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	<title>Ibrahima Sene &#8211; IPODE &#8211; Think Tank Panafricain</title>
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	<description>Think Tank progressiste, indépendant et panafricain</description>
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		<title>Le Sénégal face aux défis de l&#8217;intégration sous régionale: faut il s&#8217;inspirer du Venezuela ?</title>
		<link>https://thinktank-ipode.org/2016/07/19/le-senegal-face-aux-defis-de-lintegration-sous-regionale-faut-il-sinspirer-du-venezuela/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Jul 2016 18:42:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie & Finances]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[défis de l'intégration sous régionale]]></category>
		<category><![CDATA[Ibrahima Sene]]></category>
		<category><![CDATA[senegal et venezuela integration sous regionale]]></category>
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					<description><![CDATA[Les pièges des dérives de l’Étatisation de nos Économies. Le Sénégal est un pays membre de « l&#8217;Union Économique et Monétaire Ouest Africaine » (UEMOA), groupant huit pays anciennement colonisés par la&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les pièges des dérives de l’Étatisation de nos Économies.</p>
<p>Le Sénégal est un pays membre de « l&rsquo;Union Économique et Monétaire Ouest Africaine » (UEMOA), groupant huit pays anciennement colonisés par la France qui continuent de leur être liée par des Accords de coopération économique, financière et militaire des leur accession à l&rsquo;Indépendance nationale en 1960. Le Sénégal est la deuxième Économie après la Cote d&rsquo;Ivoire dans ce regroupement sous régional. Ensuite, depuis 1975, le Senegal, est, avec 15 autres États dont les Huit membres de l&rsquo;UEMOA, partie intégrante d&rsquo;un regroupement sous régional plus vaste avec 300 millions de consommateurs, que constitue la « Communauté Économique des États de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest » (CEDEAO) dont il est la quatrième Économie derrière le Nigeria, la Cote d&rsquo;Ivoire et le Ghana.</p>
<p><span id="more-12421"></span></p>
<p>Les accords économique, monétaire et militaire qui lient le Senegal a la France, au sein de l »UEMOA, sont devenus des obstacles majeurs non seulement au développement économique et social du Senegal pour sortir de la dépendance et la pauvreté, mais le sont aussi pour son intégration réelle dans la CEDEAO, dont il est la principale entrée stratégique de côté de l&rsquo;Atlantique, étant donnée sa position géostratégique dans le Golfe de Guinée.<br />
En effet, avec ces Accords, le Senegal est obligé de déposer dans un Compte d&rsquo;Opération au sein du Trésor Public de la France a Paris, 50% de ses Avoirs extérieurs, au même titre que les sept autres membres de l&rsquo;UEMOA, pour servir de garantie à la convertibilité de leur monnaie commune le Franc CFA qui est arrimé à l&rsquo;Euro par une parité fixe.<br />
De cette manière, le Senegal dispose d&rsquo;une monnaie stable et forte par rapport au dollar et au Yen, qui érode sa compétitivité internationale, et le soumet aux contraintes économiques et financières de la France et de l&rsquo;Union Européenne.<br />
Cette situation aurait dû permettre au Senegal d&rsquo;exporter principalement en France et dans l&rsquo;Union Européenne puisqu&rsquo;il n. Pas de  » risque de change » , ni de limitation tarifaire du fait de sa situation de PMA qui lui fait bénéficier des avantages liés à l » Accord tout sauf les armes », qui ouvrent le marché de l&rsquo;UE a tous des pays, sans contraintes tarifaires ni quantitatives.<br />
Mais dans les faits, le Senegal exporte plus dans la CEDEAO et vers l&rsquo;Asie, que vers la France et le l&rsquo;UE, et paradoxalement, importe plus de la France et de l&rsquo;UE.<br />
Cette insertion économique paradoxale du Senegal dans le monde, ou, il exporte la ou il a des contraintes de compétitivité prix (CEDEAO et Asie), et importe plus d&rsquo;où c&rsquo;est plus cher ( de France et de l&rsquo;UE) est le résultat de deux tarés historiques qu&rsquo;il traîne jusqu&rsquo;ici, que sont les accords économiques et monétaires qui le lient à la France, et la prépondérance des entreprises Françaises et Européennes, dans le secteur moderne de l&rsquo;Economie du pays.<br />
Ces Entreprises qui sont le plus souvent des filiales ou succursales d&rsquo;Entreprises mères situées en France et dans l&rsquo;UE, importent directement de leurs maisons mères, et vendent prioritairement dans le marché national Senegal et sous sous régional (UEMOA et CEDEAO).<br />
C&rsquo;est donc tout le contraire de ce que l&rsquo;intérêt national du Senegal attend des entreprises installées au pays, qui devraient exporter vers l&rsquo;Europe en cherchant à y gagner des parts croissantes de marche, et importer plus de la CEDEAO et d&rsquo;Asie grâce à son pouvoir d&rsquo;achat élevé que lui confère son arrimage a l&rsquo;Euro.<br />
D&rsquo; ou l&rsquo;impérieuse nécessité pour le Senegal de r émettre en cause, à la fois ses accords économiques et monétaires avec la France, et la place prépondérante des Entreprises Françaises et Européennes dans notre Économie.<br />
D&rsquo;ailleurs, à cause des retards pris dans cette voie de recouvrement de notre souveraineté économique, que l&rsquo;éligibilité du Senegal aux opportunités d&rsquo;exportation offertes par les USA dans le cadre de  » l&rsquo; African Growth, Opportunity Act » ( AGOA) n&rsquo;a eu aucun impact sur les exportations du Senegal, puisque les secteurs concernés sont sous le contrôle d&rsquo;entreprises Françaises qui préfèrent exporter ailleurs qu&rsquo;aux USA.<br />
Cette dépendance du Senegal qui bloque ses perspectives et opportunités de développent et qui entrave le processus de son intégration dans la CEDEAO, va s&rsquo;accentuer avec le nouvel accord de Partenariat que l&rsquo;UE veut faire adopter aux pays Africains, donne  » Accors de Partenariat Économique  » ( APE) qui va complètement ouvrir a 75% notre marche sous régional de la CEDEAO de trois cent millions de consommateurs aux produits Européens sans aune contrainte tarifaire ni de contingentements.<br />
Face à ces perspectives, la CEDEAO devrait relever ces défis au succès de son intégration, par une politique tarifaire commune qui est adoptée, mais qui tarde a être ratifiée. Par 9 pays 15 membres, et l&rsquo;avènement de sa monnaie commune en 2020, pour permettre aux pays de l&rsquo;UEMOA, comme le Senegal, de sortir leurs 50% d&rsquo;avoirs extérieurs du Compte d&rsquo; Opération du Trésor public de la France, et sortir de l&rsquo;Euro.<br />
C&rsquo;est dans ce cadre, que le Senegal a découvert d&rsquo;importants gisements de pétrole et de gaz, qui pourraient servir à renforcer le processus d&rsquo;intégration sous régionale dans le cadre de la CEDEAO, en utilisant une partie de ces ressources à cette fin, que l&rsquo;on a attendu en vain du Nigeria, qui aurait pu suivre l&rsquo;exemple de politique Bolivarienne d&rsquo;intégration en Amérique Latine.<br />
Mais le secteur pétrolier Nigérian a produit de puissants bureaucrates qui se sont enrichis par la corruption et les détournements, au détriment du développement économique et social de leur peuple, et de l&rsquo;intégration sous régionale, qui est la seule perspectives pour sortir solidairement les peuples d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, de la dépendance et de la pauvreté.<br />
Les Nigérians ont été incapables de bâtir un puissant secteur public autour de l&rsquo;énergie, pour contribuer à réaliser les aspirations des peuples d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest au développement et à la souveraineté sur leur destin, que le potentiel économique, et de ressources humaines dont dispose leur pays les prédisposent.<br />
Les dérives « d&rsquo;Etatisation » du secteur pétrolier leur a été fatales au point de créer une situation d&rsquo;instabilité et d&rsquo;insécurité, qu&rsquo;exploitent sur aujourd&rsquo;hui, les grands groupes pétroliers et leurs alliés politiques au Nigeria pour tenter sa partition au Nord, par le djihadisme avec Boko Haram, comme instrument.<br />
