considéré ce document comme un torchon, qu’elles ont bien jeté à la poubelle. Les autorités et toutes les institutions de la République, en un mot l’Etat, n’a même pas daigné réagir au titre de l’autorité et se faire entendre en tant que telles. Comme dirait l’autre, l’Etat est ici, un simple colosse aux pieds d’argile. Ainsi, les banques, sures de leur puissance et garanties de leur impunité presque absolue, continuent de racketter leurs clients sans coup férir.  C’est une honte et un manque total de souveraineté de l’Etat du Sénégal qui se se manifeste à travers ce comportement ! Et, s’agissant de  la BCEAO, elle n’a plus sa raison d’être, dans la mesure où ses décisions sont considérées comme nulles par les banques.</p>
<p>En principe, la CREI devrait bien, dans l’ordre normal des choses, faire un tour chez les banques sénégalaises, parce qu’effectivement, elles s’enrichissent illicitement par le truchement de frais indus perçus de ses clients, contre leur gré et par ignorance, mais aussi, à des taux d’intérêt prohibitifs sur les prêts accordés à des conditions draconiennes avec la complicité de la BCEAO qui observe sans prendre pas ses responsabilités face aux banques qui violent ses instructions.</p>
<p>Au regard de ce qui prévaut dans nos banques, il y a nécessité de créer une structure charger d’inspecter les banques. Apparemment, aucun contrôle de vérification de leur fonctionnement régulier par rapport aux règles et lois n’est exercé sur elles. Elles fonctionnent dans une nébulosité totale, encaissent énormément d’argent, qu’elles transfèrent, sans contrôle aussi à leurs maisons mères au détriment de l’économie nationale. Elles couvrent aussi certainement, le blanchiment d’argent, l’argent sale de drogue, les opérations frauduleuses de sortes. Ce qui a rendu certainement possible le cas ci-après : « Selon nos informations, la Sûreté urbaine (Su) a déféré devant le Procureur le nommé Niave Dia, né le 23 février 1978 à Dakar, pour association de malfaiteurs, escroquerie, faux et usage de faux en écritures privées de banque, blanchiment de capitaux portant sur un montant de 689.181 dollars Us et terrorisme. » Même quand la faute de la banque est évidente comme dans le cas présent, cette dernière n’est pas sanctionnée du tout.</p>
<p>Mandiaye Gaye</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>Que deviendrait le Sénégal si Wade était réélu?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Mar 2015 10:02:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[mandiaye gaye]]></category>
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					<description><![CDATA[« Le sage a honte de ses défauts, mais n’a pas honte de s’en corriger » Cette question, chaque Sénégalais conscient, responsable et de bonne foi devrait se la poser&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« Le sage a honte de ses défauts, mais n’a pas honte de s’en corriger » </p>
<p>Cette question, chaque Sénégalais conscient, responsable et de bonne foi devrait se la poser aujourd’hui.  Il faut dire assurément, que les 65% des électeurs qui ont voté contre Me Wade en 2012, avaient vu très juste. Objectivement ou par intuition, ils avaient perçu ce qui allait nous arriver au cas où Me Wade resterait au pouvoir.  Ils ont, mine de rien, véritablement sauvé notre pays d’une éventuelle catastrophe monstrueuse. Imaginez un seul instant, ce que serait devenu aujourd’hui notre cher Sénégal si ce Me Wade là, auteur  de ces propos regrettables et inacceptables de la part de son ancien président, demeurait encore à sa tête ?<span id="more-11881"></span></p>
<p> Et pourtant, ceux qui le dédouanent d’avoir prononcé ses propos injurieux, rétrogrades, féodaux et j’en passe,  en ne prétextant naïvement que de son âge avancé et sa sénilité, avaient cependant en connaissance de cause bien voté malgré tout pour qu’il  demeure toujours  le chef de l’Etat. Or, il est bien entendu, que ne pas condamner ces propos irresponsables de Me Wade, pour quelque raison que ce soit, n’est rien d’autre que de l’hypocrisie ou un parti manifestement aveuglé.</p>
<p>Comment en l’an 2015, un prétendu défenseur des droits humains, panafricaniste considérant l’esclavage comme un crime contre l’humanité, républicain et démocrate soi-disant, peut-il  émettre, s’il est tant soit peu lucide, de tels propos si scandaleux à l’endroit de son concitoyen ? D e surcroit, il fut le président de la république pendant 12 ans, avec un tel état d’esprit. En vérité, tous ces attributs qu’il se donne sonnent faux chez-lui. Voilà pourquoi, nous devons à présent nous convaincre, que nous avions plutôt à la tête de notre république, un monarque tout fait, mais sans trône, et qui n’osait pas se proclamer ouvertement, faute de courage, et au risque d’être désavoué, comme ce fut le 23 juin 2011. </p>
<p>Par sa faute, il a mis son fils dans le pétrin, mais, au lieu de s’en prendre à lui-même, il persiste encore dans l’erreur, à vouloir par ses manœuvres, mettre le pays à feu et le rendre ingouvernable tant que son fils n’est pas libéré. Quelle triste fin ! Et pourtant, même certains de ses plus proches militants ont désapprouvé ses malheureux propos, mais malgré tout, il reste sourd à cela et fonce tête baissée. Alors que justement, la sagesse lui recommandait d’écouter les autres, s’amender et présenter ses excuses à tout le peuple sénégalais. Mais le comble, c’est que malgré son comportement indigne à l’endroit de la République, parce qu’incivique, il bénéficie cependant, d’un émolument pharamineux de presque 10 millions de francs par mois, en dehors d’autres avantages annexes, de la part du contribuable sénégalais. Alors qu’il ne rend aucun service à son pays qui le mériterait. Au contraire, depuis sa perte du pouvoir, il fait tout pour déstabiliser son pays, à cause et pour le plaisir de son fils, celui-là qui compte plus que tous les Sénégalais réunis. C’est inacceptable !<br />
