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	<title>Birame Waltako Ndiaye &#8211; IPODE &#8211; Think Tank Panafricain</title>
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	<description>Think Tank progressiste, indépendant et panafricain</description>
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		<title>Le tombeur de Macky Sall tarde à s&#8217;imposer</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Aug 2015 07:36:21 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Idrissa Seck se complait dans des attaques éclatantes à l’endroit du chef de l’État alors que Khalifa Sall s’embrouille dans des révérences d’appareil et de carrière. Dans le précipité de son organisation politique et sociale, le pays en est au stade des alternatives; l’alternance subito presto n’est plus à l’ordre du jour. Le procédé des professions de foi, simples déclarations sans autre arbitrage sur les modèles et les choix de gouvernance, a atteint ses limites.<span id="more-12045"></span></p>
<p>Jusque-là, Idrissa Seck cogne Macky Sall sans prendre la peine de démontrer, au-delà de sa carrure personnelle, comment mettre un terme au « système d’accaparement ». En ménageant la susceptibilité des alliés du président, il fait montre d’une prudence qui cache mal ses intentions peu ambitieuses d’un simple changement de khalife à la place du khalife. Pour dépasser le cap du « pareil au même », il n’a autre choix que de revenir et de s’expliquer sur son passé récent ou, du moins, sur ce que les sénégalais en retiennent avant de convaincre de sa capacité à changer le cours des choses.</p>
<p>Quant à Khalifa Sall, il peine à franchir le rubicond de la candidature ordinaire faute d’être allé plus loin que le conservatisme d’un héritier morne, préposé à l’intendance. Empêtré jusque-là dans les petits soins, son sursaut viendra certainement d’une audace à invalider l’image de substitut des barons socialistes qui le prédispose au statuquo. Les difficultés inhérentes à sa posture de survivant du parti socialiste scintillent encore au moindre reflet des ajustements structurels et des excès de Senghor à Diouf sur la conjoncture. Produit du système, il lui faut pourtant s’en prendre à l’immobilisme et au conformisme d’État sans entamer sa crédibilité.</p>
<p>Macky Sall n’aura pas trop de souci à se faire tant que ses adversaires ne porteront l’estocade qu’à sa personne sans bousculer les codes et symboles vieillots que l’establishment approuve solidairement par intérêt de classe. C’est à se demander pourquoi les fonds politiques, moyens civilisés d’enrichissement, ne se retrouvent pas au cœur des déclarations de candidature à peine voilées. Il en est de même de la mainmise des bailleurs sur l’économie nationale ou encore de la pléthore budgétivore de ministres et des ministres-conseillers. Manque d’ambition ou peur de représailles, les présidentiables donnent l’impression de s’inscrire dans la continuité.</p>
<p>Quand Macky Sall soutient que l’opposition boude les enjeux économiques, c’est qu’il considère n’avoir rien à perdre. Non pas parce qu’il s’estime valeureux en la matière, il sait d’emblée que ses adversaires ne s’attaqueront jamais ouvertement aux piliers des goulots d’étranglement des politiques publiques. La rectitude politique de cette élite, suspendue tout comme le président en exercice, aux augustes privilèges et aux mythes de l’émergence, conforte sa prime de chef de parti au pouvoir et lui donne une longueur d’avance.</p>
<p>Certes, les sénégalais attentifs à la consistance des promesses électorales représentent un poids à l’urne négligeable, mais de leur intérêt manifeste et de leur suggestion s’enclenchent dorénavant les mouvements de masse. C’est une demi-vérité que de prétexter du niveau moyen d’instruction des sénégalais pour prétendre que la nature des débats politiques ne traduisent pas la réalité électorale. Gare! Le peuple est très attentif à la manifestation extérieure, son adhésion dépend très souvent des vents en poupe.</p>
<p>Celui qui déboulonnera Macky Sall va s’illustrer plus que par de simples accusations d’incompétence et d’étourderie. Il se distinguera d’idées et de convictions à secouer l’ordre établi. Jusqu’ici, Idrissa Seck et Khalifa Sall s’investissent en pure perte dans des logiques d’alliance probable et des précautions lassantes qui ont fini par les figer ni plus ni moins. Depuis Abdoulaye Wade, déclic du grand désenchantement, les sénégalais ne souscrivent plus aux promotions faites de sentences et de serments.</p>
<p>Birame Waltako Ndiaye</p>