Un Nigeria déstabilise et démantelé signifierait rejeter aux calendes grecques, le rêve de plus de 50 ans, d&rsquo;intégration sous régionale dans le cadre de la CEDEAO.<br />
Dans ce cadre, le Senegal, avec l&rsquo;expérience Bolivarienne d&rsquo;intégration pourrait il prendre le relais du Nigeria?<br />
C&rsquo;est à cet égard, qu&rsquo;il s&rsquo;est avéré nécessaire de prendre en compte les développements récents dans l&rsquo;édification d&rsquo;un secteur public puissant dans une perspective de liberation économique et sociale des peuples.<br />
Le Brésil, sous la direction du Parti des Travailleurs, et l&rsquo;Argentine, sous la direction du Parti des Khrusner, viennent de donner au monde, l&rsquo;illustration la plus récente de cette tragédie, qui brise les rêves des partisans de la  » transformation sociale » de nos économies pour le développement, à travers l&rsquo;édification d&rsquo;un puissant secteur public dans les domaines stratégiques de leur Économie nationale.<br />
En effet, n&rsquo;ayant pas tiré suffisamment de leçons de la chute du Parti Communiste de l&rsquo;Union soviétique, qui a brisé, non seulement cet État, mais aussi tout le camp socialiste d&rsquo;Europe de l&rsquo;Est, la gauche de transformation sociale au Brésil et en Argentine, a reproduit les pratiques de nationalisation des secteurs stratégiques de leurs économies, pour mettre fin à leur exploitation par les Multinationales et leurs alliés locaux, et s&rsquo;y appuyer pour transformer leur société.<br />
Mais elle a appris à ses dépends, que la Nationalisation d&rsquo;un secteur stratégique de l&rsquo;Economie n&rsquo;est pas une mesure exclusivement socialiste, ni une fin en soi, mais seulement une  » phase de transition » qui peut retourner au Capital privé, le secteur ainsi nationalisé.<br />
C&rsquo;est ainsi que les libéraux et les sociaux démocrates en usent pour sauver un secteur stratégique d&rsquo;une faillite certaine, pour le préparer à une nouvelle privatisation au bénéfice du grand capital.<br />
De même, dans le cadre du Socialisme, la Nationalisation d&rsquo;un secteur prépare la voie à « sa socialisation  » au profit des travailleurs et autres acteurs sociaux regroupés en  » association  » de producteurs et de consommateurs dans la perspective de la construction d&rsquo;une Société Communiste.<br />
Malheureusement, avec Staline, la Nationalisation a été considérée comme une fin en soi, et n&rsquo;a produit, au fil des ans, qu&rsquo;une bureaucratie d&rsquo;Etat, coupée des travailleurs et des populations, qui, de guerre lassés par des discours qui jurent d&rsquo;avec leurs réalités quotidiennes, ont fin par servir de terreau a la contre révolution qui a redistribué les secteurs clefs de l&rsquo;Economie a ceux qui se sont enrichis par la corruption et les détournements, dans la gestion des secteurs nationalisés.<br />
Le Parti des Travailleurs du Brésil, vient d&rsquo;en faire les frais, devant un peuple désabusé par la prédation de ses ressources dans le secteur nationalise a l&rsquo;image de Petrobas.<br />
De même en Argentine, c&rsquo;est au nom de la lutte contre la corruption et les détournements dans le secteur nationalise, que le Khusnerisme a perdu démocratiquement le pouvoir à travers l&rsquo;expression libre et transparente du suffrage du peuple Argentin.<br />
Ces deux piliers de l&rsquo;intégration économique des peuples d&rsquo;Amérique, viennent ainsi remettre en cause cet acquis historique de la Révolution Bolivarienne du Venezuela qui balisait la voie aux peuple d&rsquo;Afrique en quête de leur souveraineté par l&rsquo;intégration sous régionale et régionale.<br />
Dans ces deux pays, comme en URSS, les travailleurs et le peuple se sont totalement désolidarisés de ceux en qui, ils avaient fondé leur espoir de recouvrer leur souveraineté sur leur destin.<br />
C&rsquo;est le même scénario qui se dessine avec le Venezuela, si le pouvoir bolívarien ne se réconcilie pas rapidement avec les travailleurs des secteurs nationalisés, en ouvrant des perspectives réelles de leur socialisation, seule en mesure de briser la Bureaucratie d&rsquo;Etat qui prospère et qui se coupent d&rsquo;eux.<br />
De même, pour faire face efficacement au sabotage économique qu&rsquo;entreprend le secteur privé par des rétentions de stocks et/ou de facteurs de production et / ou de détournement de marchandises, il ne suffit pas de recourir à des sanctions judiciaires et/ ou à des interventions de forces de l&rsquo;ordre.<br />
Il s&rsquo;avère nécessaire de se rappeler Lénine qui était confronte à ce genre de sabotage au lendemain de la Révolution d&rsquo;Octobre.<br />
A la place de les nationaliser comme Trotsky et autres l&rsquo;exigeaient, Lénine avait pris un Décret pour instaurer le  » contrôle ouvrier sur la production et le commerce des marchandises » en y impliquant les syndicats.<br />
C&rsquo;est de cette manière qu&rsquo;il a fait éviter au pouvoir nouveau né des Soviets, de tomber par la contre révolution, qui a dû recourir à la lutte armée, après l&rsquo;échec de leur arme économique sous forme de sabotage,<br />
Le pouvoir bolívarien a intérêt d&rsquo;impliquer de cette manière les syndicats dans les entreprises privées , les grandes surfaces commerciales et dans les banques privées et les assurances, pour mettre en échec le recours au sabotage économique comme arme contre révolutionnaire pour l&rsquo;abattre.<br />
L&rsquo;exemple des travailleurs, dûment saluer par le Président Maduro, d&rsquo;une grande entreprise privée de production des papiers hygiéniques, qui ont pris en charge le destin de celle ci pour mettre en échec, au projet du Propriétaire de sa liquidation dans le cadre du sabotage économique organise par le patronat appuyé par les USA, ouvre la voie à la prise d&rsquo;un tel degré Décret.<br />
En Afrique, c&rsquo;est aussi a cette dérive de l&rsquo;Etatisation que nous assistons en Angola et au Congo Brazaville, ou les secteurs nationalisés ont produit cette même caste de Bureaucrates, prête, le cas échéant à tout restituer au grand capital, en contrepartie de leur recyclage dans les affaires sous son coaching.<br />
La Nationalisation comme une fin en soi, est dont le fossoyeur des aspirations de transformation sociale de nos peuples, avec à leur tête les travailleurs de ces secteurs  » étatisés ».<br />
Au Sénégal, des entreprises publiques telles que la Senelec, la SAR, la Sonatel, La Poste, l&rsquo;ex Suneor, et la Sodefitex, sont matures pour » leur socialisation  » en créant dans chacun de ces secteurs, un puissant  » Cartel » regroupant l&rsquo;Etat, les Travailleurs et les autres partenaires nationaux, pour briser le syndrome de l&rsquo; auto production et de la reproduction de cette puissante Bureaucratie d&rsquo;Etat que l&rsquo;on peine à enrayer par des procédures exclusivement judiciaires.<br />
Un grand  » Cartel » dans le secteur de l&rsquo;énergie regroupant, électricité, Gaz et pétrole, ( Senelec, SAR, Aser), entre l&rsquo;Etat, les travailleurs, les transporteurs d&rsquo;hydrocarbures, et les distributeurs nationaux dans ces sous secteurs, permettrait une meilleure appropriation de nos nouveaux gisements au bénéfice de notre peuple.<br />
De même un puissant « Cartel » dans les télécom permettrait à la Sonatel, associée aux petites et moyennes entreprises de ce secteur, de mieux s&rsquo;affermir dans notre sous région, au plus grand bénéfice de notre peuple.<br />
C&rsquo;est autour de la Défense de ce « secteur public socialise  » qu&rsquo;il faut mener la lutte contre la ratification des APE, pour la ratification générale du TEC pour les 9 pays restants, et l&rsquo;avènement de la monnaie commune de la CEDEAO en 2020, pour mettre fin à la Zone Franc.<br />
Autrement, le régime de BBY actuel n&rsquo;échappera pas au syndrome des secteurs nationalisés qui, partout ailleurs dans le monde, sont les porteurs des fossoyeurs de ces genres de régime cherchant à assumer la souveraineté économique de leurs peuples.<br />