A cet effet, le président Macky Sall, en revalorisant de manière injustifiable le salaire de Me Wade, il lui a donné, on ne sait pour quelle raison, les armes nécessaires sur un plateau d’argent, non pas pour vivre décemment pour le reste de ses jours, mais pour semer  aisément des troubles dans son pays. Ceci, est une faute grave impardonnable du président Macky Sall, que sans doute beaucoup de Sénégalais lui reprochent et ne lui pardonneront jamais. Et les faits le prouvent déjà.</p>
<p>L’état d’esprit du moment de Me Wade est la résultante d’une part de la  perte inattendue du Pouvoir et d’autre part, le fait que son fils soit retenu en prison depuis deux ans, sans qu’il soit capable de le libérer. Ceci a créé chez lui, un traumatisme « crânien » qui lui fait perdre totalement la raison.  Ainsi il proclame à tout vent une puissance imaginaire, mais par pure fanfaronnerie qui en réalité, est une impuissance cruelle et réelle, qu’il feint de ne pas accepter. Ainsi, Me Wade peut bien être caractérisé comme dans le cadre suit : « Comme toutes les fortes passions de l’homme, l’ambition nous entretient dans un singulier état d’indifférence à l’égard d’autrui qui ressemble chez les plus vils à une sorte de candeur, comparable à la sinistre image, dans la corruption de l’âge mûr, des illusions d’enfance. » (Bernanos, Imposture. 1927, p.387) [Georges Bernanos], </p>
<p>Au demeurant, si toutefois, nous admettons tout de même que nous sommes en république, nous devons logiquement écarter ces considérations et affections sentimentales, relevant de liens de parenté ou d’amitié ou que-sais-je, qui ne doivent pas avoir cours en république,  et de traiter les questions entre citoyens sur des bases républicaines, d’égalité des citoyens devant la loi, d’égale dignité et d’égal respect pour tous. Il est temps quand même, que certains Sénégalais arrêtent de nous tympaniser avec des propos tels que : « c’est un père ou un grand-père, etc. », au point de vouloir dire que Me Wade peut être autorisé à cause de son âge, à s’adresser  à d’autres Sénégalais, avec  qui il n’a aucun lien biologique, en des termes inacceptables qui dépassent la limite de la décence. En fait, tout le monde devrait savoir que, l’honneur, le respect  et les égards se méritent  pour toute personne, mais ils ne peuvent s’arracher par la force ou des menaces, fut-il d’un ancien président. Il est clair et bien établi qu’en dehors de lien biologique, personne ne peut obliger quelqu’un  d’autre à se considérer comme son père ou grand-père,  si celui-ci ne le veut pas de son propre gré. </p>
<p>Dans la réalité d’ailleurs, les parents grabataires ou atteints de sénilité sont retenus à la maison, interdits de paroles et de contact avec l’extérieur, pour ne pas dire maintenus en asile. Ceci, pour éviter justement des sorties malheureuses comme celle de Me Wade actuellement.</p>
<p>Alors, que ces inconditionnels de Wade, qui sont prompts à justifier même l’injustifiable dés qu’il s’agit de leur champion en dénégation et provocateur  professionnel soient cohérents et respectent les lois de la République. Ceux qui prennent prétexte de son âge avancé, pour l’excuser , soi-disant qu’il fait de lui un grabataire ou sénile, oublient-ils, que la législation du travail prévoit, comme du reste la société, un âge pour aller à la retraite, c&rsquo;est-à-dire, être  déchargé totalement de ses tâches régulières et habituelles, pour constat d’inaptitude et d’invalidité physique et mentale.</p>
<p> Certes, le « masla » est recommandé dans les cas de règlements de certains conflits mineurs entre des personnes,  en vue de trouver une solution à l’amiable. Pour autant, il n’est pas du tout permis, dans le règlement d’un conflit très grave,  relevant surtout de l’atteinte à la dignité  de la personne, de faire usage du « masla » et de l’amalgame, en ne situant pas clairement, comme dans le cas de celui provoqué par Me Wade, les responsabilités et torts de part et d’autre.</p>
<p>Me Wade, dans le cas d’espèce, donne par-là  l’illustration parfaite que l’âge avancé d’une personne n’est pas forcément synonyme de sagesse. Car, si tel était réellement le cas, il aurait dû se comporter autrement dans les circonstances actuelles. Mais hélas ! Alors, étant donné que seuls les faits réels constituent un élément objectif de preuve, de mesure et d’appréciation des actes, par  conséquent, malgré  son âge très avancé, on peut affirmer que Me Wade est loin d’être un Homme sage. Ceci dit, Me Wade a gravement fauté et il l’a sciemment par calcul mesquin. Par conséquent, son comportement provocateur doit être condamné par tous les citoyens épris de justice et de paix sociale, parce que l’homme est très dangereux pour son pays. A cet effet, il devrait être sanctionné et déchu de certains privilèges et avantages qu’il ne mérite plus.<br />
«L ‘homme de bien situe la justice au-dessus de tout. Un homme de bien qui a la bravoure mais qui ignore la justice sera un rebelle. L’homme médiocre qui a la bravoure mais qui ignore la justice sera un brigand. «<br />
De Confucius</p>
<p>Mandiaye Gaye</p>
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		<title>Du respect des lois de la République et de leurs applications au Sénégal</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Dec 2014 08:46:16 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Du respect des lois de la République et de leurs applications au Sénégal]]></category>
		<category><![CDATA[mandiaye gaye]]></category>
