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	<title>Gouvernance &#8211; IPODE &#8211; Think Tank Panafricain</title>
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	<description>Think Tank progressiste, indépendant et panafricain</description>
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		<title>Afrique : souveraineté économique, multilatéralisme et nouvelle architecture financière — une recomposition stratégique nécessaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Dec 2025 08:37:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Démocratie & Economie Numériques]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernance]]></category>
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		<category><![CDATA[Mohamed Ly]]></category>
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					<description><![CDATA[  Par Mohamed El Madanillou Ly, CEO de KFT Capital et Président du Think Tank IPODE La Banque Africaine de Développement BAD devrait donc jouer un rôle central. Son actionnariat,&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p style="font-weight: 400;"> </p>
<p style="font-weight: 400;">Par Mohamed El Madanillou Ly, CEO de KFT Capital et Président du Think Tank IPODE</p>
<p><strong>La Banque Africaine de Développement BAD devrait donc jouer un rôle central. Son actionnariat, composé à environ 60 % de pays africains et 40 % d’actionnaires non africains, lui confère un mandat légitime mais une marge de manœuvre encore trop contrainte</strong>.</p>
<p>Le multilatéralisme global se transforme. Les rapports de force économiques, la compétition entre blocs régionaux et la transition énergétique redéfinissent les priorités internationales. Dans ce contexte, l’Afrique ne peut plus rester une périphérie du système mondial : elle doit devenir le principal lieu où se décident les financements et les priorités qui la concernent. Cela passe par une souveraineté économique assumée fondée sur trois leviers : diversifier les partenariats, renforcer l’intégration continentale et refonder l’architecture financière africaine.</p>
<p>La diversification n’est pas conjoncturelle mais stratégique : travailler avec l’Europe, l’Asie, les États du Golfe, l’Inde ou les économies émergentes doit répondre à une logique d’intérêt mutuel et non d’alignement. L’entrée de l’Union africaine au G20 ouvre une opportunité : porter une position continentale structurée autour de la transformation industrielle, de l’énergie et de l’investissement stratégique.</p>
<p>Le deuxième pilier est l’intégration économique. La ZLECAF, marché de 1,3 milliard de consommateurs, doit devenir un accélérateur d’industrialisation, de commerce intra-africain et de chaînes de valeur régionales. Il est urgent de développer davantage le commerce interafricain sur le continent.</p>
<p>Le troisième pilier, le plus structurant, est la refondation de notre architecture financière. L’Afrique doit disposer d’un système capable de financer ses propres ambitions et non dépendre d’outils conçus au siècle dernier.</p>
<p>Dans cette recomposition, la Banque africaine de développement (BAD) doit changer d’échelle. Son mandat est clair, mais ses marges sont encore limitées. Elle doit devenir une véritable banque d’investissement panafricaine, capable de lever massivement des ressources sur les marchés et de cofinancer des projets stratégiques avec les grandes banques africaines -UBA, Ecobank, Attijari, BOA- dont la présence est aujourd’hui continentale.</p>
<p><strong>La Banque Africaine de Développement BAD devrait donc jouer un rôle central</strong></p>
<p>Son actionnariat, composé à environ 60 % de pays africains et 40 % d’actionnaires non africains, lui confère un mandat légitime mais une marge de manœuvre encore trop contrainte. Les États occidentaux (États-Unis, France, Allemagne, Japon, Canada) détiennent individuellement plus de poids que la plupart des États africains, ce qui limite la souveraineté financière du continent dans les orientations stratégiques qui devraient être endogènes. Nous invitons la BAD à devenir une véritable banque d’investissement panafricaine, capable de lever davantage de ressources sur les marchés et de cofinancer des projets stratégiques avec les grandes banques africaines. Renforcer le rôle de la BAD ne s’arrête pas au seul fait de vouloir augmenter son capital mais  il sera aussi question de transformer sa capacité opérationnelle. Une banque ne prête pas seulement ce qu’elle possède ; elle prête ce qu’elle est capable de garantir et de refinancer. La BAD doit utiliser ses actifs, ses garanties souveraines et sa notation pour élargir son bilan, comme le permettent les accords de Bâle. La décision de la BCE, dès 2026, d’intégrer les actifs verts comme collatéraux préférentiels montre l’évolution : ces actifs deviennent des multiplicateurs de crédit.</p>
<p>L’Afrique doit suivre cette trajectoire. Les banques centrales africaines devraient ouvrir des guichets de refinancement dédiés, où banques commerciales, fonds souverains et acteurs publics déposent des actifs — infrastructures, énergie renouvelable, minerais transformés ou logistique — en échange de lignes de financement à long terme. Produire, transformer et financer sur le continent — avant d’exporter — doit devenir la règle.</p>
<p>Dans cette perspective, l’Algérie dispose d’un levier stratégique : son fonds souverain estimé entre 40 et 50 milliards de dollars. Ce potentiel pourrait soutenir des projets structurants comme l’énergie solaire, les interconnexions électriques régionales, la logistique ou Simandou en Guinée.</p>
<p>L’expérience d’acteurs africains déjà présents — Attijariwafa Bank, Bank of Africa, BMCE, Groupe Banque Populaire, ainsi que les institutions nigérianes UBA, Access Bank, Zenith Bank, ou sud-africaines Standard Bank, FirstRand, Absa, Nedbank, ou le Fonds Africain de Garantie et de Coopération Économique FAGACE — montre qu’un capital africain investi en Afrique crée des résultats immédiats : financement des PME, commerce intra-africain, montée en gamme industrielle et investissements long terme.</p>
<p><strong>Un modèle africain puissant est possible</strong></p>
<p>Des institutions comme Afreximbank démontrent déjà qu’un modèle africain puissant est possible, capable de soutenir commerce, infrastructures, énergie et industrialisation. L’Afrique ne manque ni de capitaux ni de vision : elle doit désormais activer sa propre puissance financière pour transformer son potentiel en influence et prospérité collective. La question n’est plus : <em>le continent est-il légitime ?</em> Mais, sommes-nous prêts à bâtir l’architecture financière adaptée à nos ambitions?</p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>“Que l’Etat et le peuple sauvent l’exception sénégalaise en démocratie à tout prix”</title>
		<link>https://thinktank-ipode.org/2021/03/09/que-letat-et-le-peuple-sauvent-lexception-senegalaise-en-democratie-a-tout-prix/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Papis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Mar 2021 18:47:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Démocratie & Economie Numériques]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[Institutions]]></category>
		<category><![CDATA[analyse mohamed ly ipode]]></category>
		<category><![CDATA[appel à la paix]]></category>
		<category><![CDATA[crise au senegal]]></category>
		<category><![CDATA[émeutes dakar 2021]]></category>
		<category><![CDATA[émeutes Sénégal Mars 2021]]></category>
		<category><![CDATA[révolte au Sénégal]]></category>
		<category><![CDATA[Sonko massage]]></category>
		<category><![CDATA[sweet beauté]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Sénégal vit le chaos ces derniers jours depuis l’arrestation du leader Ousmane Sonko. Des vagues de manifestations ont éclaté partout dans le pays, causant des pertes en vies humaines. Face à une telle situation plus qu’inquiétante, des leaders d’opinions, des Sénégalais de tous bords se sont levés pour se prononcer sur la situation grave que traverse le pays. C’est le cas de Mohamed Ly, Président du think tank IPODE (Innovations Politiques et Démocratiques), qui appelle l’Etat et le peuple au calme, mais aussi à la préservation de ” l’exception sénégalaise en démocratie”.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">Tout d’abord je présente toutes mes condoléances les plus attristées aux familles ayant perdues des vies suites aux manifestations survenues dans nos villes cette semaine.</div>
<div dir="auto"> </div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">En tant qu’adepte de l’ « ordre », je témoigne aussi à nos forces de l’ordre et de sécurité mon soutien et leur lance mon invite à ce que leurs interventions pour le maintien de l’ordre soient proportionnées et républicaines. Ils ont tout notre support et notre respect.</div>
<div dir="auto"> </div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">La situation du pays est grave et très sérieuse et elle nous demande de nous adresser à toutes les composantes vives de la nation.</div>
<div dir="auto"> </div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">Aux jeunes de mon pays je leur demande d’être les étendards et les défenseurs de la République et de la démocratie. De continuer à s’investir pour que la Justice soit opérationnelle et équitable dans notre pays.</div>
<div dir="auto"> </div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto"> </div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">Une jeunesse citoyenne est une chance pour un pays et c’est le cas du Sénégal, nous avons une jeunesse consciente et citoyenne à encadrer. J’en appelle aux acteurs politiques de nous faire l’économie d’une crise politique. Pour éviter la crise politique, nous invitons à plus d’ouverture et de dépassement aux détenteurs du pouvoir politique et qu’ils donnent place au dialogue et à la réflexion politique plurielle.</div>
<div dir="auto"> </div>
</div>
<div dir="auto">D&rsquo;une crise sanitaire mondiale, nous sommes passés à une crise sécuritaire dans notre pays et triplée d’une crise sociale ayant des germes économiques. Face à cette situation il faudra rétablir l’ordre républicain et s’atteler aux reformes nécessaires pour redonner à notre jeunesse des perspectives positives et heureuses. La jeunesse a besoin d’horizons dégagés et d’espoir.</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto"> </div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">Après avoir condamné avec la dernière énergie les casses et les actes de vandalisme, il est urgent de rappeler qu’il faut s’atteler à prendre en charge la demande sociale qui s’exprime. Une demande sociale de plus de justice, plus de d’équité, plus de République. En somme c’est une demande de plus de Démocratie!</div>
<div dir="auto"> </div>