Le secteur public dans les domaines stratégiques de nos États devraient donc être transformé par la  » Socialisation », de  » tendon d&rsquo;Achille » de nos Révolutions nationales, en « moteur » pour la réalisation de leur aspiration à l&rsquo;indépendance et a l&rsquo;intégration sous régionale et nationale, pour assumer leur destin parmi les Nations du monde.<br />
Mais pour parer aux réactions éventuelles du privé par un sabotage économique organise pour torpiller ce projet de reprise de nos souveraineté économique et politique, et barrer la route a la confiscation de ce nouveau pouvoir par une nouvelle caste de bureaucrates, il est nécessaire de l&rsquo;accompagner par l&rsquo;institution d&rsquo;un  » contrôle ouvrier / salarié » dans les entreprises, commerce de Grandes surfaces, Banques et Assurances, et le  » contrôle citoyen » sur les institutions locales et nationales.<br />
Il n&rsquo;y a pas de fatalité a faire du secteur public le monstre qui dévore ses enfants, et ruine l&rsquo;espoir des peuples a sortir de la misère, de l&rsquo;exploitation, de la spoliation, et de la dépendance.<br />
Ibrahima Sene PIT/Sénégal/CDS.</p>
<p>Fait à Caracas, le 13 juillet 2016</p>
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		<title>Quelques enseignements sur la crise au Burkina</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Nov 2014 09:42:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Affaires Etrangéres]]></category>
		<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Ibrahima Sene]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 30 Octobre 2014, le peuple du Burkina, à l’appel des forces vives de la Nation, s’est opposé dans la rue, à la tentative du Président Compaoré, de perpétuer un&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2013/02/aa_ibahima_sene.jpg?ssl=1"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" data-attachment-id="761" data-permalink="https://thinktank-ipode.org/2014/11/03/quelques-enseignements-sur-la-crise-au-burkina/aa_ibahima_sene/" data-orig-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2013/02/aa_ibahima_sene.jpg?fit=284%2C177&amp;ssl=1" data-orig-size="284,177" data-comments-opened="1" data-image-meta="{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;}" data-image-title="aa_ibahima_sene" data-image-description="" data-image-caption="" data-large-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2013/02/aa_ibahima_sene.jpg?fit=284%2C177&amp;ssl=1" class="alignleft size-full wp-image-761" src="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2013/02/aa_ibahima_sene.jpg?resize=284%2C177&#038;ssl=1" alt="aa_ibahima_sene" width="284" height="177" srcset="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2013/02/aa_ibahima_sene.jpg?w=284&amp;ssl=1 284w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2013/02/aa_ibahima_sene.jpg?resize=36%2C22&amp;ssl=1 36w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2013/02/aa_ibahima_sene.jpg?resize=90%2C56&amp;ssl=1 90w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2013/02/aa_ibahima_sene.jpg?resize=150%2C93&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2013/02/aa_ibahima_sene.jpg?resize=32%2C19&amp;ssl=1 32w" sizes="(max-width: 284px) 100vw, 284px" /></a>Le 30 Octobre 2014, le peuple du Burkina, à l’appel des forces vives de la Nation, s’est opposé dans la rue, à la tentative du Président Compaoré, de perpétuer un « coup d’Etat constitutionnel », en usant de sa majorité parlementaire pour modifier la Constitution, en vue de se donner les moyens légaux de se maintenir au pouvoir.<span id="more-11744"></span><br />
Ce 30 Octobre donc, le peuple de « Ouaga » a prit d’assaut sa « Bastille », l’Assemblée nationale, pour empêcher cette forfaiture.<br />
Ce faisant, il s’est opposé de façon révolutionnaire, à l’image du peuple Sénégalais le 23 Juin 2010, pour exprimer son refus de reconnaître, à leurs Chefs d’Etat élus, le «Droit à l’imposture ».<br />
Ainsi, cette volonté de faire respecter leur souveraineté clairement exprimée par nos deux peuples, a eu comme précédents récents, le « printemps arabe » en Tunisie et en Egypte, à la suite du peuple de la République de Guinée, le 28 Septembre 2009, contre la confiscation du pouvoir par les militaires, suite au décès du Président Lansana Konté.<br />
Cependant, ces actes révolutionnaires qui devaient déboucher sur l’instauration d’une République Démocratique et Citoyenne, n’ont abouti jusque là qu’en Tunisie, après 4 ans d’une âpre lutte contre les « Islamistes », avec la large victoire des forces progressistes aux Législatives du 26 Octobre 2014, qui les font accéder au pouvoir.<br />
Les forces progressistes de Tunisie n’ont pu réaliser cet exploit historique que grâce à leur conquête d’un système électoral indépendant du pouvoir exécutif, démocratique, libre , et transparent, d’une Constitution qui dote ce pays d’un régime parlementaire, laïc, et d’une représentation paritaire entre les hommes et les femmes dans le Parlement, qui restitue au peuple toute sa souveraineté sur ses institutions publiques, et le propulse au premier rang des Républiques démocratiques du XXI éme siècle.<br />
Au Burkina aujourd’hui, ce qui se joue, n’est rien d’autre que le devenir de la République démocratique et citoyenne, à l’instar de ce qui s’est passé en Tunisie, et au regard de ce que les actes révolutionnaires posés par les peuples de Guinée, d’Egypte et du Sénégal, ont accouché dans ces pays.<br />
Il est donc vérifié, qu’en Afrique aussi, la Révolution, qui n’est rien d’autre, que la transformation d’un « ordre ancien » pour édifier un « nouveau plus progressiste », ne débute réellement, que quand les forces révolutionnaires, c’est-à-dire ceux attachés à « l’ordre nouveau », accèdent au pouvoir.<br />
Ce trajectoire, de la Révolution républicaine et démocratique, est historiquement illustré, à bien des égards, par celui de la Révolution Française de 1789, après la prise de la Bastille, contre la Monarchie. Il a fallu aux Républicains, de continuer sans relâche la lutte jusqu’en 1795, donc six (6) ans, avec l’accès au pouvoir des « Montagnards » et Robespierre à leur tête, pour venir à bout de la Monarchie, et construire les fondements de la République.<br />
En Tunisie, il a fallu, quatre (4) ans de lutte sans merci, aux forces progressistes pour y arriver ,après la chute du Président Ben Ali, tandis qu’en Egypte, l’acte révolutionnaire posé par le peuple en chassant le Président Moubarack, a été d’abord confisqué, comme cela fut d’abord le cas en Tunisie, par les « Islamistes », avant de baliser la voie au retour à une « Dictature militaire », sous couvert de la défense de la laïcité de l’Etat, en s’asseyant sur les libertés démocratiques aux quelles aspire ce peuple, et pour les quelles il a aussi chassé, par la rue, le Président islamiste, Morsi.<br />
Dans la République de Guinée, l’on a assisté à l’édification d’un « pouvoir autocratique », qui s’assied sur les libertés démocratiques au nom de la défense desquelles, le peuple a accordé son suffrage au Président Condé.<br />
Au Sénégal, la seconde alternance, née des Assises nationales de Mai 2008 et de l’acte révolutionnaire du peuple le 23 Juin 2010, tarde à accoucher cette République démocratique et citoyenne au nom de laquelle le peuple Sénégalais l’a réalisée le 25 Mars 2012, en chassant du pouvoir, par son suffrage, le régime de «Despotisme éclairé » du Président Wade, pour porter le Président Macky Sall au pouvoir.<br />
Ce qui se passe donc aujourd’hui au Burkina, c’est donc du déjà vu. Il s’y joue, sous la menace d’une « Dictature militaire », une lutte entre les forces progressistes acquises à « l’ordre nouveau », et celles attachées à «l’ordre ancien », pour le contrôle du pouvoir laissé vacant par le Président Compaoré, chassé par le peuple.<br />
Et ce sont les mêmes enjeux politiques qui se jouent encore au Sénégal, avec sa « grossesse » d’une République démocratique et citoyenne qu’il a du mal à faire naître.<br />
La question est donc de savoir, si le Burkina va suivre l’exemple de la Tunisie, ou s’il va emprunter le chemin tortueux de l’Egypte, du Sénégal, voir de la République de Guinée ?<br />