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					<description><![CDATA[L’impunité qui perdure, fait renaitre dans la République des réflexes féodaux de « propriétaires terriens » déchus. Des habitués de spéculations foncières et récidivistes invétérés narguent leurs concitoyens, en s’érigeant comme les&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’impunité qui perdure, fait renaitre dans la République des réflexes féodaux de « propriétaires terriens » déchus. Des habitués de spéculations foncières et récidivistes invétérés narguent leurs concitoyens<span id="more-11814"></span>, en s’érigeant comme les maîtres absolus de certains terroirs, sans être inquiétés le moins du monde par les autorités compétentes. Cela est rendu possible, parce que simplement, ils bénéficient d’impunité jusque-là, et que la loi ne leur a pas été appliquée dans toute sa rigueur. Il est temps pour l’Etat, de mettre définitivement un terme à de tels agissements, pour que force reste toujours à la loi. Si toutefois, notre pays n’est pas celui où la justice est à deux vitesses, et où les citoyens sont en deux catégories, dont l’une est intouchable.</p>
<p>De nos jours encore, il y a des concitoyens qui sont si marqués par un esprit féodal,  qu’ils se considèrent toujours, comme étant dans un pays conquis par leurs aïeuls. Ils se remémorent ainsi très souvent d’un passé révolu, qu’ils brandissent à la moindre occasion devant leurs compatriotes. Ils ont même parfois l’outrecuidance, de juger leurs concitoyens, comme de vulgaires étrangers dans leur supposé terroir et domaine privé. Tout simplement, parce que ces citoyens à part entière ne seraient pas natifs de ce dit terroir. Un tel comportement est inadmissible et viole de manière irréfutable la constitution de la République du Sénégal, selon les articles suivants : en effet l’article 5, stipule que: <strong>« Tout acte de discrimination raciale, ethnique ou religieuse, de même que toute propagande régionaliste pouvant porter atteinte à la sécurité de l’Etat ou à l’intégrité du territoire de la République sont punis par la loi » </strong>; l’article 7 dernier alinéa dit bien :  <strong>«il n’y a au Sénégal ni sujet, ni privilège de lieu de naissance, de personne ou de famille » </strong>et l’article 14 premier alinéa affirme avec force que : <strong>«Tous les citoyens de la République ont le droit de se déplacer et de s’établir librement aussi bien sur toute l’étendue du territoire national qu’à l’étranger ».</strong></p>
<p>Ceci pour dire quoi ?  Que l’autorité de l’Etat doit prévaloir  en permanence partout et sans faille, afin de veiller scrupuleusement au respect et à l’application des lois prévues à cet effet par la Constitution de la République. Et en cas de besoin, punir sévèrement et de façon exemplaire, tous les contrevenants à ces dispositions juridiques et réglementaires, sans aucune faiblesse coupable, ni discrimination pour privilège, comme le dicte la constitution de la République. Sinon, dans quelle République sommes-nous alors?</p>
<p>Des cas de tels comportements se manifestent  par endroits à travers le pays.  Très souvent, cela provient de citoyens qui n’ont aucun sens de la République, ou qui ignorent alors les règles de droit en matière domaniale, ou bien, ils se moquent alors totalement des lois de la République et s’érigent tout court,  en hors-la-loi. Ils se proclament ainsi, comme des propriétaires  de droit inné sur les terres de certains terroirs, sans  aucun titre légal  de propriété, pouvant l’attester sur la base de la loi relative au domaine national. Loi, qui est la seule en vigueur et qui  régit jusqu’à nouvel ordre, la gestion de toutes les terres non immatriculées jusqu’à son avènement. Généralement, ce sont les mêmes gens qui sont à la base des spéculations foncières, des ventes de terres illégales à multiples clients, etc. Ce qui est évidemment une source indéniable de beaucoup de litiges fonciers dans le pays.</p>
<p>Voici d’ailleurs une explication qui fait autorité, venant de notre ami Alla Kane, spécialiste notoire dans ce domaine, en tant qu’Inspecteur des Impôts et des Domaines en retraite. Voici ce qu’il dit :</p>
<p><strong>« En 1960, à l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale, au plan juridique, les terres se répartissaient en deux groupes distincts :</strong></p>
<p><strong>Celui des terres immatriculées et celui des terres non immatriculées.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Les terres immatriculées comprenaient celles immatriculées au nom des particuliers (personnes physiques et personnes morales) et celles immatriculées au nom de l’Etat. Il faut rappeler que l’immatriculation garantit la propriété définitive et inattaquable au bénéfice de la personne dont le droit a été constaté.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Les terres non immatriculées étaient composées de terres comprises dans les dépendances domaniales administrées par l’Etat et celles dépendant du régime foncier coutumier. »</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>« Ce n’est qu’en 1964 qu’intervient le premier acte posé par le nouvel Etat du Sénégal indépendant relatif à une réforme foncière. Il s’agit de la loi n° 64-46 du 17 juin 1964 relative au domaine national.</strong></p>
<p><strong>L’essence de la loi sur le domaine national se retrouve dans ses trois premiers articles….</strong></p>
<p><strong>En les examinant très attentivement on s’en aperçoit sans difficulté. Ces articles stipulent :</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Article premier</strong><strong> : « Constituent de plein droit le domaine national toutes les terres non classées dans le domaine public, non immatriculées ou dont la propriété n’a pas été transcrite à la Conservation des hypothèques à la date d’entrée en vigueur de la présente loi ; ne font pas non plus partie de plein droit du domaine national les terres qui, à cette même date, font l’objet d’une procédure d’immatriculation au nom d’une personne autre que l’Etat ».</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Article 2 </strong><strong>: « L’Etat détient les terres du domaine national en vue d’assurer leur utilisation et leur mise en valeur rationnelle, conformément aux plans de développement et aux programmes d’aménagement ».