<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Publications &#8211; IPODE &#8211; Think Tank Panafricain</title>
	<atom:link href="https://thinktank-ipode.org/category/publications/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://thinktank-ipode.org</link>
	<description>Think Tank progressiste, indépendant et panafricain</description>
	<lastBuildDate>Mon, 27 Apr 2026 12:31:06 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">47510534</site>	<item>
		<title>Attaques jihadistes au Mali : une guerre asymétrique qui menace toute l’Afrique de l’Ouest</title>
		<link>https://thinktank-ipode.org/2026/04/27/attaques-jihadistes-au-mali-une-guerre-asymetrique-qui-menace-toute-lafrique-de-louest/</link>
					<comments>https://thinktank-ipode.org/2026/04/27/attaques-jihadistes-au-mali-une-guerre-asymetrique-qui-menace-toute-lafrique-de-louest/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 12:17:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Affaires Etrangéres]]></category>
		<category><![CDATA[Other]]></category>
		<category><![CDATA[attaques jihadiste]]></category>
		<category><![CDATA[jihadiste mali]]></category>
		<category><![CDATA[mohamed ly mali]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://thinktank-ipode.org/?p=12943</guid>

					<description><![CDATA[Depuis deux jours, le Mali est attaqué. En tant que voisin, frère siamois du Sénégal et panafricain, il m’est impossible de rester silencieux. J’exprime ici mon soutien plein et entier&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p data-start="68" data-end="398">Depuis deux jours, le Mali est attaqué. En tant que voisin, frère siamois du Sénégal et panafricain, il m’est impossible de rester silencieux. J’exprime ici mon soutien plein et entier au peuple malien, confronté à une nouvelle vague de violences qui marque un tournant inquiétant dans la nature des menaces sécuritaires au Sahel.</p>
<p data-start="400" data-end="784">Les groupes jihadistes doivent être combattus sans ambiguïté, et ces attaques doivent être condamnées de partout. La <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Communauté économique des États de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest</span></span> est appelée à suivre la situation de très près. Au-delà des institutions, c’est toute la région qui doit faire bloc. Aux Maliens, j’adresse un message de résilience et d’unité : c’est dans ces moments que les nations se révèlent.</p>
<p data-start="786" data-end="1253">Les attaques récentes témoignent d’une mutation préoccupante. Après avoir ciblé, fin 2025, les circuits de ravitaillement en produits pétroliers, les groupes armés s’attaquent désormais directement aux symboles et aux leviers de la souveraineté malienne. Les offensives coordonnées, menées sur plusieurs fronts, combinent des modes opératoires variés : véhicules piégés, assauts simultanés, et, de plus en plus, l’usage de technologies accessibles comme les drones. les attaques auraient impliqué l’usage de drones selon plusieurs sources, illustrant l’évolution technologique des groupes armés.</p>
<p data-start="1255" data-end="1670">Nous sommes face à une guerre asymétrique. Des groupes non étatiques, mobiles, adaptatifs, capables d’exploiter des moyens relativement légers mais efficaces, affrontent un État contraint par des structures plus lourdes. Cette asymétrie n’est pas seulement militaire ; elle est aussi informationnelle, logistique et financière. Elle permet à ces groupes de frapper vite, fort, et souvent là où on ne les attend pas.</p>
<p data-start="1672" data-end="2126">Les armes et les moyens déployés interrogent. Ils suggèrent l’existence de soutiens qui dépassent les seules dynamiques locales. Il est légitime de s’interroger sur les réseaux internationaux – financiers, logistiques, voire politiques – qui permettent à ces groupes d’opérer à ce niveau. Le Mali semble faire face à des adversaires puissants, dont l’intérêt est de maintenir une instabilité chronique, voire de favoriser une fragmentation du territoire.</p>
<p data-start="2128" data-end="2427">Dans ce contexte, la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme doit être considérablement renforcée. Aucun dispositif sécuritaire ne pourra être pleinement efficace si les flux financiers qui alimentent ces groupes ne sont pas identifiés, traqués et asséchés avec rigueur.</p>
<p data-start="2429" data-end="2900">Il serait par ailleurs naïf d’ignorer les enjeux économiques sous-jacents. Le Mali, riche de ressources minières considérables, affirme de plus en plus sa souveraineté sur son territoire et ses richesses. Cette dynamique vient bousculer des équilibres anciens et des intérêts établis. Dans bien des cas, les conflits contemporains ne se jouent pas uniquement sur des lignes idéologiques, mais aussi autour du contrôle des ressources et des chaînes de valeur stratégiques.</p>
<p data-start="2902" data-end="3352">Dans un article à paraître dans la <em data-start="2937" data-end="2953">Revue de Dakar</em>, consacré aux impacts des tensions au Moyen-Orient – notamment autour de l’<span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Iran</span></span> – sur le continent africain, j’alertais déjà sur le risque d’une extension des conflits et sur l’émergence de formes d’attaques hybrides. Les événements actuels au Mali semblent confirmer que nos États ne sont pas encore pleinement préparés à ces nouvelles configurations de la guerre.</p>
<p data-start="3354" data-end="3745">Face à cela, l’Afrique de l’Ouest doit franchir un cap. Il ne s’agit plus seulement de coopérer, mais de mutualiser réellement les moyens, de renforcer les dispositifs communs et d’avancer vers une capacité régionale crédible de défense et de sécurisation des frontières. La souveraineté ne peut être effective sans sécurité, et la sécurité ne peut être durable sans une approche collective.</p>
<p data-start="3747" data-end="3860" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Rester silencieux aujourd’hui serait une faute. Parler, analyser, alerter et proposer : c’est une responsabilité.</p>
<p data-start="3747" data-end="3860" data-is-last-node="" data-is-only-node=""><strong>Mohamed LY</strong><br /><strong>Président Think Tank IPODE</strong></p>




]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://thinktank-ipode.org/2026/04/27/attaques-jihadistes-au-mali-une-guerre-asymetrique-qui-menace-toute-lafrique-de-louest/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">12943</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Afrique : souveraineté économique, multilatéralisme et nouvelle architecture financière — une recomposition stratégique nécessaire</title>
		<link>https://thinktank-ipode.org/2025/12/12/afrique-souverainete-economique-multilateralisme-et-nouvelle-architecture-financiere-une-recomposition-strategique-necessaire/</link>
					<comments>https://thinktank-ipode.org/2025/12/12/afrique-souverainete-economique-multilateralisme-et-nouvelle-architecture-financiere-une-recomposition-strategique-necessaire/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Dec 2025 08:37:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Démocratie & Economie Numériques]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[Institutions]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ly]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://thinktank-ipode.org/?p=12920</guid>

					<description><![CDATA[  Par Mohamed El Madanillou Ly, CEO de KFT Capital et Président du Think Tank IPODE La Banque Africaine de Développement BAD devrait donc jouer un rôle central. Son actionnariat,&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p style="font-weight: 400;"> </p>
<p style="font-weight: 400;">Par Mohamed El Madanillou Ly, CEO de KFT Capital et Président du Think Tank IPODE</p>
<p><strong>La Banque Africaine de Développement BAD devrait donc jouer un rôle central. Son actionnariat, composé à environ 60 % de pays africains et 40 % d’actionnaires non africains, lui confère un mandat légitime mais une marge de manœuvre encore trop contrainte</strong>.</p>
<p>Le multilatéralisme global se transforme. Les rapports de force économiques, la compétition entre blocs régionaux et la transition énergétique redéfinissent les priorités internationales. Dans ce contexte, l’Afrique ne peut plus rester une périphérie du système mondial : elle doit devenir le principal lieu où se décident les financements et les priorités qui la concernent. Cela passe par une souveraineté économique assumée fondée sur trois leviers : diversifier les partenariats, renforcer l’intégration continentale et refonder l’architecture financière africaine.</p>
<p>La diversification n’est pas conjoncturelle mais stratégique : travailler avec l’Europe, l’Asie, les États du Golfe, l’Inde ou les économies émergentes doit répondre à une logique d’intérêt mutuel et non d’alignement. L’entrée de l’Union africaine au G20 ouvre une opportunité : porter une position continentale structurée autour de la transformation industrielle, de l’énergie et de l’investissement stratégique.</p>
<p>Le deuxième pilier est l’intégration économique. La ZLECAF, marché de 1,3 milliard de consommateurs, doit devenir un accélérateur d’industrialisation, de commerce intra-africain et de chaînes de valeur régionales. Il est urgent de développer davantage le commerce interafricain sur le continent.</p>
<p>Le troisième pilier, le plus structurant, est la refondation de notre architecture financière. L’Afrique doit disposer d’un système capable de financer ses propres ambitions et non dépendre d’outils conçus au siècle dernier.</p>
<p>Dans cette recomposition, la Banque africaine de développement (BAD) doit changer d’échelle. Son mandat est clair, mais ses marges sont encore limitées. Elle doit devenir une véritable banque d’investissement panafricaine, capable de lever massivement des ressources sur les marchés et de cofinancer des projets stratégiques avec les grandes banques africaines -UBA, Ecobank, Attijari, BOA- dont la présence est aujourd’hui continentale.</p>
<p><strong>La Banque Africaine de Développement BAD devrait donc jouer un rôle central</strong></p>
<p>Son actionnariat, composé à environ 60 % de pays africains et 40 % d’actionnaires non africains, lui confère un mandat légitime mais une marge de manœuvre encore trop contrainte. Les États occidentaux (États-Unis, France, Allemagne, Japon, Canada) détiennent individuellement plus de poids que la plupart des États africains, ce qui limite la souveraineté financière du continent dans les orientations stratégiques qui devraient être endogènes. Nous invitons la BAD à devenir une véritable banque d’investissement panafricaine, capable de lever davantage de ressources sur les marchés et de cofinancer des projets stratégiques avec les grandes banques africaines. Renforcer le rôle de la BAD ne s’arrête pas au seul fait de vouloir augmenter son capital mais  il sera aussi question de transformer sa capacité opérationnelle. Une banque ne prête pas seulement ce qu’elle possède ; elle prête ce qu’elle est capable de garantir et de refinancer. La BAD doit utiliser ses actifs, ses garanties souveraines et sa notation pour élargir son bilan, comme le permettent les accords de Bâle. La décision de la BCE, dès 2026, d’intégrer les actifs verts comme collatéraux préférentiels montre l’évolution : ces actifs deviennent des multiplicateurs de crédit.</p>
<p>L’Afrique doit suivre cette trajectoire. Les banques centrales africaines devraient ouvrir des guichets de refinancement dédiés, où banques commerciales, fonds souverains et acteurs publics déposent des actifs — infrastructures, énergie renouvelable, minerais transformés ou logistique — en échange de lignes de financement à long terme. Produire, transformer et financer sur le continent — avant d’exporter — doit devenir la règle.</p>
<p>Dans cette perspective, l’Algérie dispose d’un levier stratégique : son fonds souverain estimé entre 40 et 50 milliards de dollars. Ce potentiel pourrait soutenir des projets structurants comme l’énergie solaire, les interconnexions électriques régionales, la logistique ou Simandou en Guinée.</p>
<p>L’expérience d’acteurs africains déjà présents — Attijariwafa Bank, Bank of Africa, BMCE, Groupe Banque Populaire, ainsi que les institutions nigérianes UBA, Access Bank, Zenith Bank, ou sud-africaines Standard Bank, FirstRand, Absa, Nedbank, ou le Fonds Africain de Garantie et de Coopération Économique FAGACE — montre qu’un capital africain investi en Afrique crée des résultats immédiats : financement des PME, commerce intra-africain, montée en gamme industrielle et investissements long terme.</p>
<p><strong>Un modèle africain puissant est possible</strong></p>
<p>Des institutions comme Afreximbank démontrent déjà qu’un modèle africain puissant est possible, capable de soutenir commerce, infrastructures, énergie et industrialisation. L’Afrique ne manque ni de capitaux ni de vision : elle doit désormais activer sa propre puissance financière pour transformer son potentiel en influence et prospérité collective. La question n’est plus : <em>le continent est-il légitime ?</em> Mais, sommes-nous prêts à bâtir l’architecture financière adaptée à nos ambitions?</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://thinktank-ipode.org/2025/12/12/afrique-souverainete-economique-multilateralisme-et-nouvelle-architecture-financiere-une-recomposition-strategique-necessaire/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">12920</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Sénégal – Dette publique : « Dette cachée » ou correction comptable, quand la politique politicienne s’en mêle</title>
		<link>https://thinktank-ipode.org/2025/10/20/senegal-dette-publique-dette-cachee-ou-correction-comptable-quand-la-politique-politicienne-sen-mele/</link>
					<comments>https://thinktank-ipode.org/2025/10/20/senegal-dette-publique-dette-cachee-ou-correction-comptable-quand-la-politique-politicienne-sen-mele/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Oct 2025 13:49:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Economie & Finances]]></category>
		<category><![CDATA[Dette cachée Sénégal]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed ly dette senegal]]></category>
		<category><![CDATA[quand la politique politicienne s’en mêle]]></category>
		<category><![CDATA[Sénégal – Dette publique : « Dette cachée » ou correction comptable]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://thinktank-ipode.org/?p=12902</guid>