Surtout, les forces progressistes du Burkina devraient éviter le piège de « l’électoralisme », qui pousse, partout où le peuple a renversé, par la rue, un pouvoir démocratiquement élu, à une « courte phase de transition » pour aller à de nouvelles élections, sous prétexte de la nécessité d’un retour à « l’ordre constitutionnel ».<br />
Elles devraient, au contraire, se battre pour imposer une période de transition qui permet de changer le système électoral hérité du régime de Compaoré, pour créer, comme en Tunisie, les conditions d’expression libre, démocratique et non censitaire du suffrage du peuple.<br />
Le système électoral en vigueur, que ces forces progressistes ont longtemps dénoncé, ne devrait pas être le creuset à de nouvelles élections, au risque de faire capter la révolution par des forces réactionnaires, comme cela fut le cas en Tunisie et en Egypte, avec l’accès au pouvoir des islamistes démocratiquement élus. Leur juste revendication d’une transition menée par un civil ne devrait donc pas leur faire oublier l’existence de ce piège infernal.  Des indices de réponse à ces inquiétudes peuvent être trouvés dans la nature sociale des forces vives qui ont fait appel au peuple pour chasser, par les urnes ou par la rue, le dépositaire de « l’ordre ancien », qui a rimé avec misère et désolation des peuples, l’arbitraire des gouvernants, la dilapidation des ressources de la Nation, un sur endettement de l’Etat qui hypothèque l’avenir des jeunes, la subordination de nos Etats aux puissances étrangères, et la main mise sur les secteurs clef de nos Economies et sur nos ressources naturelles, par de grandes entreprises étrangères, le plus souvent, venant des anciennes puissances coloniales. Cet « ordre ancien », ne laisse de perspectives d’ascension sociale aux couches moyennes intellectuelles, que le contrôle du pouvoir d’Etat légué par le système colonial. D’où l’âpreté de la bataille entre couches moyennes intellectuelles, pour le contrôle du pouvoir, pour, soit, conserver sa nature autocratique de pouvoir personnel, léguée par le colonialisme, d’où le mythe de la nécessité d’un « homme fort », ou, soit, le restituer à la souveraineté du peuple, à travers sa transformation en une République démocratique citoyenne, à l’exemple de la Tunisie d&rsquo;aujourd’hui.<br />
Dans cette bataille, les partisans d’une courte transition sont le plus souvent intéressés, avec l’appui des puissances étrangères, à perpétuer « l’ordre ancien » que le peuple vient de rejeter.<br />
D’où, toutes les compromissions possibles entre des couches moyennes intellectuelles, les militaires et les intérêts des grandes puissances et de leurs entreprises dans nos pays.<br />
Ce sont les rapports de force entre ces deux catégories de couches moyennes intellectuelles qui déterminent l’issu de ce bras de fer pour le contrôle du pouvoir d’Etat.<br />
C’est donc une véritable lutte de classe qui s’est déroulée en Tunisie, et qui se déroule aujourd’hui au Burkina, au Sénégal, en Egypte, et en République de Guinée, suite à l’acte révolutionnaire posé par nos peuples, pour s’ouvrir de perspectives nouvelles à leur désir d’émancipation politique économique, sociale et culturelle.<br />
Donc, le Burkina ne devrait pas perdre de vue, que comme en Tunisie, cet acte révolutionnaire de nos peuples ne peut accoucher d’une République démocratique et citoyenne, que lorsque les forces qui vont accéder au pouvoir ont la volonté et la détermination d’en finir avec «l’ordre ancien ».<br />
C’est cet agenda qui interpelle toutes les forces progressistes parmi les forces vives de la Nation qui se sont appuyées sur le peuple pour chasser le dépositaire de « l’ordre ancien ».<br />
Comme en Tunisie, ces forces progressistes au Burkina et au Sénégal, ne devraient pas lâcher prise, même au prix de leur bien être, ou de leur sécurité, pour empêcher la restauration de « l‘ordre ancien », comme cela s’est produit en Egypte et en République de Guinée.<br />
L’on ne saurait trahir le courage et le sacrifice dont nos peuples ont fait preuve à l’appel des forces vives de la Nation, sans tomber en déchéance dans les bas fonds des poubelles de l’Histoire.<br />
De telles trahisons n’ont jamais pu empêcher la roue de l’histoire de tourner vers le progrès des peuples.<br />
Forces progressistes de tous les pays d’Afrique, Unissez vous !<br />
Ibrahima SENE PIT</p>
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		<title>Analyse de l’architecture du 3ème Gouvernement du mandat du Président Macky Sall</title>
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		<dc:creator><![CDATA[MO]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Sep 2013 08:02:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[Ibrahima Sene]]></category>
		<category><![CDATA[remaniement du gouvernement]]></category>
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					<description><![CDATA[Néanmoins, cette nouvelle équipe comporte certaines faiblesses aux quelles il faudrait veiller pour en minimiser les effets néfastes éventuels.

C’est d’abord le retour à une « Primature politique », et ensuite, celui d’un « Politique » au Ministère de l’Intérieur.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 2 Septembre 2013, après 18 mois d’exercice du pouvoir, le Président Macky Sall  a désigné un 2<sup>ème</sup> Premier Ministre, Madame Mimi Touré,  pour diriger le  troisième  Gouvernement de son Mandat.<span id="more-1137"></span></p>
<p>Dans sa composition sociale, ce nouveau Gouvernement a vu le départ de  trois (3) de ses membres issus de la Société civile du secteur privé (Abdoul Mbaye, Amadou Kane, et Youssou Ndour), et l’arrivée de cinq (5) membres de la société civile issus de la haute Administration (Amadou Ba, Mouhamadou Makhtar Cissé, Pape Abdoulaye Seck et Maïmouna Ndoye Seck), et d’organisation humanitariste ( Sidiki Kaba).</p>
<p>Dans sa composition politique, sur six (6) départs,  trois (3) sont de l’APR, un (1)  des autres composantes de BBY ( Youssou Ndour), tandis que sur les neuf (8) arrivées dans le nouveau Gouvernement,  il y a  trois (4) de l’APR, mais au niveau de la Présidence,  il y a  deux (2) arrivées de BBY (Youssou Ndour de FMCB, et Aziz Tall de Yamalé), alors qu’il n’a enregistré qu’un départ du Gouvernement.</p>
<p>Ainsi, les prétentions des autres membres de la coalition Macky  2012 n’ont pas été prises en compte, de même que ceux qui rêvaient de la « mort de BBY » à l’occasion de  ce nouveau remaniement ministériel ne devraient s’en prendre qu’à leurs  turpitudes.</p>
<p>Tous les théoriciens qui rivalisaient d’ardeur pour tenter de démontrer que le Président Macky était pris en otage par ses partenaires de BBY qui « chercheraient son échec  pour lui ravir le pouvoir », et qu’il devrait se défaire d’eux pour réunir les conditions d’un second mandat, devraient  «  être tout petit », face à la lucidité de celui-ci qui  a encore, une nouvelle, fois administré  qu’il voit dans ces partenaires de BBY, des compagnons loyaux , honnêtes et compétents, au service exclusif du peuple et de l’Etat qui est son sacerdoce exprimé dans la célèbre formule : «  la Patrie avant le Parti » !</p>
<p>Du point de vue genre, il ya trois (3) départs issus de l’APR et une  (1) arrivée, issue de la société civile de la haute Administration.</p>
<p>Du point de vue institutionnel, l’APR renforce sa position en dirigeant la Primature, mais perd son monopôle exclusif  de l’espace présidentiel avec un Directeur de Cabinet du Président de la République issu  des autres composantes de BBY.</p>
<p>Donc, du point de vue social, politique et institutionnel, le Chef de l’Etat a réussi un parfait équilibre entre les différentes composantes de la base politique et sociale de son régime, même si la parité en a pris un coup.</p>
<p>En outre,  à l’occasion de l’avènement de ce nouveau Gouvernement, il s’est produit un fait inédit dans les annales de notre République démocratique, c’est l’explication publique du sens et de la portée  des changements que le Chef de l’Etat a introduits dans la conduite des affaires de la Nation. C’est une forme de « reddition des comptes » avec laquelle, le Chef de l’Etat a  rompu avec la tradition de son « pouvoir discrétionnaire », qui l’autorise à effectuer ces changements durant son mandat sans en référer à quiconque ce soit.</p>