</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Article 3 : </strong><strong>« Les terres du domaine national ne peuvent être immatriculées qu’au nom de l’Etat.. »</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Bref, avec l’évolution démographique, l’urbanisation et la modernisation de l’habitat, les villages sont appelés  à se transformer ou métamorphoser en des villes modernes. Ce qui nécessite évidemment des aménagements importants sur le plan infrastructurel et environnemental. Il y a aussi les préalables imposés par le statut ou le caractère de ville, pour répondre aux normes et besoins des populations urbaines. Voilà pourquoi, l’obligation de l’Etat de transformer progressivement nos villages en villes, en les  dotant d’infrastructures nécessaires, adéquates et modernes est une nécessité  absolue qui s’impose à lui. Comme par exemple des rues bitumées, des écoles de formation pour toutes les catégories sociales, des centres hospitaliers et sportifs, etc. ; et naturellement, de réseaux d’assainissement des eaux usées domestiques ainsi que la création d’un environnement sain, pour un cadre de vie agréable destiné aux populations. Ce qui donne des conditions nécessaires favorables pour une bonne santé publique.</p>
<p>Mais malheureusement, il existe quelques fois au sein de ces populations des gens, mal intentionnés et d’un égoïsme borné à l’extrême, qui se targuent d’un soi-disant titre coutumier ou grade, mais qui en vérité, n’agissent que pour leurs intérêts personnels tout à fait infondés au regard de la loi et aux antipodes de l’intérêt général. Ils s’opposent ainsi pour des raisons qui leur sont propres radicalement, au modernisme, en usant de la violence gratuite avec l’aide de leurs nervis sous leur ordre. Ils procèdent ainsi à la destruction gratuite des biens publics comme privés sur leur passage. Tout cela, impunément, à cause du laxisme de l’autorité de l’Etat, car le tout se déroulant au vu et au su de l’autorité locale et sous les yeux de l’Etat central. Cette absence de prompte et rigoureuse réaction pour condamner sévèrement ces voies de fait, faire respecter le droit et la loi pour la paix sociale et l’intérêt général, est une démission grave de l’Etat et ses démembrements. Ce genre de comportements est inadmissible dans une République qui se respecte et, où les autorités compétentes sont à la hauteur de leurs tâches et l’exécutent correctement. Les conséquences de tels faits, à n’en pas douter, sont désastreuses au plan social comme au niveau de la cohésion de l’unité nationale. C’est cela qui fait dire à l’adage : <strong>« mieux vaut prévenir que guérir » !</strong></p>
<p>Ces cas isolés sont, en général, le fait d’hurluberlus, nostalgiques d’un passé à jamais révolu, qui ne peut plus prospérer de toutes les façons dans une république définitivement consacrée. Même en admettant, que la loi sur le domaine national ne soit pas juste, comme eux auraient souhaité qu’elle soit, et que certainement, elle a dû léser quelque peu certains. Mais, ils devraient plutôt, revendiquer une réforme du foncier national sur des bases justes et plus équitables, comme celle qui semble être en cours. En effet, une réforme globale et fondamentale sur l’étendue du territoire national qui respecterait les droits de chaque citoyen sénégalais où qu’il puisse se trouver est bien nécessaire, pour corriger les injustices et autres torts occasionnés par la loi sur le domaine national. Et non, d’user d’actes de banditisme et de violence inutile qui portent atteinte physiquement et matériellement à des concitoyens, qui ont cependant bien acquis légalement leur titre de propriété.</p>
<p>A l’aube de ce 3<sup>e</sup> millénaire, où toutes les populations aspirent à un mieux être et vers la transformation de leurs villages et bidonvilles en villes modernes, l’objectif ou le rêve le plus indiqué, devrait vraiment être  ce pari de taille, et non de se focaliser sur des batailles rangées entre concitoyens et de surcroit, avec des armes à feu ou blanches, des incendies volontaires et la destruction de biens mobiliers et immobiliers d’autrui. Des gestes inconscients, que certains d’entre eux n’hésiteront pas à regretter dès le lendemain, après l’accalmie et la réconciliation.</p>
<p>Mais, ne devrions-nous pas, en tant que génération, avoir une vision et des perspectives plus lointaines, voire l’obligation et le devoir impérieux de laisser une œuvre en héritage, aux générations futures ? Telles que : des villes modernes, dotées d’infrastructures de la 3<sup>e</sup> génération. Ne devons-nous pas transformer notre habitat maintenant, avec un environnement sain, où les fosses septiques seront définitivement bannies, afin de créer un cadre de vie agréable, où les conditions optimales d’une meilleure santé publique seront au rendez-vous ? C’est cela l’enjeu de taille, qui vaut de se battre corps et âmes pour être valablement présent au rendez-vous du donner et du recevoir du 3<sup>e</sup> millénaire, et non ailleurs à notre sens.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mandiaye Gaye</p>
<p>Gaye_mandiaye@hotmail.com</p>
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		<title>Le Sénégal, victime du leadership politique depuis son indépendance</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Oct 2014 12:20:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Other]]></category>
		<category><![CDATA[leadership politique Sénégal]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Sénégal, est effectivement  depuis son indépendance en mal d’un dirigeant modèle, constant, intègre, digne de ce nom avec les aptitudes requises pour le diriger avec autorité, rigueur, dans la droiture et en toute impartialité. Il a été jusque-là, toujours trahi par ses dirigeants, et ces derniers une fois arrivés et  confortablement installés au pouvoir, tournent le dos à ses intérêts supérieurs. Quel dommage pour ce peuple si tolérant et compréhensif à l’endroit des ses dirigeants pourtant peu méritants.<span id="more-11719"></span></p>