<div dir="auto">Cette aspiration est légitime et doit être réalisée par et avec les pouvoirs publics. L’Etat devrait prendre aussi en charge la demande d’orientation de cette jeunesse désœuvrée et désabusée face à la montée de la précarité et devant une crise économique qui pointe le nez d’un après Covid incertain.</div>
<div dir="auto"> </div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">Aux gouvernants je leur demande le respect de leurs engagements électoraux comme le jeu démocratique le demande. Veiller à la non-ingérence de l&rsquo;Etat dans les affaires politico-financières et personnelles. Dans la colère exprimée dans ces derniers jours, nous avons vu les citoyens dénoncer avec énergie le sentiment d&rsquo;instrumentalisation de la justice à des fins politiques. La déconstruction de ce sentiment d’injustice devrait être une priorité pour les pouvoirs publics. Nous les invitons à remettre la patrie au cœur des préoccupations de l’Etat et de retrouver une gouvernance encore plus sobre et vertueuse.</div>
<div dir="auto"> </div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">J’ai foi en mon pays ! J’ai confiance à notre intelligence collective dans notre volonté de sauver et de renforcer notre commune aspiration de vivre ensemble. Nous invitons l’Etat, la jeunesse, les sociétés civile et politique à participer à la préservation de « l&rsquo;exception sénégalaise en démocratie » que le reste du monde nous envie tant et qui constitue la marque de notre beau pays.</div>
<div dir="auto"> </div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">Quand le Sénégal brûle mon cœur saigne.</div>
<div dir="auto"> </div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">Vive le dialogue et l’ordre et Vive le Sénégal.</div>
<div dir="auto"> </div>
</div>
<div dir="auto">Mohamed LY &#8211; Président Think Tank IPODE</div>
</div>
]]></content:encoded>
					
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		<title>Code des marchés publics au Sénégal : Analyse comparative des réformes et recommandations</title>
		<link>https://thinktank-ipode.org/2018/02/16/code-des-marches-publics-au-senegal-analyse-comparative-des-reformes-et-recommandations/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Feb 2018 09:23:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[code des marchés publics]]></category>
		<category><![CDATA[réforme du code des marchés publics]]></category>
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					<description><![CDATA[I &#8211; INTRODUCTION La réforme du système national de passation des marchés publics du Sénégal est un long processus qui a connu plusieurs améliorations, dans une approche participative et inclusive,&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400;"><strong>I &#8211; INTRODUCTION</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">La réforme du système national de passation des marchés publics du Sénégal est un long processus qui a connu plusieurs améliorations, dans une approche participative et inclusive, qui a fait souvent appel à l’ensemble des parties prenantes de la commande publique.<span id="more-12637"></span></p>
<p style="font-weight: 400;">Au début, la passation des marchés publics était régie au Sénégal par le Décret  n°82-690du 07 septembre 1982.</p>
<p style="font-weight: 400;">Par la suite, trente-deux (32) ans après,  le décret n° 2011-1048 du 27 juillet 2011 a été pris pour d’une part, alléger les procédures en vigueur, et d’autre part, pour rendre plus efficace la commande publique.</p>
<p style="font-weight: 400;">Le décret n° 2012-01 du 02 Janvier 2012 est ensuite intervenu pour modifier l’article 3 du Code précédent.</p>
<p style="font-weight: 400;">Aujourd’hui, dans un contexte caractérisé davantage par la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption et la reddition des comptes, et dans la logique du principe de l’amélioration continue, les procédures nationales en matière de passation des marchés ont été encore une fois revisitées et renforcées à travers le décret n° 2014-1212 du 22 Septembre 2014.</p>
<p style="font-weight: 400;">Ainsi, on constate que les réformes sont nombreuses dans le domaine de la commande publique et cela s’explique aisément dans la mesure où l’essentiel des dépenses de nos deniers publics (plus de 90%)  s’exécute à travers la passation de marchés de biens et de services.</p>
<p style="font-weight: 400;">En 2007, la commande publique était estimée à 500 milliards de FCFA par an ; en 2016 ce montant annuel est passé à 2000 milliards de FCFA.</p>
<p style="font-weight: 400;">Aussi, faut-il souligner que la passation des marchés, loin d’être « un empêcheur de tourner en rond » au sein de nos institutions publiques, comme on le conçoit généralement dans les milieux professionnels, est en réalité un outil de développement car source de richesse pour nos entreprises locales, mais aussi un moyen de faire des économies par le jeu de la concurrence ouverte, mais surtout un moyen efficace de satisfaire les besoins de nos populations, ultimes bénéficiaires.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>II- LES  CHANGEMENTS MAJEURS  APPORTES  PAR LE  CODE DES MARCHES  DE  2014</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">La persistance des lourdeurs malgré les réformes précédentes, la faiblesse du taux d’absorption des ressources financières, ainsi que le souci d’une responsabilisation plus importante dans la mise en œuvre des projets structurants, sont les facteurs essentiels qui ont guidé aux changements majeurs qui sont essentiellement les suivants :</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>LE RELEVEMENT DES DIFFERENTS SEUILS</strong></p>
<p style="font-weight: 400;"><strong><u>Le relèvement des seuils de passation des marchés</u></strong></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;">Les seuils de passation des marchés ont été sensiblement revus à la hausse pour chacune des trois catégories de marchés prévus par le Code.</li>
</ul>
<p style="font-weight: 400;">En effet, en ce qui concerne les travaux, les seuils sont de passés de :</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Pour  l’Etat, Collectivités locales, Etablissements Publics, agences non dotées de la personnalité morale :</strong></p>
<p style="font-weight: 400;"><strong> </strong></p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211; 25 millions FCFA à 70 Millions FCFA pour les marchés de travaux ;</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211; 15 millions FCFA à 50 Millions FCFA pour les marchés de fournitures et de services</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211;  25 millions FCFA  à 50 Millions FCFA pour les marchés de prestations intellectuelles ;</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Pour les sociétés nationales et agences dotées de la personnalité morale :</strong></p>
<p style="font-weight: 400;"><strong> </strong></p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>&#8211; </strong>50 millions FCFA à 100 Millions FCFA pour les marchés de travaux ;</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>&#8211;</strong>30 millions FCFA à 60 Millions FCFA<strong> </strong>pour les marchés de fournitures et de services ;</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>&#8211;</strong> 30 millions FCFA à 60 Millions FCFA pour les marchés de prestations intellectuelles ;</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong><u>Le relèvement des seuils d’exigibilité des garanties de soumission et de bonne exécution</u></strong></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;">Pour les garanties de soumission :</li>
</ul>
<p style="font-weight: 400;">&#8211;          Le seuil passe de 30 millions FCFA à 80 millions de FCFA pour les marchés de fournitures et de services ;</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211;          Pour les marchés de travaux il passe de 60 millions FCFA à 100 millions FCFA.</p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;">Pour les garanties de bonne exécution :</li>
</ul>
<p style="font-weight: 400;">&#8211;          Le seuil passe de 25 millions FCFA à 70 millions FCFA pour les marchés de fournitures et de services ;</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211;          Pour les marchés de travaux le seuil passe de 35 millions FCFA à 100 millions FCFA.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong><u>Le relèvement des seuils de contrôle a priori des dossiers de marchés par la DCMP</u></strong></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;">Pour l’Etat, ses services déconcentrés et organismes non dotés de la personnalité morale, les collectivités locales et leurs services déconcentrés, les groupements mixtes et les établissements publics :</li>
</ul>
<p style="font-weight: 400;">&#8211;          Marchés de travaux : 300.000 FCFA</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211;          Marchés de fournitures : 200.000 FCFA</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211;          Marchés de services et prestations intellectuelles : 150.000 FCFA</p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;">Pour les agences et organismes, personnes morales de droit public ou privé, autres que les établissements publics, sociétés nationales ou sociétés anonymes à participation publique majoritaire, dont l’activité est financée majoritairement par l’Etat :</li>
</ul>
<p style="font-weight: 400;">&#8211;          Marchés de travaux : 400.000 FCFA</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211;          Marchés de fournitures : 250.000 FCFA</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211;          Marchés de services et prestations intellectuelles : 200.000 FCFA</p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;">Pour les sociétés nationales à participation publique majoritaire :</li>
</ul>
<p style="font-weight: 400;">&#8211;          Marchés de travaux : 600.000 FCFA</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211;          Marchés de fournitures : 400.000 FCFA</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211;          Marchés de services et prestations intellectuelles : 250.000 FCFA</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>LA REACTUALISATION  DES DIFFERENTS DELAIS DANS LE PROCESSUS DE PASSATION DES MARCHES</strong></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;">Les délais sont maintenant présentés en jours calendaires ;</li>
<li style="font-weight: 400;"> Les Plans de Passation des Marchés (PPM) sont maintenant communiqués à la Direction Centrale des Marchés Publics (DCMP)  au plus tard le 01/12/n-1 de l’année budgétaire ;</li>
<li style="font-weight: 400;">La Publication des PPM  par la DCMP est désormais faite trois( 03) jours après réception ;</li>