<p>Mais, comme il revendique des valeurs républicaines et démocratiques et la transparence dans ses décisions, le Président Macky Sall n’a pas voulu, dans ces changements, apparaître comme un Monarque qui pourrait se suffire à dire au peuple « telle est ma volonté » ! Il a donc choisi à s’expliquer au près de son peuple pour l’amener à adhérer à ces changements, et non pas seulement à  en prendre acte.</p>
<p>Du coup, il écarte toute pertinence à ceux qui voudraient y voir un « règlement de compte » avec son ex Premier Ministre,  ou une démarche politicienne en direction des élections locales de Mars 2014.</p>
<p>Il est devenu clair aux yeux de l’opinion publique, que ces changements n’ont obéi qu’à son souci de créer de meilleures conditions pour une plus grande efficacité de l’action gouvernementale dans la satisfaction des besoins des populations qui sont déclinés en termes de « Bonne gouvernance », d’amélioration du pouvoir d’achat des ménages », de « défense de l’emploi » et de « lutte contre le chômage ».</p>
<p>La nouvelle équipe gouvernementale, de par sa composition sociale, politique et professionnelle, dégage ainsi un profil qui suscite un préjugé favorable à son égard.</p>
<p>Néanmoins, cette nouvelle équipe comporte certaines faiblesses aux quelles il faudrait veiller pour en minimiser les effets néfastes éventuels.</p>
<p>C’est d’abord le retour à une « Primature politique », et ensuite, celui d’un « Politique » au Ministère de l’Intérieur.</p>
<p>En effet, notre pays, depuis la création de la Primature sous Senghor, a connu de nombreux régimes politiques dans lesquels la « Primature politique » et la « Primature technocratique » ont alterné plusieurs fois, en mettant en évidence, leurs tares respectives.</p>
<p>Pour la « Primature politique », c’est le risque de l’avènement d’une « dualité » au sommet de l’Etat entre deux fortes personnalités, et pour la « Primature technocratique », le  risque d’enlisement dans la « Bureaucratie ».</p>
<p>Avec le retour à la « Primature politique » qui vient de s’effectuer, les Républicains et Démocrates ont donc le devoir de tout faire pour aider le Premier Ministre, Mimi Touré, à éviter à notre pays de revivre une ère d’un nouveau  syndrome de « dualité du pouvoir »  qui lui serait, cette fois fatale, dans le contexte de graves difficultés que nous vivons au pays, en Afrique et dans le monde.</p>
<p>Dans cette perspective, les laudateurs et autres flagorneurs dans son entourage, et les intrigants au niveau de la Présidence, devraient être surveillés pour les démasquer à temps, afin d’éviter de créer artificiellement une atmosphère  de crise ou de crispation qui va immanquablement paralyser l’action gouvernementale,  et empêcher  son efficacité pour laquelle le Chef de l’Etat vient d’opérer des changements  dans sa conduite des affaires de la Nation.</p>
<p>Quant au retour d’un « Politique » à la tête du Ministère de l’Intérieur, c’est un véritable recul par rapport aux acquis de « neutralité politique » de cette institution en charge des Partis politiques et de l’organisation matérielle des élections.</p>
<p>Ce retour en arrière risque d’entraver, dans le court terme,  la volonté de la nouvelle équipe gouvernementale « d’accélérer les réformes et l’exécution des programmes »  mis en chantier par le Chef de l’Etat, pour satisfaire à la fois, la Demande démocratique et la Demande sociale de ses concitoyens.</p>
<p>La Demande démocratique est en rapport avec les réformes de la Constitution, du Foncier et l’Acte III de la Décentralisation, chacune pilotée par une Commission nationale et dirigée par un Président désigné par le Chef de l’Etat, tandis que la Demande sociale est en rapport avec la paix civile et la stabilité qui dépendent largement de la satisfaction de la première.</p>
<p>L’échec patent du pilotage des Concertations dans le cadre de l’adoption du projet  de l’Acte III de la Décentration, qui est  dû à l’amateurisme et à l’inexpérience de son Président,  a mis le Chef de l’Etat dans l’obligation de décider, au vu des contraintes du calendrier électoral pour les élections locales de Mars 2014, d’en différer les aspects les plus fondamentaux et de sanctionner politiquement  sa Ministre chargée du dossier, en se séparant d’elle à l’occasion de ce remaniement ministériel.</p>
<p>Le Président de la Commission qui a conçu, planifié  et exécuté le programme de ces concertations a été curieusement épargné,  alors que cet échec résulte de son choix d’une approche « technocratique » qui lui faisait croire que les propositions issues de « savantes réflexions » passeraient, dans les concertations régionales, comme « lettre à la poste ».</p>
<p>Par contre, une stratégie de pilotage de ces concertations, en coopération étroite, et non en compétition, avec les deux autres Commissions de réforme, aurait permis de les planifier de manière à ce que les conclusions consensuelles de réforme des Institutions et du Foncier, puissent baliser la voie  des concertations pour l’Acte III de la Décentralisation.</p>
<p>L’importance de la mise en œuvre des Conclusions consensuelles de ces réformes dans le cadre de la satisfaction de la Demande démocratique, aurait convaincu les plus sceptiques de la nécessité de procéder au report des élections locales à cet effet.</p>
<p>Mais, malheureusement,  le report de parties essentielles des propositions de l’Acte III de la Décentralisation, au nom du respect du calendrier électoral, va empêcher la réalisation des réformes prévues pour satisfaire la Demande démocratique, du fait que les collectivités locales qui vont être dirigées par  élus locaux avec un mandat de  cinq (5) ans, ne pourront pas être démocratiquement  réformées durant ce qui reste du mandat du Chef de l’Etat qui s’achève en 2017, alors que celui des élus locaux le sera en 2019 !</p>
<p>Une telle perspective  de report de ces réformes hors du mandat du Président Macky Sall, risque de créer un climat politique incompatible avec la satisfaction de la Demande sociale, et  de jeter le pays dans des troubles que la nouvelle équipe gouvernementale aurait pu éviter.</p>
<p>La nouvelle équipe gouvernementale ne pourra donc « accélérer les réformes »  comme elle le promet, sans remercier le Président de l’Acte III de la Décentralisation, recadrer le travail de cette Commission en rapport avec celui des deux autres Commissions, pour établir un calendrier crédible de réformes qui puisse motiver un report consensuel des élections locales.</p>
<p>Ce serait la « Patrie avant le Parti », qui, dans ce domaine, est la seule perspective pour maintenir un climat de paix civile et de stabilité nécessaire à la réussite de l’action de ce troisième gouvernement du Président Macky Sall.</p>
<p>Les Sénégalais n’ont pas chassé Wade pour, durant un mandat présidentiel,  reconduire son système institutionnel, son organisation des Collectivités locales et son régime foncier qui, tous les trois, sont au cœur de son régime massivement rejeté.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ibrahima SENE    PIT/SENEGAL</p>
<p>Dakar le 3 Septembre 2013.</p>
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		<title>Attaque contre la Commission Nationale de Réforme des Institutions (CNRI)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[MO]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jul 2013 07:17:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[CNRI]]></category>
		<category><![CDATA[Démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Ibrahima Sene]]></category>
		<category><![CDATA[Réforme des Institutions]]></category>
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		<category><![CDATA[Saleh]]></category>
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					<description><![CDATA[Attaque contre la Commission Nationale de Réforme des Institutions (CNRI)

Saleh se trompe d’adversaire et met en danger le mandat du Président Macky !

Mahmouth Saleh, Ministre d’Etat, Conseiller politique du Président Macky Sall, vient de porter contre la CNRI des attaques en règle fortement médiatisées lors d’une tournée politique au Nord du Sénégal.

