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	<title>Education &#8211; IPODE &#8211; Think Tank Panafricain</title>
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		<title>Enjeux pour le financement mondial de l’Education dans le monde ;  Plaidoyer pour une mobilisation significative des bailleurs au sommet de Dakar de Février 2018</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Dec 2017 21:37:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
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					<description><![CDATA[A ce jour, il y a encore de par le monde, 55 à 57 millions d’enfants en âge d’être scolarisés qui ne sont pas à l’école; 263 millions de garçons&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>A ce jour, il y a encore de par le monde, 55 à 57 millions d’enfants en âge d’être scolarisés qui ne sont pas à l’école; 263 millions de garçons et de filles de 6 à 17 ans sont, soit non scolarisés ou sortis du système scolaire avant la fin du secondaire<a href="#_ftn1" name="_ftnref1"><sup>[1]</sup></a>. La plus grande partie d’entre eux vivent dans des pays à forte population et à fort croissance démographique, en Afrique et en Asie.Au Niger, seuls, 20% des enfants vont à l’école nonobstant une forte poussée démographique. Au Nigeria, 10 millions d’enfants ne sont pas scolarisés. Au Mali, au Sénégal et dans les autres pays africains, les objectifs fixés pour scolariser les enfants, ne seront pas atteints, en raison  des faibles ressources budgétaires des Etats. Cette situation est comparable à celle du Pakistan, de l’Afghanistan et de la RDC. Le principal problème que ces pays rencontrent pour éduquer leurs enfants est en grande partie lié au financement car leurs budgets ne leur permettent pas de faire face aux grands défis que représentent les ODD (Objectifs de Développement Durable)<a href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>. <span id="more-12575"></span></p>
<p><a href="https://thinktank-ipode.org/2017/12/29/enjeux-pour-le-financement-mondial-de-leducation-dans-le-monde-plaidoyer-pour-une-mobilisation-significative-des-bailleurs-au-sommet-de-dakar-de-fevrier-2018/carte-education-monde/" rel="attachment wp-att-12577"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" data-attachment-id="12577" data-permalink="https://thinktank-ipode.org/2017/12/29/enjeux-pour-le-financement-mondial-de-leducation-dans-le-monde-plaidoyer-pour-une-mobilisation-significative-des-bailleurs-au-sommet-de-dakar-de-fevrier-2018/carte-education-monde/" data-orig-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2017/12/carte-education-monde.jpg?fit=987%2C552&amp;ssl=1" data-orig-size="987,552" data-comments-opened="1" data-image-meta="{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}" data-image-title="carte education monde" data-image-description="" data-image-caption="" data-large-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2017/12/carte-education-monde.jpg?fit=940%2C526&amp;ssl=1" class="aligncenter wp-image-12577" src="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2017/12/carte-education-monde.jpg?resize=616%2C345&#038;ssl=1" alt="" width="616" height="345" srcset="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2017/12/carte-education-monde.jpg?resize=300%2C168&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2017/12/carte-education-monde.jpg?resize=620%2C347&amp;ssl=1 620w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2017/12/carte-education-monde.jpg?resize=768%2C430&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2017/12/carte-education-monde.jpg?resize=940%2C526&amp;ssl=1 940w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2017/12/carte-education-monde.jpg?w=987&amp;ssl=1 987w" sizes="(max-width: 616px) 100vw, 616px" /></a>Titre : Tendances mondiales en matière d’enfants non scolarisés</p>
<p>Quand, un pays de l’OCDE comme la France dépense 10.000$ par élève, les Etats d’Afrique subsaharienne, ne peuvent consacrer que quelques centaines de dollars par enfant pour sa scolarisation. Les faibles ressources disponibles dans les pays moins avancés, ne peuvent pas couvrir le besoin de financement nécessaire à atteindre l’objectif de scolarisation de l’ensemble des enfants; pourtant un pays comme le Sénégal consacre 25,48% du Budget d&rsquo;Etat à l’éducation, ce qui représente le quart de ses ressources budgétaires. Depuis la conférence d’Addis-Abeba en 1961 jusqu’au Forum de Dakar de 2000 en passant par l’élaboration des OMD, l’éducation pour tous a été considérée, au sein de la communauté internationale, comme une priorité. La scolarisation primaire universelle est un des objectifs phares des ODD, Objectif de développement durable 4 (ODD4) pour une éducation de qualité pour chaque enfant d’ici 2030. Pour faire face à cette priorité, il faut donc arriver à mobiliser les moyens financiers et autres moyens nécessaires.</p>
<p><strong>I – Enjeux, objectifs et pertinence d’un financement mondial : Pour la paix et la sécurité dans le monde</strong></p>
<p>En 1990, un rapport réalisé pour la revue scientifique « <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Lancet"><em>The Lancet</em></a> » faisant état des insuffisances de l’aide financière internationale allouée à la lutte contre le VIH/SIDA dans le reste du monde, a secoué les décideurs aux Etats Unis. Ce rapport prônait que les problèmes de santé dans le monde devaient être aussi une préoccupation pour les Américains. Après sa publication, le financement de la santé dans le monde est devenu, une question géostratégique aux USA. Les idées défendues par le rapport démontraient qu’il n‘est plus possible d’arrêter les maladies et les virus aux frontières mais leur diffusion ne pouvait être évitée qu’à l’échelle internationale et pour agir dans ce sens, il était nécessaire de venir en aide aux pays à faibles revenus. En conséquence, pour protéger les Etats-Unis, il fallait agir aussi dans les autres pays et les soutenir dans la maîtrise et le traitement des pandémies comme le VIH/SIDA, et les maladies contagieuses telles que la tuberculose et d’autres encore. Cette dynamique internationale a facilité la mise en place du fonds mondial de l’ONU pour la santé. Ce rapport sera à l’origine de la création du Fonds global de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme. Nous invitons la communauté internationale à agir de la même façon sur la question de l’éducation ; car une éducation de qualité pour tous les enfants est tout aussi cruciale et importante pour la paix, la sécurité et le développement durable dans le monde.</p>