<li style="font-weight: 400;">Les Avis Généraux de Passation de Marchés sont  publiés au plus tard le 15/01/n de l’achat public ;</li>
<li style="font-weight: 400;">L’acquisition des manuels scolaires s’effectue sur une  durée d’un (01) an, renouvelable sur  cinq (05) ans par avenant ;</li>
<li style="font-weight: 400;">L’approbation des marchés s’effectue dans un délai maximal de trois (03) jours par l’autorité habilitée ; et en cas de refus motivé dans les quinze(15) jours suivant la réception du dossier.</li>
</ul>
<p style="font-weight: 400;"><strong>L’INTRODUCTION DE LA DEMANDE DE RENSEIGNEMENTS ET DE PRIX (DRP)  A COMPETITION OUVERTE</strong><strong> </strong></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;">Avant, il n’existait que deux (02) catégories de DRP ; à savoir la DRP simple et la DRP à compétition restreinte.</li>
</ul>
<p style="font-weight: 400;">Avec le Code de 2014 actuel, il a été introduit la DRP à compétition ouverte  où l’autorité contractante lance un avis public d’appel à la concurrence ; le délai minimal de dépôt des offres étant de quinze (15) jours calendaires à compter de la date de publication de l’avis d’appel à concurrence.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>LA MODIFICATION DU SYSTEME DE TRAITEMENT DES RECLAMATIONS DES SOUMISSIONNAIRES</strong></p>
<p style="font-weight: 400;"><strong> </strong></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;">Dans le cas d’un recours auprès du Comité de Règlement des Différends de l’ARMP, qui fait intervient à la suite d’un recours gracieux adressé à l’autorité contractante et qui ne satisfait pas au plaignant, la saisine est accompagnée de la pièce attestant du paiement d’une consignation dont le montant est fixé par Arrêté du Ministre chargé des Finances.</li>
</ul>
<p style="font-weight: 400;">Cette consignation qui est remboursée au plaignant lorsque son recours est fondé, constitue un changement majeur dans le nouveau Code.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>L’INTRODUCTION DE LA NOTION D’OFFRE SPONTANEE</strong><strong> </strong></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;">Selon l’article 81 du Code en vigueur, « l’autorité contractante peut donner suite à une offre spontanée de fournitures, de prestations de services et de réalisations de travaux lorsque celle-ci entre dans le cadre de ses missions et présente un intérêt général manifeste. »</li>
</ul>
<p style="font-weight: 400;">Dans ce cas d’espèces, le dossier d’appel à la concurrence est élaboré sur la base des études préalables réalisées par l’auteur de l’offre spontanée qui précise, à la transmission desdites études, les données confidentielles ou de propriété intellectuelle qui ne peuvent faire l’objet de divulgation dans le dossier, à l’exception d’une cession de ses droits à l’autorité contractante.</p>
<p style="font-weight: 400;">Cette notion d’offre spontanée est une innovation de l’actuel code des marchés.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong> </strong></p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>LA REFORMULATION DE LA RECEPTION DES PRESTATIONS</strong></p>
<p style="font-weight: 400;"><strong> </strong></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;">La réception des prestations a été reformulée ; en effet, pour plus de clarté, il est précisé que lorsque la commission de réception des travaux, fournitures ou services, constate des manquements par rapport aux prescriptions du marché, mais que ces manquements peuvent être admis en l’état, l’autorité contractante peut proposer au titulaire du marché une réfaction sur le prix global du marché ou sur les prix unitaires ; auquel cas et si le titulaire du marché est d’accord, une réception provisoire est effectués sur cette base.</li>
</ul>
<p style="font-weight: 400;"><strong> </strong></p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>LA MISE EN PLACE DES COMMISSIONS REGIONALES ET DEPARTEMENTALES DES MARCHES</strong></p>
<p style="font-weight: 400;"><strong> </strong></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;">Pour les marchés passés par l’Etat en dehors de la région de Dakar, il est mis en place des commissions régionales et départementales de marchés, par les gouverneurs de régions et préfets de départements, sauf dans les départements se situant dans les chefs-lieux de régions.</li>
</ul>
<p style="font-weight: 400;"><strong>LA RE-ACTUALISATION DES DELAIS DANS LA TRANSMISSION DES PLANS DE PASSATION DES MARCHES  A LA DCMP</strong></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;"><strong> </strong>Les Plans de Passation des Marchés (PPM) sont maintenant communiqués à la Direction de Contrôle des Marchés Publics (DCMP) au plus tard le 1<sup>er</sup> Décembre de l’année précédant l’année budgétaire considérée.</li>
</ul>
<p style="font-weight: 400;">La DCMP contrôle la conformité du PPM et se charge de sa publication dans les trois (03) jours suivant la réception.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>LA MODIFICATIONS DANS L’APPROBATION DES  MARCHES</strong></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;"><strong> </strong>Dorénavant, aucun contrôle a priori ne peut s’effectuer après l’approbation du marché ; aussi, l’approbation ne peut être refusée qu’en l’absence de document attestant de l’existence des crédits y afférents.</li>
</ul>
<p style="font-weight: 400;">Enfin, l’approbation du marché ne peut être refusée que par une décision motivée, rendue dans les quinze (15) jours suivant la transmission du dossier ; et ladite décision est susceptible de recours devant le Comité de Règlement des Différends.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>LA SUPPRESSION DU CONTRAT DE PARTENARIAT</strong></p>
<p style="font-weight: 400;"><strong> </strong></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;">Le contrat de partenariat a été tout bonnement supprimé du Code actuel.</li>
</ul>
<p style="font-weight: 400;"><strong>L’AVENEMENT DE NOUVELLES DEROGATIONS  AU CODE</strong></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;">L’acquisition des médicaments et produits essentiels est autorisée</li>
<li style="font-weight: 400;">L’achat aux enchères publiques par le service chargé du mobilier national, sans limitation de prix</li>
<li style="font-weight: 400;">L’exclusion des dispositions du code des marchés :</li>
</ul>
<p style="font-weight: 400;">&#8211;          des prestations de nature juridique (services de conciliation, d’arbitrage, d’assistance et de représentation)</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211;          Des prestations relatives aux insertions publicitaires, l’hébergement et la restauration (sommets officiels, séminaires et ateliers)</p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;">La signature d’accords-cadres comme alternative aux DRP et Appels d’Offres Ouverts.</li>
</ul>
<p style="font-weight: 400;"><strong>III- CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS</strong></p>
<p style="font-weight: 400;"><strong> </strong>Comme nous le constatons  tout au long du présent document, le Code portant réglementation de la passation des marchés publics du Sénégal a connu maintes réformes.</p>
<p style="font-weight: 400;">Ces réformes doivent continuer pour s’adapter aux vicissitudes que connait et continuera de connaître le domaine de la commande publique, mais aussi et surtout pour répondre aux préoccupations objectives des pouvoirs publics et des autres parties prenantes.</p>
<p style="font-weight: 400;">On peut affirmer sans risque de nous tromper, que l’état actuel du Code des marchés peut être jugé comme étant correct dans son ensemble, pour permettre une bonne mise en œuvre de la commande publique, et dans le respect des lois et règlements en vigueur aussi bien sur le plan national que sur le plan régional.</p>
<p style="font-weight: 400;">Cela n’empêche pas, qu’à chaque fois que de besoin, des réformes soient encore menées, mais dans le seul sens de consolider l’existant, et non de déconsolider, comme cela peut arriver si les experts du pays ne sont pas vigilants et suivent aveuglément les politiques qui eux, ont souvent leur propre agenda politicien qui ne cadre pas forcément avec l’intérêt général du pays.</p>
<p style="font-weight: 400;">La lutte contre la corruption qui gangrène nos économies et qui est bien présente dans la passation des marchés  doit effectivement rendre de plus en plus vigilants tous les patriotes de ce pays.</p>
<p style="font-weight: 400;">En effet, l’intégrité des acteurs de la commande publique est l’un des facteurs les plus dirimants pour sécuriser l’ensemble du processus de la passation des marchés.</p>
<p style="font-weight: 400;">Enfin, en tant que spécialiste du domaine, je terminerai par quelques  recommandations pouvant servir à consolider les acquis et à améliorer le système actuel de  passation des marchés de biens et de services au Sénégal.</p>
<p style="font-weight: 400;">A mon avis, il faut nécessairement :</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211;          Accorder une importance capitale dans la planification rigoureuse des activités de passation des marchés ;</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211;          Procéder de manière régulière à l’évaluation de l’exécution des plans de passation des marchés, afin de mieux cerner les écarts entre ce qui est planifié et qui est finalement exécuté ;</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211;          Renforcer les capacités techniques des cellules de passation des marchés au sein des autorités contractantes, (notamment sur les enjeux de la commande publique, mais aussi  la fraude et la corruption) et augmenter leurs effectifs de manière plus raisonnable ;</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211;          Rendre plus rigoureuse la sélection des membres des équipes d’évaluation des offres pour des raisons d’efficacité  et de transparence du processus, mais également dans un souci de de gain de temps ;</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211;           Mieux exploiter les résultats des audits des marchés publics, en vue d’apporter les correctifs idoines, et au bon moment, aux différents dysfonctionnements  relevés lors des missions d’audits</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211;          Explorer la piste qui consiste à externaliser progressivement l’activité de passation des marchés, pour mieux assurer les principes fondamentaux en matière de passation des marchés, à savoir, la transparence, l’économie, l’équité et l’efficacité.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Mor FAYE &#8211;  Spécialiste Sénior en Passation des Marchés Publics</strong></p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Pour le Think Tank IPODE.</strong></p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>Enjeux pour le financement mondial de l’Education dans le monde ;  Plaidoyer pour une mobilisation significative des bailleurs au sommet de Dakar de Février 2018</title>