Certes, l’adage dit qu’« une fois n’est pas coutume », mais, avec cette sortie virulente, Saleh semble « être coutumier des faits » !]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><b>Attaque contre la Commission Nationale de Réforme des Institutions (CNRI)</b></p>
<p align="center"><i>Saleh se trompe d’adversaire et met en danger le mandat du Président Macky !</i></p>
<p>Mahmouth Saleh, Ministre d’Etat, Conseiller politique du Président Macky Sall, vient de porter contre la CNRI des attaques en règle fortement médiatisées lors d’une tournée politique au Nord du Sénégal.<span id="more-1059"></span></p>
<p>Certes, l’adage dit qu’« une fois n’est pas coutume », mais, avec cette sortie virulente, Saleh semble « être coutumier des faits » !</p>
<p>En effet, l’on se souvient que lorsqu’un malaise commençait à s’installer entre Wade et Idrissa Seck, Saleh s’était érigé en <b>« Procureur de la République</b> » en dénonçant l’existence d’un « <b>Coup d’Etat rampant »</b>, devenu par la suite un « <b>coup d’Etat debout</b> ».</p>
<p>Mais Saleh semble aujourd’hui oublier que cette tentative de gagner plus de faveur auprès de Wade qui l’avait nommé Conseiller à la Présidence, avait échoué lamentablement, puisque Wade s’était débarrassé de lui après avoir viré Idrissa Seck !</p>
<p>Cela lui avait valu une longue traversée du désert, avant qu’il n’apparaisse de nouveau auprès de Macky Sall qui était poussé dans l’opposition à la suite d’un complot ourdi contre lui pour baliser le terrain à Karim.</p>
<p>Aujourd’hui, avec sa sortie aux vitrioles contre la CNRI, Saleh semble reprendre du service !</p>
<p>Et comme le dit aussi un autre adage que « l’occasion fait le larron ». Saleh, pour mieux se mettre en valeur auprès du Chef de l’Etat, veut profiter de <b>la grosse erreur de communication du Président Macky Sall</b> lors de l’audience qu’il avait accordée aux dirigeants du M23. En se prononçant sur le « <b>cumul des fonctions</b> » et sur la « <b>durée du mandat du Président de l’Assemblée nationale </b>» ; Macky Sall avait créé un début de malaise perceptible dans la majorité présidentielle. Saleh bondit sur cette nouvelle « <b>opportunité </b>» pour s’ériger de nouveau en « <b>Défenseur du Président de la République </b>». Il tente de justifier ses propos à travers des invectives à la CNRI présidée par le Président des Assises nationales, lui intimant l’ordre de se « <b>conformer à la feuille de route »</b> que le Chef de l’Etat lui avait transmise dans sa mission d’organiser des consultations pour la réforme des Institutions de la République. C’est comme si la CNRI devait répondre devant lui, et non devant le Président de la République qui l’a créée. Cette usurpation de fonction est le signal évident d’une mégalomanie non maîtrisée qui habite ce personnage haut en couleur.</p>
<p>Ainsi, au lieu de chercher à dissiper le malaise naissant, il l’utilise, au contraire, pour mieux se positionner dans l’entourage du Président Macky Sall, en tentant de se présenter comme son « <b>véritable bouclier</b> », comme il le fit du temps de la crise Wade/Idy.</p>
<p>En fait, Macky Sall, en temps que <b>Président de la République</b> ne devait pas se prononcer sur la « durée du mandat du Président de l’Assemblée nationale » qui est une question qui <b>relève exclusivement des prérogatives du Parlement, notamment, de son Règlement intérieur.</b></p>
<p>De même, en temps que <b>Chef de l’Etat</b> ayant créé la CNRI qui est à la tâche, il aurait du éviter de se prononcer sur le « cumul des fonctions de Chef de l’Etat et de Chef de Parti » pour ne pas donner l’impression d’empiéter publiquement sur ses travaux.</p>
<p>Cette immixtion de l’Exécutif dans les prérogatives du Législatif, et dans les travaux de la CNRI, est assurément une erreur flagrante qu’un véritable Conseiller politique d’un Président de la République aurait pu relativiser en évoquant la volonté du Président de la République, sur toutes ces questions, de respecter les consensus auxquels la CNRI aurait abouti dans le projet de réforme des Institutions de la République. Mais, c’est tout le contraire que notre Saleh nous a servi, en lançant publiquement un défi à la CNRI pour qu’elle se conforme aux points de vue du Président de la République, rendant ainsi la poursuite de son travail de <b>« consultations citoyennes</b> », sans objet !</p>
<p>Il est certes évident que le Chef de l’Etat, en temps que <b>Chef de parti</b>, qu’il cumule conformément à la Constitution en vigueur, <b>peut exprimer son opinion sur ces questions</b>, mais en <b>dehors d’une audience qu’il accorde ou d’une autre activité dans l’exercice de ses fonctions de Président de la République</b>, comme ce fut le cas quand il recevait une délégation du M23.</p>
<p>Donc, c’est assurément cette confusion de « fonctions », qui est à la base du malaise naissant dans la majorité présidentielle, et qui vient s’ajouter à celui entretenu par les prétentions de Macky 2012 et de certains Cadres de l’APR d’accaparement de tout le pouvoir, au détriment des autres composantes de Benno Bok Yakaar (BBY).</p>
<p>Notre pays, le Sénégal, est véritablement malade de cette confusion de « fonctions » du Président de la République, et de la survivance de la « <b>culture de Parti/Etat</b> » avec « <b>sa propension au monopole exclusif du pouvoir par un parti</b> » qui, tous deux, datent de L. S. Senghor.</p>
<p>La confusion des « fonctions du Président de la République » fut <b>abolie</b> de notre Constitution sous Abdou Diouf, qui, à cause de la prévalence de la « culture de Parti/Etat », n’a pas pu respecter cette interdiction constitutionnelle.</p>
<p>Wade, une fois au pouvoir en 2000, malgré ses engagements pré-électoraux en la matière, n’a pas respecté non plus cette interdiction constitutionnelle. Et pis encore, il a instauré la <b>légalité</b> de ce « cumul » dans sa Constitution du 7 janvier 2001 dont Macky a hérité.</p>
<p>Pourtant, les Assises nationales, tenues en 2008, avaient procédé à une évaluation consensuelle de l’évolution de nos institutions depuis notre indépendance pour aboutir à la conclusion gravée dans la « <b>Charte Nationale de Bonne Gouvernance</b> », de la nécessité de la « <b>séparation des fonctions de Chef de l’Etat et de Chef de Parti</b> » pour mettre fin à la « <b>culture de Parti/Etat</b> », qui est à la base de la « <b>mal –gouvernance</b> » dans notre pays.</p>
<p>Certes, le Président Macky Sall n’était pas de la partie lors de la tenue des Assises nationales, et même, une fois dans l’opposition, il n’avait pas manqué d’exprimer son désaccord sur cette disposition des « <b>Conclusions</b> » des Assises. Il a même formulé ce désaccord dans son programme « Yoonu Yokute » qu’il a présenté aux Sénégalais au premier tour de l’élection présidentielle du 26 Février 2012. Programme « Yoonu Yokute » qui lui a fait obtenir <b>26,6%</b> du suffrage exprimé avec <b>719 367</b> voix contre <b>34,8%</b> à Wade, instaurant ainsi un second tour.</p>
<p>Face à ces résultats qui le qualifiaient pour le second tour, Macky avait <b>compris</b> qu’il avait <b>fait le plein de ses voix avec 26,6%</b> alors que les <b>65%</b> restants de l’électorat qui avaient sanctionné Wade, étaient dispersés entre les autres candidats. Ceux-ci avec lui, avaient aussi comme <b>dénominateur commun les « Conclusions des Assises nationales</b> » auxquelles, durant le premier tour, ils avaient publiquement et individuellement promis de s’en inspirer au cas où ils seraient élus.</p>
<p>C’est ainsi que Macky Sall s’était tourné vers le Président des Assises, Monsieur A. M. Mbow, pour se réconcilier avec le peuple des Assises nationales en prenant l’engagement public d’adopter, <b>sans aucune réserve officielle</b>, ses « Conclusions » pour son Programme de Gouvernement, comme vient de le Confirmer à la presse, le Général M. Seck, membre du Bureau des Assises nationales.</p>
<p>C’est cet engagement qui a produit BBY pour porter Macky Sall à la Présidence de la République avec <b>65%</b> du suffrage exprimé, soit <b>1.909. 244</b> voix, ou encore, <b>1.181.877</b> voix qui se sont ajoutées aux <b>719.367</b> voix de Macky 2012 !</p>
<p><b>Donc, Macky a bel et bien été élu au second tour, le 25 mars 2012, par l’apport décisif des autres composantes de BBY, pour ses engagements envers les « Conclusions des Assises nationales », et non pour son programme « Yoonu Yokuté ».</b></p>
<p>Ce sont ces <b>faits établis</b> que <b>l’Histoire du Sénégal retiendra</b>, et non les tentatives de ceux qui, dans Macky 2012 et au sein de l’APR, veulent « <b>refaire l’Histoire</b> » en soutenant que sans BBY, Macky <b>serait élu face à Wade au second tour</b> !</p>
<p>Mais, le Président Macky Sall, en <b>constituant son Gouvernement qui reflète les rapports de force issus du premier tour de la Présidentielle, avait pris la pleine mesure de ce que chaque coalition dans BBY avait apporté à son élection.</b></p>