					<description><![CDATA[Les récentes déclarations de l’ancien ministre Habib Sy, aujourd’hui président du conseil d’administration de la Senelec, sur la prétendue « dette cachée » du Sénégal, ont relancé un débat qui, sur le&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p style="font-weight: 400;">Les récentes déclarations de l’ancien ministre Habib Sy, aujourd’hui président du conseil d’administration de la Senelec, sur la prétendue « dette cachée » du Sénégal, ont relancé un débat qui, sur le plan technique, ne devrait pourtant plus exister.</p>
<p style="font-weight: 400;">Ce qu’il présente comme une dissimulation d’engagements financiers n’est en réalité qu’un reclassement comptable conforme aux normes internationales de transparence budgétaire, notamment le GFSM 2014<a href="applewebdata://DBD405DA-4E33-493E-A5B6-EB4CD0FD6C94#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a> du FMI et, à titre de référence, le SEC 2010<a href="applewebdata://DBD405DA-4E33-493E-A5B6-EB4CD0FD6C94#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>, utilisé dans l’Union européenne.</p>
<p style="font-weight: 400;">Lien : https://thinktank-ipode.org/2025/10/20/senegal-dette-publique-dette-cachee-ou-correction-comptable-quand-la-politique-politicienne-sen-mele/</p>
<p style="font-weight: 400;"> </p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Un débat qui n’aurait jamais dû exister</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Ces standards précisent dans quels cas une entreprise publique doit être incluse dans la dette souveraine : lorsqu’elle dépend structurellement du budget de l’État pour fonctionner, ou lorsque ses dettes sont garanties explicitement par l’État. Autrement dit, les dettes de structures telles que Sénélec, SONES, AIBD, APIX ou AGEROUTE n’étaient pas « cachées », mais hors bilan, car ces entités disposent d’une personnalité juridique propre et de revenus autonomes. En 2023-2024, le Sénégal a décidé de reclasser ces dettes parapubliques dans la dette souveraine consolidée, dans un souci de transparence. Ce choix, effectué par les nouvelles autorités, est à la fois courageux et louable, mais il a été mal expliqué au grand public et à l’opinion internationale.</p>
<p style="font-weight: 400;">Sous l’effet d’une communication politique maladroite, cette opération technique a été instrumentalisée, et elle porte aujourd’hui préjudice au pays sur le plan financier. La première conséquence a été une hausse mécanique du ratio dette/PIB, passé d’environ<span class="gmail-Apple-converted-space"> </span><strong>74 %</strong>  à environ 119 % (132% selon le FMI en fin 2024, justement en incluant les entreprises publiques comme le révèle Bloomberg dans une dépêche publiée jeudi 16 octobre<a href="applewebdata://DBD405DA-4E33-493E-A5B6-EB4CD0FD6C94#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a>) , sans qu’un seul franc nouveau n’ait été emprunté pour autant.</p>
<p style="font-weight: 400;">Ce ratio, suivi de près par l’UEMOA et les institutions internationales, a immédiatement placé le Sénégal hors des critères de convergence communautaire, rendant l’accès au marché financier plus coûteux — ce qui a mis le pays sous tension budgétaire depuis lors.<br />S’y sont ajoutées une suspension du programme avec le FMI, du fait des accusations infondées de complicité de fraude, ainsi qu’une dégradation successive de la note souveraine du Sénégal par les agences de notation. En politisant un sujet technico-stratégique, le gouvernement a affaibli la perception de solvabilité du pays et augmenté ses coûts d’emprunt.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong> </strong></p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Un choix de transparence mal expliqué : </strong><strong>Un choc comptable devenu choc politique</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Il faut rappeler que le régime de Macky Sall, au pouvoir jusqu’en 2024, n’avait pas procédé à ce reclassement et que l’État du Sénégal publiait alors un ratio de dette à 73 et 77 % du PIB selon les documents transmis au FMI et à l’UEMOA. Ce choix n’était pas illégal : il répondait à une logique de gestion budgétaire prudente, cherchant à préserver la capacité d’endettement de l’État, donc de meilleures marges de manœuvre, et à maintenir la confiance des marchés.</p>
<p style="font-weight: 400;">Le nouveau pouvoir du Pastef, arrivé au pouvoir en 2024, a opté pour un reclassement et a évoqué publiquement une « dette cachée », laissant entendre une dissimulation volontaire de la part de l’ancien régime. Cette approche a eu un effet déstabilisateur sur la perception du pays par les bailleurs et les agences de notation, entraînant la suspension du programme du FMI le temps de corriger le<span class="gmail-Apple-converted-space"> </span>misreporting. S’il y a eu opacité dans le passé, elle concernait plutôt certaines dépenses extrabudgétaires engagées en dehors du cadre légal, et non la consolidation des dettes parapubliques. Notamment durant la période 2021-2023, où plusieurs ministères ont procédé à des dépenses non budgétées sous couvert de gestion de crise (état d’urgence, aides post-COVID, subventions énergétiques, etc.). Les rapports récents de la Cour des comptes font d’ailleurs état de lacunes de transparence sur ces points. Ces lacunes ne relèvent pas du reclassement de la dette, mais de la pratique de dépenses extrabudgétaires : des engagements financiers effectués sans intégration dans une Loi de Finances Rectificative (LFR), donc en dehors du contrôle parlementaire. Ce type de manquement constitue une irrégularité budgétaire au regard de l’article 14 de la Loi organique relative aux lois de finances (LOLF, n° 2011-15), qui impose que toute dépense publique soit autorisée préalablement par le Parlement. De tels écarts affaiblissent la crédibilité de la gouvernance financière et la transparence de l’action de l’État.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Un impact majoritairement lié au reclassement</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Les éléments publics disponibles laissent à penser que l’essentiel de la hausse du ratio dette/PIB est lié au reclassement des dettes parapubliques dans le périmètre souverain, plus que par les quelques dépenses extrabudgétaires repérées<a href="applewebdata://DBD405DA-4E33-493E-A5B6-EB4CD0FD6C94#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a>.  Ces dernières, bien que problématiques sur le plan de la gouvernance, restent marginales en volume comparées à l’impact statistique du reclassement global.<br />Par conséquent, le débat actuel sur la « dette cachée » relève davantage d’une mauvaise lecture comptable et politique que d’une réalité financière nouvelle<a href="applewebdata://DBD405DA-4E33-493E-A5B6-EB4CD0FD6C94#_ftn5" name="_ftnref5">[5]</a>. Les données antérieures montrent que près des deux tiers de la hausse ont résulté du reclassement en 2019. Pour 2023-2024, la part exacte n’est pas encore ventilée publiquement ; cependant, les premières indications montrent que le reclassement reste un facteur majeur, même si d’autres éléments (dépenses extrabudgétaires, arriérés, retards) semblent intervenir.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Une pratique internationale, pas un cas sénégalais isolé</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Le reclassement des dettes parapubliques n’est ni une innovation sénégalaise ni une manipulation politique. Des pays comme la France maintiennent, par exemple, la dette d’EDF (environ 70 milliards €) hors de la dette publique tant que l’entreprise reste solvable et capable d’assurer seule son financement, contrairement à ce qu’insinue M Habib Sy lors de l’émission <em>Point de Vue</em> sur la RTS, le 5 octobre 2025. En revanche, lorsqu’une recapitalisation est décidée, comme en 2022 lors de la renationalisation complète d’EDF, la dette est intégrée au bilan de l’État.</p>
<p style="font-weight: 400;">Le Sénégal a simplement appliqué la même logique : rendre visibles des engagements garantis par l’État, sans créer de nouvelle dette. Loin d’être la découverte de détournements ou de vols commis par les responsables de l’ancien régime, ce reclassement est un acte de transparence budgétaire, salué par les bailleurs de fonds.</p>
<p style="font-weight: 400;">À titre de comparaison, la Côte d’Ivoire, qui centralise dès l’origine les dettes de ses entreprises publiques dans le budget de l’État, n’a pas eu besoin de reclassement. Sa comptabilité budgétaire étant déjà intégrée, le choc statistique observé au Sénégal ne s’y est pas produit. Concernant le Togo, ce pays n’a pas encore procédé à une telle consolidation complète. Les dettes de ses entreprises publiques et garanties d’État demeurent partiellement hors bilan, ce qui crée un risque latent pour la soutenabilité budgétaire, même si leur poids relatif reste modéré. Quant à la Guinée, elle n’a pas encore mis en place de mécanisme systématique d’intégration de ces dettes dans la dette souveraine, entretenant une incertitude sur son niveau réel d’endettement. Ainsi, le Sénégal se distingue par une démarche de transparence plus avancée dans l’application des normes internationales, l’inscrivant dans un processus vertueux d’amélioration continue.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Une polémique au détriment de la crédibilité nationale</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Qualifier cette opération de « dette cachée » relève donc d’un amalgame coupable entre politique et technique. Il ne s’agit ni d’une fraude ni d’une manipulation comptable, mais d’une mise à jour statistique alignée sur les standards internationaux. Le processus a été public, documenté et validé par la Cour des comptes et le FMI. Cet accroissement de la dette concerne des engagements connus des bailleurs, de l’État et des institutions communautaires, jusque-là laissés hors bilan de la dette centrale.</p>
<p style="font-weight: 400;">L’enjeu aujourd’hui n’est pas de blâmer un régime ou un autre, mais de renforcer la gouvernance des entreprises publiques, d’améliorer la discipline budgétaire et d’assurer la soutenabilité de la dette à long terme.<br />Le Sénégal doit sortir du registre de la polémique pour revenir à celui de la rigueur, de la transparence et de la pédagogie économique. Nous regrettons que le reclassement des dettes parapubliques, qui a mécaniquement gonflé le ratio dette/PIB du Sénégal sans créer un franc nouveau d’endettement, soit devenu, dans un contexte de transition politique, l’objet d’une controverse où la pédagogie budgétaire a cédé la place au soupçon et à la rhétorique partisane.</p>
<p style="font-weight: 400;"> </p>
<p style="font-weight: 400;"> </p>
<p style="font-weight: 400;">Mohamed LY</p>
<p style="font-weight: 400;">Président Think Tank IPODE</p>
<p style="font-weight: 400;"> </p>
<p><a href="applewebdata://DBD405DA-4E33-493E-A5B6-EB4CD0FD6C94#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Le <strong>GFSM 2014</strong> est <strong>le cadre international de référence</strong> élaboré par le <strong>Fonds monétaire international (FMI)</strong> pour : mesurer, classer, et présenter les finances publiques (recettes, dépenses, dettes, actifs) de manière <strong>standardisée et comparable</strong> entre pays.</p>
<p> </p>
<p><a href="applewebdata://DBD405DA-4E33-493E-A5B6-EB4CD0FD6C94#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> Le <strong>SEC 2010</strong> est un <strong>cadre comptable harmonisé</strong> adopté par l’Union européenne pour mesurer : la production économique (PIB), les revenus, les dépenses publiques, et la <strong>dette publique consolidée</strong>. Il s’applique à <strong>tous les États membres de l’Union européenne</strong> et vise à garantir que les données transmises à <strong>Eurostat</strong>(l’office statistique européen) soient comparables, fiables et transparentes.</p>
<p><a href="applewebdata://DBD405DA-4E33-493E-A5B6-EB4CD0FD6C94#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> Bloomberg, “IMF Raises Senegal Debt Estimate as New Program Talks Kick Off”, 16 octobre 2025, Zijia Song, Jorgelina Do Rosario &amp; Katarina Hoije.</p>
<p><a href="applewebdata://DBD405DA-4E33-493E-A5B6-EB4CD0FD6C94#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> Un article Reuters du 24 juillet 2025 donne des chiffres clés : « A Court of Auditors review in February calculated that overall debt at the end of 2023 was equivalent to 99.7% of GDP, compared with the previously reported 74.41%. » confirme noir sur blanc que l’écart — plus de<strong>25 points de PIB</strong> — résulte d’un recalcul comptable et d’une meilleure couverture du périmètre de la dette, et non d’un nouvel endettement massif.</p>
<p><a href="applewebdata://DBD405DA-4E33-493E-A5B6-EB4CD0FD6C94#_ftnref5" name="_ftn5">[5]</a> Senegal – Joint World Bank–IMF Debt Sustainability Analysis, January 2019 : Because of the expanded coverage starting in 2017, the end-2017 debt stock has increased by 10.8 percentage points of GDP to 60.6 percent of GDP, compared to central government debt of 49.8 percent of GDP</p>
<p> </p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://thinktank-ipode.org/2025/10/20/senegal-dette-publique-dette-cachee-ou-correction-comptable-quand-la-politique-politicienne-sen-mele/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">12902</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Sénégal : l’heure des réformes courageuses pour redonner du sens à la dépense publique</title>
		<link>https://thinktank-ipode.org/2025/10/15/senegal-lheure-des-reformes-courageuses-pour-redonner-du-sens-a-la-depense-publique/</link>
					<comments>https://thinktank-ipode.org/2025/10/15/senegal-lheure-des-reformes-courageuses-pour-redonner-du-sens-a-la-depense-publique/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Oct 2025 19:00:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Economie & Finances]]></category>
		<category><![CDATA[Other]]></category>
		<category><![CDATA[Moody's Senegal]]></category>
		<category><![CDATA[Notation moody's Sénégal]]></category>
		<category><![CDATA[Réformer]]></category>
		<category><![CDATA[Sénégal : l’heure des réformes courageuses pour redonner du sens à la dépense publique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://thinktank-ipode.org/?p=12890</guid>

					<description><![CDATA[Une notation n’est pas une punition. C’est un miroir. Et tant que nous préférerons casser le miroir plutôt que de nous regarder dedans, nous continuerons à répéter les mêmes erreurs. Oui, la faillite est à craindre si rien ne change. Mais une note coupée peut être remontée si le gouvernement applique des réformes crédibles.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[


<p></p>



<p>Depuis que l&rsquo;agence de notation Moody’s a abaissé la note du Sénégal pour une 3ᵉ fois, je vois passer des réactions indignées sous des airs de théorie du complot populiste. Beaucoup cherchent à discréditer l’agence, à la présenter comme un outil occidental qui complote contre l’Afrique. C’est une erreur, une hérésie.</p>



<p>Les agences de notation ne font que mesurer ce que le marché voit déjà : une économie fragilisée, des comptes publics dégradés, une confiance entamée. Ce ne sont pas les agences de notation qui ont creusé notre déficit, ni alourdi la dette du Sénégal, ni multiplié les dépenses sans impact. Les agences ne font qu’allumer la lumière là où nous avons préféré rester dans l’ombre.<br>La vérité, c’est que cette dégradation doit être un signal d’alerte, pas une occasion de victimisation.</p>



<p>Le Sénégal n’a pas besoin d’attaquer les institutions qui la notent. Nous avons juste besoin de rassurer les investisseurs, de reconstruire la crédibilité de notre signature, et surtout de relancer une économie au ralenti.</p>



<p>Les chiffres parlent d’eux-mêmes : à fin juin 2025, les dépenses en capital (investissements publics) ont été exécutées pour 581,9 milliards de francs CFA, soit 30,1 % des prévisions du budget. Les investissements sur ressources internes s’élèvent à 186,6 milliards de francs CFA, soit 31,8 % de leur objectif. En valeur absolue, le montant de 581,9 milliards en 2025 est inférieur à celui de 648,4 milliards en 2023 (premier semestre) pour les dépenses en capital. Le niveau d’investissement réel est beaucoup plus bas, en pourcentage des crédits ouverts, comparé à 2023 (30,1 % vs ~39,7 %), et c’est là que le problème réside.</p>