<p>C’est aussi grâce à une forte implication de Jeffrey Sachs, conseiller de Ban Ki Moon à l’ONU, que les Nations Unies ont donc mis en place, depuis 2002, le fonds mondial pour la santé de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme. Jeffrey Sachs a défendu la nécessite de créer ce fonds et l’idée sous-jacente de dire aux pays riches qu’investir pour leur santé sans pour autant le faire  pour les pays pauvres, était une menace pour eux-mêmes et mettait en péril leurs citoyens. Ce fonds doté d’investissements de près de quatre milliards de dollars US avec l’appui de la Fondation Bill &amp; Melinda continue de bien fonctionner. Grâce au rôle fondamental qu’ont joué les pays riches, le fonds a permis de combattre ces maladies terribles étant convenablement doté. Concernant la santé, les dangers sont évidents, les conséquences presque immédiates. Il a donc été moins difficile de convaincre les pays bailleurs. Cependant que leurs leaders soient conscients que les enjeux sont similaires pour le secteur de l’éducation. L’existence de millions d’enfants sans scolarisation à travers le monde est un danger pour la stabilité du globe, et menace de façon durable la paix et la sécurité. C’est pour ces raisons que la communauté internationale a plaidé pour un fonds mondial pour l’éducation sur le même modèle que ce qui avait été fait pour la santé et ainsi, le PME, Partenariat Mondial pour l’Education (<em>Global Partnership for Education, GPE</em>) a vu jour. Pour l’éducation aussi, Il faut mettre des moyens significatifs et conséquents a l’image de la sante.</p>
<p>C’est ainsi que le Sénégal et la France vont co-organiser, le 2 février prochain, à Dakar, la troisième conférence dite de reconstitution du Fonds du PME, avec pour objectif de mobiliser plus de trois milliards de dollars au profit de l’éducation et ce, entre 2018 et 2020. Ce sera la première fois qu’un pays donateur et un pays en développement parraineront ensemble une conférence de financement du PME, symbolisant ainsi l’esprit du partenariat. Le financement de l&rsquo;éducation devrait être une préoccupation permanente des politiques publiques, de la communauté internationale et particulièrement, celle des pays en développement. La communauté internationale doit tout faire pour que les millions de garçons et de filles non scolarisés ne tombent pas dans les ténèbres de l&rsquo;ignorance, l&rsquo;obscurantisme, l’oisiveté, l’attrait des milieux de criminalité et du terrorisme.</p>
<p>Quel que soit le pays, son avenir est compromis, si ses enfants et ceux d’autres pays quel quels soient n’ont pas accès à une éducation correcte. <strong>Pour pallier la carence de financement d</strong><strong>ans les pays en développement, ce qui peut devenir dramatique pour notre avenir commun, il faut renforcer les moyens du fonds international pour l’éducation qu’est le partenariat mondial pour l’éducation.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>II – La Communauté internationale doit être à la hauteur des enjeux du sommet de Dakar 2018</strong></p>
<p>Le rôle déterminant de l’éducation dans le processus de développement fait l’objet d’un consensus de la communauté internationale. Depuis les années 2000, le monde a réalisé d’importants progrès, des millions d’enfants supplémentaires sont scolarisés par rapport à ce que laissaient augurer les tendances des années 1990<a href="#_ftn3" name="_ftnref3"><sup>[3]</sup></a>. Le nombre d’enfants et adolescents non scolarisés a diminué de 84 millions, dont 52 millions de filles. Différentes politiques ont permis ces progrès :</p>
<ul>
<li>l’abolition des frais d’inscription en Ethiopie, au Ghana, au Kenya, au Malawi, en Tanzanie, au Burundi et en Ouganda.</li>
<li>La diffusion de campagnes audiovisuelles réussies pour l’éducation des filles au Tadjikistan</li>
<li>La construction d’écoles au Mozambique, au Sénégal, et au Pakistan. La distribution des repas à l’école dans 32 pays d’Afrique subsaharienne.</li>
</ul>
<p>Des pays en développement comme le Sénégal, le Burkina, la Palestine, la Thaïlande, le Bengladesh et d’autres encore, ont du chemin à faire pour répondre aux besoins du secteur de l’éducation en vue de l’atteinte des objectifs de l’EPT (Education Pour Tous) d’ici à 2030. II est important que les pays en développement établissent un programme chiffré de sortie de crise pour éduquer les nouvelles générations.  Il est encore plus crucial que le fonds leur vienne en appui en consacrant des moyens financiers à l’obtention de résultats tangibles et en évitant  de focaliser le financement sur la production de rapports, des missions, des recommandations ou d’émettre des vœux pieux en vue d’atteindre l’objectif de scolariser davantage d’enfants. Autant dire que le financement axé sur les résultats devra servir de principe majeur à cet appui.</p>
<p><strong>II – a) Le PME Partenariat Mondial pour l’Education : Etat des lieux et bilan par rapport aux objectifs de l’EPT</strong></p>
<p>Depuis 2002, les pays partenaires du PME ont obtenu des résultats remarquables, et le PME a permis à des millions d&rsquo;enfants d’être scolarisés et de bénéficier d’une éducation de qualité. Le nombre d’enfants scolarisés dans le monde a nettement augmenté entre 1999 et 2011. Parmi leurs réalisations ont peut noter :</p>
<ul>
<li>72 millions d&rsquo;enfants de plus étaient scolarisés en 2015 dans les pays partenaires du PME, par rapport à 2002.</li>
<li>65 % des pays partenaires du GPE disposant de données affichaient des résultats d&rsquo;apprentissage améliorés entre 2000 et 2015</li>
<li>4 % des pays partenaires du PME avaient autant de filles que de garçons achevant le primaire en 2015</li>
<li>2,3 milliards de dollars de financement du PME ont été alloués aux pays partenaires touchés par la fragilité et les conflits depuis 2003</li>
</ul>