<p>En quoi objectivement cela importe-t-il le peuple sénégalais, que Me Wade et Macky Sall se réconcilient, ou que la famille libérale se retrouve, par rapport aux nombreuses difficultés existentielles et autres préoccupations majeures actuelles des populations sénégalaises ?  Si cela s’avérait vrai et  arrivait à se concrétiser, il serait naturellement conclu à coup sûr, sur le dos des intérêts des Sénégalais et à leur détriment. Voilà encore un sujet de diversion livré aux Sénégalais pour  en débattre inutilement, mais et surtout,  pour préparer un complot ourdi en haut lieu, qui risque de nous détourner des problèmes essentiels, urgents et prioritaires de l’heure. Il est par ailleurs malheureux et dommage que les médias, vecteurs puissants et actifs, vont tomber encore dans ce piège, en servant de support et amplificateur de ce non évènement indécent, par rapport à l’essentiel aujourd’hui. Mais de grâce, surtout pas de retrouvailles libérales et marchandages politiciens de Macky Sall et Abdoulaye Wade sur le dos du peuple sénégalais ! Nous devons tous en prendre acte consciemment, pour ne pas nous laisser embarquer dans leurs combines politiques de retrouvailles entre libéraux. En tout cas, c’est ce parfum nauséabond qui semble se dégager ces temps-ci dans l’air sénégalais.</p>
<p>Si cette information est vraie, elle signifierait et confirmerait parfaitement, tout le mal que Me Wade et le PDS déversent sur  le président Macky Sall. Ils doutent alors, qu’il soit  capable de conduire le pays à bon port, comme il l’avait promis aux Sénégalais dans sa campagne, sans l’ombre de Me Wade. Ce serait assurément  une grande déception pour  les 65% des électeurs, qui avaient porté leur choix et espoir sur sa personne, aux dépens de Wade. Dans ce cas-là, ce ne serait rien de moins qu’une trahison pure et simple de Macky Sall, aux yeux de  tous ces électeurs, par le détournement de leurs voies à d’autres fins. Au demeurant, l’histoire retiendra effectivement, que Macky Sall est venu au Pouvoir par accident, car il n’était ni préparé ni prêt donc, inapte alors à assumer les hautes fonctions et charges d’un chef d’Etat, qui a l’ambition de porter son pays vers des avancées significatives dans le concert des nations, à partir de son génie propre avec l’aide puissante et nécessaire du peuple des patriotes de son pays.</p>
<p>Nous nous souvenons encore de tout le désastre  créé et les graves tensions  traversées, que Me Wade et son Parti ont occasionnés dans ce pays au cours de ses 12 ans de magistère. Toutes ces graves dérives comme la journée du 23 juin 2011, qui porte la marque Me Wade, pouvaient bien nous conduire à la catastrophe, n’eut été la maturité de notre peuple. Ou bien, les nombreux cas d’enrichissement illicite et de gaspillage de nos ressources qu’il a délibérément organisés et favorisés.  Ce qui a, sans nul doute, fait partie des facteurs qui ont motivé la majorité du peuple sénégalais à le chasser proprement et de façon nette et limpide du Pouvoir le 25 mars 2012. Ainsi, si tant est que la gestion de Me Wade était irréprochable, mais pourquoi il a été décelé des malversations, des fraudes, de la dilapidation des ressources de la Nation, de la fabrication tous azimuts de riches artificiels dans son entourage, de la corruption de haut vol avec ses mallettes d’argent aux diplomates et autres et que, son fils fit la pluie et le beau temps avec nos deniers tout le temps de son magistère, etc. ? Mais pourquoi alors, avez-vous déclenché monsieur le président Macky Sall,  l’opération de la traque des biens mal acquis  et de l’enrichissement illicite, qui a été bien saluée par les Sénégalais aux mains propres? Et nous sommes tentés de dire, pourquoi tout cela pour rien du tout ? Ou c’est pour nous livrer pieds et points liés à Me Wade ?</p>
<p>Alors, si cela se confirmait, avec en plus cette rumeur insensée, qui annonce que le président Macky Sall compte rebaptiser l’aéroport Blaise Diagne par Abdoulaye Wade, ce serait une véritable tragi-comédie que Macky Sall nous aura jouée. Ce sont des faits historiques certes, mais totalement négatifs pour le compte de monsieur Macky Sall. Mais ce sont aussi deux erreurs monumentales à ne pas commettre, parce qu’elles risquent de vous être fatales pour l’avenir.</p>
<p>Il y a manifestement des faits et comportements que le simple bon sens ne peut admettre même pour un simple individu, à plus forte raison pour un dirigeant de pays. Comment monsieur Macky Sall, qui fut l’objet pendant longtemps de traitements et de brimades les plus dégradants de la part de Me Wade pour les beaux yeux de son fils, peut-il oser  encore lui faire totalement confiance aujourd’hui, au point de penser alors, que ce dernier ne lui veut que du bien ? Une telle naïveté dépasse l’entendement. En outre, pour quelle raison réellement, Macky Sall veut-il se rapprocher de Me Wade ? S’agit-il d’un recours à lui, pour lui permettre de résoudre les problèmes du Sénégal, comme ce dernier le laisse croire pompeusement à tout le monde ? Alors que c’est à cause de son échec à la tête du pays par sa gestion calamiteuse des ressources de la nation, qu’il a été remercié et remplacé par  lui-même.</p>
<p>Le président Macky Sall doit se résoudre et se convaincre une bonne fois pour toutes, que la solution des véritables problèmes du Sénégal est bien ailleurs, et non dans sa réconciliation avec Me Wade ou la retrouvaille d’une quelconque famille libérale. Et Macky Sall, en faisant dans les circonstances  actuelles appel à Abdoulaye Wade, ce vieux  cheval de retour, il se trompe lourdement et fait fausse route dans sa démarche. Ceci  montre simplement  le peu de confiance et d’assurance que Macky Sall a en sa personne, et à tout le moins, il donne la preuve éclatante de son échec personnel d’abord, et ensuite de celui  de la coalition BBY, qui garde jusque-là un silence inquiétant et voire complice, sur une telle éventualité grave et défaitiste.  Ainsi, c’est comme si  le président Macky Sall oublie quand même, que seul le peuple souverain détient le Pouvoir et le donne à qui il veut. De préférence, à celui qui se met à son service pour résoudre ses besoins essentiels. Alors comme vous dites si bien, attelez-vous donc à réduire les inégalités sociales !</p>