<p>Pendant ce temps, on entretient des caisses noires à la présidence, à la primature et à l’Assemblée nationale, dont les montants réels sont astronomiques au vu de la situation du pays. On maintient un train de vie d’État qui ne correspond plus à la réalité, héritage d’un clientélisme d’une autre époque.</p>



<p>Aucune des « Big Three » (Standard &amp; Poor’s, Moody’s ou Fitch) n’a inventé la crise budgétaire sénégalaise. Elles la constatent. Et elles disent au monde ce que tout investisseur, tout banquier, tout bailleur sait déjà : la trajectoire actuelle n’est pas soutenable sans réforme, sans effort, sans discipline et sans audace.</p>



<p>Alors, au lieu de se réfugier dans un réflexe nationaliste de façade, notre pays, à travers le régime en place, ferait mieux de prendre le taureau par les cornes : réduire les dépenses superflues, rationaliser la gestion publique, réinvestir massivement dans l’économie réelle — production, énergie, industrie, agriculture — bref, dans tout ce qui crée de la valeur, de l’emploi et de la confiance.<br>Une notation n’est pas une punition. C’est un miroir. Et tant que nous préférerons casser le miroir plutôt que de nous regarder dedans, nous continuerons à répéter les mêmes erreurs. Oui, la faillite est à craindre si rien ne change. Mais une note coupée peut être remontée si le gouvernement applique des réformes crédibles. D’ailleurs, le marché l’a compris : malgré la dégradation, le Sénégal a levé 450 milliards de CFA sur les marchés financiers, avec une demande dépassant 150 % de l’offre (source : Ecofin Agency). Cela montre que certains investisseurs croient encore en notre potentiel — mais exigent des garanties sérieuses.</p>



<p>L’un des premiers indicateurs d’un pays aspirant à l’autonomie est une dépendance réduite vis-à-vis de l’étranger. Et à cet égard, les chiffres du Bulletin Mensuel des Statistiques du Commerce Extérieur de l’ANSD relaient des évolutions baissières des exportations et haussières des importations — un déséquilibre qui constitue un véritable signal d’alarme pour la balance commerciale.<br>En effet, selon l’ANSD, en juillet 2025, les importations du Sénégal ont crû de +16,6 % (par rapport à la même période antérieure), quand les exportations ont baissé de -16,1 % sur la même période.</p>



<p>Ce décalage illustre parfaitement un affaissement de notre appareil productif et le manque de compétitivité de notre économie réelle. À ce rythme, nous importons ce que nous devrions produire et exportons de moins en moins ce que nous savons faire. Voilà le vrai nœud du problème : notre dépendance grandissante fragilise notre souveraineté économique et pèse sur nos équilibres extérieurs.<br>Et qui dit balance commerciale déficitaire, dit besoin accru de devises pour financer ces importations — ce qui exerce une pression directe sur nos réserves et in fine, sur la stabilité macroéconomique du pays. C’est une spirale qui, si elle n’est pas enrayée, affaiblira encore davantage notre économie réelle et notre capacité à financer le développement par nous-mêmes.</p>



<p>Il est temps que le gouvernement s’occupe de la souffrance des Sénégalais, de la paupérisation des couches les plus vulnérables, du ralentissement du secteur du BTP, de notre souveraineté agricole et de l&rsquo;assainissement de nos villes et adopte pour finir, une rigueur de gestion pour corriger la trajectoire budgétaire du pays.</p>



<p>Mohamed LY<br>Président du THINK TANK IPODE</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://thinktank-ipode.org/2025/10/15/senegal-lheure-des-reformes-courageuses-pour-redonner-du-sens-a-la-depense-publique/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">12890</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Sénégal : De la crise budgétaire au choc de confiance</title>
		<link>https://thinktank-ipode.org/2025/03/02/senegal-de-la-crise-budgetaire-au-choc-de-confiance/</link>
					<comments>https://thinktank-ipode.org/2025/03/02/senegal-de-la-crise-budgetaire-au-choc-de-confiance/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Mar 2025 18:21:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie & Finances]]></category>
		<category><![CDATA[Other]]></category>
		<category><![CDATA[crise budgétaire senegal]]></category>
		<category><![CDATA[crise dette senegal]]></category>
		<category><![CDATA[degradation note souveraine senegal]]></category>
		<category><![CDATA[rapport cour des comptes agence notation]]></category>
		<category><![CDATA[Sénégal : De la crise budgétaire au choc de confiance]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://thinktank-ipode.org/?p=12868</guid>

					<description><![CDATA[  Les nations ne remboursent jamais entièrement leur dette publique, elles la refinancent en permanence. Pourtant, beaucoup n&#8217;évoquent la dette qu&#8217;à travers deux indicateurs : 3 % de déficit annuel&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p style="font-weight: 400;"> </p>
<p style="font-weight: 400;">Les nations ne remboursent jamais entièrement leur dette publique, elles la refinancent en permanence. Pourtant, beaucoup n&rsquo;évoquent la dette qu&rsquo;à travers deux indicateurs : 3 % de déficit annuel (nouvelle dette) et 70 % du PIB (stock total). Mais trois autres critères sont bien plus déterminants pour la dynamique économique<a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>.</p>
<p style="font-weight: 400;">D’abord, les critères de convergence ne sont pas des plafonds stricts, mais des régulateurs<a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a> conçus pour prévenir les dérives. À l’image d’un régulateur de vitesse en voiture, ils ajustent la trajectoire sans freiner la progression. L’essentiel est d’avoir une stratégie de retour à l’équilibre claire et partagée. Il convient de rappeler que ces critères s’appliquent uniquement dans un espace communautaire partageant une même monnaie, dans le but d’harmoniser les économies des pays membres. Les États Unis, la chine ne sont pas soumis à des critères de convergence.</p>
<p style="font-weight: 400;">Prenons un exemple : une dette représentant 100 % du PIB avec un taux d’intérêt de 1 % pèse cinq fois moins sur les finances publiques qu’une dette de 50 % du PIB à un taux de 10 %. Le coût réel de la dette dépend donc davantage du taux d’intérêt que de son volume<a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a>.</p>
<p style="font-weight: 400;">Un pays peut ainsi refinancer 1 000 milliards de dette à 1 %, plutôt que de puiser dans ses réserves, et réinvestir l’épargne réalisée dans des secteurs générateurs de croissance. En quelques années, le PIB augmente, le poids relatif de la dette diminue et les recettes fiscales s’améliorent. L’essentiel n’est donc pas de rembourser, mais de refinancer intelligemment tout en stimulant la croissance.</p>
<p style="font-weight: 400;">Cependant, chaque refinancement entraîne des coûts. Une dette renouvelée tous les deux ans coûte bien plus cher sur 30 ans qu’un emprunt unique à long terme.</p>
<p style="font-weight: 400;">Ainsi, nous devons nous concentrer sur trois leviers essentiels. D’abord, investir en priorité dans des secteurs à rendement rapide<a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a>, comme l’énergie et les infrastructures, qui génèrent rapidement des revenus permettant ensuite de financer des domaines à impact plus long, comme l’éducation et la santé. Ensuite, maximiser la production interne : plus nous produisons, plus le PIB croît, et plus la TVA augmente mécaniquement, renforçant ainsi nos finances publiques<a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftn5" name="_ftnref5">[5]</a>. Enfin, il est crucial de planifier et d’expliciter clairement notre stratégie de croissance. Une vision cohérente et lisible rassure les marchés et les agences de notation, facilitant ainsi l’accès à des financements à moindre coût et sur des durées plus longues.</p>
<p style="font-weight: 400;">Enfin, les critères de convergence ont été définis à une époque de taux élevés. Aujourd’hui, avec des taux bas, ils doivent être interprétés avec souplesse, dès lors que la nouvelle dette finance des investissements productifs.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Nécessité de surmonter la crise budgétaire par un choc de confiance</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Sans une gouvernance économique rigoureuse et une vision stratégique claire, aucune nation ne peut se développer. Le Sénégal, confronté à une crise budgétaire sans précédent, n’échappe pas à cette règle. Avec un déficit budgétaire dépassant 12 % du PIB et une dette publique frôlant les 99 %, l’État sénégalais se trouve à un tournant décisif. Il peut choisir la voie de l’austérité, qui risque d’étouffer l’économie, ou celle d’une relance intelligente, fondée sur un choc de confiance capable de restaurer la crédibilité des institutions et de relancer la dynamique économique.</p>
<p style="font-weight: 400;">La première erreur serait de céder à la panique et d’adopter des mesures précipitées, telles que la réduction des salaires des fonctionnaires, ou la suppression des subventions sur l’électricité et l’eau de façon indifférenciée. Dans un contexte marqué par la flambée des prix des biens essentiels et l’érosion du pouvoir d’achat, de telles décisions ne feraient qu’exacerber les tensions sociales. L’histoire récente nous l’a appris : lorsqu’un État opte pour des solutions purement comptables sans en mesurer les implications sociales, il s’expose à une explosion des contestations, à des grèves paralysantes et, au pire, à une crise de confiance généralisée. L’exemple des émeutes de l’électricité, qui avaient embrasé le pays par le passé, doit servir de leçon.</p>
<p style="font-weight: 400;">Plutôt que de chercher des boucs émissaires, il est urgent, dans un premier temps, d’agir sur deux fronts : la stabilisation macroéconomique ainsi que la relance ciblée de la consommation et de l’investissement. La stabilisation doit commencer par une négociation habile avec les créanciers internationaux. Nos partenaires techniques et financiers peuvent convenir que le Sénégal ne peut pas rembourser sa dette au détriment de sa propre croissance<a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftn6" name="_ftnref6">[6]</a>. Ils pourraient donc accepter des mécanismes tels que la mise en place de moratoires, des rééchelonnements de la dette et, pourquoi pas, des conversions de notre dette en investissements<a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftn7" name="_ftnref7">[7]</a>. Pour y parvenir, il est impératif de rassurer les marchés, les bailleurs et surtout le FMI et les agences de notation. Le ministre des Finances semble s’y atteler en communiquant sur sa stratégie de rassurer les bailleurs et les partenaires financiers en leur présentant il y a une semaine les mesures correctives et les réformes d&rsquo;ores et déjà mises en œuvre ou envisagées, par le gouvernement, pour renforcer la gestion des finances publiques. Dans cette démarche, il faut rappeler qu’il est essentiel de convaincre les agences de notation, car elles jouent un rôle déterminant dans la perception des marchés financiers. Les notes de Moody’s et S&amp;P Global Ratings qui viennent de dégrader notre note souveraine (respectivement B3 et B avec des perspectives négatives) influencent directement les conditions d’emprunt de notre pays, notamment les taux d’intérêt et la confiance des investisseurs. Mais derrière ces agences rappelons qu’il y a aussi l’influence du Fonds Monétaire International (FMI), dont les évaluations et les recommandations sont largement prises en compte par les agences. En raison de son expertise avérée sur nos pays et de ses recherches économiques scientifiquement crédibles<a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftn8" name="_ftnref8">[8]</a>.</p>
<p style="font-weight: 400;"> </p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>L’un des éléments clés à comprendre est que le problème n’est pas la dette en soi, mais la trajectoire de croissance qui l’accompagne.</strong> Le Sénégal peut contracter de nouveaux emprunts tant qu’il est en mesure de démontrer que cet argent sera utilisé pour stimuler la croissance et accroître le PIB. En d’autres termes, la priorité n’est pas de freiner la dette à tout prix, mais plutôt de s’assurer que le PIB (le dénominateur du ratio dette/PIB) croît plus rapidement que la dette elle-même. C’est pourquoi il est crucial de présenter un plan sur un horizon de trois années, de retour à la normale aux agences de notation. Ce plan doit être cohérent et montrer comment les investissements que le gouvernement veut réaliser permettront d’augmenter la production et les revenus futurs du pays<a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftn9" name="_ftnref9">[9]</a>. Même si ces investissements nécessitent un endettement supplémentaire à court terme, ils doivent être justifiés par une perspective de croissance qui, à terme, réduira mécaniquement le poids de la dette dans l’économie<a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftn10" name="_ftnref10">[10]</a>.</p>
<p style="font-weight: 400;">Les agences de notation ne jugent pas seulement <strong>la situation actuelle d’un pays, mais surtout</strong><strong> sa trajectoire et sa capacité à honorer ses engagements à l’avenir</strong>. Dès lors que notre pays démontre une dynamique positive, sa perspective de notation s’améliorera, ce qui se traduira par une baisse des taux d’intérêt, un allongement des maturités de remboursement et une marge budgétaire accrue pour financer son économie<a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftn11" name="_ftnref11">[11]</a>. <strong>La clé pour restaurer la confiance du FMI, des agences de notation et des investisseurs n’est pas de limiter la dette, mais de démontrer</strong><strong> via un plan d’actions</strong> une trajectoire de croissance solide et crédible<a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftn12" name="_ftnref12">[12]</a>. </p>
<p> </p>
<p style="font-weight: 400;">Dans le même temps, il faut éviter l’effondrement de la demande intérieure. L’économie sénégalaise repose largement sur une fiscalité basée sur la consommation, la TVA représentant près de 50 % des recettes fiscales. La TVA est la principale ressource du pays. Une baisse brutale du pouvoir d’achat entraînerait donc une diminution des recettes, aggravant encore le déficit budgétaire. Plutôt que de réduire les dépenses de manière indiscriminée, l’État doit cibler ses ajustements budgétaires en supprimant les dépenses de prestige, en rationalisant les agences publiques et en éliminant les dépenses improductives de fonctionnement. Il doit également soutenir les ménages fragiles à travers des mécanismes tels que le renforcement et l’élargissement des bourses familiales. Le gouvernement devra aussi poursuivre les efforts entamés pour réduire les prix des produits de première nécessité. Ceci aidera les ménages les plus modestes à supporter les périodes difficiles en attendant les premiers résultats du choc de confiance préconisé.</p>
<p style="font-weight: 400;">Les pays comme les nôtres ne peuvent se développer sans infrastructures modernes et compétitives. C’est pourquoi la relance ne peut être envisagée sans une stratégie d’investissement clairvoyante. L’État, disposant de marges de manœuvre budgétaires limitées, doit mobiliser le secteur privé à travers des partenariats public-privé (PPP) et l’intervention du Fonds Souverain d’Investissements Stratégiques (FONSIS) ainsi que de l’Agence de Promotion des Investissements et Grands Travaux (APIX), pour alimenter l’économie grâce aux nouvelles recettes issues du pétrole, du gaz et de l’or. Ce mécanisme permettrait d’assurer la poursuite des projets d’infrastructures essentiels, tels que l’extension du réseau du Train Express Régional (TER), du Bus Rapid Transit (BRT) et la réalisation dans les délais du port de Ndayane, tout en limitant l’impact sur le budget public via les mécanismes de dettes classiques. Ces efforts nécessiteront des mesures exceptionnelles, comme la suspension temporaire de la loi du 19 avril 2022 encadrant la gestion et la répartition des revenus issus de l’exploitation des hydrocarbures, pour une période de deux ans, le temps de faire face à notre situation budgétaire critique.</p>
<p style="font-weight: 400;">L’avenir économique du Sénégal repose sur des secteurs stratégiques tels que l’exploitation des minerais<a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftn13" name="_ftnref13">[13]</a> (or, phosphates, zircon et ilménite) du pétrole et du gaz, les énergies renouvelables, le numérique, ainsi que des secteurs historiques comme le tourisme, l’artisanat, la culture et l’agriculture à haute valeur ajoutée, avec en support l’émergence du secteur de l’intelligence artificielle. Mais pour attirer les investisseurs, il faut plus que de simples incitations fiscales : un environnement des affaires stable, transparent et prévisible est essentiel.</p>
<p style="font-weight: 400;">Enfin, le succès de cette relance repose sur une transparence absolue<a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftn14" name="_ftnref14">[14]</a> du gouvernement dans la gestion des comptes publics. Il ne suffit pas de prendre de bonnes décisions, encore faut-il les expliquer et les faire accepter.</p>
<p style="font-weight: 400;">Chers compatriotes, le Sénégal n’est pas en faillite, mais il traverse une crise sérieuse. Nous vivons une tension de trésorerie, suivie de l’abaissement de notre notation souveraine par les agences de notation. Toute crise peut être surmontée du moment où le pays dispose d’un leadership politique éclairé, de discipline et d’une vision de long terme. Aujourd’hui, l’opportunité est là : transformer cette crise en un tournant décisif pour le développement national. Pour cela, nous devons oser un choc de confiance, redonner aux citoyens et aux investisseurs une perspective claire et mettre en œuvre des réformes courageuses. Ce n’est pas une option, c’est une nécessité.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Pour le Think Tank IPODE</strong></p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Abdoul Aziz Wane, </strong>Sénior consultant en Finance &amp;</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Mohamed LY – </strong>Président Think Tank IPODE</p>
<p><a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> <em>Reinhart &amp; Rogoff, dans</em> This Time Is Different: Eight Centuries of Financial Folly <em>(2009</em></p>
<p><a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> <em>Paul De Grauwe, dans</em> The Economics of Monetary Union <em>(2020)</em></p>
<p><a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> <em>Blanchard &amp; Leigh, dans leur rapport du FMI</em> Growth Forecast Errors and Fiscal Multipliers <em>(2013)</em></p>
<p><a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> <em>Banerjee &amp; Duflo, dans</em> Good Economics for Hard Times <em>(2019)</em></p>
<p><a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftnref5" name="_ftn5">[5]</a> <em>Piketty, dans</em> Capital et Idéologie <em>(2019)</em></p>
<p><a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftnref6" name="_ftn6">[6]</a> Wissem Ajili, <em>La gestion de la dette publique selon les approches économique, institutionnelle et financière</em>, 2015.</p>
<p><a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftnref7" name="_ftn7">[7]</a> Jean-Claude Masangu Mulongo, <em>Dette publique extérieure et croissance économique en RDC</em>, 2018.</p>
<p><a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftnref8" name="_ftn8">[8]</a> FMI, <em>Finances &amp; Développement : L’impact des agences de notation sur les économies émergentes</em>, 2016.</p>
<p><a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftnref9" name="_ftn9">[9]</a> Banque Mondiale, <em>Sénégal Economic Update &#8211; Boosting Productivity for Accelerated Growth</em>, 2023.</p>
<p><a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftnref10" name="_ftn10">[10]</a> Ha-Joon Chang, <em>Kicking Away the Ladder: Development Strategy in Historical Perspective</em>, 2002.</p>
<p><a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftnref11" name="_ftn11">[11]</a> Thomas Piketty, <em>Capital et Idéologie</em>, 2019.</p>
<p><a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftnref12" name="_ftn12">[12]</a> FMI, <em>Sustainable Debt and Growth Strategies for Emerging Economies</em>, 2022.</p>
<p><a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftnref13" name="_ftn13">[13]</a> En 2022, les revenus extractifs du Sénégal ont atteint 275,33 milliards de FCFA (environ 419,7 millions d&rsquo;euros), avec le secteur minier représentant 85,61 % de ce total, soit 235,71 milliards de FCFA (environ 359,3 millions d&rsquo;euros). Selon https://www.teamfrance-export.fr/fiche-marche/infrastructures/mines/SN</p>
<p><a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftnref14" name="_ftn14">[14]</a> <em>Tanzi &amp; Schuknecht, dans</em> Public Spending in the 20th Century <em>(2000)</em></p>