		<link>https://thinktank-ipode.org/2017/12/29/enjeux-pour-le-financement-mondial-de-leducation-dans-le-monde-plaidoyer-pour-une-mobilisation-significative-des-bailleurs-au-sommet-de-dakar-de-fevrier-2018/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Dec 2017 21:37:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[financement de l’Éducation dans le monde]]></category>
		<category><![CDATA[financement de l’Éducation dans les pays en développement]]></category>
		<category><![CDATA[refinancement du partenariat mondial pour l'education]]></category>
		<category><![CDATA[sommet de dakar sur l'education 2018]]></category>
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					<description><![CDATA[A ce jour, il y a encore de par le monde, 55 à 57 millions d’enfants en âge d’être scolarisés qui ne sont pas à l’école; 263 millions de garçons&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>A ce jour, il y a encore de par le monde, 55 à 57 millions d’enfants en âge d’être scolarisés qui ne sont pas à l’école; 263 millions de garçons et de filles de 6 à 17 ans sont, soit non scolarisés ou sortis du système scolaire avant la fin du secondaire<a href="#_ftn1" name="_ftnref1"><sup>[1]</sup></a>. La plus grande partie d’entre eux vivent dans des pays à forte population et à fort croissance démographique, en Afrique et en Asie.Au Niger, seuls, 20% des enfants vont à l’école nonobstant une forte poussée démographique. Au Nigeria, 10 millions d’enfants ne sont pas scolarisés. Au Mali, au Sénégal et dans les autres pays africains, les objectifs fixés pour scolariser les enfants, ne seront pas atteints, en raison  des faibles ressources budgétaires des Etats. Cette situation est comparable à celle du Pakistan, de l’Afghanistan et de la RDC. Le principal problème que ces pays rencontrent pour éduquer leurs enfants est en grande partie lié au financement car leurs budgets ne leur permettent pas de faire face aux grands défis que représentent les ODD (Objectifs de Développement Durable)<a href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>. <span id="more-12575"></span></p>
<p><a href="https://thinktank-ipode.org/2017/12/29/enjeux-pour-le-financement-mondial-de-leducation-dans-le-monde-plaidoyer-pour-une-mobilisation-significative-des-bailleurs-au-sommet-de-dakar-de-fevrier-2018/carte-education-monde/" rel="attachment wp-att-12577"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" data-attachment-id="12577" data-permalink="https://thinktank-ipode.org/2017/12/29/enjeux-pour-le-financement-mondial-de-leducation-dans-le-monde-plaidoyer-pour-une-mobilisation-significative-des-bailleurs-au-sommet-de-dakar-de-fevrier-2018/carte-education-monde/" data-orig-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2017/12/carte-education-monde.jpg?fit=987%2C552&amp;ssl=1" data-orig-size="987,552" data-comments-opened="1" data-image-meta="{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}" data-image-title="carte education monde" data-image-description="" data-image-caption="" data-large-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2017/12/carte-education-monde.jpg?fit=940%2C526&amp;ssl=1" class="aligncenter wp-image-12577" src="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2017/12/carte-education-monde.jpg?resize=616%2C345&#038;ssl=1" alt="" width="616" height="345" srcset="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2017/12/carte-education-monde.jpg?resize=300%2C168&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2017/12/carte-education-monde.jpg?resize=620%2C347&amp;ssl=1 620w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2017/12/carte-education-monde.jpg?resize=768%2C430&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2017/12/carte-education-monde.jpg?resize=940%2C526&amp;ssl=1 940w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2017/12/carte-education-monde.jpg?w=987&amp;ssl=1 987w" sizes="(max-width: 616px) 100vw, 616px" /></a>Titre : Tendances mondiales en matière d’enfants non scolarisés</p>
<p>Quand, un pays de l’OCDE comme la France dépense 10.000$ par élève, les Etats d’Afrique subsaharienne, ne peuvent consacrer que quelques centaines de dollars par enfant pour sa scolarisation. Les faibles ressources disponibles dans les pays moins avancés, ne peuvent pas couvrir le besoin de financement nécessaire à atteindre l’objectif de scolarisation de l’ensemble des enfants; pourtant un pays comme le Sénégal consacre 25,48% du Budget d&rsquo;Etat à l’éducation, ce qui représente le quart de ses ressources budgétaires. Depuis la conférence d’Addis-Abeba en 1961 jusqu’au Forum de Dakar de 2000 en passant par l’élaboration des OMD, l’éducation pour tous a été considérée, au sein de la communauté internationale, comme une priorité. La scolarisation primaire universelle est un des objectifs phares des ODD, Objectif de développement durable 4 (ODD4) pour une éducation de qualité pour chaque enfant d’ici 2030. Pour faire face à cette priorité, il faut donc arriver à mobiliser les moyens financiers et autres moyens nécessaires.</p>
<p><strong>I – Enjeux, objectifs et pertinence d’un financement mondial : Pour la paix et la sécurité dans le monde</strong></p>
<p>En 1990, un rapport réalisé pour la revue scientifique « <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Lancet"><em>The Lancet</em></a> » faisant état des insuffisances de l’aide financière internationale allouée à la lutte contre le VIH/SIDA dans le reste du monde, a secoué les décideurs aux Etats Unis. Ce rapport prônait que les problèmes de santé dans le monde devaient être aussi une préoccupation pour les Américains. Après sa publication, le financement de la santé dans le monde est devenu, une question géostratégique aux USA. Les idées défendues par le rapport démontraient qu’il n‘est plus possible d’arrêter les maladies et les virus aux frontières mais leur diffusion ne pouvait être évitée qu’à l’échelle internationale et pour agir dans ce sens, il était nécessaire de venir en aide aux pays à faibles revenus. En conséquence, pour protéger les Etats-Unis, il fallait agir aussi dans les autres pays et les soutenir dans la maîtrise et le traitement des pandémies comme le VIH/SIDA, et les maladies contagieuses telles que la tuberculose et d’autres encore. Cette dynamique internationale a facilité la mise en place du fonds mondial de l’ONU pour la santé. Ce rapport sera à l’origine de la création du Fonds global de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme. Nous invitons la communauté internationale à agir de la même façon sur la question de l’éducation ; car une éducation de qualité pour tous les enfants est tout aussi cruciale et importante pour la paix, la sécurité et le développement durable dans le monde.</p>
<p>C’est aussi grâce à une forte implication de Jeffrey Sachs, conseiller de Ban Ki Moon à l’ONU, que les Nations Unies ont donc mis en place, depuis 2002, le fonds mondial pour la santé de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme. Jeffrey Sachs a défendu la nécessite de créer ce fonds et l’idée sous-jacente de dire aux pays riches qu’investir pour leur santé sans pour autant le faire  pour les pays pauvres, était une menace pour eux-mêmes et mettait en péril leurs citoyens. Ce fonds doté d’investissements de près de quatre milliards de dollars US avec l’appui de la Fondation Bill &amp; Melinda continue de bien fonctionner. Grâce au rôle fondamental qu’ont joué les pays riches, le fonds a permis de combattre ces maladies terribles étant convenablement doté. Concernant la santé, les dangers sont évidents, les conséquences presque immédiates. Il a donc été moins difficile de convaincre les pays bailleurs. Cependant que leurs leaders soient conscients que les enjeux sont similaires pour le secteur de l’éducation. L’existence de millions d’enfants sans scolarisation à travers le monde est un danger pour la stabilité du globe, et menace de façon durable la paix et la sécurité. C’est pour ces raisons que la communauté internationale a plaidé pour un fonds mondial pour l’éducation sur le même modèle que ce qui avait été fait pour la santé et ainsi, le PME, Partenariat Mondial pour l’Education (<em>Global Partnership for Education, GPE</em>) a vu jour. Pour l’éducation aussi, Il faut mettre des moyens significatifs et conséquents a l’image de la sante.</p>
<p>C’est ainsi que le Sénégal et la France vont co-organiser, le 2 février prochain, à Dakar, la troisième conférence dite de reconstitution du Fonds du PME, avec pour objectif de mobiliser plus de trois milliards de dollars au profit de l’éducation et ce, entre 2018 et 2020. Ce sera la première fois qu’un pays donateur et un pays en développement parraineront ensemble une conférence de financement du PME, symbolisant ainsi l’esprit du partenariat. Le financement de l&rsquo;éducation devrait être une préoccupation permanente des politiques publiques, de la communauté internationale et particulièrement, celle des pays en développement. La communauté internationale doit tout faire pour que les millions de garçons et de filles non scolarisés ne tombent pas dans les ténèbres de l&rsquo;ignorance, l&rsquo;obscurantisme, l’oisiveté, l’attrait des milieux de criminalité et du terrorisme.</p>
<p>Quel que soit le pays, son avenir est compromis, si ses enfants et ceux d’autres pays quel quels soient n’ont pas accès à une éducation correcte. <strong>Pour pallier la carence de financement d</strong><strong>ans les pays en développement, ce qui peut devenir dramatique pour notre avenir commun, il faut renforcer les moyens du fonds international pour l’éducation qu’est le partenariat mondial pour l’éducation.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>II – La Communauté internationale doit être à la hauteur des enjeux du sommet de Dakar 2018</strong></p>
<p>Le rôle déterminant de l’éducation dans le processus de développement fait l’objet d’un consensus de la communauté internationale. Depuis les années 2000, le monde a réalisé d’importants progrès, des millions d’enfants supplémentaires sont scolarisés par rapport à ce que laissaient augurer les tendances des années 1990<a href="#_ftn3" name="_ftnref3"><sup>[3]</sup></a>. Le nombre d’enfants et adolescents non scolarisés a diminué de 84 millions, dont 52 millions de filles. Différentes politiques ont permis ces progrès :</p>
<ul>
<li>l’abolition des frais d’inscription en Ethiopie, au Ghana, au Kenya, au Malawi, en Tanzanie, au Burundi et en Ouganda.</li>
<li>La diffusion de campagnes audiovisuelles réussies pour l’éducation des filles au Tadjikistan</li>