<p><a href="https://thinktank-ipode.org/2017/12/29/enjeux-pour-le-financement-mondial-de-leducation-dans-le-monde-plaidoyer-pour-une-mobilisation-significative-des-bailleurs-au-sommet-de-dakar-de-fevrier-2018/education2/" rel="attachment wp-att-12579"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" data-attachment-id="12579" data-permalink="https://thinktank-ipode.org/2017/12/29/enjeux-pour-le-financement-mondial-de-leducation-dans-le-monde-plaidoyer-pour-une-mobilisation-significative-des-bailleurs-au-sommet-de-dakar-de-fevrier-2018/education2/" data-orig-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2017/12/education2.png?fit=1600%2C1000&amp;ssl=1" data-orig-size="1600,1000" data-comments-opened="1" data-image-meta="{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}" data-image-title="education2" data-image-description="" data-image-caption="" data-large-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2017/12/education2.png?fit=940%2C588&amp;ssl=1" class="aligncenter size-large wp-image-12579" src="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2017/12/education2.png?resize=620%2C388&#038;ssl=1" alt="" width="620" height="388" srcset="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2017/12/education2.png?resize=940%2C588&amp;ssl=1 940w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2017/12/education2.png?resize=300%2C188&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2017/12/education2.png?resize=620%2C388&amp;ssl=1 620w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2017/12/education2.png?resize=768%2C480&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2017/12/education2.png?w=1600&amp;ssl=1 1600w" sizes="(max-width: 620px) 100vw, 620px" /></a></p>
<p>Titre : Nombre d’enfants non scolarisés par région, 2000-2012 &#8211;</p>
<p>Source : La base de données de l’Institut de statistique de l’UNESCO</p>
<p>De vrais progrès ont donc été notés. Cependant ils n&rsquo;ont pas été équitables : les enfants confrontés à des obstacles particuliers dans l’accès à l&rsquo;éducation, tels que le genre, la pauvreté, la mobilité, le nomadisme, le handicap physique ou l&rsquo;origine ethnique ont toujours autant de difficultés à accéder à l’éducation.</p>
<p>Un nombre disproportionné d’enfants non scolarisés vit dans des pays caractérisés par l’instabilité et le conflit et/ou l’extrême pauvreté. De nombreux pays qui appartiennent au groupe des pays où il y a le plus grand nombre d&rsquo;enfants non scolarisés, ne reçoivent toujours pas les financements extérieurs nécessaires pour satisfaire leurs besoins. Ceci malgré les efforts du PME qui travaille néanmoins au renforcement des systèmes éducatifs nationaux, afin d&rsquo;augmenter substantiellement le nombre d&rsquo;enfants scolarisés et qui reçoivent un apprentissage valide, et afin de surmonter les obstacles qui les empêchent d’autres  enfants d&rsquo;aller à l&rsquo;école, pour y rester et y terminer leurs études.</p>
<p>Cependant, l’Unesco<a href="#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a> considère que le bilan de l’initiative EPT (Éducation pour tous) est décevant malgré les progrès accomplis. Seul un tiers des pays signataires a atteint les objectifs fixés de l’Initiative EPT pour laquelle 164 nations s’étaient engagées en 2000. Parmi elles, on peut souligner que se trouvent des pays européens, comme d’autres comme Cuba, le Kirghizstan et la Mongolie. A l’inverse, loin des objectifs, on retrouve plusieurs pays d’Afrique subsaharienne, et d’autres comme le Pakistan, le Yémen ou la Syrie.</p>
<p>Au total, si l’objectif-phare de l’EPT était de scolariser tous les enfants en âge d’aller à l’école primaire, il n’a été atteint que par la moitié des pays (52%), tandis que 10% s’en rapprochent, 29% en sont loin et 9% très loin. D’où l’urgence à reconstituer les ressources du PME et accentuer notre plaidoyer pour inviter les Etats à être à la hauteur des enjeux en question.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>II – b) La problématique de l’éducation dans les zones de conflits : les jeunes filles principales victimes</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>S’il est difficile, compte tenu des contraintes à collecter des données, d’établir une corrélation directe entre le niveau d’instruction et les guerres dans le monde ; il est évident que les zones où des crises sont en cours, sont celles où il est plus ardu de faire progresser le niveau d’éducation des enfants surtout celui des filles. L’Unesco nous apprend<a href="#_ftn5" name="_ftnref5">[5]</a> qu’un tiers des enfants privés d’école dans le monde vivent dans des zones de conflit. Ce phénomène s’est aggravé depuis les années 2000. Et ce sont les filles qui y sont particulièrement victimes. En <a href="http://plus.lefigaro.fr/tag/syrie">Syrie</a>, à la fin de l’année 2013, 2,2 millions d’enfants en âge d’aller à l’école sur 4,8 millions n’étaient pas scolarisés. On comptait à cette date près de 500.000 enfants syriens réfugiés en Egypte, en Irak, en Jordanie, au Liban et en Turquie selon les instances internationales.</p>
<p>Au Nigeria, plus de <a href="http://www.lefigaro.fr/international/2014/10/27/01003-20141027ARTFIG00342-nigeria-le-calvaire-des-jeunes-filles-enlevees-par-boko-haram.php">200 lycéennes ont été kidnappées</a> par le groupe islamiste Boko-Haram. Le terrorisme islamiste transfrontalier a fait reculer les nets progrès enregistrés dans certains pays subsahariens.</p>
<p>Néanmoins, certains pays ont réalisé d’énormes progrès, comme la Sierra Leone, qui, après onze ans de conflit, a réussi depuis 2005 à diviser par deux le nombre d’enfants qui n’étaient jamais allés à l’école. La Sierra Léone s’est aussi attaquée avec efficacité à l’épineuse question du travail des enfants qui est un frein à la scolarisation de ces derniers.</p>
<p>La question de l’accès des filles à l’éducation est d’autant plus importante qu’on apprend dans les rapports de l’ISU (Institut Statistique de l’Unesco) qu’elles sont plus destinées que les garçons, à ne jamais mettre les pieds dans une salle de classe, malgré tous les efforts et les progrès accomplis ces 20 dernières années. D’après les données de l’ISU, 15 millions de filles en âge d’aller à l’école primaire n’auront jamais la possibilité d’apprendre à lire ou à écrire à ce stade, contre 10 millions de garçons. Neuf millions d’entre elles vivent en Afrique subsaharienne.</p>