]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://thinktank-ipode.org/2025/03/02/senegal-de-la-crise-budgetaire-au-choc-de-confiance/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">12868</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Analyse sur la situation de la crise en Gambie : Système de répression sous Yahya Jammeh et Reprise des auditions de la Commission vérité et réconciliation</title>
		<link>https://thinktank-ipode.org/2021/03/09/analyse-sur-la-situation-de-la-crise-en-gambie-de-2017/</link>
					<comments>https://thinktank-ipode.org/2021/03/09/analyse-sur-la-situation-de-la-crise-en-gambie-de-2017/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Mar 2021 19:33:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Affaires Etrangéres]]></category>
		<category><![CDATA[Other]]></category>
		<category><![CDATA[Commission vérité et réconciliation Gambie]]></category>
		<category><![CDATA[crise en Gambie 2017]]></category>
		<category><![CDATA[crise en Gambie Mohamed LY]]></category>
		<category><![CDATA[Système de répression sous Yahya Jammeh]]></category>
		<category><![CDATA[vérité et réconciliation en Gambie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://thinktank-ipode.org/?p=12693</guid>

					<description><![CDATA[En Gambie, des anciens responsables «d'atrocités graves» et collaborateurs de l’ex-chef d’État Yahya Jammeh sont encore dans le système, surtout au niveau de la sécurité. Cependant, la Commission vérité et réconciliation a repris ses auditions le 10 juin 2019. Ainsi, certains réclament que les responsables soient démis de leurs fonctions.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-video"><video height="350" style="aspect-ratio: 640 / 350;" width="640" autoplay controls src="https://thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2021/03/AFRICA-NEWS-ROOM-Gambie-1-1.mp4" playsinline></video></figure>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://thinktank-ipode.org/2021/03/09/analyse-sur-la-situation-de-la-crise-en-gambie-de-2017/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		<enclosure url="https://thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2021/03/AFRICA-NEWS-ROOM-Gambie-1-1.mp4" length="65337418" type="video/mp4" />

		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">12693</post-id>	</item>
		<item>
		<title>“Que l’Etat et le peuple sauvent l’exception sénégalaise en démocratie à tout prix”</title>
		<link>https://thinktank-ipode.org/2021/03/09/que-letat-et-le-peuple-sauvent-lexception-senegalaise-en-democratie-a-tout-prix/</link>
					<comments>https://thinktank-ipode.org/2021/03/09/que-letat-et-le-peuple-sauvent-lexception-senegalaise-en-democratie-a-tout-prix/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Papis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Mar 2021 18:47:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Démocratie & Economie Numériques]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[Institutions]]></category>
		<category><![CDATA[analyse mohamed ly ipode]]></category>
		<category><![CDATA[appel à la paix]]></category>
		<category><![CDATA[crise au senegal]]></category>
		<category><![CDATA[émeutes dakar 2021]]></category>
		<category><![CDATA[émeutes Sénégal Mars 2021]]></category>
		<category><![CDATA[révolte au Sénégal]]></category>
		<category><![CDATA[Sonko massage]]></category>
		<category><![CDATA[sweet beauté]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://thinktank-ipode.org/?p=12687</guid>

					<description><![CDATA[Le Sénégal vit le chaos ces derniers jours depuis l’arrestation du leader Ousmane Sonko. Des vagues de manifestations ont éclaté partout dans le pays, causant des pertes en vies humaines. Face à une telle situation plus qu’inquiétante, des leaders d’opinions, des Sénégalais de tous bords se sont levés pour se prononcer sur la situation grave que traverse le pays. C’est le cas de Mohamed Ly, Président du think tank IPODE (Innovations Politiques et Démocratiques), qui appelle l’Etat et le peuple au calme, mais aussi à la préservation de ” l’exception sénégalaise en démocratie”.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">Tout d’abord je présente toutes mes condoléances les plus attristées aux familles ayant perdues des vies suites aux manifestations survenues dans nos villes cette semaine.</div>
<div dir="auto"> </div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">En tant qu’adepte de l’ « ordre », je témoigne aussi à nos forces de l’ordre et de sécurité mon soutien et leur lance mon invite à ce que leurs interventions pour le maintien de l’ordre soient proportionnées et républicaines. Ils ont tout notre support et notre respect.</div>
<div dir="auto"> </div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">La situation du pays est grave et très sérieuse et elle nous demande de nous adresser à toutes les composantes vives de la nation.</div>
<div dir="auto"> </div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">Aux jeunes de mon pays je leur demande d’être les étendards et les défenseurs de la République et de la démocratie. De continuer à s’investir pour que la Justice soit opérationnelle et équitable dans notre pays.</div>
<div dir="auto"> </div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto"> </div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">Une jeunesse citoyenne est une chance pour un pays et c’est le cas du Sénégal, nous avons une jeunesse consciente et citoyenne à encadrer. J’en appelle aux acteurs politiques de nous faire l’économie d’une crise politique. Pour éviter la crise politique, nous invitons à plus d’ouverture et de dépassement aux détenteurs du pouvoir politique et qu’ils donnent place au dialogue et à la réflexion politique plurielle.</div>
<div dir="auto"> </div>
</div>
<div dir="auto">D&rsquo;une crise sanitaire mondiale, nous sommes passés à une crise sécuritaire dans notre pays et triplée d’une crise sociale ayant des germes économiques. Face à cette situation il faudra rétablir l’ordre républicain et s’atteler aux reformes nécessaires pour redonner à notre jeunesse des perspectives positives et heureuses. La jeunesse a besoin d’horizons dégagés et d’espoir.</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto"> </div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">Après avoir condamné avec la dernière énergie les casses et les actes de vandalisme, il est urgent de rappeler qu’il faut s’atteler à prendre en charge la demande sociale qui s’exprime. Une demande sociale de plus de justice, plus de d’équité, plus de République. En somme c’est une demande de plus de Démocratie!</div>
<div dir="auto"> </div>
<div dir="auto">Cette aspiration est légitime et doit être réalisée par et avec les pouvoirs publics. L’Etat devrait prendre aussi en charge la demande d’orientation de cette jeunesse désœuvrée et désabusée face à la montée de la précarité et devant une crise économique qui pointe le nez d’un après Covid incertain.</div>
<div dir="auto"> </div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">Aux gouvernants je leur demande le respect de leurs engagements électoraux comme le jeu démocratique le demande. Veiller à la non-ingérence de l&rsquo;Etat dans les affaires politico-financières et personnelles. Dans la colère exprimée dans ces derniers jours, nous avons vu les citoyens dénoncer avec énergie le sentiment d&rsquo;instrumentalisation de la justice à des fins politiques. La déconstruction de ce sentiment d’injustice devrait être une priorité pour les pouvoirs publics. Nous les invitons à remettre la patrie au cœur des préoccupations de l’Etat et de retrouver une gouvernance encore plus sobre et vertueuse.</div>
<div dir="auto"> </div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">J’ai foi en mon pays ! J’ai confiance à notre intelligence collective dans notre volonté de sauver et de renforcer notre commune aspiration de vivre ensemble. Nous invitons l’Etat, la jeunesse, les sociétés civile et politique à participer à la préservation de « l&rsquo;exception sénégalaise en démocratie » que le reste du monde nous envie tant et qui constitue la marque de notre beau pays.</div>
<div dir="auto"> </div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">Quand le Sénégal brûle mon cœur saigne.</div>
<div dir="auto"> </div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">Vive le dialogue et l’ordre et Vive le Sénégal.</div>
<div dir="auto"> </div>
</div>
<div dir="auto">Mohamed LY &#8211; Président Think Tank IPODE</div>
</div>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://thinktank-ipode.org/2021/03/09/que-letat-et-le-peuple-sauvent-lexception-senegalaise-en-democratie-a-tout-prix/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">12687</post-id>	</item>
		<item>
		<title>La marque de gouvernance et les valeurs seront au cœur du débat électoral</title>
		<link>https://thinktank-ipode.org/2018/08/23/la-marque-de-gouvernance-et-les-valeurs-seront-au-coeur-du-debat-electoral/</link>
					<comments>https://thinktank-ipode.org/2018/08/23/la-marque-de-gouvernance-et-les-valeurs-seront-au-coeur-du-debat-electoral/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Aug 2018 14:47:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Reforme de l’Etat]]></category>
		<category><![CDATA[élection sénégal 2019]]></category>
		<category><![CDATA[reforme de l'etat]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://thinktank-ipode.org/?p=12643</guid>