<p>Mais comme on le dit si justement, tout finira par se savoir un jour, surtout quand il s’agit encore de  la vérité. Ainsi, depuis  l’avènement de la 2<sup>e</sup> alternance, effectivement le président Macky Sall tergiverse sur la mise en œuvre de ces engagements de candidat, son programme, des conclusions des Assises nationales, la réforme des institutions, etc., à savoir rompre avec les pratiques de Wade qui étaient tant décriées par les populations.</p>
<p>En effet, il était entendu par beaucoup de Sénégalais, qu’il devait  s’atteler immédiatement sur ce qu’il avait à faire dès sa prise de fonction. Mais depuis lors, il y a 30 mois, le président tâtonne, hésite, abandonne de bonnes mesures, otage des lobbies de toutes sortes, etc., au lieu d’aller résolument à l’essentiel comme convenu. En fait, faire ce qu’il fallait et comme il avait  été prévu lors de sa campagne électorale, c&rsquo;est-à-dire de rompre immédiatement et définitivement avec toutes ces pratiques de gestion personnalisée du Pouvoir, qui  nous ont conduits à la situation présente inconvenable que nous vivons actuellement.</p>
<p>Il est dommage et même malheureux  de constater encore, que c’est un dirigeant doté de courage nécessaire et d’objectivité suffisante et indispensable qui nous manque terriblement. Oui, celui-là, qui est désintéressé par la richesse matérielle et les honneurs flagorneurs et autres mondanités, qui est au service exclusif de son peuple, pour l’aider à atteindre les objectifs prioritaires qui servent et satisfassent les besoins essentiels des citoyens. C’est un tel dirigeant digne de ce nom qui nous manque encore à l’appel, pour prendre à bras le corps, les décisions idoines, opportunes, courageuses et incontournables arrivées à maturité. Oui, celui-là, qui s’engage sans peur et sans reproche dans la voie unique de redressement du pays avec tous les risques que cela comporte, mais aussi, sans avoir les yeux rivés sur un éventuel second mandat.</p>
<p>A notre avis, c’est justement là où le bât blesse encore. En général, les peuples sont solidaires  avec de tels leaders, c&rsquo;est-à-dire des dirigeants intègres et patriotes.  Ils les adorent et leur apportent tout leur soutien nécessaire avec affection, font corps avec eux et répondent toujours présents à leur appel, donc une solide assurance et disponibilité. Tout le contraire avec l’autre genre de dirigeants. Ceux-là qui arrivent au Pouvoir uniquement pour s’enrichir avec les siens ; entretiennent  des lobbies maraboutiques et une classe politique qui ne pense qu’à s’enrichir et se mettre à l’abri du besoin pour leurs lendemains. Ce genre de dirigeants au Pouvoir, s’y  cramponne, gère un Etat essentiellement bureaucratique avec un train de vie dispendieux et  des dépenses inconsidérées rien que pour le prestige. Malheureusement, c’est encore cette catégorie de dirigeants qui gère encore une bonne partie des Etats africains.</p>
<p>Enfin, le PM actuel ne semble pas avoir ses marques car, contrairement à ses prédécesseurs, il ne s’identifie à et en rien, c’est quasiment la somnolence de son arrivée. Ou alors, est-il simplement venu pour réconcilier Macky Sall et Abdoulaye Wade ? On pourrait bien le penser si l’on tient compte de son activisme pour cette question.</p>
<p><strong>Mandiaye Gaye</strong></p>
<p><strong>PS : Le célèbre journaliste d’enquête Pierre Péan, cite dans son dernier livre intitulé </strong><strong>« Une France sous influence ». Me Wade parmi sept Chefs d’Etat dans des combines et Pots-de-vin qui ont jalonné leur magistère. Alors, Macky Sall ne doit pas commettre cette erreur en fermant les yeux sur ce que le monde entier sait, pour agir simplement à sa guise. Monsieur le président Macky, un homme averti en vaut deux ! Me Wadé est  une marchandise avariée et impropre à la consommation, malgré ce que ses affidés en disent.</strong></p>
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		<title>Senegal: Le machin des « porteurs de pancartes », un cheval de Troie pour  arnaque</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Aug 2014 09:20:05 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[independance senegal]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Il nous semble utile et nécessaire de faire un petit rappel historique relatif aux porteurs de pancartes, pour la bonne compréhension des jeunes générations et d’autres qui ignorent.<span id="more-11610"></span></p>
<p>Voici quelle était la situation concrète à cette époque ! Et à ce propos je cite Alla Kane et Sadio Camara dans leur article intitulé « A propos du 26 Aout 1958 » : <strong>« Jusqu’au 26 août 1958, et même après, le PAI était la seule organisation politique à côté de celles de la jeunesse, de syndicats, de femmes, à se battre pour l’indépendance nationale. Un peu plus d’un an après la naissance du PAI, le Parti du Regroupement Africain, Section du Sénégal (PRA-Sénégal) naissait sous la direction de Abdoulaye Ly, mouvement issu de l’éclatement de l’UPS de Senghor – Dia le 20 septembre 1958, marquant ainsi la fidélité de ses membres aux décisions du congrès de Cotonou. En outre, il faut noter le Mouvement Populaire Sénégalais, Section Sénégalaise du Rassemblement Démocratique Africain (MPS/RDA) sous la direction de Doudou GUEYE et de Gabriel d’Arboussier qui, sous la foulée du référendum gaulliste, avait opté pour l’indépendance nationale. » Et ils poursuivent en apportant ces précisions de taille : « Au Sénégal, Senghor leader du PFA et Mamadou Dia Président du Conseil de gouvernement de la Loi-cadre s’éclipsèrent prétextant de vacances : l’un en Normandie, l’autre en Suisse pour des soins médicaux. Ils laissèrent sur place, selon l’expression du camarade Madické Wade, « libre cours aux hommes et aux choses ».<br />