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		<title>Émergera, émergera pas ? Le Sénégal souffre d’économisme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Mar 2015 10:16:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Birame Waltako Ndiaye]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>[vc_row][vc_column][vc_column_text]Depuis les indépendances, les plans et prospectives économiques ne produisent que des effets narcotiques d’un avenir toujours possible. Ce n’est pas faute de bonne volonté, le refrain lancinant sur les échanges et sur sa majesté le capital s’est soldé en arnaques et en vices cachés. Il manque d’originalité et d’audace pour s’inscrire, comme toujours, dans une logique de réplique et de tapage. <span id="more-11883"></span></p>
<p>En plus de constituer gage et moyen d’accaparement des débouchées et du marché sénégalais par des puissances étrangères, il freine tout élan de développement durable.</p>
<p>L’élite bien pensante rie déjà sous cap, se disant : encore un ignorant qui se mêle de ce qui ne le regarde pas. Eh bien ! L’arriéré, c’est celui qui ne parvient toujours pas à se départir du conditionnement qui lui fait croire que les investisseurs mercenaires détiennent les clés du paradis. Votre schéma multiséculaire de développement repose sur l’endettement et l’espoir de voir poindre des investissements directs étrangers. Cet économicisme plébiscité fait croire qu’en dehors de l’hébergement inconditionnel de capitaux, point de salut.<br />
Cette politique agréée et promue mise sur la croissance économique alors que, telle que structurée et plaquée en terre africaine, elle ne favorise pas l’émancipation. Si l’amélioration des conditions de vie passe nécessairement par la création de richesses, faudrait-il que celle-ci, pour être agissante, profite aux entreprises locales et à l’épargne nationale. Si les profits sont rapatriés illico à l’étranger, ils n’ont plus vocation à faire émerger le Sénégal, pays stable, attractif et accueillant. Mon œil !<br />
Abdoulaye Wade l’avait compris pour avoir essayé arbitrairement d’enrichir des nationaux pour que s’ensuive une production de richesses avec effet multiplicateur réel. Les modalités par lesquelles la croissance voit le jour ainsi que son déploiement font toute la différence. Seul l’arrimage des politiques publiques à une forte mobilisation aux ressources nationales disponibles garantit une véritable émergence, capacité propre à financer durablement l’économie. Il n’est pas question de tourner le dos au reste du monde, mais de compter d’abord sur nous-mêmes, de sortir de la spirale: endettement, investissement, fuite des capitaux, belote, rebelote.</p>
<p>Ce n’est pas parce que nous sommes exploités que nous sommes pauvres. Nous sommes pauvres et exploités parce nous nous complaisons dans un curieux suivisme à défaut de nous montrer inefficaces dans l’emportement. Les techniciens de l’économie s’emparent des politiques publiques pour nous servir, tels des automates, la recette d’accumulation des richesses, apprise, stockée et fredonnée à répétition. Quant aux activistes, en feu et flammes, ils accusent et grondent contre l’oppression en faisant l’économie des méthodes préparatoires et des dispositions subtiles.</p>
<p>Atteints du même cancer, les uns se montrent toujours fanatiques de la médecine classique. Les autres, plus fantaisistes, préconisent le chamboulement d’un coup sec de toute l’existence. D’un côté, les solutions promises restent dans la continuité sans issue. D’un autre, les plaintes et complaintes contre l’absurdité conduisent au non sens. Tiens ! Les jusqu’au-boutistes dénoncent l’arrimage au franc CFA et prêchent la scission brutale. C’est bien beau, mais il est encore plus cohérent et méthodique de s’en prendre aux facteurs d’instabilité, de corruption et de laxisme qui coincent et nous condamnent à la dépendance.<br />
La responsabilité n’incombe pas seulement à l’élite, aux politiciens, aux délinquants ou à une quelconque génération comme semblent le présenter les préjugés et les partis-pris. Nous sommes collectivement responsables du passif de l’administration néocoloniale, soumise, tatillonne et gaspilleuse, en cours depuis Léopold Sédar Senghor. À présent, nous sommes amenés à nous accuser mutuellement d’intouchabilité, de traitrise et de sorcellerie. Tout compte fait, nous répondons tous, par alliance, par filiation ou par simple association, du système sexagénaire de profiteurs et de gesticulateurs.</p>
<p>Birame Waltako Ndiaye[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]</p>
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