					<description><![CDATA[Si le bilan suffisait, Lionel Jospin n&#8217;aurait pas été battu pour voir Jean Marie Le Pen se qualifier pour le second tour de la présidentielle française en 2002. Si avoir&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Si le bilan suffisait, Lionel Jospin n&rsquo;aurait pas été battu pour voir Jean Marie Le Pen se qualifier pour le second tour de la présidentielle française en 2002.<br />
Si avoir le meilleur profil suffisait, Al Gore n&rsquo;aurait pas perdu contre Bush Jr en 2000 aux USA.<span id="more-12643"></span></p>
<p>C&rsquo;est un projet de société porteur qui fait gagner une présidentielle, que tu sois candidat sortant ou challenger et non un bilan, aussi élogieux soit-il. Il est important d&rsquo;avoir un projet rassembleur, et qui réponde aux aspirations profondes du peuple. Notre intime conviction est que les sénégalais ont besoin de rupture, des ruptures fortes dans l&rsquo;incarnation de l&rsquo;Etat, que nous opérerons non par la révolution, mais par des réformes courageuses et introduites graduellement et de façon harmonieuse dans nos lois et règlements. Le peuple sénégalais n&rsquo;aime pas être bousculé, il n&rsquo;a jamais plébiscité des révolutionnaires, mais il sait aller avec fermeté et dans un pas sur vers son idéal.</p>
<p>&#8211; Le sénégalais veut qu&rsquo;on réforme son administration, que celle-ci soit davantage tournée vers le service aux citoyens que vers la corruption et l&rsquo;esprit de corps. Cet esprit de corps, ces ordres au sein de cette administration qui retarde certaines réformes et parfois même essaient de les faire échouer. On le dit peu, mais certains corps n&rsquo;accompagnent pas l&rsquo;Etat dans l&rsquo;atteinte de certains objectifs d&rsquo;intérêt général comme l&rsquo;autosuffisance en riz. Dans ce programme d’autosuffisance que biens des gouvernements ont porté certains lobbies et certains corps de l&rsquo;administration ont plus à perdre de les voir réussir. L’importation du riz profite plus à plusieurs groupuscules tapis dans l’administration et le patronat que notre indépendance économique. Cette attitude pourrait être assimilé à un comportement anti-patriotique. Nous n&rsquo;exagérons pas de le nommer ainsi. Il y a des ordres que le prochain Président doit être résolu à combattre, et que l&rsquo;opinion et le peuple doivent soutenir ce président parce qu’ils lui auront accorder leur confiance.</p>
<p>&#8211; Le sénégalais veut que l&rsquo;Etat s&rsquo;éloigne de l&rsquo;ordre religieux tout en lui amenant un soutien logistique en terme de sécurité et d&rsquo;organisation comme aux grands événements comme le Gamou, Magal etc. Ils veulent par contre le moins possible que les autorités politiques soient dirigées par les autorités religieuses. Les sénégalais veulent que chacune de ces autorités s’arrêtent à ses prérogatives. Le candidat qui sera plébiscité ne devra pas prôner une loi de 1905 à la française, mais tout de même revoir la charge financière que représente les événements religieux. Par ces milliers de d’événements religieux par an l&rsquo;effort de l&rsquo;Etat dans la réussite de leurs événements est incommensurable. Et cela va de la mobilisation des forces de sécurité, à celle de la RTS de la Senelec, SDE, Douane, etc. Ce cour est énorme et devrai être rediscuté en société. Il faudra continuer à prôner une gestion sobre et vertueuse des deniers de l’Etat.</p>
<p>&#8211; Le sénégalais veut une rupture dans l&rsquo;incarnation de l&rsquo;Etat, en excluant amis et parents. La formule : la patrie avant le parti ils y avaient adhéré fortement en 2012.</p>
<p>&#8211; Le sénégalais veut une rupture dans la gestion des dossiers de détournements présumés et des scandales comme ceux de Thione Seck, Bethio Thioune, Yerim Seck, Luc Nicolai etc&#8230; Ils ne veulent plus  avoir l&rsquo;impression que certains sénégalais sont au-dessus de la loi.</p>
<p>&#8211; Le sénégalais veut qu&rsquo;on aide sa presse à s&rsquo;organiser et à être plus performante, pour que celle-ci puisse faire un travail remarquable d’enquête et d&rsquo;information. Ce qui est primordial dans une démocratie vivante.</p>
<p>&#8211; Un autre type d&rsquo;enquête que les sénégalais attendent, sont les enquêtes parlementaires au-delà des enquêtes d’investigation des journalistes. Nous voulons que notre Assemblée Nationale s&rsquo;implique dans des sujets graves qui ressemblent à des scandales que ce soit financier, sanitaire ou sécuritaire. Sur les sujets comme la pénurie d’eau, les contrats de concession, le Prodac, le cas de l’étudiant Fallou Séne, le contrat avec Eiffage etc. les citoyens considèrent que  l&rsquo;Assemblée Nationale a pêché sur ces dossiers en ne s’en saisissant pas par des enquêtes parlementaires pour aider à faire la lumière. Nous attendons donc, des réformes de la société politique. Et sur ce point que ce soit la société politique, les candidats à l&rsquo;élection présidentielle comme les partis politiques, tous sont prompts à vouloir tout réformer dans notre pays, sauf leur façon de fonctionner !</p>
<p>Ça en est même suspect ! Aucun leader de premier plan ne promet de secouer le cocotier politicien, et il le faut pourtant. Surtout sur les points suivants:</p>
<p>&#8212; le mode d&rsquo;élection des députés qui doit être revu. Le raw gaddu à un tour est injuste et ne reflète pas l&rsquo;esprit de la 5e République sur lequel on s&rsquo;est calqué, système qui devrait s’attacher  à faire respecter les proportions de représentativité à l’Assemblée Nationale, au CESE et au HCCT de façon équitable.</p>
<p>&#8212; le mode de fonctionnement de l&rsquo;Assemblée Nationale est à revoir pour assurer à l&rsquo;AN plus de liberté vis à vis de l’exécutif et lui donner aussi plus de pouvoir de contrôle</p>
<p>&#8212; le contrôle sur les dépenses de l&rsquo;Assemblée nous semble important, rien ne justifie que ses marchés échappent au contrôle de la commande publique.</p>
<p>&#8212; l&rsquo;organisation des partis, des coalitions de partis, doit être revue pour éviter d&rsquo;entretenir des partis politique yobaléma.</p>
<p>Mais vous remarquerez comme moi, que le monde politique fait comme une omerta sur ces sujets. Ils veulent tout réformer, en ayant une amnésie sur le besoin de réformes de leur mode de fonctionnement, de leur mode de financement et des modes de représentation aux différentes institutions de la République.<br />
Le candidat qui prendra ces sujets en charge devrait attirer notre attention positivement</p>
<p>-Le sénégalais veut qu’on réforme le fonctionnement de sa justice pour donner à celle-ci plus d’indépendance et de dignité. Une réforme institutionnelle a été adoptée par référendum durant ce mandat en cours. Mais il s&rsquo;exprime dans l&rsquo;opinion une volonté d&rsquo;aller plus loin dans cette réforme. Notre pays a un besoin urgent de réformes. Des réformes pas facile et qui devraient impacter lourdement sur l&rsquo;ETAT et jouer un rôle majeur dans la transformation sociale du pays. Essayons de nous attarder sur les besoins de réforme de la justice. S&rsquo;il y a des points qui reviennent le plus souvent nous pouvons citer</p>
<p>&#8212; La réforme du Conseil constitutionnel qu&rsquo;on aimerait voir évoluer en une cour constitutionnelle, avec des compétences élargies. Les citoyens en ont marre de la frilosité du Conseil Constitutionnel qui à chaque fois qu’il est saisi se déclare incompétent.</p>
<p>&#8212; Une autre réforme qui aura une grande incidence sur la justice sera une bonne réforme du CSM. Cet organe qui gère la carrière des magistrats entre autre.</p>
<p>D&rsquo;autres réformes judiciaires sont attendues, mais ces deux-là, si elles sont menées à terme avec audace, révolutionneront l&rsquo;institution judiciaire et donc notre société qui aura la garantie renforcée de tendre vers une société plus juste.</p>
<p>&#8211; Le sénégalais veut aussi avoir un cadre de vie sain, des quartiers viabilisés, propres et épanouissants. Il faut un grand courage politique pour faire appliquer les lois existantes et éviter les pollutions dans nos quartiers, à commencer par les dahiras et djiangg qui empêchent les citoyens d&rsquo;avoir leur quiétude avec une pollution sonore regrettable, avec des routes barrées etc..<br />
Mais aussi, il faut que l&rsquo;Etat prenne ses responsabilités par rapport aux voiries, aux canalisations, gestion des eaux usées etc&#8230;. ce défaut d’accompagnement de l’’Etat est source d’insalubrité et de risque de santé publique.</p>
<p>&#8211; Le sénégalais veut qu&rsquo;on réforme les systèmes de santé et éducatifs: les grèves ils n&rsquo;en veulent plus! Ils attendent un candidat qui pourra leur dire de façon détaillée comment remettre ces secteurs en marche avec un plan quinquennal de réformes qui agréera et les partenaires sociaux et les usagers.</p>
<p>Nous  ne prétendons pas avoir été exhaustifs sur les réformes à apporter, mais il nous semble que ces points constituent des aspirations réelles et profondes. Nous n&rsquo;avons pas traité certains sujets cruciaux comme le pétrole, le gaz, l&rsquo;agriculture qui devra remédier à l&rsquo;exode rural, la pêche etc. exprès car nous ne pensons pas pour le moment que ce soit l&rsquo;enjeu de cette présidentielle. Les sénégalais font confiance à l&rsquo;Etat et à son efficacité dans sa continuité et pensent que les contrats établis par exemple dans le domaine du pétrole et du gaz tiennent la route et seront défendus par n&rsquo;importe lequel des candidats qui sera élu. L&rsquo;économie, notre attractivité pour les investissements, la sécurité du pays, le tourisme sont des sujets qui peuvent aussi retenir  l’attention de nos concitoyens, mais le cœur de nos préoccupations reste encore un besoin d&rsquo;avoir un Etat mieux structuré, fort et stratégique. Les candidats qui l&rsquo;auront compris feront la différence.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://thinktank-ipode.org/2018/08/23/la-marque-de-gouvernance-et-les-valeurs-seront-au-coeur-du-debat-electoral/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">12643</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Code des marchés publics au Sénégal : Analyse comparative des réformes et recommandations</title>
		<link>https://thinktank-ipode.org/2018/02/16/code-des-marches-publics-au-senegal-analyse-comparative-des-reformes-et-recommandations/</link>
					<comments>https://thinktank-ipode.org/2018/02/16/code-des-marches-publics-au-senegal-analyse-comparative-des-reformes-et-recommandations/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Feb 2018 09:23:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[code des marchés publics]]></category>
		<category><![CDATA[réforme du code des marchés publics]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://thinktank-ipode.org/?p=12637</guid>