<p>L&rsquo;éducation des filles est un enjeu considérable que devrait prendre en charge conjointement le PME et les pays en développement car, comme il a été établi, le fait d’améliorer l’accès des filles à l’éducation à travers le monde a pour conséquence d’agir positivement sur la famille, la maîtrise  de la croissance démographique, la capitalisation du dividende démographique  et de contribuer également à l&rsquo;émergence de sociétés plus instruites et positives à travers le rôle positif que les mères instruites jouent dans la scolarisation de leurs enfants, le maintien de leur état nutritionnel et leur état de santé, la réduction de la pauvreté des familles.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>II – C) Modalités de financement</strong></p>
<p>Au-delà du financement par le biais de la reconstitution du Fonds du PME, les pays pourraient envisager aussi d’autres formes innovantes de financement de leur école, de leur éducation ainsi que des ressources budgétaires plus conséquentes pour relever le défi.</p>
<p>Au niveau du PME, il est attendu l’implication financière de grandes entreprises. Il est attendu des multinationales qu’elles s’engagent et participent au financement du fonds en numéraire, ou bien en mettant à disposition des outils multimédia pour diffuser l’enseignement à ceux qui en sont écartés, ou en aidant à améliorer les méthodes d’enseignement dans le monde. Les grands acteurs de la vie économique africaine devraient être des bailleurs de l’avenir de l’Afrique qui est induit en grande partie par l’éducation de sa plus jeune génération.</p>
<p>Nous devons, avec ces grandes entreprises et ces acteurs, faire de l’éducation pour tous, une priorité.</p>
<p>Dans les autres formes de solutions innovantes, on peut exploiter les pistes budgétaires, c’est-à-dire mettre en place des régimes fiscaux pertinents qui pourraient aider à lever des fonds en vue de financer des services essentiels comme l’éducation. C’est dans ce cadre que les multinationales peuvent aussi aider à financer l’école et les universités en acceptant de payer leurs taxes où elles réalisent leurs activités et en s’impliquant dans le recul de l’ignorance à travers la RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises). Les pays pourraient aussi initier une taxe à l’image de la taxe de solidarité sur les billets d&rsquo;avion, aussi appelée taxe Chirac qui est internationale et prélevée sur le prix des billets d&rsquo;avion pour financer l&rsquo;organisme international Unitaid<a href="#_ftn6" name="_ftnref6"><sup>[6]</sup></a>.</p>
<p>Certains bailleurs finançant le développement ont pu tester des modèles de partenariat public-privé qui gagneraient à être démultipliés et mis à l’échelle.</p>
<p>De la même façon que la santé est soutenue par des grandes entreprises pharmaceutiques pour éviter la contamination, les grandes entreprises intervenant dans les TIC (Technologies de l’Information et de communication) et dans l’industrie culturelle pourraient aider le secteur de l’éducation dans les pays en développement au sein desquels, l’avancée de l’éducation augmente la taille de leur marché. Mais il est peut-être plus facile de lutter contre les épidémies que de faire reculer l’ignorance ainsi que l’obscurantisme et l’insécurité qui vont avec. Cependant il demeure certain que pour jouer leur rôle d’agents du développement de leur pays d’origine ou d’accueil et de citoyen du monde, les jeunes garçons et filles devront immanquablement jouir d’une bonne santé et bénéficier d’une instruction utile.</p>
<p><strong>III – Feuille de route et sommet de Dakar</strong></p>
<p>Les pays en développement devraient partir de Dakar 2018 avec une feuille de route claire. Les Etats devraient associer dans chaque pays les syndicats d’enseignants, les associations de parents d’élèves, les ONG, les associations de solidarité internationale, les organisations d’éducation populaire et tous les types d’organisations qui ont des actions de terrain en faveur de l’accès à l’éducation dans les pays concernés, pour leur proposer d’unir leurs forces. Ensemble, ils devront chercher à augmenter les ressources consacrées à cette grande cause et veiller à ce que les budgets décidés soient réellement engagés sur cet enjeu.</p>
<p>Il faudrait que les pays d’Afrique subsaharienne, quant à eux, ne laissent pas le déterminisme social l’emporter sur le mérite à l’école. De toutes les régions du monde, l’Afrique subsaharienne est celle qui présente les taux d’exclusion les plus élevés. Plus d’un cinquième des enfants âgés de 6 à 11 ans ne vont pas à l’école, suivis d’un tiers des jeunes âgés de 12 à 14 ans. Selon les données de l’ISU, près de 60 % des jeunes de 15 à 17 ans ne sont pas scolarisés. Les disparités persistantes en matière de participation à l’éducation liées au sexe, au lieu de résidence et à la richesse sont l’un des principaux obstacles à la réalisation de l’éducation pour tous en Afrique. Il faudra encourager la mixité sociale entre le public et le privé. Des études sérieuses<a href="#_ftn7" name="_ftnref7">[7]</a>, montrent que les enfants issus de milieux favorisés sont plus scolarisés dans le privé que dans le public qui perd en qualité du fait du manque de moyens didactiques et des perturbations dues principalement aux grèves des systèmes scolaires. Ce qui crée très souvent un « apartheid scolaire » du fait de la stratégie de contournement qui fait éviter aux familles aisées, les zones dévalorisées de nos pays. Tout ceci pose la question de savoir comment réduire le poids des déterminismes sociaux dans l’éducation. Egalement, si on veut être pragmatique dans ce plaidoyer, il faut prendre en considération que l’éducation doit aussi préparer à la pratique d’un métier dont il sera indispensable d’envisager l’apprentissage à un moment ou à un autre. On pourrait aussi rechercher à intégrer intelligemment cette contrainte dans nos systèmes éducatifs. Ne faut-il pas aussi prolonger cette démarche d’intégration pour les formations sportives et artistiques ?</p>