<li>La construction d’écoles au Mozambique, au Sénégal, et au Pakistan. La distribution des repas à l’école dans 32 pays d’Afrique subsaharienne.</li>
</ul>
<p>Des pays en développement comme le Sénégal, le Burkina, la Palestine, la Thaïlande, le Bengladesh et d’autres encore, ont du chemin à faire pour répondre aux besoins du secteur de l’éducation en vue de l’atteinte des objectifs de l’EPT (Education Pour Tous) d’ici à 2030. II est important que les pays en développement établissent un programme chiffré de sortie de crise pour éduquer les nouvelles générations.  Il est encore plus crucial que le fonds leur vienne en appui en consacrant des moyens financiers à l’obtention de résultats tangibles et en évitant  de focaliser le financement sur la production de rapports, des missions, des recommandations ou d’émettre des vœux pieux en vue d’atteindre l’objectif de scolariser davantage d’enfants. Autant dire que le financement axé sur les résultats devra servir de principe majeur à cet appui.</p>
<p><strong>II – a) Le PME Partenariat Mondial pour l’Education : Etat des lieux et bilan par rapport aux objectifs de l’EPT</strong></p>
<p>Depuis 2002, les pays partenaires du PME ont obtenu des résultats remarquables, et le PME a permis à des millions d&rsquo;enfants d’être scolarisés et de bénéficier d’une éducation de qualité. Le nombre d’enfants scolarisés dans le monde a nettement augmenté entre 1999 et 2011. Parmi leurs réalisations ont peut noter :</p>
<ul>
<li>72 millions d&rsquo;enfants de plus étaient scolarisés en 2015 dans les pays partenaires du PME, par rapport à 2002.</li>
<li>65 % des pays partenaires du GPE disposant de données affichaient des résultats d&rsquo;apprentissage améliorés entre 2000 et 2015</li>
<li>4 % des pays partenaires du PME avaient autant de filles que de garçons achevant le primaire en 2015</li>
<li>2,3 milliards de dollars de financement du PME ont été alloués aux pays partenaires touchés par la fragilité et les conflits depuis 2003</li>
</ul>
<p><a href="https://thinktank-ipode.org/2017/12/29/enjeux-pour-le-financement-mondial-de-leducation-dans-le-monde-plaidoyer-pour-une-mobilisation-significative-des-bailleurs-au-sommet-de-dakar-de-fevrier-2018/education2/" rel="attachment wp-att-12579"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" data-attachment-id="12579" data-permalink="https://thinktank-ipode.org/2017/12/29/enjeux-pour-le-financement-mondial-de-leducation-dans-le-monde-plaidoyer-pour-une-mobilisation-significative-des-bailleurs-au-sommet-de-dakar-de-fevrier-2018/education2/" data-orig-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2017/12/education2.png?fit=1600%2C1000&amp;ssl=1" data-orig-size="1600,1000" data-comments-opened="1" data-image-meta="{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}" data-image-title="education2" data-image-description="" data-image-caption="" data-large-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2017/12/education2.png?fit=940%2C588&amp;ssl=1" class="aligncenter size-large wp-image-12579" src="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2017/12/education2.png?resize=620%2C388&#038;ssl=1" alt="" width="620" height="388" srcset="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2017/12/education2.png?resize=940%2C588&amp;ssl=1 940w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2017/12/education2.png?resize=300%2C188&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2017/12/education2.png?resize=620%2C388&amp;ssl=1 620w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2017/12/education2.png?resize=768%2C480&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2017/12/education2.png?w=1600&amp;ssl=1 1600w" sizes="(max-width: 620px) 100vw, 620px" /></a></p>
<p>Titre : Nombre d’enfants non scolarisés par région, 2000-2012 &#8211;</p>
<p>Source : La base de données de l’Institut de statistique de l’UNESCO</p>
<p>De vrais progrès ont donc été notés. Cependant ils n&rsquo;ont pas été équitables : les enfants confrontés à des obstacles particuliers dans l’accès à l&rsquo;éducation, tels que le genre, la pauvreté, la mobilité, le nomadisme, le handicap physique ou l&rsquo;origine ethnique ont toujours autant de difficultés à accéder à l’éducation.</p>
<p>Un nombre disproportionné d’enfants non scolarisés vit dans des pays caractérisés par l’instabilité et le conflit et/ou l’extrême pauvreté. De nombreux pays qui appartiennent au groupe des pays où il y a le plus grand nombre d&rsquo;enfants non scolarisés, ne reçoivent toujours pas les financements extérieurs nécessaires pour satisfaire leurs besoins. Ceci malgré les efforts du PME qui travaille néanmoins au renforcement des systèmes éducatifs nationaux, afin d&rsquo;augmenter substantiellement le nombre d&rsquo;enfants scolarisés et qui reçoivent un apprentissage valide, et afin de surmonter les obstacles qui les empêchent d’autres  enfants d&rsquo;aller à l&rsquo;école, pour y rester et y terminer leurs études.</p>
<p>Cependant, l’Unesco<a href="#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a> considère que le bilan de l’initiative EPT (Éducation pour tous) est décevant malgré les progrès accomplis. Seul un tiers des pays signataires a atteint les objectifs fixés de l’Initiative EPT pour laquelle 164 nations s’étaient engagées en 2000. Parmi elles, on peut souligner que se trouvent des pays européens, comme d’autres comme Cuba, le Kirghizstan et la Mongolie. A l’inverse, loin des objectifs, on retrouve plusieurs pays d’Afrique subsaharienne, et d’autres comme le Pakistan, le Yémen ou la Syrie.</p>
<p>Au total, si l’objectif-phare de l’EPT était de scolariser tous les enfants en âge d’aller à l’école primaire, il n’a été atteint que par la moitié des pays (52%), tandis que 10% s’en rapprochent, 29% en sont loin et 9% très loin. D’où l’urgence à reconstituer les ressources du PME et accentuer notre plaidoyer pour inviter les Etats à être à la hauteur des enjeux en question.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>II – b) La problématique de l’éducation dans les zones de conflits : les jeunes filles principales victimes</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>S’il est difficile, compte tenu des contraintes à collecter des données, d’établir une corrélation directe entre le niveau d’instruction et les guerres dans le monde ; il est évident que les zones où des crises sont en cours, sont celles où il est plus ardu de faire progresser le niveau d’éducation des enfants surtout celui des filles. L’Unesco nous apprend<a href="#_ftn5" name="_ftnref5">[5]</a> qu’un tiers des enfants privés d’école dans le monde vivent dans des zones de conflit. Ce phénomène s’est aggravé depuis les années 2000. Et ce sont les filles qui y sont particulièrement victimes. En <a href="http://plus.lefigaro.fr/tag/syrie">Syrie</a>, à la fin de l’année 2013, 2,2 millions d’enfants en âge d’aller à l’école sur 4,8 millions n’étaient pas scolarisés. On comptait à cette date près de 500.000 enfants syriens réfugiés en Egypte, en Irak, en Jordanie, au Liban et en Turquie selon les instances internationales.</p>
<p>Au Nigeria, plus de <a href="http://www.lefigaro.fr/international/2014/10/27/01003-20141027ARTFIG00342-nigeria-le-calvaire-des-jeunes-filles-enlevees-par-boko-haram.php">200 lycéennes ont été kidnappées</a> par le groupe islamiste Boko-Haram. Le terrorisme islamiste transfrontalier a fait reculer les nets progrès enregistrés dans certains pays subsahariens.</p>
<p>Néanmoins, certains pays ont réalisé d’énormes progrès, comme la Sierra Leone, qui, après onze ans de conflit, a réussi depuis 2005 à diviser par deux le nombre d’enfants qui n’étaient jamais allés à l’école. La Sierra Léone s’est aussi attaquée avec efficacité à l’épineuse question du travail des enfants qui est un frein à la scolarisation de ces derniers.</p>
<p>La question de l’accès des filles à l’éducation est d’autant plus importante qu’on apprend dans les rapports de l’ISU (Institut Statistique de l’Unesco) qu’elles sont plus destinées que les garçons, à ne jamais mettre les pieds dans une salle de classe, malgré tous les efforts et les progrès accomplis ces 20 dernières années. D’après les données de l’ISU, 15 millions de filles en âge d’aller à l’école primaire n’auront jamais la possibilité d’apprendre à lire ou à écrire à ce stade, contre 10 millions de garçons. Neuf millions d’entre elles vivent en Afrique subsaharienne.</p>
<p>L&rsquo;éducation des filles est un enjeu considérable que devrait prendre en charge conjointement le PME et les pays en développement car, comme il a été établi, le fait d’améliorer l’accès des filles à l’éducation à travers le monde a pour conséquence d’agir positivement sur la famille, la maîtrise  de la croissance démographique, la capitalisation du dividende démographique  et de contribuer également à l&rsquo;émergence de sociétés plus instruites et positives à travers le rôle positif que les mères instruites jouent dans la scolarisation de leurs enfants, le maintien de leur état nutritionnel et leur état de santé, la réduction de la pauvreté des familles.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>II – C) Modalités de financement</strong></p>
<p>Au-delà du financement par le biais de la reconstitution du Fonds du PME, les pays pourraient envisager aussi d’autres formes innovantes de financement de leur école, de leur éducation ainsi que des ressources budgétaires plus conséquentes pour relever le défi.</p>
<p>Au niveau du PME, il est attendu l’implication financière de grandes entreprises. Il est attendu des multinationales qu’elles s’engagent et participent au financement du fonds en numéraire, ou bien en mettant à disposition des outils multimédia pour diffuser l’enseignement à ceux qui en sont écartés, ou en aidant à améliorer les méthodes d’enseignement dans le monde. Les grands acteurs de la vie économique africaine devraient être des bailleurs de l’avenir de l’Afrique qui est induit en grande partie par l’éducation de sa plus jeune génération.</p>
<p>Nous devons, avec ces grandes entreprises et ces acteurs, faire de l’éducation pour tous, une priorité.</p>
<p>Dans les autres formes de solutions innovantes, on peut exploiter les pistes budgétaires, c’est-à-dire mettre en place des régimes fiscaux pertinents qui pourraient aider à lever des fonds en vue de financer des services essentiels comme l’éducation. C’est dans ce cadre que les multinationales peuvent aussi aider à financer l’école et les universités en acceptant de payer leurs taxes où elles réalisent leurs activités et en s’impliquant dans le recul de l’ignorance à travers la RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises). Les pays pourraient aussi initier une taxe à l’image de la taxe de solidarité sur les billets d&rsquo;avion, aussi appelée taxe Chirac qui est internationale et prélevée sur le prix des billets d&rsquo;avion pour financer l&rsquo;organisme international Unitaid<a href="#_ftn6" name="_ftnref6"><sup>[6]</sup></a>.</p>