					<description><![CDATA[I &#8211; INTRODUCTION La réforme du système national de passation des marchés publics du Sénégal est un long processus qui a connu plusieurs améliorations, dans une approche participative et inclusive,&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400;"><strong>I &#8211; INTRODUCTION</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">La réforme du système national de passation des marchés publics du Sénégal est un long processus qui a connu plusieurs améliorations, dans une approche participative et inclusive, qui a fait souvent appel à l’ensemble des parties prenantes de la commande publique.<span id="more-12637"></span></p>
<p style="font-weight: 400;">Au début, la passation des marchés publics était régie au Sénégal par le Décret  n°82-690du 07 septembre 1982.</p>
<p style="font-weight: 400;">Par la suite, trente-deux (32) ans après,  le décret n° 2011-1048 du 27 juillet 2011 a été pris pour d’une part, alléger les procédures en vigueur, et d’autre part, pour rendre plus efficace la commande publique.</p>
<p style="font-weight: 400;">Le décret n° 2012-01 du 02 Janvier 2012 est ensuite intervenu pour modifier l’article 3 du Code précédent.</p>
<p style="font-weight: 400;">Aujourd’hui, dans un contexte caractérisé davantage par la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption et la reddition des comptes, et dans la logique du principe de l’amélioration continue, les procédures nationales en matière de passation des marchés ont été encore une fois revisitées et renforcées à travers le décret n° 2014-1212 du 22 Septembre 2014.</p>
<p style="font-weight: 400;">Ainsi, on constate que les réformes sont nombreuses dans le domaine de la commande publique et cela s’explique aisément dans la mesure où l’essentiel des dépenses de nos deniers publics (plus de 90%)  s’exécute à travers la passation de marchés de biens et de services.</p>
<p style="font-weight: 400;">En 2007, la commande publique était estimée à 500 milliards de FCFA par an ; en 2016 ce montant annuel est passé à 2000 milliards de FCFA.</p>
<p style="font-weight: 400;">Aussi, faut-il souligner que la passation des marchés, loin d’être « un empêcheur de tourner en rond » au sein de nos institutions publiques, comme on le conçoit généralement dans les milieux professionnels, est en réalité un outil de développement car source de richesse pour nos entreprises locales, mais aussi un moyen de faire des économies par le jeu de la concurrence ouverte, mais surtout un moyen efficace de satisfaire les besoins de nos populations, ultimes bénéficiaires.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>II- LES  CHANGEMENTS MAJEURS  APPORTES  PAR LE  CODE DES MARCHES  DE  2014</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">La persistance des lourdeurs malgré les réformes précédentes, la faiblesse du taux d’absorption des ressources financières, ainsi que le souci d’une responsabilisation plus importante dans la mise en œuvre des projets structurants, sont les facteurs essentiels qui ont guidé aux changements majeurs qui sont essentiellement les suivants :</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>LE RELEVEMENT DES DIFFERENTS SEUILS</strong></p>
<p style="font-weight: 400;"><strong><u>Le relèvement des seuils de passation des marchés</u></strong></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;">Les seuils de passation des marchés ont été sensiblement revus à la hausse pour chacune des trois catégories de marchés prévus par le Code.</li>
</ul>
<p style="font-weight: 400;">En effet, en ce qui concerne les travaux, les seuils sont de passés de :</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Pour  l’Etat, Collectivités locales, Etablissements Publics, agences non dotées de la personnalité morale :</strong></p>
<p style="font-weight: 400;"><strong> </strong></p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211; 25 millions FCFA à 70 Millions FCFA pour les marchés de travaux ;</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211; 15 millions FCFA à 50 Millions FCFA pour les marchés de fournitures et de services</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211;  25 millions FCFA  à 50 Millions FCFA pour les marchés de prestations intellectuelles ;</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Pour les sociétés nationales et agences dotées de la personnalité morale :</strong></p>
<p style="font-weight: 400;"><strong> </strong></p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>&#8211; </strong>50 millions FCFA à 100 Millions FCFA pour les marchés de travaux ;</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>&#8211;</strong>30 millions FCFA à 60 Millions FCFA<strong> </strong>pour les marchés de fournitures et de services ;</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>&#8211;</strong> 30 millions FCFA à 60 Millions FCFA pour les marchés de prestations intellectuelles ;</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong><u>Le relèvement des seuils d’exigibilité des garanties de soumission et de bonne exécution</u></strong></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;">Pour les garanties de soumission :</li>
</ul>
<p style="font-weight: 400;">&#8211;          Le seuil passe de 30 millions FCFA à 80 millions de FCFA pour les marchés de fournitures et de services ;</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211;          Pour les marchés de travaux il passe de 60 millions FCFA à 100 millions FCFA.</p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;">Pour les garanties de bonne exécution :</li>
</ul>
<p style="font-weight: 400;">&#8211;          Le seuil passe de 25 millions FCFA à 70 millions FCFA pour les marchés de fournitures et de services ;</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211;          Pour les marchés de travaux le seuil passe de 35 millions FCFA à 100 millions FCFA.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong><u>Le relèvement des seuils de contrôle a priori des dossiers de marchés par la DCMP</u></strong></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;">Pour l’Etat, ses services déconcentrés et organismes non dotés de la personnalité morale, les collectivités locales et leurs services déconcentrés, les groupements mixtes et les établissements publics :</li>
</ul>
<p style="font-weight: 400;">&#8211;          Marchés de travaux : 300.000 FCFA</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211;          Marchés de fournitures : 200.000 FCFA</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211;          Marchés de services et prestations intellectuelles : 150.000 FCFA</p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;">Pour les agences et organismes, personnes morales de droit public ou privé, autres que les établissements publics, sociétés nationales ou sociétés anonymes à participation publique majoritaire, dont l’activité est financée majoritairement par l’Etat :</li>
</ul>
<p style="font-weight: 400;">&#8211;          Marchés de travaux : 400.000 FCFA</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211;          Marchés de fournitures : 250.000 FCFA</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211;          Marchés de services et prestations intellectuelles : 200.000 FCFA</p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;">Pour les sociétés nationales à participation publique majoritaire :</li>
</ul>
<p style="font-weight: 400;">&#8211;          Marchés de travaux : 600.000 FCFA</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211;          Marchés de fournitures : 400.000 FCFA</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211;          Marchés de services et prestations intellectuelles : 250.000 FCFA</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>LA REACTUALISATION  DES DIFFERENTS DELAIS DANS LE PROCESSUS DE PASSATION DES MARCHES</strong></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;">Les délais sont maintenant présentés en jours calendaires ;</li>
<li style="font-weight: 400;"> Les Plans de Passation des Marchés (PPM) sont maintenant communiqués à la Direction Centrale des Marchés Publics (DCMP)  au plus tard le 01/12/n-1 de l’année budgétaire ;</li>
<li style="font-weight: 400;">La Publication des PPM  par la DCMP est désormais faite trois( 03) jours après réception ;</li>
<li style="font-weight: 400;">Les Avis Généraux de Passation de Marchés sont  publiés au plus tard le 15/01/n de l’achat public ;</li>
<li style="font-weight: 400;">L’acquisition des manuels scolaires s’effectue sur une  durée d’un (01) an, renouvelable sur  cinq (05) ans par avenant ;</li>
<li style="font-weight: 400;">L’approbation des marchés s’effectue dans un délai maximal de trois (03) jours par l’autorité habilitée ; et en cas de refus motivé dans les quinze(15) jours suivant la réception du dossier.</li>
</ul>
<p style="font-weight: 400;"><strong>L’INTRODUCTION DE LA DEMANDE DE RENSEIGNEMENTS ET DE PRIX (DRP)  A COMPETITION OUVERTE</strong><strong> </strong></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;">Avant, il n’existait que deux (02) catégories de DRP ; à savoir la DRP simple et la DRP à compétition restreinte.</li>
</ul>
<p style="font-weight: 400;">Avec le Code de 2014 actuel, il a été introduit la DRP à compétition ouverte  où l’autorité contractante lance un avis public d’appel à la concurrence ; le délai minimal de dépôt des offres étant de quinze (15) jours calendaires à compter de la date de publication de l’avis d’appel à concurrence.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>LA MODIFICATION DU SYSTEME DE TRAITEMENT DES RECLAMATIONS DES SOUMISSIONNAIRES</strong></p>
<p style="font-weight: 400;"><strong> </strong></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;">Dans le cas d’un recours auprès du Comité de Règlement des Différends de l’ARMP, qui fait intervient à la suite d’un recours gracieux adressé à l’autorité contractante et qui ne satisfait pas au plaignant, la saisine est accompagnée de la pièce attestant du paiement d’une consignation dont le montant est fixé par Arrêté du Ministre chargé des Finances.</li>
</ul>
<p style="font-weight: 400;">Cette consignation qui est remboursée au plaignant lorsque son recours est fondé, constitue un changement majeur dans le nouveau Code.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>L’INTRODUCTION DE LA NOTION D’OFFRE SPONTANEE</strong><strong> </strong></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;">Selon l’article 81 du Code en vigueur, « l’autorité contractante peut donner suite à une offre spontanée de fournitures, de prestations de services et de réalisations de travaux lorsque celle-ci entre dans le cadre de ses missions et présente un intérêt général manifeste. »</li>
</ul>
<p style="font-weight: 400;">Dans ce cas d’espèces, le dossier d’appel à la concurrence est élaboré sur la base des études préalables réalisées par l’auteur de l’offre spontanée qui précise, à la transmission desdites études, les données confidentielles ou de propriété intellectuelle qui ne peuvent faire l’objet de divulgation dans le dossier, à l’exception d’une cession de ses droits à l’autorité contractante.</p>
<p style="font-weight: 400;">Cette notion d’offre spontanée est une innovation de l’actuel code des marchés.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong> </strong></p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>LA REFORMULATION DE LA RECEPTION DES PRESTATIONS</strong></p>
<p style="font-weight: 400;"><strong> </strong></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;">La réception des prestations a été reformulée ; en effet, pour plus de clarté, il est précisé que lorsque la commission de réception des travaux, fournitures ou services, constate des manquements par rapport aux prescriptions du marché, mais que ces manquements peuvent être admis en l’état, l’autorité contractante peut proposer au titulaire du marché une réfaction sur le prix global du marché ou sur les prix unitaires ; auquel cas et si le titulaire du marché est d’accord, une réception provisoire est effectués sur cette base.</li>
</ul>
<p style="font-weight: 400;"><strong> </strong></p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>LA MISE EN PLACE DES COMMISSIONS REGIONALES ET DEPARTEMENTALES DES MARCHES</strong></p>
<p style="font-weight: 400;"><strong> </strong></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;">Pour les marchés passés par l’Etat en dehors de la région de Dakar, il est mis en place des commissions régionales et départementales de marchés, par les gouverneurs de régions et préfets de départements, sauf dans les départements se situant dans les chefs-lieux de régions.</li>
</ul>
<p style="font-weight: 400;"><strong>LA RE-ACTUALISATION DES DELAIS DANS LA TRANSMISSION DES PLANS DE PASSATION DES MARCHES  A LA DCMP</strong></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;"><strong> </strong>Les Plans de Passation des Marchés (PPM) sont maintenant communiqués à la Direction de Contrôle des Marchés Publics (DCMP) au plus tard le 1<sup>er</sup> Décembre de l’année précédant l’année budgétaire considérée.</li>
</ul>
<p style="font-weight: 400;">La DCMP contrôle la conformité du PPM et se charge de sa publication dans les trois (03) jours suivant la réception.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>LA MODIFICATIONS DANS L’APPROBATION DES  MARCHES</strong></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;"><strong> </strong>Dorénavant, aucun contrôle a priori ne peut s’effectuer après l’approbation du marché ; aussi, l’approbation ne peut être refusée qu’en l’absence de document attestant de l’existence des crédits y afférents.</li>
</ul>
<p style="font-weight: 400;">Enfin, l’approbation du marché ne peut être refusée que par une décision motivée, rendue dans les quinze (15) jours suivant la transmission du dossier ; et ladite décision est susceptible de recours devant le Comité de Règlement des Différends.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>LA SUPPRESSION DU CONTRAT DE PARTENARIAT</strong></p>
<p style="font-weight: 400;"><strong> </strong></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;">Le contrat de partenariat a été tout bonnement supprimé du Code actuel.</li>
</ul>
<p style="font-weight: 400;"><strong>L’AVENEMENT DE NOUVELLES DEROGATIONS  AU CODE</strong></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;">L’acquisition des médicaments et produits essentiels est autorisée</li>
<li style="font-weight: 400;">L’achat aux enchères publiques par le service chargé du mobilier national, sans limitation de prix</li>
<li style="font-weight: 400;">L’exclusion des dispositions du code des marchés :</li>
</ul>
<p style="font-weight: 400;">&#8211;          des prestations de nature juridique (services de conciliation, d’arbitrage, d’assistance et de représentation)</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211;          Des prestations relatives aux insertions publicitaires, l’hébergement et la restauration (sommets officiels, séminaires et ateliers)</p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;">La signature d’accords-cadres comme alternative aux DRP et Appels d’Offres Ouverts.</li>
</ul>
<p style="font-weight: 400;"><strong>III- CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS</strong></p>
<p style="font-weight: 400;"><strong> </strong>Comme nous le constatons  tout au long du présent document, le Code portant réglementation de la passation des marchés publics du Sénégal a connu maintes réformes.</p>
<p style="font-weight: 400;">Ces réformes doivent continuer pour s’adapter aux vicissitudes que connait et continuera de connaître le domaine de la commande publique, mais aussi et surtout pour répondre aux préoccupations objectives des pouvoirs publics et des autres parties prenantes.</p>
<p style="font-weight: 400;">On peut affirmer sans risque de nous tromper, que l’état actuel du Code des marchés peut être jugé comme étant correct dans son ensemble, pour permettre une bonne mise en œuvre de la commande publique, et dans le respect des lois et règlements en vigueur aussi bien sur le plan national que sur le plan régional.</p>
<p style="font-weight: 400;">Cela n’empêche pas, qu’à chaque fois que de besoin, des réformes soient encore menées, mais dans le seul sens de consolider l’existant, et non de déconsolider, comme cela peut arriver si les experts du pays ne sont pas vigilants et suivent aveuglément les politiques qui eux, ont souvent leur propre agenda politicien qui ne cadre pas forcément avec l’intérêt général du pays.</p>
<p style="font-weight: 400;">La lutte contre la corruption qui gangrène nos économies et qui est bien présente dans la passation des marchés  doit effectivement rendre de plus en plus vigilants tous les patriotes de ce pays.</p>
<p style="font-weight: 400;">En effet, l’intégrité des acteurs de la commande publique est l’un des facteurs les plus dirimants pour sécuriser l’ensemble du processus de la passation des marchés.</p>
<p style="font-weight: 400;">Enfin, en tant que spécialiste du domaine, je terminerai par quelques  recommandations pouvant servir à consolider les acquis et à améliorer le système actuel de  passation des marchés de biens et de services au Sénégal.</p>
<p style="font-weight: 400;">A mon avis, il faut nécessairement :</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211;          Accorder une importance capitale dans la planification rigoureuse des activités de passation des marchés ;</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211;          Procéder de manière régulière à l’évaluation de l’exécution des plans de passation des marchés, afin de mieux cerner les écarts entre ce qui est planifié et qui est finalement exécuté ;</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211;          Renforcer les capacités techniques des cellules de passation des marchés au sein des autorités contractantes, (notamment sur les enjeux de la commande publique, mais aussi  la fraude et la corruption) et augmenter leurs effectifs de manière plus raisonnable ;</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211;          Rendre plus rigoureuse la sélection des membres des équipes d’évaluation des offres pour des raisons d’efficacité  et de transparence du processus, mais également dans un souci de de gain de temps ;</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211;           Mieux exploiter les résultats des audits des marchés publics, en vue d’apporter les correctifs idoines, et au bon moment, aux différents dysfonctionnements  relevés lors des missions d’audits</p>
<p style="font-weight: 400;">&#8211;          Explorer la piste qui consiste à externaliser progressivement l’activité de passation des marchés, pour mieux assurer les principes fondamentaux en matière de passation des marchés, à savoir, la transparence, l’économie, l’équité et l’efficacité.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Mor FAYE &#8211;  Spécialiste Sénior en Passation des Marchés Publics</strong></p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Pour le Think Tank IPODE.</strong></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://thinktank-ipode.org/2018/02/16/code-des-marches-publics-au-senegal-analyse-comparative-des-reformes-et-recommandations/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">12637</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Enjeux pour le financement mondial de l’Education dans le monde ;  Plaidoyer pour une mobilisation significative des bailleurs au sommet de Dakar de Février 2018</title>
		<link>https://thinktank-ipode.org/2017/12/29/enjeux-pour-le-financement-mondial-de-leducation-dans-le-monde-plaidoyer-pour-une-mobilisation-significative-des-bailleurs-au-sommet-de-dakar-de-fevrier-2018/</link>
					<comments>https://thinktank-ipode.org/2017/12/29/enjeux-pour-le-financement-mondial-de-leducation-dans-le-monde-plaidoyer-pour-une-mobilisation-significative-des-bailleurs-au-sommet-de-dakar-de-fevrier-2018/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Dec 2017 21:37:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[financement de l’Éducation dans le monde]]></category>
		<category><![CDATA[financement de l’Éducation dans les pays en développement]]></category>
		<category><![CDATA[refinancement du partenariat mondial pour l'education]]></category>
		<category><![CDATA[sommet de dakar sur l'education 2018]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://thinktank-ipode.org/?p=12575</guid>