<p>Par ailleurs, il serait intéressant de revoir comment les modèles d’enseignement traditionnel peuvent intervenir dans cette démarche d’accès à l’éducation, et de chercher à intégrer dans le processus d’autres types d’enseignements. Le modèle d’éducation proposée par les écoles classiques ne répond pas toujours aux besoins des communautés conduisant à une faible utilisation de l’offre d’éducation existante. Garantir le droit de tous les enfants à l’éducation revient donc à assurer une offre d’éducation pertinente au regard des besoins des communautés comme l’enseignement coranique dans certains pays ouest africains comme, la Guinée,  le Sénégal, la Mauritanie ou le Mali. Le PME doit intégrer dans son financement ce type d’apprentissage de la connaissance qui sort des sentiers battus de la vision occidentale dans la mesure où il est possible de vérifier que ces écoles fournissent un enseignement qui ne favorisera pas l’intégrisme religieux et répondra à une véritable éthique humaniste. Ceci pose la question de la définition de l’éducation ainsi que la cible. Tout le monde n’est pas mobilisable pour des études très longues au moins dans le format actuel.</p>
<p>Les médias devraient aussi jouer leur partition pour l’éducation de la population. Au Sénégal, la télévision maintient et soutient activement la sous culture par la pauvreté de leurs programmes. L’éducation passe également par ce biais-là notamment par l’accès à une information pluraliste et à la culture. Il faut également rechercher à sensibiliser les populations à la richesse du patrimoine culturel, intellectuel et historique dont il dispose et sans lesquels l’éducation devient vide de sens. Il est urgent de définir dans nos pays une vraie approche d’une éducation qui fait reculer l’obscurantisme. Cela revient à dire que la réussite de toutes ces initiatives ne serait pas mesurée uniquement à travers les taux de scolarisation et de déscolarisation, mais également à travers l’engagement d’une vraie révolution culturelle de tous les véhicules éducatifs et la capacité à améliorer l’éducation des enfants, des jeunes et des masses.</p>
<p><strong>IV – Conclusion : </strong></p>
<p>Tout compte fait, le problème de l’éducation n’est pas différent de celui de la santé si l’on considère que de la même façon qu’il y a un prix humain et économique aux épidémies, il y aussi un prix à l’IGNORANCE et ce, sur les court, moyen et long termes et si l’on considère que la conjonction d’une bonne santé et d’une instruction sont les meilleurs ingrédients du développement humain garant d’une culture globale de paix, d’ouverture et de tolérance. Si nous laissons grandir une autre génération sans éducation, nous en paierons tous un prix dont nous ne pouvons imaginer les conséquences. Il faut donc une augmentation de la solidarité internationale pour financer l’éducation de ceux qui en sont exclus. L’éducation est primordiale. Il a été démontré que le coût de non scolarisation des enfants est supérieur à celui de leur scolarisation pour ne parler que de l’enseignement primaire. <em>La conférence de financement du Partenariat mondial pour l&rsquo;éducation est notre première occasion de transformer l&rsquo;engagement politique en un soutien tangible. Le financement de l&rsquo;éducation est en effet le meilleur investissement que nous pouvons faire </em>a déclaré Antonio Guterres, Secrétaire général des Nations unies. Nous y souscrivons sans réserve ! Il faut que les hommes arrêtent de gaspiller dans des conflits et des guerres stupides et investir dans l’éducation, dans l’école.</p>
<p>Mohamed LY</p>
<p>Pour le Think Tank IPODE.</p>
<p><em>Ce papier a été réalisé grâce aux données de l’ISU, aux sites internet de l’Unesco et du Partenariat Mondial pour l’Education. L’auteur a aussi été inspiré par les discours à l’ONU des Présidents Macky Sall et Emanuel Macron ; par le Rapport mondial de suivi sur l’éducation et les déclarations de l’ex secrétaire général de l’Unesco Irina Bokova mais aussi celles de Jeffrey Sachs ex conseiller aux Nations Unies de Ban Ki Moon.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1"><sup>[1]</sup></a> Chiffres tirés des statistiques de l’ISU (institut statistique de l’Unesco)</p>
<p><a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> Les Objectifs de Développement Durable (ODD) ont remplacé les OMD (Objectifs du Millénaire pour le Développement), qui eux, se sont terminés en 2015.</p>
<p><a href="#_ftnref3" name="_ftn3"><sup>[3]</sup></a> Irina Bokova l’ancienne directrice générale de l’Unesco</p>
<p><a href="#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture</p>
<p><a href="#_ftnref5" name="_ftn5">[5]</a> Rapport 2015 de l’Unesco</p>
<p><a href="#_ftnref6" name="_ftn6"><sup>[6]</sup></a> Unitaid est une organisation internationale d&rsquo;achats de médicaments, chargée de centraliser les achats de traitements médicamenteux afin d&rsquo;obtenir les meilleurs prix possibles, en particulier à destination des pays en voie de développement</p>
<p><a href="#_ftnref7" name="_ftn7">[7]</a>Charles Delorme : <a href="http://journals.openedition.org/ries/1949"><u>http://journals.openedition.org/ries/1949</u></a> ou</p>
<p><a href="http://cache.media.eduscol.education.fr/file/82/31/2/DEPP_EetF_2012_82_Scolarisation_deux_ans_237312.pdf"><u>http://cache.media.eduscol.education.fr/file/82/31/2/DEPP_EetF_2012_82_Scolarisation_deux_ans_237312.pdf</u></a></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>Daaras, talibés et mendicité au Sénégal: Ce qu&#8217;on ne dit pas souvent des grands daaras du pays</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Aug 2015 09:10:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Other]]></category>
		<category><![CDATA[daaras et talibés]]></category>
		<category><![CDATA[mendicité des enfants]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Que d&rsquo;amalgame ! De confusion ! De méconnaissance et beaucoup de manipulation. La mendicité des enfants de la rue est un fléau qui prend de plus en plus d&rsquo;ampleur dans nos villes. Les enfants subissent une situation que tout homme sensé et humain doit dénoncer. <span id="more-12073"></span>Quand on les regarde, ceux qui sont parents en premier, ne peuvent étouffer leur révolte, de cette exploitation honteuse de la situation de ces enfants démunis que certains affairistes envoient dans nos rues, pour qu&rsquo;ils leur ramènent de l&rsquo;argent, ces enfants les enrichissent. Ce phénomène est grave et s’apparente à du travail illégal pour ces enfants maltraités.  Ceci doit cesser. C&rsquo;est l&rsquo;affaire de l&rsquo;Etat, des gouvernants, de l&rsquo;opinion aussi qui doit tirer sur la sonnette d&rsquo;alarme.</p>