<p>Certains bailleurs finançant le développement ont pu tester des modèles de partenariat public-privé qui gagneraient à être démultipliés et mis à l’échelle.</p>
<p>De la même façon que la santé est soutenue par des grandes entreprises pharmaceutiques pour éviter la contamination, les grandes entreprises intervenant dans les TIC (Technologies de l’Information et de communication) et dans l’industrie culturelle pourraient aider le secteur de l’éducation dans les pays en développement au sein desquels, l’avancée de l’éducation augmente la taille de leur marché. Mais il est peut-être plus facile de lutter contre les épidémies que de faire reculer l’ignorance ainsi que l’obscurantisme et l’insécurité qui vont avec. Cependant il demeure certain que pour jouer leur rôle d’agents du développement de leur pays d’origine ou d’accueil et de citoyen du monde, les jeunes garçons et filles devront immanquablement jouir d’une bonne santé et bénéficier d’une instruction utile.</p>
<p><strong>III – Feuille de route et sommet de Dakar</strong></p>
<p>Les pays en développement devraient partir de Dakar 2018 avec une feuille de route claire. Les Etats devraient associer dans chaque pays les syndicats d’enseignants, les associations de parents d’élèves, les ONG, les associations de solidarité internationale, les organisations d’éducation populaire et tous les types d’organisations qui ont des actions de terrain en faveur de l’accès à l’éducation dans les pays concernés, pour leur proposer d’unir leurs forces. Ensemble, ils devront chercher à augmenter les ressources consacrées à cette grande cause et veiller à ce que les budgets décidés soient réellement engagés sur cet enjeu.</p>
<p>Il faudrait que les pays d’Afrique subsaharienne, quant à eux, ne laissent pas le déterminisme social l’emporter sur le mérite à l’école. De toutes les régions du monde, l’Afrique subsaharienne est celle qui présente les taux d’exclusion les plus élevés. Plus d’un cinquième des enfants âgés de 6 à 11 ans ne vont pas à l’école, suivis d’un tiers des jeunes âgés de 12 à 14 ans. Selon les données de l’ISU, près de 60 % des jeunes de 15 à 17 ans ne sont pas scolarisés. Les disparités persistantes en matière de participation à l’éducation liées au sexe, au lieu de résidence et à la richesse sont l’un des principaux obstacles à la réalisation de l’éducation pour tous en Afrique. Il faudra encourager la mixité sociale entre le public et le privé. Des études sérieuses<a href="#_ftn7" name="_ftnref7">[7]</a>, montrent que les enfants issus de milieux favorisés sont plus scolarisés dans le privé que dans le public qui perd en qualité du fait du manque de moyens didactiques et des perturbations dues principalement aux grèves des systèmes scolaires. Ce qui crée très souvent un « apartheid scolaire » du fait de la stratégie de contournement qui fait éviter aux familles aisées, les zones dévalorisées de nos pays. Tout ceci pose la question de savoir comment réduire le poids des déterminismes sociaux dans l’éducation. Egalement, si on veut être pragmatique dans ce plaidoyer, il faut prendre en considération que l’éducation doit aussi préparer à la pratique d’un métier dont il sera indispensable d’envisager l’apprentissage à un moment ou à un autre. On pourrait aussi rechercher à intégrer intelligemment cette contrainte dans nos systèmes éducatifs. Ne faut-il pas aussi prolonger cette démarche d’intégration pour les formations sportives et artistiques ?</p>
<p>Par ailleurs, il serait intéressant de revoir comment les modèles d’enseignement traditionnel peuvent intervenir dans cette démarche d’accès à l’éducation, et de chercher à intégrer dans le processus d’autres types d’enseignements. Le modèle d’éducation proposée par les écoles classiques ne répond pas toujours aux besoins des communautés conduisant à une faible utilisation de l’offre d’éducation existante. Garantir le droit de tous les enfants à l’éducation revient donc à assurer une offre d’éducation pertinente au regard des besoins des communautés comme l’enseignement coranique dans certains pays ouest africains comme, la Guinée,  le Sénégal, la Mauritanie ou le Mali. Le PME doit intégrer dans son financement ce type d’apprentissage de la connaissance qui sort des sentiers battus de la vision occidentale dans la mesure où il est possible de vérifier que ces écoles fournissent un enseignement qui ne favorisera pas l’intégrisme religieux et répondra à une véritable éthique humaniste. Ceci pose la question de la définition de l’éducation ainsi que la cible. Tout le monde n’est pas mobilisable pour des études très longues au moins dans le format actuel.</p>
<p>Les médias devraient aussi jouer leur partition pour l’éducation de la population. Au Sénégal, la télévision maintient et soutient activement la sous culture par la pauvreté de leurs programmes. L’éducation passe également par ce biais-là notamment par l’accès à une information pluraliste et à la culture. Il faut également rechercher à sensibiliser les populations à la richesse du patrimoine culturel, intellectuel et historique dont il dispose et sans lesquels l’éducation devient vide de sens. Il est urgent de définir dans nos pays une vraie approche d’une éducation qui fait reculer l’obscurantisme. Cela revient à dire que la réussite de toutes ces initiatives ne serait pas mesurée uniquement à travers les taux de scolarisation et de déscolarisation, mais également à travers l’engagement d’une vraie révolution culturelle de tous les véhicules éducatifs et la capacité à améliorer l’éducation des enfants, des jeunes et des masses.</p>
<p><strong>IV – Conclusion : </strong></p>
<p>Tout compte fait, le problème de l’éducation n’est pas différent de celui de la santé si l’on considère que de la même façon qu’il y a un prix humain et économique aux épidémies, il y aussi un prix à l’IGNORANCE et ce, sur les court, moyen et long termes et si l’on considère que la conjonction d’une bonne santé et d’une instruction sont les meilleurs ingrédients du développement humain garant d’une culture globale de paix, d’ouverture et de tolérance. Si nous laissons grandir une autre génération sans éducation, nous en paierons tous un prix dont nous ne pouvons imaginer les conséquences. Il faut donc une augmentation de la solidarité internationale pour financer l’éducation de ceux qui en sont exclus. L’éducation est primordiale. Il a été démontré que le coût de non scolarisation des enfants est supérieur à celui de leur scolarisation pour ne parler que de l’enseignement primaire. <em>La conférence de financement du Partenariat mondial pour l&rsquo;éducation est notre première occasion de transformer l&rsquo;engagement politique en un soutien tangible. Le financement de l&rsquo;éducation est en effet le meilleur investissement que nous pouvons faire </em>a déclaré Antonio Guterres, Secrétaire général des Nations unies. Nous y souscrivons sans réserve ! Il faut que les hommes arrêtent de gaspiller dans des conflits et des guerres stupides et investir dans l’éducation, dans l’école.</p>
<p>Mohamed LY</p>
<p>Pour le Think Tank IPODE.</p>
<p><em>Ce papier a été réalisé grâce aux données de l’ISU, aux sites internet de l’Unesco et du Partenariat Mondial pour l’Education. L’auteur a aussi été inspiré par les discours à l’ONU des Présidents Macky Sall et Emanuel Macron ; par le Rapport mondial de suivi sur l’éducation et les déclarations de l’ex secrétaire général de l’Unesco Irina Bokova mais aussi celles de Jeffrey Sachs ex conseiller aux Nations Unies de Ban Ki Moon.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1"><sup>[1]</sup></a> Chiffres tirés des statistiques de l’ISU (institut statistique de l’Unesco)</p>
<p><a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> Les Objectifs de Développement Durable (ODD) ont remplacé les OMD (Objectifs du Millénaire pour le Développement), qui eux, se sont terminés en 2015.</p>
<p><a href="#_ftnref3" name="_ftn3"><sup>[3]</sup></a> Irina Bokova l’ancienne directrice générale de l’Unesco</p>
<p><a href="#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture</p>
<p><a href="#_ftnref5" name="_ftn5">[5]</a> Rapport 2015 de l’Unesco</p>
<p><a href="#_ftnref6" name="_ftn6"><sup>[6]</sup></a> Unitaid est une organisation internationale d&rsquo;achats de médicaments, chargée de centraliser les achats de traitements médicamenteux afin d&rsquo;obtenir les meilleurs prix possibles, en particulier à destination des pays en voie de développement</p>
<p><a href="#_ftnref7" name="_ftn7">[7]</a>Charles Delorme : <a href="http://journals.openedition.org/ries/1949"><u>http://journals.openedition.org/ries/1949</u></a> ou</p>
<p><a href="http://cache.media.eduscol.education.fr/file/82/31/2/DEPP_EetF_2012_82_Scolarisation_deux_ans_237312.pdf"><u>http://cache.media.eduscol.education.fr/file/82/31/2/DEPP_EetF_2012_82_Scolarisation_deux_ans_237312.pdf</u></a></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Gestion et mise en place de l’AIBD : démarches managériales inquiétantes pour le début des activités</title>
		<link>https://thinktank-ipode.org/2017/12/21/gestion-et-mise-en-place-de-laibd-demarches-manageriales-inquietantes-pour-les-debuts-des-activites/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Dec 2017 13:36:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[aéroport Blaise Diagne]]></category>
		<category><![CDATA[AIBD]]></category>
		<category><![CDATA[mise en route de l'aéroport de Diass]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les excellents managers et chefs de projets que nous avons au Sénégal savent, qu&rsquo;une mise en production  pareille d&rsquo;un projet stratégique comme l&rsquo;ouverture de l&rsquo;AIBD (Aéroport International Blaise Diagne) nécessite réflexion et concertation stratégique (en terme métier et connaissance de management de projet) et devant les enjeux on opte souvent entre deux approches: faire une bascule progressive ou appliquer « la méthode big bang ».</p>
<p>Il apparaît que c&rsquo;est la deuxième qui a été retenue, sûrement pour des considérations de coût, ou autres. Mais reconnaissons que ça n&rsquo;a pas marché au mieux (nous récusons le mot échec).  Le problème ce n&rsquo;est pas de critiquer, ou de dire que nous aurions pu faire mieux ou encore moins de se mettre en avant. Nous laissons ce point aux politiciens et aux polémistes, ce qu&rsquo;il y a lieu de faire actuellement c&rsquo;est de récupérer l&rsquo;état de fait sur la réalité de l&rsquo;ouverture de cet aéroport et faire au mieux pour que les conséquences économiques et techniques soient conjurées.<span id="more-12567"></span></p>