					<description><![CDATA[A ce jour, il y a encore de par le monde, 55 à 57 millions d’enfants en âge d’être scolarisés qui ne sont pas à l’école; 263 millions de garçons&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>A ce jour, il y a encore de par le monde, 55 à 57 millions d’enfants en âge d’être scolarisés qui ne sont pas à l’école; 263 millions de garçons et de filles de 6 à 17 ans sont, soit non scolarisés ou sortis du système scolaire avant la fin du secondaire<a href="#_ftn1" name="_ftnref1"><sup>[1]</sup></a>. La plus grande partie d’entre eux vivent dans des pays à forte population et à fort croissance démographique, en Afrique et en Asie.Au Niger, seuls, 20% des enfants vont à l’école nonobstant une forte poussée démographique. Au Nigeria, 10 millions d’enfants ne sont pas scolarisés. Au Mali, au Sénégal et dans les autres pays africains, les objectifs fixés pour scolariser les enfants, ne seront pas atteints, en raison  des faibles ressources budgétaires des Etats. Cette situation est comparable à celle du Pakistan, de l’Afghanistan et de la RDC. Le principal problème que ces pays rencontrent pour éduquer leurs enfants est en grande partie lié au financement car leurs budgets ne leur permettent pas de faire face aux grands défis que représentent les ODD (Objectifs de Développement Durable)<a href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>. <span id="more-12575"></span></p>
<p><a href="https://thinktank-ipode.org/2017/12/29/enjeux-pour-le-financement-mondial-de-leducation-dans-le-monde-plaidoyer-pour-une-mobilisation-significative-des-bailleurs-au-sommet-de-dakar-de-fevrier-2018/carte-education-monde/" rel="attachment wp-att-12577"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" data-attachment-id="12577" data-permalink="https://thinktank-ipode.org/2017/12/29/enjeux-pour-le-financement-mondial-de-leducation-dans-le-monde-plaidoyer-pour-une-mobilisation-significative-des-bailleurs-au-sommet-de-dakar-de-fevrier-2018/carte-education-monde/" data-orig-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2017/12/carte-education-monde.jpg?fit=987%2C552&amp;ssl=1" data-orig-size="987,552" data-comments-opened="1" data-image-meta="{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}" data-image-title="carte education monde" data-image-description="" data-image-caption="" data-large-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2017/12/carte-education-monde.jpg?fit=940%2C526&amp;ssl=1" class="aligncenter wp-image-12577" src="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2017/12/carte-education-monde.jpg?resize=616%2C345&#038;ssl=1" alt="" width="616" height="345" srcset="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2017/12/carte-education-monde.jpg?resize=300%2C168&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2017/12/carte-education-monde.jpg?resize=620%2C347&amp;ssl=1 620w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2017/12/carte-education-monde.jpg?resize=768%2C430&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2017/12/carte-education-monde.jpg?resize=940%2C526&amp;ssl=1 940w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2017/12/carte-education-monde.jpg?w=987&amp;ssl=1 987w" sizes="(max-width: 616px) 100vw, 616px" /></a>Titre : Tendances mondiales en matière d’enfants non scolarisés</p>
<p>Quand, un pays de l’OCDE comme la France dépense 10.000$ par élève, les Etats d’Afrique subsaharienne, ne peuvent consacrer que quelques centaines de dollars par enfant pour sa scolarisation. Les faibles ressources disponibles dans les pays moins avancés, ne peuvent pas couvrir le besoin de financement nécessaire à atteindre l’objectif de scolarisation de l’ensemble des enfants; pourtant un pays comme le Sénégal consacre 25,48% du Budget d&rsquo;Etat à l’éducation, ce qui représente le quart de ses ressources budgétaires. Depuis la conférence d’Addis-Abeba en 1961 jusqu’au Forum de Dakar de 2000 en passant par l’élaboration des OMD, l’éducation pour tous a été considérée, au sein de la communauté internationale, comme une priorité. La scolarisation primaire universelle est un des objectifs phares des ODD, Objectif de développement durable 4 (ODD4) pour une éducation de qualité pour chaque enfant d’ici 2030. Pour faire face à cette priorité, il faut donc arriver à mobiliser les moyens financiers et autres moyens nécessaires.</p>
<p><strong>I – Enjeux, objectifs et pertinence d’un financement mondial : Pour la paix et la sécurité dans le monde</strong></p>
<p>En 1990, un rapport réalisé pour la revue scientifique « <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Lancet"><em>The Lancet</em></a> » faisant état des insuffisances de l’aide financière internationale allouée à la lutte contre le VIH/SIDA dans le reste du monde, a secoué les décideurs aux Etats Unis. Ce rapport prônait que les problèmes de santé dans le monde devaient être aussi une préoccupation pour les Américains. Après sa publication, le financement de la santé dans le monde est devenu, une question géostratégique aux USA. Les idées défendues par le rapport démontraient qu’il n‘est plus possible d’arrêter les maladies et les virus aux frontières mais leur diffusion ne pouvait être évitée qu’à l’échelle internationale et pour agir dans ce sens, il était nécessaire de venir en aide aux pays à faibles revenus. En conséquence, pour protéger les Etats-Unis, il fallait agir aussi dans les autres pays et les soutenir dans la maîtrise et le traitement des pandémies comme le VIH/SIDA, et les maladies contagieuses telles que la tuberculose et d’autres encore. Cette dynamique internationale a facilité la mise en place du fonds mondial de l’ONU pour la santé. Ce rapport sera à l’origine de la création du Fonds global de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme. Nous invitons la communauté internationale à agir de la même façon sur la question de l’éducation ; car une éducation de qualité pour tous les enfants est tout aussi cruciale et importante pour la paix, la sécurité et le développement durable dans le monde.</p>
<p>C’est aussi grâce à une forte implication de Jeffrey Sachs, conseiller de Ban Ki Moon à l’ONU, que les Nations Unies ont donc mis en place, depuis 2002, le fonds mondial pour la santé de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme. Jeffrey Sachs a défendu la nécessite de créer ce fonds et l’idée sous-jacente de dire aux pays riches qu’investir pour leur santé sans pour autant le faire  pour les pays pauvres, était une menace pour eux-mêmes et mettait en péril leurs citoyens. Ce fonds doté d’investissements de près de quatre milliards de dollars US avec l’appui de la Fondation Bill &amp; Melinda continue de bien fonctionner. Grâce au rôle fondamental qu’ont joué les pays riches, le fonds a permis de combattre ces maladies terribles étant convenablement doté. Concernant la santé, les dangers sont évidents, les conséquences presque immédiates. Il a donc été moins difficile de convaincre les pays bailleurs. Cependant que leurs leaders soient conscients que les enjeux sont similaires pour le secteur de l’éducation. L’existence de millions d’enfants sans scolarisation à travers le monde est un danger pour la stabilité du globe, et menace de façon durable la paix et la sécurité. C’est pour ces raisons que la communauté internationale a plaidé pour un fonds mondial pour l’éducation sur le même modèle que ce qui avait été fait pour la santé et ainsi, le PME, Partenariat Mondial pour l’Education (<em>Global Partnership for Education, GPE</em>) a vu jour. Pour l’éducation aussi, Il faut mettre des moyens significatifs et conséquents a l’image de la sante.</p>
<p>C’est ainsi que le Sénégal et la France vont co-organiser, le 2 février prochain, à Dakar, la troisième conférence dite de reconstitution du Fonds du PME, avec pour objectif de mobiliser plus de trois milliards de dollars au profit de l’éducation et ce, entre 2018 et 2020. Ce sera la première fois qu’un pays donateur et un pays en développement parraineront ensemble une conférence de financement du PME, symbolisant ainsi l’esprit du partenariat. Le financement de l&rsquo;éducation devrait être une préoccupation permanente des politiques publiques, de la communauté internationale et particulièrement, celle des pays en développement. La communauté internationale doit tout faire pour que les millions de garçons et de filles non scolarisés ne tombent pas dans les ténèbres de l&rsquo;ignorance, l&rsquo;obscurantisme, l’oisiveté, l’attrait des milieux de criminalité et du terrorisme.</p>
<p>Quel que soit le pays, son avenir est compromis, si ses enfants et ceux d’autres pays quel quels soient n’ont pas accès à une éducation correcte. <strong>Pour pallier la carence de financement d</strong><strong>ans les pays en développement, ce qui peut devenir dramatique pour notre avenir commun, il faut renforcer les moyens du fonds international pour l’éducation qu’est le partenariat mondial pour l’éducation.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>II – La Communauté internationale doit être à la hauteur des enjeux du sommet de Dakar 2018</strong></p>
<p>Le rôle déterminant de l’éducation dans le processus de développement fait l’objet d’un consensus de la communauté internationale. Depuis les années 2000, le monde a réalisé d’importants progrès, des millions d’enfants supplémentaires sont scolarisés par rapport à ce que laissaient augurer les tendances des années 1990<a href="#_ftn3" name="_ftnref3"><sup>[3]</sup></a>. Le nombre d’enfants et adolescents non scolarisés a diminué de 84 millions, dont 52 millions de filles. Différentes politiques ont permis ces progrès :</p>
<ul>
<li>l’abolition des frais d’inscription en Ethiopie, au Ghana, au Kenya, au Malawi, en Tanzanie, au Burundi et en Ouganda.</li>
<li>La diffusion de campagnes audiovisuelles réussies pour l’éducation des filles au Tadjikistan</li>
<li>La construction d’écoles au Mozambique, au Sénégal, et au Pakistan. La distribution des repas à l’école dans 32 pays d’Afrique subsaharienne.</li>
</ul>
<p>Des pays en développement comme le Sénégal, le Burkina, la Palestine, la Thaïlande, le Bengladesh et d’autres encore, ont du chemin à faire pour répondre aux besoins du secteur de l’éducation en vue de l’atteinte des objectifs de l’EPT (Education Pour Tous) d’ici à 2030. II est important que les pays en développement établissent un programme chiffré de sortie de crise pour éduquer les nouvelles générations.  Il est encore plus crucial que le fonds leur vienne en appui en consacrant des moyens financiers à l’obtention de résultats tangibles et en évitant  de focaliser le financement sur la production de rapports, des missions, des recommandations ou d’émettre des vœux pieux en vue d’atteindre l’objectif de scolariser davantage d’enfants. Autant dire que le financement axé sur les résultats devra servir de principe majeur à cet appui.</p>
<p><strong>II – a) Le PME Partenariat Mondial pour l’Education : Etat des lieux et bilan par rapport aux objectifs de l’EPT</strong></p>
<p>Depuis 2002, les pays partenaires du PME ont obtenu des résultats remarquables, et le PME a permis à des millions d&rsquo;enfants d’être scolarisés et de bénéficier d’une éducation de qualité. Le nombre d’enfants scolarisés dans le monde a nettement augmenté entre 1999 et 2011. Parmi leurs réalisations ont peut noter :</p>
<ul>
<li>72 millions d&rsquo;enfants de plus étaient scolarisés en 2015 dans les pays partenaires du PME, par rapport à 2002.</li>
<li>65 % des pays partenaires du GPE disposant de données affichaient des résultats d&rsquo;apprentissage améliorés entre 2000 et 2015</li>
<li>4 % des pays partenaires du PME avaient autant de filles que de garçons achevant le primaire en 2015</li>
<li>2,3 milliards de dollars de financement du PME ont été alloués aux pays partenaires touchés par la fragilité et les conflits depuis 2003</li>
</ul>
<p><a href="https://thinktank-ipode.org/2017/12/29/enjeux-pour-le-financement-mondial-de-leducation-dans-le-monde-plaidoyer-pour-une-mobilisation-significative-des-bailleurs-au-sommet-de-dakar-de-fevrier-2018/education2/" rel="attachment wp-att-12579"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" data-attachment-id="12579" data-permalink="https://thinktank-ipode.org/2017/12/29/enjeux-pour-le-financement-mondial-de-leducation-dans-le-monde-plaidoyer-pour-une-mobilisation-significative-des-bailleurs-au-sommet-de-dakar-de-fevrier-2018/education2/" data-orig-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2017/12/education2.png?fit=1600%2C1000&amp;ssl=1" data-orig-size="1600,1000" data-comments-opened="1" data-image-meta="{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}" data-image-title="education2" data-image-description="" data-image-caption="" data-large-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2017/12/education2.png?fit=940%2C588&amp;ssl=1" class="aligncenter size-large wp-image-12579" src="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2017/12/education2.png?resize=620%2C388&#038;ssl=1" alt="" width="620" height="388" srcset="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2017/12/education2.png?resize=940%2C588&amp;ssl=1 940w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2017/12/education2.png?resize=300%2C188&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2017/12/education2.png?resize=620%2C388&amp;ssl=1 620w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2017/12/education2.png?resize=768%2C480&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2017/12/education2.png?w=1600&amp;ssl=1 1600w" sizes="(max-width: 620px) 100vw, 620px" /></a></p>
<p>Titre : Nombre d’enfants non scolarisés par région, 2000-2012 &#8211;</p>
<p>Source : La base de données de l’Institut de statistique de l’UNESCO</p>
<p>De vrais progrès ont donc été notés. Cependant ils n&rsquo;ont pas été équitables : les enfants confrontés à des obstacles particuliers dans l’accès à l&rsquo;éducation, tels que le genre, la pauvreté, la mobilité, le nomadisme, le handicap physique ou l&rsquo;origine ethnique ont toujours autant de difficultés à accéder à l’éducation.</p>
<p>Un nombre disproportionné d’enfants non scolarisés vit dans des pays caractérisés par l’instabilité et le conflit et/ou l’extrême pauvreté. De nombreux pays qui appartiennent au groupe des pays où il y a le plus grand nombre d&rsquo;enfants non scolarisés, ne reçoivent toujours pas les financements extérieurs nécessaires pour satisfaire leurs besoins. Ceci malgré les efforts du PME qui travaille néanmoins au renforcement des systèmes éducatifs nationaux, afin d&rsquo;augmenter substantiellement le nombre d&rsquo;enfants scolarisés et qui reçoivent un apprentissage valide, et afin de surmonter les obstacles qui les empêchent d’autres  enfants d&rsquo;aller à l&rsquo;école, pour y rester et y terminer leurs études.</p>