<p>&nbsp;</p>
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<p><strong><u>« Grands Daaras et mendicité » quête d&rsquo;humilité et de piété</u></strong></p>
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<p><a href="https://thinktank-ipode.org/2015/08/21/daaras-talibes-et-mendicite-au-senegal-ce-quon-ne-dit-pas-souvent-des-grands-daaras-du-pays/daara/" rel="attachment wp-att-12078"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" data-attachment-id="12078" data-permalink="https://thinktank-ipode.org/2015/08/21/daaras-talibes-et-mendicite-au-senegal-ce-quon-ne-dit-pas-souvent-des-grands-daaras-du-pays/daara/" data-orig-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/08/daara.jpg?fit=705%2C470&amp;ssl=1" data-orig-size="705,470" data-comments-opened="1" data-image-meta="{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;Louise Roy&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;\u00a9 Louise Roy&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}" data-image-title="daara" data-image-description="" data-image-caption="" data-large-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/08/daara.jpg?fit=705%2C470&amp;ssl=1" class="alignleft size-thumbnail wp-image-12078" src="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/08/daara.jpg?resize=300%2C200&#038;ssl=1" alt="daara" width="300" height="200" srcset="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/08/daara.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/08/daara.jpg?resize=620%2C413&amp;ssl=1 620w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/08/daara.jpg?w=705&amp;ssl=1 705w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a>Aprés, il y a les Daaras ou Dudal en poular. Des endroits dans certains foyers religieux où des enfants débarquent, depuis plus de deux siècles pour certains daaras, afin d&rsquo;acquérir de la connaissance et de l&rsquo;éducation. Le daara de Pire étant le premier de l&rsquo;Afrique subsaharienne selon les historiens.</p>
<p>J&rsquo;ai une certaine fierté à dire, que la maison de mes grands-parents les « Thierno mollé » de Thilogne dans le quartier de Mollé (et il est largement admis que c&rsquo;est le 2e grand daara), mais pour plus de prudence disons que le Daara de Thierno Mollé est aussi un des premiers grands foyers d&rsquo;apprentissage du coran au Sénégal et en Afrique de l&rsquo;Ouest après Pire. Une vraie université, qui a perdu son recteur, un des plus grands érudits de ce début de siècle qu&rsquo;on ait eu: Thierno Abdoul Gadir Ly. La relève étant  assurée aujourd&rsquo;hui par Thierno Abdoul Wahab Ly Charane. Dépositaire de cette histoire, vous comprendrez aisément que je puisse être sensible encore plus que d&rsquo;autres quand un certain amalgame est entretenu entre les enfants qui errent dans la rue, exploités par de faux dévots comme l&rsquo;expliquent très bien le doyen Mandiaye Gaye dans son récent article sur le sujet, et les enfants qui apprennent le coran, qui sont dans des foyers religieux sérieux pour faire l&rsquo;apprentissage de la vie. Ils y apprennent le coran mais aussi le loukha, le tafsir, le Siireu, le fikkou, la charia etc&#8230;Ces foyers nous ont donné les plus grands érudits dont nous nous targuons aujourd&rsquo;hui, ces gens qui guident la majorité des sénégalais dans leur foi. Ces foyers de savoir et de lumière méritent donc notre respect et ils méritent qu&rsquo;on s&rsquo;intéresse à eux, à leurs daaras et à leur système. Le chemin initiatique pour les enfants qui y viennent  a suggéré qu&rsquo;on les mette à la mendicité pour la recherche de la pitance quotidienne afin de leur inculquer surtout l&rsquo;humilité et la démystification des choses matérielles d&rsquo;ici-bas. Les plus grands érudits sont passés par là, et le livre « l&rsquo;aventure ambiguë » du respectable Cheikh Hamidou Kane, nous conte d&rsquo;une très belle façon, ce que c&rsquo;était ce cursus dans notre cher Fouta éternel, surtout avant l&rsquo;arrivée de l&rsquo;école coloniale et le déchirement qu&rsquo;a été cette rupture dans l&rsquo;apprentissage des enfants observée dans le milieu haal poular au Fouta.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Thierno Seydou Nourou Tall (almoudo chez El Hadji Amadou Moctar Sakho) , Thierno Bocar Sidikh Ly (almoudo chez El Hadji Amadou Moctar Sakho) , Thierno Hamet Baaba Talla (almoudo Chez Thierno Yéro Baal Hane de Guidjilone), Thierno Mamadou Saidou Ba (almoudo chez Thierno Hamet baaba à Thilogne ), Thierno Abdoul Gadiri Ly (almoudo chez Thierno Mamad Bocar Kane, Thierno Hammédou à Dabiya), Thierno Mody Bocar de Bokidjiawé, Cheikh Oumaroul Foutiyou Tall, Thierno Ahmadou Ba (Serigne Touba), El Hadji Malick Sy et Baaye Niasse tous ces érudits ont tous suivi cette voie.</p>
<p>&nbsp;</p>
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<p><strong><u>Rôle des Daaras: l&rsquo;exemple contemporain de Thilogne.</u></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://thinktank-ipode.org/2015/08/21/daaras-talibes-et-mendicite-au-senegal-ce-quon-ne-dit-pas-souvent-des-grands-daaras-du-pays/thierno-abdoul/" rel="attachment wp-att-12077"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" data-attachment-id="12077" data-permalink="https://thinktank-ipode.org/2015/08/21/daaras-talibes-et-mendicite-au-senegal-ce-quon-ne-dit-pas-souvent-des-grands-daaras-du-pays/thierno-abdoul/" data-orig-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/08/Thierno-Abdoul.jpg?fit=185%2C272&amp;ssl=1" data-orig-size="185,272" data-comments-opened="1" data-image-meta="{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}" data-image-title="Thierno Abdoul" data-image-description="" data-image-caption="" data-large-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/08/Thierno-Abdoul.jpg?fit=185%2C272&amp;ssl=1" class="alignleft size-full wp-image-12077" src="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/08/Thierno-Abdoul.jpg?resize=185%2C272&#038;ssl=1" alt="Thierno Abdoul" width="185" height="272" /></a>L&rsquo;université de Thilogne dirigée par feu Thierno Abdoul Gadir Ly a vu passé de grands noms qui sont devenus des guides, des Khalifs actuels: Thierno Baaba Gallé Ndiath (Medina ndiathbé), Thierno Amadou Tall de Thierno Muntaga, Thierno Bocar Alpha Ba (Horéfondé), Serigne Mbaye Sy dit « Ndiol Fouta » de Seydi Abdoul Aziz Sy Dabbaakh, imam Mouhamadoul Habib Ly, Thierno Abdallahi Bousso à Mbacké, Thierno Mamad Saada Baal de Mboumba, Thierno Siidy Hamédou par un juste retour des choses, Thierno Tidjani Talla de Banaadji, Thierno Abdourahmane Déme, Thierno Mamad Cheikhou de Galoya et la liste d&rsquo;hommes de science respectables qui ont fait ces types de daara est longue.