<p>Les conséquences sont fâcheuses et peuvent coûter très cher à notre économie, à la « destination Sénégal » mais surtout à notre réputation. Sur ce dernier point, parlant de la réputation, nous savons bien combien il coûte cher de restaurer une crédibilité, de ramener la confiance. Nous ne sommes pas seuls au monde, ni seul dans la sous-région. En ne s&rsquo;attaquant pas de façon sérieuse et conséquente à ce problème de fonctionnement de l&rsquo;aéroport nous perdons de la crédibilité de façon durable, et surtout nous bazardons notre crédibilité et le mythe de notre expertise en prend un coup. Certains esprits pourtant brillants ont confondu une aérogare prête et flambant neuf et un aéroport prêt ! C’est consternant. Un aéroport c&rsquo;est une aérogare certes mais aussi tous les services autour de la venue et du départ des avions en terme technique, logistique, commercial, sécuritaire etc. Un aéroport est un dispositif complexe dont le fonctionnement correct requiert toute une série de mesures d&rsquo;accompagnement, qu&rsquo;il faut tester, avec ce qu&rsquo;on appelle dans le jargon de la Gestion des Opérations  » les essais et le temps de mise en route ».Cette méthode permet de se prémunir de tout dysfonctionnement au moment de la mise en oeuvre réelle de l&rsquo;infrastructure, surtout pour un outil aussi stratégique et technique qu&rsquo;un aéroport  moderne qui prétend répondre aux standards internationaux. Dans les hautes directions des grandes compagnies qui desservent AIBD, nous sommes aujourd&rsquo;hui la risée, et surtout que ces managers de classe mondiale en contact avec de hauts responsables de l&rsquo;Etat avaient alerté et soulevé plusieurs points qui auraient pu être évités.</p>
<p>Nous en voulons pour exemple la grève des contrôleurs aériens : depuis au moins 3 mois, sur la grève prévisible des contrôleurs aériens, quand des responsables de compagnies ont attiré l&rsquo;attention sur ce que cela représenterait comme conséquence dans l&rsquo;exploitation de l&rsquo;AIBD et par voie de conséquence pour notre économie, des autorités étatiques en charge de ce dossier ont minimisé ce risque en brandissant la solution radicale de « réquisitionner le personnel » au moment venu,  nous avons vu ce qu&rsquo;il en était. Nous avons assisté à une grève de 24h, une fermeture de l&rsquo;aéroport qui a nécessité que notre Premier Ministre rentre en jeu dans les négociations. Nous pourrions nous en passer honnêtement ! Un aéroport fermé durant 24h dans un pays qui n’en compte qu’un de portée internationale est grave. C&rsquo;est hallucinant. Les conséquences de cette grève sur notre économie ne sont pas négligeables. Nous ne dirons pas que ça n&rsquo;a jamais existé ailleurs,  mais ce sont des conditions particulières de cas de force majeur qui ont occasionné des situations semblables, nous pensons au cas Islandais avec l’irruption des volcans, ou le récent incendie de l’aéroport d’Atlanta. A Roissy Charles De Gaule ou à Orly ils peuvent aussi être en grève, comme dans beaucoup d’autres pays car c&rsquo;est un droit (un droit constitutionnel au Sénégal) mais au moins dans ces 2 grands aéroports français ça occasionne certes des perturbations mais ils assurent tout de même 30 à 50% des vols, ils évitent l’arrêt total du trafic. Les conséquences seraient fâcheuses pour l’économie française.</p>
<p>Tous ces problèmes de management posent la question de culture managériale dans notre pays. Des études pointues devraient être menées pour voir les freins que nous avons chez nous, qui nous empêchent de réussir ces projets d’envergure que d’autres managers dans d’autres pays réussissent  avec des contraintes certes mais avec brio. Ces autres managers dans d’autres pays ont été dans les mêmes écoles et universités  que les nôtres. Une première lecture indique que l’immixtion et la prépondérance du politique sur les compétences et la technicité nous est fatale. Mettre une nouvelle monnaie en place qui remplacera le CFA est une autre paire de manche qui interpellera encore cette culture managériale. Nous précisons qu&rsquo;aucun doute ne serait permis sur la compétence des hommes et femmes dans nos banques centrales à pouvoir mener à terme ce projet. Mais nous attirons tout de même l&rsquo;attention sur notre capacité à conjuguer ces compétences avec nos freins culturels et sociologiques. Mais à l’heure actuelle l&rsquo;urgence est à la mise en place d&rsquo;une task force efficace et large, avec toutes les compétences pertinentes dont nous disposons dans le secteur pour travailler en agilité sur tous les domaines afin que notre bijou qu’est l’AIBD soit opérationnel dans les prochaines semaines. Le principal est de corriger et d’avancer et non de stigmatiser. C&rsquo;est un souhait républicain. Votre réussite est celle du pays, donc la nôtre. Nos encouragements.</p>
<p>Mohamed LY</p>
<p>Président du Think Tank IPODE</p>
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		<title>Club de la Presse sur Telesud sur le retour du Maroc au sein de l&#8217;Union Africaine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Feb 2017 20:21:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Affaires Etrangéres]]></category>
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					<description><![CDATA[Cliquez ici : Club de la Presse sur Telesud du 04022017 Chers amis, Vous trouverez ici l&#8217;intervention du Président Mohamed Ly sur le retour du Maoc au sein de l&#8217;Union africaine. Dans&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.dailymotion.com/video/x57mjmu_le-club-de-la-presse-070117_tv" target="_blank">Cliquez ici : Club de la Presse sur Telesud du 04022017</a></p>
<p>Chers amis,</p>
<p>Vous trouverez ici l&rsquo;intervention du Président Mohamed Ly sur le retour du Maoc au sein de l&rsquo;Union africaine. Dans le Club de la presse su 04 Février 2017 Hamed Paraison aborde les défis de l&rsquo;Afrique en 2017 avec ses invités sur la chaîne africaine Telesud.</p>
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		<title>Clôture du 28é sommet de l&#8217;Union Africaine sur Africa24 avec Mohamed LY Président du think tank Ipode</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Feb 2017 16:46:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Cliquez ici : Analyse sur le retour du Maroc dans l&#8217;Union africaine  Chers amis, Vous trouverez ici l&#8217;intervention du Président Mohamed LY à la cloture du 28é sommet de l&#8217;Union&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=TfDSZig242Q" target="_blank">Cliquez ici : Analyse sur le retour du Maroc dans l&rsquo;Union africaine </a></p>
<p>Chers amis,</p>
<p>Vous trouverez ici l&rsquo;intervention du Président Mohamed LY à la cloture du 28é sommet de l&rsquo;Union Africaine sur Africa24 la chaîne africaine.</p>
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		<title>Club de la Presse sur Telesud avec Mohamed LY Président du think tank Ipode</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Feb 2017 16:30:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Cliquez ici : Club de la Presse sur Telesud du 07012017 Chers amis, Vous trouverez ici l&#8217;intervention du Président Mohamed Ly sur les sujets de Sécurité, Paix, Démocratie en Afrique &#8230;&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.dailymotion.com/video/x57mjmu_le-club-de-la-presse-070117_tv" target="_blank">Cliquez ici : Club de la Presse sur Telesud du 07012017</a></p>
<p>Chers amis,</p>
<p>Vous trouverez ici l&rsquo;intervention du Président Mohamed Ly sur les sujets de Sécurité, Paix, Démocratie en Afrique &#8230; Dans le Club de la presse su 07 Janvier 2017 HAmed Paraison aborde les défis de l&rsquo;Afrique en 2017 avec ses invités sur la chaîne africaine Telesud.</p>
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		<title>Dialogue politique au Sénégal : De la calinothérapie de l’opinion à la prise de responsabilité de l’opposition</title>
		<link>https://thinktank-ipode.org/2016/05/13/dialogue-politique-au-senegal-de-la-calinotherapie-de-lopinion-a-la-prise-de-responsabilite-de-lopposition/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 May 2016 15:28:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Affaires Politiques, sociétales et Institutions]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil supérieur de la République Sénégal]]></category>
		<category><![CDATA[dialogue politique au senegal]]></category>
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					<description><![CDATA[Le dialogue politique occupe actuellement une place importante dans le débat public au Sénégal. Ce qui devait être une normalité dans une démocratie mature comme la nôtre devient objet de&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="_2cuy _3dgx" data-block="true" data-editor="5o95" data-offset-key="d7dm8-0-0">
<div class="_1mf _1mj" data-offset-key="d7dm8-0-0"><span data-offset-key="d7dm8-0-0"><span data-text="true">Le dialogue politique occupe actuellement une place importante dans le débat public au Sénégal. Ce qui devait être une normalité dans une démocratie mature comme la nôtre devient objet de polémiques. On aime réinventer la poudre, cela nous passionne ! </span></span></div>
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<p><span id="more-12393"></span></p>
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<div class="_1mf _1mj" data-offset-key="92uak-0-0"><span data-offset-key="92uak-0-0"><span data-text="true">Le dialogue n’est pas une invention moderne. À travers l’histoire et dans la plupart des sociétés, le fait de rassembler des personnes pour les aider à surmonter leurs différences et à résoudre leurs problèmes a toujours été une mission prestigieuse, généralement confiée à des individus expérimentés, à des anciens ou à des personnes respectées pour la qualité de leur jugement et leur sagesse. Certains éléments de « méthodologie du dialogue » ont été et sont encore employés dans les sociétés traditionnelles en s’appuyant sur des procédures et des coutumes ancestrales (par exemple, les jirgas, les shuras et les conseils de village). Leur validité est d’ailleurs reconnue dans les processus de justice de transition, de gestion des conflits et de réconciliation (IDEA international, 2008b)[1].</span></span></div>
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<div class="_1mf _1mj" data-offset-key="cu1fh-0-0"><span data-offset-key="cu1fh-0-0"> </span></div>