<p>Cependant, l’Unesco<a href="#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a> considère que le bilan de l’initiative EPT (Éducation pour tous) est décevant malgré les progrès accomplis. Seul un tiers des pays signataires a atteint les objectifs fixés de l’Initiative EPT pour laquelle 164 nations s’étaient engagées en 2000. Parmi elles, on peut souligner que se trouvent des pays européens, comme d’autres comme Cuba, le Kirghizstan et la Mongolie. A l’inverse, loin des objectifs, on retrouve plusieurs pays d’Afrique subsaharienne, et d’autres comme le Pakistan, le Yémen ou la Syrie.</p>
<p>Au total, si l’objectif-phare de l’EPT était de scolariser tous les enfants en âge d’aller à l’école primaire, il n’a été atteint que par la moitié des pays (52%), tandis que 10% s’en rapprochent, 29% en sont loin et 9% très loin. D’où l’urgence à reconstituer les ressources du PME et accentuer notre plaidoyer pour inviter les Etats à être à la hauteur des enjeux en question.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>II – b) La problématique de l’éducation dans les zones de conflits : les jeunes filles principales victimes</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>S’il est difficile, compte tenu des contraintes à collecter des données, d’établir une corrélation directe entre le niveau d’instruction et les guerres dans le monde ; il est évident que les zones où des crises sont en cours, sont celles où il est plus ardu de faire progresser le niveau d’éducation des enfants surtout celui des filles. L’Unesco nous apprend<a href="#_ftn5" name="_ftnref5">[5]</a> qu’un tiers des enfants privés d’école dans le monde vivent dans des zones de conflit. Ce phénomène s’est aggravé depuis les années 2000. Et ce sont les filles qui y sont particulièrement victimes. En <a href="http://plus.lefigaro.fr/tag/syrie">Syrie</a>, à la fin de l’année 2013, 2,2 millions d’enfants en âge d’aller à l’école sur 4,8 millions n’étaient pas scolarisés. On comptait à cette date près de 500.000 enfants syriens réfugiés en Egypte, en Irak, en Jordanie, au Liban et en Turquie selon les instances internationales.</p>
<p>Au Nigeria, plus de <a href="http://www.lefigaro.fr/international/2014/10/27/01003-20141027ARTFIG00342-nigeria-le-calvaire-des-jeunes-filles-enlevees-par-boko-haram.php">200 lycéennes ont été kidnappées</a> par le groupe islamiste Boko-Haram. Le terrorisme islamiste transfrontalier a fait reculer les nets progrès enregistrés dans certains pays subsahariens.</p>
<p>Néanmoins, certains pays ont réalisé d’énormes progrès, comme la Sierra Leone, qui, après onze ans de conflit, a réussi depuis 2005 à diviser par deux le nombre d’enfants qui n’étaient jamais allés à l’école. La Sierra Léone s’est aussi attaquée avec efficacité à l’épineuse question du travail des enfants qui est un frein à la scolarisation de ces derniers.</p>
<p>La question de l’accès des filles à l’éducation est d’autant plus importante qu’on apprend dans les rapports de l’ISU (Institut Statistique de l’Unesco) qu’elles sont plus destinées que les garçons, à ne jamais mettre les pieds dans une salle de classe, malgré tous les efforts et les progrès accomplis ces 20 dernières années. D’après les données de l’ISU, 15 millions de filles en âge d’aller à l’école primaire n’auront jamais la possibilité d’apprendre à lire ou à écrire à ce stade, contre 10 millions de garçons. Neuf millions d’entre elles vivent en Afrique subsaharienne.</p>
<p>L&rsquo;éducation des filles est un enjeu considérable que devrait prendre en charge conjointement le PME et les pays en développement car, comme il a été établi, le fait d’améliorer l’accès des filles à l’éducation à travers le monde a pour conséquence d’agir positivement sur la famille, la maîtrise  de la croissance démographique, la capitalisation du dividende démographique  et de contribuer également à l&rsquo;émergence de sociétés plus instruites et positives à travers le rôle positif que les mères instruites jouent dans la scolarisation de leurs enfants, le maintien de leur état nutritionnel et leur état de santé, la réduction de la pauvreté des familles.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>II – C) Modalités de financement</strong></p>
<p>Au-delà du financement par le biais de la reconstitution du Fonds du PME, les pays pourraient envisager aussi d’autres formes innovantes de financement de leur école, de leur éducation ainsi que des ressources budgétaires plus conséquentes pour relever le défi.</p>
<p>Au niveau du PME, il est attendu l’implication financière de grandes entreprises. Il est attendu des multinationales qu’elles s’engagent et participent au financement du fonds en numéraire, ou bien en mettant à disposition des outils multimédia pour diffuser l’enseignement à ceux qui en sont écartés, ou en aidant à améliorer les méthodes d’enseignement dans le monde. Les grands acteurs de la vie économique africaine devraient être des bailleurs de l’avenir de l’Afrique qui est induit en grande partie par l’éducation de sa plus jeune génération.</p>
<p>Nous devons, avec ces grandes entreprises et ces acteurs, faire de l’éducation pour tous, une priorité.</p>
<p>Dans les autres formes de solutions innovantes, on peut exploiter les pistes budgétaires, c’est-à-dire mettre en place des régimes fiscaux pertinents qui pourraient aider à lever des fonds en vue de financer des services essentiels comme l’éducation. C’est dans ce cadre que les multinationales peuvent aussi aider à financer l’école et les universités en acceptant de payer leurs taxes où elles réalisent leurs activités et en s’impliquant dans le recul de l’ignorance à travers la RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises). Les pays pourraient aussi initier une taxe à l’image de la taxe de solidarité sur les billets d&rsquo;avion, aussi appelée taxe Chirac qui est internationale et prélevée sur le prix des billets d&rsquo;avion pour financer l&rsquo;organisme international Unitaid<a href="#_ftn6" name="_ftnref6"><sup>[6]</sup></a>.</p>
<p>Certains bailleurs finançant le développement ont pu tester des modèles de partenariat public-privé qui gagneraient à être démultipliés et mis à l’échelle.</p>
<p>De la même façon que la santé est soutenue par des grandes entreprises pharmaceutiques pour éviter la contamination, les grandes entreprises intervenant dans les TIC (Technologies de l’Information et de communication) et dans l’industrie culturelle pourraient aider le secteur de l’éducation dans les pays en développement au sein desquels, l’avancée de l’éducation augmente la taille de leur marché. Mais il est peut-être plus facile de lutter contre les épidémies que de faire reculer l’ignorance ainsi que l’obscurantisme et l’insécurité qui vont avec. Cependant il demeure certain que pour jouer leur rôle d’agents du développement de leur pays d’origine ou d’accueil et de citoyen du monde, les jeunes garçons et filles devront immanquablement jouir d’une bonne santé et bénéficier d’une instruction utile.</p>
<p><strong>III – Feuille de route et sommet de Dakar</strong></p>
<p>Les pays en développement devraient partir de Dakar 2018 avec une feuille de route claire. Les Etats devraient associer dans chaque pays les syndicats d’enseignants, les associations de parents d’élèves, les ONG, les associations de solidarité internationale, les organisations d’éducation populaire et tous les types d’organisations qui ont des actions de terrain en faveur de l’accès à l’éducation dans les pays concernés, pour leur proposer d’unir leurs forces. Ensemble, ils devront chercher à augmenter les ressources consacrées à cette grande cause et veiller à ce que les budgets décidés soient réellement engagés sur cet enjeu.</p>
<p>Il faudrait que les pays d’Afrique subsaharienne, quant à eux, ne laissent pas le déterminisme social l’emporter sur le mérite à l’école. De toutes les régions du monde, l’Afrique subsaharienne est celle qui présente les taux d’exclusion les plus élevés. Plus d’un cinquième des enfants âgés de 6 à 11 ans ne vont pas à l’école, suivis d’un tiers des jeunes âgés de 12 à 14 ans. Selon les données de l’ISU, près de 60 % des jeunes de 15 à 17 ans ne sont pas scolarisés. Les disparités persistantes en matière de participation à l’éducation liées au sexe, au lieu de résidence et à la richesse sont l’un des principaux obstacles à la réalisation de l’éducation pour tous en Afrique. Il faudra encourager la mixité sociale entre le public et le privé. Des études sérieuses<a href="#_ftn7" name="_ftnref7">[7]</a>, montrent que les enfants issus de milieux favorisés sont plus scolarisés dans le privé que dans le public qui perd en qualité du fait du manque de moyens didactiques et des perturbations dues principalement aux grèves des systèmes scolaires. Ce qui crée très souvent un « apartheid scolaire » du fait de la stratégie de contournement qui fait éviter aux familles aisées, les zones dévalorisées de nos pays. Tout ceci pose la question de savoir comment réduire le poids des déterminismes sociaux dans l’éducation. Egalement, si on veut être pragmatique dans ce plaidoyer, il faut prendre en considération que l’éducation doit aussi préparer à la pratique d’un métier dont il sera indispensable d’envisager l’apprentissage à un moment ou à un autre. On pourrait aussi rechercher à intégrer intelligemment cette contrainte dans nos systèmes éducatifs. Ne faut-il pas aussi prolonger cette démarche d’intégration pour les formations sportives et artistiques ?</p>
<p>Par ailleurs, il serait intéressant de revoir comment les modèles d’enseignement traditionnel peuvent intervenir dans cette démarche d’accès à l’éducation, et de chercher à intégrer dans le processus d’autres types d’enseignements. Le modèle d’éducation proposée par les écoles classiques ne répond pas toujours aux besoins des communautés conduisant à une faible utilisation de l’offre d’éducation existante. Garantir le droit de tous les enfants à l’éducation revient donc à assurer une offre d’éducation pertinente au regard des besoins des communautés comme l’enseignement coranique dans certains pays ouest africains comme, la Guinée,  le Sénégal, la Mauritanie ou le Mali. Le PME doit intégrer dans son financement ce type d’apprentissage de la connaissance qui sort des sentiers battus de la vision occidentale dans la mesure où il est possible de vérifier que ces écoles fournissent un enseignement qui ne favorisera pas l’intégrisme religieux et répondra à une véritable éthique humaniste. Ceci pose la question de la définition de l’éducation ainsi que la cible. Tout le monde n’est pas mobilisable pour des études très longues au moins dans le format actuel.</p>
<p>Les médias devraient aussi jouer leur partition pour l’éducation de la population. Au Sénégal, la télévision maintient et soutient activement la sous culture par la pauvreté de leurs programmes. L’éducation passe également par ce biais-là notamment par l’accès à une information pluraliste et à la culture. Il faut également rechercher à sensibiliser les populations à la richesse du patrimoine culturel, intellectuel et historique dont il dispose et sans lesquels l’éducation devient vide de sens. Il est urgent de définir dans nos pays une vraie approche d’une éducation qui fait reculer l’obscurantisme. Cela revient à dire que la réussite de toutes ces initiatives ne serait pas mesurée uniquement à travers les taux de scolarisation et de déscolarisation, mais également à travers l’engagement d’une vraie révolution culturelle de tous les véhicules éducatifs et la capacité à améliorer l’éducation des enfants, des jeunes et des masses.</p>
<p><strong>IV – Conclusion : </strong></p>
<p>Tout compte fait, le problème de l’éducation n’est pas différent de celui de la santé si l’on considère que de la même façon qu’il y a un prix humain et économique aux épidémies, il y aussi un prix à l’IGNORANCE et ce, sur les court, moyen et long termes et si l’on considère que la conjonction d’une bonne santé et d’une instruction sont les meilleurs ingrédients du développement humain garant d’une culture globale de paix, d’ouverture et de tolérance. Si nous laissons grandir une autre génération sans éducation, nous en paierons tous un prix dont nous ne pouvons imaginer les conséquences. Il faut donc une augmentation de la solidarité internationale pour financer l’éducation de ceux qui en sont exclus. L’éducation est primordiale. Il a été démontré que le coût de non scolarisation des enfants est supérieur à celui de leur scolarisation pour ne parler que de l’enseignement primaire. <em>La conférence de financement du Partenariat mondial pour l&rsquo;éducation est notre première occasion de transformer l&rsquo;engagement politique en un soutien tangible. Le financement de l&rsquo;éducation est en effet le meilleur investissement que nous pouvons faire </em>a déclaré Antonio Guterres, Secrétaire général des Nations unies. Nous y souscrivons sans réserve ! Il faut que les hommes arrêtent de gaspiller dans des conflits et des guerres stupides et investir dans l’éducation, dans l’école.</p>
<p>Mohamed LY</p>
<p>Pour le Think Tank IPODE.</p>
<p><em>Ce papier a été réalisé grâce aux données de l’ISU, aux sites internet de l’Unesco et du Partenariat Mondial pour l’Education. L’auteur a aussi été inspiré par les discours à l’ONU des Présidents Macky Sall et Emanuel Macron ; par le Rapport mondial de suivi sur l’éducation et les déclarations de l’ex secrétaire général de l’Unesco Irina Bokova mais aussi celles de Jeffrey Sachs ex conseiller aux Nations Unies de Ban Ki Moon.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1"><sup>[1]</sup></a> Chiffres tirés des statistiques de l’ISU (institut statistique de l’Unesco)</p>
<p><a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> Les Objectifs de Développement Durable (ODD) ont remplacé les OMD (Objectifs du Millénaire pour le Développement), qui eux, se sont terminés en 2015.</p>
<p><a href="#_ftnref3" name="_ftn3"><sup>[3]</sup></a> Irina Bokova l’ancienne directrice générale de l’Unesco</p>
<p><a href="#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture</p>
<p><a href="#_ftnref5" name="_ftn5">[5]</a> Rapport 2015 de l’Unesco</p>
<p><a href="#_ftnref6" name="_ftn6"><sup>[6]</sup></a> Unitaid est une organisation internationale d&rsquo;achats de médicaments, chargée de centraliser les achats de traitements médicamenteux afin d&rsquo;obtenir les meilleurs prix possibles, en particulier à destination des pays en voie de développement</p>
<p><a href="#_ftnref7" name="_ftn7">[7]</a>Charles Delorme : <a href="http://journals.openedition.org/ries/1949"><u>http://journals.openedition.org/ries/1949</u></a> ou</p>
<p><a href="http://cache.media.eduscol.education.fr/file/82/31/2/DEPP_EetF_2012_82_Scolarisation_deux_ans_237312.pdf"><u>http://cache.media.eduscol.education.fr/file/82/31/2/DEPP_EetF_2012_82_Scolarisation_deux_ans_237312.pdf</u></a></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://thinktank-ipode.org/2017/12/29/enjeux-pour-le-financement-mondial-de-leducation-dans-le-monde-plaidoyer-pour-une-mobilisation-significative-des-bailleurs-au-sommet-de-dakar-de-fevrier-2018/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">12575</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