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ceux-ci étaient des « fils de » il y avait aussi dans ces différentes promotions des étrangers, des maliens, des mauritaniens et beaucoup de nigérians et de guinéens.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mais aussi, et c&rsquo;est là où se trouve mon sujet, des fils d&rsquo;anonymes. Des jeunes venus de familles modestes, venus de familles matériellement démunies, de jeunes garçons qu&rsquo;on déposa à la porte des foyers comme ceux de Thilogne, de Tivaouane, de Coki, de Pire, de Touba, de Medina Baaye, De Medina Gounass, Dabiya, Horéfondé, Matam etc. sans que les parents ne paient quelque chose. Ces foyers traditionnels avec les recteurs qui les ont dirigé, comme les daaras récents de Touba, de Thierno Samassa à Matam, de Thierno Bousso, de fass Touré ou de Mariama Niasse, pour ne citer qu&rsquo;eux s&rsquo;acquittent encore d&rsquo;un rôle honorable d&rsquo;éduquer, d&rsquo;instruire, de loger et de nourrir des milliers d&rsquo;enfants jusqu&rsquo;à leur âge adulte  sans qu&rsquo;on leur ai demandé de payer quoique ce soit. C&rsquo;est un engagement moral et divin que se sont donnés ces maisons, ces foyers religieux et aidés des habitants de leurs villages, qui recueillaient des talibés pour leur faire le linge, leur donner le manger et des fois leur offrir le toit.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Tous n&rsquo;y ont attendu que de la baraka et la miséricorde d&rsquo;Allah.<br />
Donc ces daaras là, on leur doit reconnaissance pour œuvre d&rsquo;utilité publique dans une délégation de mission publique implicite, surtout nous musulmans, mais aussi pour nous citoyens. Ils se sont substitués pour certains jeunes et pendant des siècles à la force publique, pour l’éducation et l&rsquo;instruction de ceux-ci. Après l&rsquo;instruction de ces jeunes futurs guides, des cérémonies leur étaient organisées, chez eux dans leur village, pour les revaloriser, avec le « lizzeu » diplôme très valorisé pour ceux qui ont emprunté l&rsquo;enseignement arabo-coranique en main comme sésame.<br />
Si aujourd&rsquo;hui l&rsquo;Etat réfléchit sur une réforme des daaras pour aider ces Daaras là à se financer, à se moderniser, à se développer, à mieux se structurer et à se réformer, il faut l&rsquo;encourager car, les grands daaras accomplissent une mission d&rsquo;utilité publique.<br />
Sinon ils continueront dignement à accomplir leur serment fait devant Allah de servir l&rsquo;enseignement du coran et de la Sunnah de Mohammad (SHWS), et ceci avec l&rsquo;aide des associations de leurs anciens élèves et des bonnes volontés, ils s&rsquo;en sortiront tant bien que mal inchallah. Mais il est du rôle de l&rsquo;Etat d&rsquo;arrêter cette exclusion organisée des arabisants.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><u>Quelles solutions contre la mendicité des enfants de la rue.</u></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://thinktank-ipode.org/2015/08/21/daaras-talibes-et-mendicite-au-senegal-ce-quon-ne-dit-pas-souvent-des-grands-daaras-du-pays/talibes-des-rues/" rel="attachment wp-att-12080"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" data-attachment-id="12080" data-permalink="https://thinktank-ipode.org/2015/08/21/daaras-talibes-et-mendicite-au-senegal-ce-quon-ne-dit-pas-souvent-des-grands-daaras-du-pays/talibes-des-rues/" data-orig-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/08/talib%C3%A9s-des-rues.jpg?fit=303%2C166&amp;ssl=1" data-orig-size="303,166" data-comments-opened="1" data-image-meta="{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}" data-image-title="talibés des rues" data-image-description="" data-image-caption="" data-large-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/08/talib%C3%A9s-des-rues.jpg?fit=303%2C166&amp;ssl=1" class="alignleft size-thumbnail wp-image-12080" src="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/08/talib%C3%A9s-des-rues.jpg?resize=300%2C164&#038;ssl=1" alt="talibés des rues" width="300" height="164" srcset="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/08/talib%C3%A9s-des-rues.jpg?resize=300%2C164&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/08/talib%C3%A9s-des-rues.jpg?w=303&amp;ssl=1 303w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a>Quant aux enfants de la rue c&rsquo;est un système qui s&rsquo;apparente à un trafic d&rsquo;humains tout simplement. Il faut proposer des solutions viables et opérationnelles à ce fléau et arrêter le sensationnalisme béat.</p>
<p>On se révolte et s&rsquo;indigne depuis longtemps et ça ne change en rien pour ces « pauvres » enfants de la rue.</p>
<p>Il faut que l&rsquo;Etat mettre en place des solutions prenant en charge :</p>
<p>&#8211; leur hébergement avec des structures spécialisées</p>
<p>&#8211; la prise en charge de leur éducation et de leur insertion sociale</p>
<p>&#8211; la prise en compte psychologique et médicale par rapports aux nombreux enfants qui vivent un comportement addictif vis à vis de la drogue, avec des structures médicales spécialisées pour l&rsquo;enfance.</p>
<p>Tout ceci aura un coût financier de façon certaine et coûtera des milliards en terme d&rsquo;investissement à la communauté. L&rsquo;état doit prendre en charge ce problème de façon structurelle et sérieuse. Ces problèmes que connaissent notre capitale ont été réglées ailleurs avec une relative facilité du moment où la volonté politique est réelle.</p>
<p>Le misérabilisme qu&rsquo;on aime afficher sur ces enfants de la rue accompagné de l&rsquo;acquis de conscience que se donnent certains à leur offrir ndogou et ndékki (petit déjeuner, repas, lait &#8230;) ne sont pas la solution pour éradiquer ce fléau. Mais chez nous on aime ne pas régler nos problèmes, on les traîne et adorons nous lamenter devant l&rsquo;œil impuissant du pouvoir politique.</p>