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<div class="_1mf _1mj" data-offset-key="b2mig-0-0"><span data-offset-key="b2mig-0-0"><span data-text="true">Quand le Président de la République a lancé son appel de dialogue de Bujumbura sur la question des réformes institutionnelles, les circonstances ont poussé les « Nonistes » à rejeter en bloc l’idée de dialogue avec le Président de la République. Cela découlait d’une approche tactique de ceux-ci qui pensaient que le non pourrait l’emporter et étaient dans une logique de rapport de force amorcé pour demander le départ du Président si le « Non » l’avait emporté. Cette attitude, nous l’avions trouvée irresponsable et nous l’avions dénoncée en son temps dans une tribune libre où nous ne fûmes pas tendres avec notre opposition. Ce qui avait « choqué » bon nombre d’observateurs. Car chez nous on ne critique pas l’opposition, c’est un blasphème ! Au risque de passer pour un bras armé du camp du pouvoir. Nous l&rsquo;avons appris à nos dépens. C’est ce que nous nommons la calinothérapie sénégalaise pour son opposition. On dirait que l’opinion, la société civile et la presse culpabilisent d’avoir laissé le corps électoral envoyé l’opposition et ses leaders hors des fastes du pouvoir. Et pourtant le jeu démocratique impose cette configuration qui, par ailleurs, est très saine. Nous rappelons ici qu’il est tout autant normal dans une démocratie de critiquer le pouvoir quand c’est opportun que de le faire avec l’opposition de son pays. Câliner l’opposition sur la seule base qu’elle ne dirige pas le pays et qu’elle serait orpheline du pouvoir est rendre un mauvais service à celle-ci. Au contraire, c’est dans l’opposition que les projets les plus ambitieux ont pu naître pour les voir par la suite appliqués dans les politiques publiques et sauver bien des pays à des moments cruciaux. C’est l’une des vertus de l’alternance démocratique. Notre critique faite à ce moment était basée sur des principes, que nous rappelons ici. Notre opposition nous avait déçus dans cette posture de « délégitimation » de nos institutions. Nous disions que dans une démocratie mature, les opposants doivent répondre à l&rsquo;appel du pouvoir. Ce n&rsquo;est pas une demande c&rsquo;est une « obligation ». Les partis qui ont été des partis de gouvernement comme le PDS (Parti Démocratique Sénégalais) peuvent bien le comprendre. Nous avons hérité d&rsquo;un pays où le dialogue et la compétition politique ont réglé toutes les crises majeures et nous restons une exception en Afrique par l&rsquo;absence de guerre civile et de conflits ethniques majeurs qui auraient rendu le pays « ingouvernable ». Nous avons l&rsquo;obligation de sauvegarder cet acquis.</span></span></div>
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<div class="_1mf _1mj" data-offset-key="4fs8n-0-0"><span data-offset-key="4fs8n-0-0"> </span></div>
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<div class="_1mf _1mj" data-offset-key="58l17-0-0"><span data-offset-key="58l17-0-0"><span data-text="true">Aujourd’hui qu’il n’y a plus de calcul politicien immédiat, tous ceux qui avaient rejeté de façon catégorique et péremptoire l’idée même d’un dialogue se sont ravisés et vont même plus loin en faisant des propositions pour théoriser ce que le dialogue politique devrait être. Faudrait-il s’en réjouir ? </span></span></div>
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<div class="_1mf _1mj" data-offset-key="du58h-0-0"><span data-offset-key="du58h-0-0"> </span></div>
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<div class="_1mf _1mj" data-offset-key="3t7dn-0-0"><span data-offset-key="3t7dn-0-0"><span data-text="true">C&rsquo;est Idrissa Seck, ancien Premier Ministre qui disait après l’appel de Bujumbura :«Ce que je veux, c&rsquo;est que Macky quitte la tête de mon pays» toujours et encore dans la fameuse « idéologie majoritaire des opposants » du  » Ôtes toi de là que je m&rsquo;y mette ! « . Cette fois Mr Seck essaie de faire mieux en proposant un Conseil Supérieur de la République. Les bras m’en sont tombés à la découverte de cette proposition. Une proposition qui fait un déni de légitimité à l’institution que représente le Président de la République comme nous avons voulu l’instituer. Idrissa Seck a fait un déni de démocratie, on aurait dit que la fonction de Président de la République a été usurpée en 2012 sans que son contenu ait été tracé et que les contours de la fonction qui prend pourtant en charge toutes les craintes formulées par Mr Seck dans sa proposition aient été définis. Cette proposition, dans sa conception, est non seulement dangereuse pour la nature de notre République, mais aurait peut-être plus eu sa place dans le débat de la réforme des institutions qui a duré trois bonnes années sans qu’une seule fois que Mr Seck ne porte à notre connaissance une seule proposition digne de débat. Nous nous en désolons. Nous saluons, par ailleurs, la main tendue d’une large partie de l’opposition qui serait prête à dialoguer avec la majorité afin de renouer le dialogue dans notre pays.</span></span></div>
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<div class="_1mf _1mj" data-offset-key="6k1uk-0-0"><span data-offset-key="6k1uk-0-0"> </span></div>
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<div class="_1mf _1mj" data-offset-key="7cg63-0-0"><span data-offset-key="7cg63-0-0"><span data-text="true">Si nous revenons au sérieux et à l’orthodoxie de ce que sont les institutions de notre République, on se rend vite compte que le dialogue dans son contenu et son agenda doit être dirigé par le Président de la République. Nous avons toujours invité le Président Macky Sall, à nouer un dialogue avec toutes les parties de la Nation et en premier avec son opposition la plus significative, sur des sujets d’intérêts nationaux qui engagent le Sénégal sur sa cohésion sociale, sa défense, sa sécurité ou sa recherche de consensus électoral. L’opposition étant tenu d’y répondre avec responsabilité car étant le jardin des espoirs qui pourraient être déçus chez certains de nos compatriotes quel que soit le régime en place. Cette opposition par ces échanges que nous souhaitons plus fréquents devrait faire l’effort de se rapprocher de la notion de responsabilité pour apprécier les enjeux en termes de responsabilité politique et gouvernemental plutôt de ce qu’elle nous a habitué par des postures pavloviennes anti-majorité. Surtout sur les sujets de politique étrangère on attendrait d’elle plus de clairvoyance et de solidarité sur ce domaine régalien.</span></span></div>
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<div class="_1mf _1mj" data-offset-key="6e57k-0-0"><span data-offset-key="6e57k-0-0"> </span></div>
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<div class="_1mf _1mj" data-offset-key="ccls6-0-0"><span data-offset-key="ccls6-0-0"><span data-text="true">Nous prônons un dialogue politique constant franc et soutenu dans notre pays et ceci à tous les niveaux tant avec les acteurs politiques qu’avec les corps intermédiaires du dialogue social dans la recherche d’une solidarité sociale durable et d’un pacte de stabilité social solide. Ceux du pouvoir qui pensent que le seul espace du débat parlementaire suffirait pour dire qu’il y a un dialogue politique dans notre pays se trompent. Ils doivent être plus ambitieux et plus volontaires à aider à apaiser le climat politique et social en élargissant les acteurs et les lieux de ce dialogue. Le débat parlementaire est un acquis institutionnel lié aux fonctionnements de nos institutions comme nous les avons voulues. Mais le dialogue politique est signe de maturité et de dépassement des leaders politiques qui doit être suscité par le chef de l’Etat. Ce dialogue est nécessaire à la stabilité du pays et au rayonnement du Sénégal. Le chef de l’Etat en a la responsabilité et la société civile sera toujours là pour encourager et rendre possible ce dialogue qui est à institutionnaliser.</span></span></div>
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<div class="_2cuy _3dgx" data-block="true" data-editor="5o95" data-offset-key="ah2u2-0-0">
<div class="_1mf _1mj" data-offset-key="ah2u2-0-0"><span data-offset-key="ah2u2-0-0"><span data-text="true"> Mohamed LY</span></span></div>
<div class="_1mf _1mj" data-offset-key="ah2u2-0-0"><span data-offset-key="ah2u2-0-0"><span data-text="true">Président Think Tank IPODE </span></span></div>
</div>
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		<title>Afrique &#8211; Franc CFA: 71 ans d&#8217;histoire contrastée avec Mohamed LY Président du think tank Ipode</title>
		<link>https://thinktank-ipode.org/2016/11/29/afrique-franc-cfa-71-ans-dhistoire-contrastee-avec-mohamed-ly-president-du-think-tank-ipode/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Nov 2016 08:33:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Audio-video]]></category>
		<category><![CDATA[Economie & Finances]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Franc CFA 71 ans d'histoire contrastée]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed ly debat CFA]]></category>
		<category><![CDATA[Think tank ipode CFA]]></category>
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					<description><![CDATA[Cliquez ici: Afrique : Franc CFA, 71 ans d&#8217;histoire contrastée Chers amis, Vous trouverez ici l&#8217;intervention sur le franc CFA sur la chaine africaine Africa24. La principale idée était de dire:&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=awFfwiKhtis&amp;feature=share" target="_blank" rel="noopener">Cliquez ici: Afrique : Franc CFA, 71 ans d&rsquo;histoire contrastée</a></p>
<p>Chers amis,</p>
<p>Vous trouverez ici l&rsquo;intervention sur le franc CFA sur la chaine africaine Africa24.</p>
<p>La principale idée était de dire:</p>
<div class="text_exposed_show">
<ul>
<li>Il faut continuer à travailler sur la création d&rsquo;une monnaie commune à l&rsquo;Afrique de l&rsquo;ouest, espace UEMOA, pour passer ensuite à l’étape de monnaie africaine.</li>
<li>Il ne faut pas brûler les étapes en voulant rompre avec le franc pour de mauvaises raisons: attitude juvénile anti-français. et que l&rsquo;urgence était à la consolidation de nos économies d&rsquo;abord. Des économies avec des fondamentaux solides.</li>
<li>Il urge que les 2 francs sont convertibels directement entre eux.</li>
<li>Il ne faut pas sous estimer l&rsquo;apport du franc sur le CFA lors des crises majeures qu&rsquo;a connu l&rsquo;UEMOA, comme au moment de la crise ivoirienne. ==&gt; stabilité politique et économique de la zone.</li>
<li>Et un point non négligeable: la maitrise de l&rsquo;inflation autour de 2%.</li>
<li>Les point des détracteurs du CFA qui demande le cyclage pour une 2e fois de nos réserves de change est incompréhensible car économiquement c&rsquo;est un non sens.</li>
</ul>
<p>En résumé, il faut sortir du franc CFA de façon sérieuse, et ne pas en faire une aventure anti-francaise de déconstruction coloniale uniquement, mais que cette sortie  soit un processus construit, maitrisé et qui débauche sur une monnaie forte de l&rsquo;Afrique de &lsquo;Ouest. Une monnaie commune qui sera au moins partagée par les pays qui partagent le CFA et aller sereinement vers une monnaie africaine.</p>
</div>
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