Ce fut dans le cadre du « Comité de défense des libertés démocratiques » où le PAI se retrouva ave la plus grande centrale syndicale de l’époque, l’UGTAN et les organisations de jeunesse (le RJDA) et le Conseil de la jeunesse du Sénégal (CJS), estudiantine (UGEAO) et des femmes que l’accueil au Général de Gaulle fut conçu, organisé et dirigé à la place Protêt le 26 août 1958. Le leader incontesté fut Majmout DIOP, 1er secrétaire du PAI.<br />
Madické WADE, ancien responsable du PAI, acteur et témoin encore vivant parmi nous, rapporte dans son livre cité plus haut, le passage de De Gaulle en ce jour du 26 août 1958 en ces termes :<br />
« Lors de ce passage de de Gaulle, le PAI s’affirma d’une façon encore plus concrète et plus déterminée. Non seulement il mobilisa tous ses membres pour venir à Dakar et à manifester à de Gaulle notre besoin d’indépendance, mais en plus, il dirigea toutes les manifestations le long du parcours du cortège officiel et organisa les porteurs de pancartes jusque sur la place Protêt où de Gaulle devait tenir son discours ».<br />
« Les cadres du PAI, Khalil SALL, LY Tidiane Baïdy, Malick KAMARA… en tête avaient entraîné toutes les masses et avaient inculqué aux populations sénégalaises la seule notion qui pouvait leur donner l’espoir en faisant recouvrer la dignité que le colon leur avait arrachée, l’indépendance nationale » (p. 28, paragraphes 2, 3 et 4).<br />
Voilà qui est clair ! « Les porteurs de pancartes » à la Mbaye Jacques DIOP, même s’ils étaient à la place Protêt, ils ne pouvaient pas jouer un rôle significatif.<br />
Et le camarade Madiké Wade de s’indigner à juste titre, de voir aujourd’hui.<br />
« D’autres organisateurs des rencontres de ce glorieux jour du 26 août, des figures qui ce jour la défendaient encore l’UPS (Union Progressiste Sénégalaise) qui ne voulut plus de l’indépendance malgré les décisions du PRA, leur parti, s’approprient de cette héroïque journée et crièrent à tort et à travers qu’ils étaient « les porteurs de pancartes » de la place Protêt sans même vouloir citer le PAI, cela me donne des nausées et me trouble : les usurpateurs ont la voie belle dans des régimes où les tenants dissimulent leur passé honteux » (page 28, avant dernier paragraphe). » </strong>Vous aurez remarqué que l’ombre de Me Wade n’est apparue nulle part dans cette période et sur le théâtre de la lutte pour l’indépendance nationale.</p>
<p>Et Mbaye Jacques Diop, dans  son obstination forcenée, tente frénétiquement de falsifier les faits à tout prix sur un point précis, plus exactement, celui relatif à l’histoire de la lutte pour l’indépendance de notre pays en particulier, et de l’Afrique en général.</p>
<p>Paradoxalement, à partir  de sa posture de témoin –contesté par certains- de l’arrivée du Général De gaule le 26 Aout 1958 à la place Protêt, actuelle Place de l’Indépendance, il décide  de se faire passer pour  l’un des véritables porteurs de pancartes, en osant s’arroger outrageusement, le rôle historique d’en être même « le principal organisateur ». Et ce, malgré cependant, que tous les témoignages des véritables porteurs de  pancartes, des organisateurs- acteurs et les investigations sérieuses d’historiens incontestables s’accordent tous à infirmer ses allégations fallacieuses. Parmi ceux-là, nous pouvons citer feu Madické  Wade, Abdou Kane, Amath Dansokho Malick Camara comme acteurs et témoins vivants d’une part et d’autre part les Professeurs d’histoire de notoriété incontestable Cheikh Faty Faye, Ibrahima Thioub, actuel Recteur de l’UCAD et leur collègue, le Pr Oumar Sankharé.</p>
<p>A cet effet, M. J. Diop se fait une fixation paranoïaque sur cet évènement du 26 Aout 1958, en se démenant comme un beau diable depuis quelques années, pour en faire une question d’amour propre finalement. Il lui consacre quasiment d’ailleurs, toute son énergie, à partir de l’alternance 2000 et en faveur de celle-ci, à vouloir l’ancrer par forcing dans l’esprit des Sénégalais non avertis. Pour y arriver, tel un baroud d’honneur, il décide de faire feu de tout bois pour faire admettre son association bidon de « porteurs de pancartes », comme une réalité historique, tout en dissimilant son rôle d’usurpateur et de falsificateur. Dans cette entreprise d’arnaque, M.J. Diop cherche à s’attacher le concours de certaines personnalités crédibles, mais qui n’ont en réalité, eu aucun rapport ni de près ni de loin avec cet évènement en question. Egalement avec d’autres gens, certes témoins ou même acteurs, mais qui, pour des raisons sentimentales, de scrupule ou par compassion pour le mettre à l’aise, ont accepté  son invitation sans arrière-pensée ou se douter de ce qui pouvait bien se cachait dans ce Cheval de Troie.</p>
<p>Rappelons qu’entre temps, avec la perte du pouvoir du P S, M. J. Diop était politiquement en perte de vitesse. Et après son départ du PS, il a fait un bref passage à l’AFP avant de créer son propre parti, le Parti pour le Progrès et la Citoyenneté (PPC). Ensuite, il transhume au PDS, et mieux, il dissoudra d’ailleurs une bonne fois pour toutes, son parti dans les eaux du PDS,  sans doute pour donner gage à son acte d’allégeance à Me Wade ou une assurance sans réserve. En contre partie et certainement en guise de salaire, il obtient de ce dernier un poste de sinécure juteux, un véritable gâteau en l’occurrence la CRAES. Une institution qui lui a offert effectivement d’énormes possibilités financières pour son avenir. Et assurément, la Craes a dû beaucoup lui servir, pour asseoir les bases son association de « porteurs de pancartes », sur tous les plans. Placé à la présidence de la Craes durant toute la période, il avait le bénéfice de disposer  à sa guise comme toutes ces institutions de la République, au-delà du budget, de fonds politiques aussi, dont la justification de leur utilisation n’était nullement exigée obligatoirement sous forme de reddition des comptes et d’audit postérieur.</p>