<p>En confirmant cette prise de conscience dans la <b>confection des listes de candidature aux Législatives</b> de juillet 2012, Macky administrait la preuve qu’il s’inscrit résolument dans le sens de l’Histoire. D’ailleurs, le Premier Ministre, dans sa <b>Déclaration de Politique Générale</b> devant l’Assemblée nationale nouvellement élue, avait déclaré solennellement que son <b>Programme de Gouvernement s’inspirait des « Conclusions » des assises nationales, du programme « Yoonu Yokute » et des engagements dans la « Nouvelle Stratégie de Politique Economique</b> » en accord avec les Institutions de Bretton Woods. Cette Déclaration de Politique Générale reflétait ainsi la <b>nature sociale de la Transition</b> qui est à l’œuvre depuis la chute de Wade.</p>
<p>Donc ceux qui dans Macky 2012 et au sein de l’APR, pour s’accaparer de tout le pouvoir, veulent <b>renverser le cours de l’Histoire</b> qui <b>s’inscrit désormais dans une plus grande cohésion au sein de BBY</b>, qui est le garant de la stabilité politique du pays durant cette Transition, se trompent non seulement de trajectoire, mais plus grave encore, d’époque.</p>
<p><b>En effet, ils n’ont pas encore pris conscience que notre peuple, dès le 23 Juin 2011, est résolument entré dans l’ère des Révolutions républicaines, démocratiques et citoyennes qui est à l’œuvre dans ce début du XXI<sup>ème</sup> siècle.</b></p>
<p>C’est pour cela que les peuples ne peuvent plus accepter qu’une fois élu pour un mandat, un Chef d’Etat se permette de prendre le contrepied de leurs attentes dans leur politique et dans sa manière de gérer leurs intérêts.</p>
<p>C’est à cela que l’on assiste en Egypte sous le Président Morsi, en Turquie, sous le Premier Ministre Erdogan, au Brésil, sous la Présidente  Madame Dlima, et tout près de chez nous, au Burkina !</p>
<p><b>Les peuples n’attendent plus la fin d’un mandat pour demander des comptes ; ils interviennent directement durant le mandat pour changer le cours d’une politique aux antipodes de leurs aspirations, et même dans les cas où leurs aspirations sont prises en compte, mais pas suffisamment à leurs yeux</b>.</p>
<p>C’est ainsi que<i> </i><b>le malaise qui existe déjà</b> au sein de BBY du fait des tentatives répétées de Macky 2012 et de certains cercles de l’APR de faire éclater cette alliance dans l’espoir d’occuper les postes ainsi libérés, <b>risque de s’étendre au sein du peuple des Assises nationales</b> à cause de la sortie violente et intempestive de Saleh contre la CNRI.</p>
<p><b>Ils espèrent ainsi assouvir leurs ambitions de pouvoir au prix d’un isolement politique du Président Macky Sall, et d’une grave déstabilisation politique de son pouvoir qui risque immanquablement d’hypothéquer son mandat. </b>Ils n’ont pas conscience que quand on est élu à la tête d’un pays qui aspire non seulement au changement du personnel politique à la tête de l’Etat, <b>mais plus fondamentalement</b>, à des ruptures avec le <b>régime de Parti/Etat</b>, avec son corollaire <b>de gabegies et de gestion patrimoniale de la chose publique, </b>régime<b> </b>qui secrète la confusion des <b>« fonctions » du Chef de l’Etat</b>, et <b>l’excessive concentration du pouvoir entre ses mains</b>, il n’est pas possible, <b>même sous prétexte des convictions personnelles du Président élu</b>, de ramer à contre courant sans risquer de compromettre son avenir politique en cours de mandat.</p>
<p>Ils doivent savoir que <b>cette mauvaise gouvernance a déjà été portée à ses limites sociales</b> par un régime rejeté massivement par le suffrage du peuple. <b>Toute tentative de la perpétuer</b>, dans cette nouvelle ère des Révolutions républicaines, démocratiques et citoyennes, <b>est inévitablement</b> <b>source de déstabilisation politique</b> par l’intervention directe des populations pour imposer des changements en adéquation avec leurs aspirations.</p>
<p><b>Macky 2012, et certains cadres de l’APR dont Saleh</b> <b>veut s’affirmer comme tête de file</b>, <b>sont devenus dangereux</b> pour la stabilité politique du pays et constituent une <b>véritable menace pour la poursuite du mandat en cours du Président Macky Sall</b>, sans parler de toute perspective de sa réélection à la tête de l’Etat.</p>
<p><b>Il leur faut comprendre définitivement que le Président Macky Sall ne peut terminer son mandat dans la paix civile et la stabilité politique, que dans une plus grande cohésion dans BBY et le soutien actif du peuple des Assises nationales. Cela passe par sa volonté politique d’assumer les attentes de rupture du peuple, au-delà de ses convictions personnelles, pour bâtir un puissant consensus national dans le cadre des travaux en cours de la CNRI.</b></p>
<p>Dans ce tournant décisif de l’évolution politique, citoyenne et sociale de notre peuple, le Sénégal, l’Afrique et le monde entier sont à l’écoute du Président Macky Sall.</p>
<p align="right">Ibrahima Sène PIT/SENEGAL</p>
<p align="right">Dakar le 3 juillet 2013</p>
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		<title>Réforme des Institutions de la République : Les Acteurs des Assises nationales interpellés!</title>
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		<pubDate>Mon, 13 May 2013 08:58:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Assises nationales]]></category>
		<category><![CDATA[Démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Ibrahima Sene]]></category>
		<category><![CDATA[Réforme des Institutions]]></category>
		<category><![CDATA[Réformer]]></category>
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					<description><![CDATA[L’Assemblée nationale reste prisonnière de la volonté du Chef de l’Etat, même dans la détermination de la durée du mandant de son  Président !

L’accès aux emplois civils et militaires et leurs rémunérations relèvent encore du pouvoir discrétionnaire du Président de  la République.

Dans un an, il pourra dissoudre l’Assemblée nationale à sa guise !]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Introduction</b></p>
<p>Dans un contexte, où  le Président de la République a  nommé le Président des Assises nationales  à la tête de la Commission chargée de réformer les Institutions, a réaffirmé sa volonté de porter son mandat  de 7 à 5 ans,  et après la suppression du SENAT, vient de conférer aux citoyens, disposant de 5000 signatures<span id="more-962"></span>, le droit de saisir le Conseil Economique, Social et Environnemental pour donner leurs avis, des signaux de plus en plus évidents  sont ainsi donnés, pour indiquer la volonté du Président Macky Sall  de procéder à des ruptures au plan institutionnel.</p>
<p>Mais, plus d’un an après l’avènement de la nouvelle Alternance du 25 mars 2012, les  pouvoirs exorbitants du Président de la République, qui sont hérités de la Constitution de Wade, et les rapports  institutionnels déséquilibrés  entre le Pouvoir exécutif et le Pouvoir législatif, retardent encore la Refondation de l’Etat et de la Gouvernance, pour laquelle, les Sénégalaises et Sénégalais se sont mobilisés pour faire partir Wade.</p>
<p>L’Assemblée nationale reste prisonnière de la volonté du Chef de l’Etat, même dans la détermination de la durée du mandant de son  Président !</p>
<p>L’accès aux emplois civils et militaires et leurs rémunérations relèvent encore du pouvoir discrétionnaire du Président de  la République.</p>
<p>Dans un an, il pourra dissoudre l’Assemblée nationale à sa guise !</p>
<p>Plus est, la nomination comme Conseiller, par le Président de la République, d’un éminent Professeur de Droit Constitutionnel, adepte du « Présidentialisme »,  qui est connu par son absence délibérée des Assises nationales, et par ses fortes réserves quant à ses principales Conclusions ayant trait à la Réforme des Institutions pour refonder notre Etat, devrait rendre encore plus vigilants et plus mobilisés, les Acteurs des Assises nationales, surtout qu’à cela s’ajoutent les velléités, récemment exprimées, de les « analyser en fonction des réalités actuelles ».</p>
<p>Devant cette situation contradictoire,  résultant de la Transition qui s’est ouverte avec la chute de Wade et l’avènement d’un Gouvernement de large rassemblement autour du Président de la République Macky Sall, il est devenu impérieux de mieux faire comprendre à l’opinion, les dispositions pertinentes du Projet de Réforme institutionnelle qui était encours de finalisation au sein du Comité National de Pilotage (CNP) des Assises nationales, bien avant l’avènement de l’Alternance du 25 mars 2012.</p>
<p>Ces dispositions, non seulement mettaient fin aux pouvoirs jugés exorbitants du Président de la République en restituant à l’Assemblée nationale et au Pouvoir judiciaire toute leur indépendance vis-à-vis de l’Exécutif, mais aussi, jetaient les fondements de la « Démocratie et de la Participation citoyennes ».</p>