<p>Il faut noter au passage, que la plupart des témoins qu’il cite et qui pourraient attester de sa présence et participation  à cet évènement, qui, bien qu’historique, n’est pas pour autant une fin en soi, ne sont même plus de ce monde. Il a institué alors avec son association, la commémoration de l’anniversaire du 26 Aout, des « porteurs de pancartes ».</p>
<p>M. J. Diop, président autoproclamé des « porteurs de pancartes », a choisi ce prétexte fallacieux, autour duquel il veut édifier, au-delà d’un fait symbolique historique, que la jeunesse patriotique et progressiste sénégalaise avait saisi pour manifester au général De gaule toute sa volonté d’aller à l’indépendance, toute une histoire à lui fabriquée de toutes pièces. Mais pourquoi autant de démesure pour cet évènement? Et pourtant, la Guinée a organisé une réception similaire et même plus intense et réussie le 25 Aout 1958, au cours de laquelle, c’est Sékou Touré en personne face à De gaule, qui lui a exprimé de vive voix sa ferme décision de voter NON, pour l’indépendance de la Guinée. Et, c’est ce qui fut ainsi fait le 28 Septembre 1958. En Guinée, cette date, tout autant historique qu’elle soit comme celle du 26 Aout 1958 au Sénégal, n’a jamais été célébrée. Alors on peut bien se demandait à juste raison, pourquoi M. Diop accorde t-il tant d’importance à cet évènement ? Evènement qui ne fut point une révolution, même s’il fut un acte fort courageux et louable, il n’a pas été concrétisé par un vote favorable au NON, comme en Guinée. Il ne serait pas faut au demeurant, de dire que  c’est à cause de la trahison du parti de M. Diop, l’UPS, dont les dirigeants avaient fui Dakar, avant de retourner leur veste pour appeler à voter honteusement pour le OUI à De gaule.</p>
<p>Alors c’est celui-là qui nous tympanise chaque année avec cet évènement, certes significatif et important en son temps, mais qui a beaucoup dépéri à cause de l’exploitation que lui, il en fait. Il est même devenu ridicule et banalisé à force de vouloir lui attribuer une importance outre mesure, par une célébration folklorique chaque année avec des thèmes variés, des parrains choisis opportunément et des nominés déclarés pompeusement, « compagnons des porteurs de pancartes ». Alors que la plupart d’entre eux ne le furent pas du tout, et d’autres moins encore, parce qu’ils n’étaient pas de la même génération et ne se connaissaient pas non plus, pour être des compagnons en quoi que ce soit.</p>
<p>Mais il faut le reconnaitre, la presse, tant publique que privée, lui a beaucoup facilité la tâche dans cette entreprise, par le fait d’être quasiment à son service exclusif, sans nullement chercher à lui poser les questions pertinentes ou gênantes au préalables, à savoir comment en est-il arrivé là ? La presse a pris presque pour de l’argent comptant, tout ce que M. Diop leur a raconté. Et jusque-là, elle n’a pas organisé à notre connaissance, un débat contradictoire ou simplement donner aussi la parole à ceux qui contestent ses allégations. C’est, il faut le dire tout net, une démarche biaisée et unijambiste de notre presse, qui ne milite pas objectivement en faveur de la manifestation de la vérité. Autrement dit, servir une information plurielle et équitable. En tout cas, jusqu’à plus amplement informé, aucun contradicteur de M.J.Diop n’ a été invité par l’un quelconque de nos médias, pour exposer enfin, la version des vrais porteurs de pancartes.</p>
<p>La particularité de la commémoration de cette année 2014, porte sur le choix d’un nominé très spécial. Bien que nous n’ayons rien, contre certains choix de nominés, mais celui d’Ousmane Camara quand même, nous semble être une provocation de mauvais goût. Car, si l’on en croit la direction du P A I, c’est ce dernier, ancien militant du parti, que Senghor aurait utilisé pour décapiter le parti, dans ses nouvelles fonctions de Directeur général de la Sureté nationale. Monsieur Camara, quoi qu’il en soit, ne fut pas lui aussi de la partie des porteurs de pancartes, car selon des sources sures, il se trouvait en Chine à l’époque.</p>
<p>Au demeurant, il y au Sénégal, certains concitoyens, qui sont habités par la convoitise démesurée de promotion et de notoriété publique qu’ils cherchent à tout prix. Attitude que la décence et la morale réprouvent formellement en société et vivement déplorable. Comme du reste  par ailleurs, il en existe d’autres, qui eux, sont atteints de cette friandise immodérée de l’honneur, même immérité ou complaisant. Cet état de fait, constitue malheureusement pour M.J.Diop, un terrain fertile pour assouvir ses ambitions inavouées.  Mais fort heureusement, il en existe aussi d’autres, qui refusent ou plutôt rejettent catégoriquement, ce genre d’offres d’honneur, synonyme de corruption et traquenard. Nous en voulons pour preuve,  l’exemple du président Amadou Makhtar Mbow, qui a décliné l’offre poliment, bien qu’étant un acteur confirmé pourtant. Ce qui est tout le contraire de cette armée complaisante de nominés sans grade  ni mérite. Et ces derniers le savent parfaitement, en âme et conscience.</p>
<p>Mais logiquement, cela ne devrait surprendre personne, car depuis la survenue de l’alternance en2000 chez nous, notre pays a malheureusement inauguré cet acte contrenature, d’honorer les contrevaleurs et d’offrir des privilèges aux partisans de moindre effort et sans éthique, au détriment des patriotes qui bossent honnêtement pour l’intérêt général. Autrement dit, nous sommes dans un monde à l’envers. Et c’est cela, qui permet malencontreusement à des personnages comme M.J.Diop, de plastronner en ce moment dans le pays.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mandiaye Gaye</p>
<p>&nbsp;</p>
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