<p>Cependant, le manque de vulgarisation de ces dispositions au sein des populations, au moment des campagnes électorales pour  la Présidentielle et pour les Législatives, n’a pas permis de créer, jusqu’ici, l’engouement populaire nécessaire, pour accompagner cette mutation institutionnelle révolutionnaire de rupture et de refondation de notre Etat sur des bases républicaines, démocratiques, laïques et citoyennes.</p>
<p>C’est pour contribuer à remédier cette situation,  dans la perspective des élections locales, que  le rappel des dispositions du Projet de Constitution des Assises nationales, les plus pertinentes en matière de «  Démocratie et de participation citoyennes »  ont été reprises dans ce qui suit :</p>
<p><b></b><b>Les fondements de la Démocratie et Contrôle citoyens</b></p>
<p><b>Article 07</b> : «  La concertation avec les acteurs concernés est un préalable avant tout changement significatif ou toute nouvelle orientation des politiques publiques ».</p>
<p><i>L’importance de cette disposition réside dans le fait que l’Exécutif, avant d’adopter tout programme avec les Institutions de Bretton Woods,  doit, d’une part se concerter avec le Conseil Economique, Social et Environnemental, et d’autre part, avoir le quitus de l’Assemblée nationale. </i></p>
<p><i>          Cette disposition constitutionnalise  la fin programmée des politiques et programmes imposés à notre peuple, et  fonde les revendications maintes fois soulevées par les acteurs des Assises nationales, et aussi les vœux, publiquement exprimés,  de Monseigneur le Cardinal Sarr, de rompre avec les « liens esclavagistes » qui nous lient  encore avec les Institutions de Bretton Woods.</i></p>
<p><b>Article 13  alinéa 2</b> : « La Constitution garantie aux Candidats indépendants la participation à tous les types d’élection ».</p>
<p><i>De cette manière, les Partis politiques, les Organisations de la Société civile, et les Personnalités concourent tous à l’expression du suffrage du peuple. Les Partis politiques ne détiennent plus le monopole exclusif du pouvoir d’Etat.</i></p>
<p><b>Article 19 :</b> «  Tous les citoyens ont le droit d’adresser des pétitions aux Autorités en vue de défendre leurs droits ou de dénoncer des actes illégaux ou les abus de pouvoir ».</p>
<p><i>Ainsi, le « Contrôle citoyen »  sur les Autorités et leur interpellation par voie de pétition, deviennent des droits constitutionnels, et ne sont assujettis d’aucune obligation de nombre de signataires. C’est une avancée certaine par rapport à ce que le Chef de l’Etat veut consentir aux citoyens en direction du Conseil Economique Social et Environnemental évoqué plus haut</i>.</p>
<p><b>Article 31</b> : «  Les travailleurs participent à la détermination des conditions du travail ».</p>
<p><i>Cette disposition constitutionnelle vient renforcer l’Article 5 du Code du travail du Sénégal, pour instaurer la « Démocratie participative » dans les Entreprises et les Services.</i></p>
<p><b>Article 38 :</b> «  Le Droit de grève est reconnu. Il s’exerce dans le cadre des lois qui le régissent. Il ne peut en aucun cas porter atteinte à la liberté de travail ».</p>
<p><i>L’hypothèque constitutionnelle de fait, que Wade avait fait planer sur l’exercice du Droit de grève et qu’il n’avait pas oser transcrire dans le Code du Travail devant sa crainte d’une riposte fulgurante des syndicats, va être levée par cette nouvelle disposition constitutionnelle en la matière</i>.</p>
<p><b>Article 44</b> : « La Constitution garantie à chaque citoyen qui s’estime victime d’abus en matière de garde à vue ou de détention préventive, le Droit de saisir à tout moment le Juge pour être rétabli dans ses droits. Le statut et les modalités  de désignation du Juge des Libertés sont déterminés par la Loi ».</p>
<p><i>De cette manière, les abus constatés au niveau du Pouvoir judiciaire et de la Police judiciaire pourront être contraints efficacement</i>. <i>C’est le début d’une véritable libération du citoyen.</i></p>
<p><b>Article 84  alinéa 2</b> : L’initiative d’une proposition de Loi peut être aussi le fait d’un nombre d’électeurs inscrits représentant au moins deux fois le quotient électoral des dernières élections législatives,  et domiciliés dans la moitié des régions à raison de 1000 au moins par région. Cette initiative doit être soutenue par un Député au moins. »</p>
<p><i>Ainsi, le citoyen électeur participe directement à l’exercice du Pouvoir législatif, et cesse de n’être qu’un « bétail électoral » que l’on courtise, souvent par des « arguments sonnants et trébuchants », pour avoir son suffrage, et qui se fait oublier le lendemain  jusqu’aux prochaines échéances électorales.</i></p>
<p><b>Article 106</b> : «  Toute personne peut, dans les conditions prévues par une Loi organique, saisir la Cour Constitutionnelle d’un recours, lorsqu’une mesure d’ordre législatif porte atteinte aux droits fondamentaux de la personne humaine, ou remet gravement en cause les principes et valeurs de la République, de la Démocratie, l’Etat de Droit, et l’équilibre des Institutions. »</p>
<p><b>Article : 107</b> «  Toute personne peut, dans les conditions prévues par la Loi, saisir la Cour Constitutionnelle par la procédure de l’exception d’inconstitutionnalité soulevée dans une affaire qui le concerne devant une juridiction ».</p>
<p><i>         Ces deux articles sanctuarisent  le « contrôle citoyen »  et le « Droit de veille » qui font du Sénégalais un « défenseur actif » de ses propres  acquis démocratiques.</i></p>
<p><b>Article 116</b> : « Le Conseil Supérieur de la Magistrature peut être saisi aux fins de poursuites disciplinaires par un justiciable, dés lors que dans une procédure le concernant, le comportement d’un Magistrat est susceptible de recevoir une qualification disciplinaire ».</p>
<p><i>      Ce « Droit » du Justiciable de faire sanctionner un Magistrat, renforce  le « Contrôle citoyen » sur le Pouvoir des Magistrats, et  transforme fondamentalement ses rapports avec le Pouvoir Judiciaire, en lui conférant  tous les attributs de sa citoyenneté. </i></p>
<p><b></b><b>Conclusion</b></p>
<p>Les Sénégalais ne devraient donc plus  accepter des « réformettes<b> », </b>mais exiger d’aller résolument, et au plus vite, à une <b>révision générale de la Constitution,</b> pour refonder notre Etat en conformité avec les Conclusions des Assises  nationales.</p>
<p>Cette exigence ne doit pas seulement être perçue comme un des « engagements du candidat Macky Sall entre les deux tours de la Présidentielle du 26 Février 2012 »,  mais, fondamentalement,  comme le Consensus national auquel  les Acteurs des Assises nationales étaient parvenus dans l’optique de le matérialiser avec ou sans Wade.</p>
<p>Ce n’est donc pas un problème de volonté politique du Président Macky Sall de respecter ses engagements en la matière, mais bien  un problème de la détermination des acteurs des Assises nationales pour mettre en  oeuvre leur Consensus.</p>
<p>Il y va non seulement de la  matérialisation de la réduction du mandat du Président de la République de 7 à 5 ans, puisque la Constitution de Wade, qui est encore en vigueur, ne permet ce changement que par voie référendaire.</p>
<p>De même, qu’il y va des revendications d’élection des Maires au suffrage universel direct, et de l’acceptation des candidatures individuelles aux Locales.</p>
<p>En effet, satisfaire l’une ou l’autre de ces exigences en dehors d’une réforme globale des institutions dans le sens des Conclusions des Assises nationales, reviendrait dans le premier cas, à fabriquer artificiellement des « <b>potentats locaux</b> », et dans l’autre cas, à donner un coup de pouce à l’ <b>« irrédentisme</b> ».</p>
<p>C’est pour éviter ces accueils, que les Conclusions des Assises nationales ont envisagé la matérialisation de  ces revendications  dans le cadre de la Réforme globale des Institutions pour asseoir, entre autre, les fondements de la « Démocratie et du Contrôle citoyens » que nous avons exposés plus haut, qui constituent des grades fous nécessaires et efficaces à ces dérives anti démocratiques et anti nationales.</p>
<p>Si, avant la tenue des élections locales,  cette Réforme n’est pas diligentée par les Acteurs des Assises nationales, qui vont au-delà du Front Benno Bokk Yakaar, le Sénégal aura raté sa deuxième Alternance, après avoir raté la première sous Wade.</p>
<p>En fait, la raison d’être de cette deuxième Alternance, c’est la Refonte des Institutions et de la Gouvernance du pays, pour asseoir les conditions du recouvrement de notre souveraineté économique et alimentaire, dans la dynamique d’une plus grande intégration des pays et peuples de notre sous région.</p>
<p>Ibrahima Sène PIT/SENEGAL</p>
<p>Fait à Dakar le 12 Mai 2013</p>
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