<p>Tout ceci est révoltant ! Le ministère de la femme de la famille et de l&rsquo;enfance et celui de l&rsquo;éducation sont interpellés sur le sujet. L&rsquo;épineux problème des enfants de la rue mènent souvent à des amalgames dangereux contre les daaras qui ont besoin de l&rsquo;appui de l&rsquo;Etat et de notre estime.</p>
<p>Mohamed Ly un Ceerno Mollé des temps modernes.</p>
<p>*Almoudo = talibé</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>La modernisation des daaras est  devenue une nécessité absolue et urgente</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Aug 2015 15:17:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[daara]]></category>
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					<description><![CDATA[La modernisation des daaras est  devenue une nécessité absolue et urgente, et tous ces drames inacceptables nous y obligent. Il y a, en ce moment au Sénégal, un amalgame pernicieux&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La modernisation des daaras est  devenue une nécessité absolue et urgente, et tous ces drames inacceptables nous y obligent.</strong></p>
<p>Il y a, en ce moment au Sénégal, un amalgame pernicieux et une confusion dangereuse sur les daaras et maitres coraniques, qui sont entretenus pour brouiller les cartes. En effet, une campagne de dénigrement  contre la modernisation des daaras<span id="more-12065"></span> avec des accusations fallacieuses de soi-disant visées contre l’islam au Sénégal, sont entreprises par certains milieux prêcheurs, arabisants et maraboutiques avec l’aide des médias. Il faut être vraiment un fou aliéné, pour agiter une pareille idée aussi saugrenue, au Sénégal. Voilà pourquoi, nous ne devons pas tourner autour du pot avec certains maîtres coraniques, qui ne le sont que de nom.</p>
<p>La vérité, c’est qu’avec la modernisation des daaras,  tous ceux, qui vivaient de l’exploitation éhontée et de la maltraitance des talibés, verront bientôt leurs sources taries. Au fond,  c’est la panique que cette nouvelle de la modernisation des daaras a semée, telle une tempête  au sein de certains d’entre eux, dans leur actuelle forme obsolète et dégradante. Voilà en réalité, ce qui les pousse à mener  une campagne malveillante et de véhiculer de telles balivernes infondées. Il est tout évident que, les célèbres  daaras , implantés depuis belle lurette dans le pays chez les grandes familles et les foyers religieux, qui traitent humainement et enseignent correctement le Coran, comme en témoigne les grands érudits sortis de ces écoles, ne se font aucune inquiétude, bien au contraire, ils recevront plus de ressources pour entretenir davantage leurs établissements et élèves.</p>
<p><a href="https://thinktank-ipode.org/2015/08/18/la-modernisation-des-daaras-est-devenue-une-necessite-absolue-et-urgente/talibes/" rel="attachment wp-att-12066"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" data-attachment-id="12066" data-permalink="https://thinktank-ipode.org/2015/08/18/la-modernisation-des-daaras-est-devenue-une-necessite-absolue-et-urgente/talibes/" data-orig-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/08/talib%C3%A9s.jpg?fit=960%2C720&amp;ssl=1" data-orig-size="960,720" data-comments-opened="1" data-image-meta="{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}" data-image-title="talibés" data-image-description="" data-image-caption="" data-large-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/08/talib%C3%A9s.jpg?fit=940%2C705&amp;ssl=1" class="alignleft size-thumbnail wp-image-12066" src="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/08/talib%C3%A9s.jpg?resize=300%2C225&#038;ssl=1" alt="talibés" width="300" height="225" srcset="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/08/talib%C3%A9s.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/08/talib%C3%A9s.jpg?resize=620%2C465&amp;ssl=1 620w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/08/talib%C3%A9s.jpg?resize=940%2C705&amp;ssl=1 940w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/08/talib%C3%A9s.jpg?w=960&amp;ssl=1 960w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a>La prolifération de ces fameux daaras, justement mise au ban et très décriés, à cause du traitement inhumain inacceptable qu’ils infligent aux innocents enfants, est favorisée surtout par un fanatisme déplorable  des parents dû à l’ignorance de ces derniers des véritables préceptes de l’islam et de l’enseignement du Coran. Mais aussi, de l’hypocrisie de certains milieux,  qui se cache derrière cette contestation pour des intérêts cupides inavoués et le maintien à tout prix de tels « daaras », qui  sont plutôt  de véritables nids d’exploitation d’enfants pour ne pas dire d’esclavagisme, à des fins strictement personnelles, sous le couvert de la religion musulmane. Comme disait l’autre : « <strong> ignorance est  mère de tous les maux ». </strong>En fait, en des convertis  en islam–« ay tuben », certains, si crédules, sont prompts à gober tout ce que de prétendus marabouts ou initiés, leur rapportent en islam. Ce qu’ils prennent  aussitôt d’ailleurs et malheureusement pour de l’argent comptant, sans aucune vérification préalable. Je pense que le Sénégal est le pays qui compte le plus de prêcheurs en islam, mais aussi, parmi lesquels, on compte de nombreux fantaisistes, dont les déclarations ne sont souvent étayées par aucune référence fiable  par rapport au Saint  Coran et aux Hadits du Prophète (PSL).</p>
<p>Voilà pourquoi, ici au Sénégal,  de simples alphabétisés, ou plus exactement, quelques-uns qui, à peine savent-ils lire et écrire le coran, osent s’installer dans les quartiers ou se présenter comme des maîtres coraniques ambulants en quête de talibés. Il arrive même parfois, que certains parents les prennent pour des « saints », s’ils se déguisent  et se comportent comme tels, dans leur accoutrement.  Certains d’ailleurs, ne cherchent même pas à tester leurs connaissances coraniques par des érudits ou de vrais connaisseurs en enseignement coranique, afin qu’ils distinguent la bonne graine de l’ivraie. <strong> </strong>Certains parents, avec le désir excessif de faire apprendre le Coran à leurs enfants à tout prix, deviennent des proies faciles, donc, des victimes  innocentes face à de tels faux dévots,  à qui ils confient leurs progénitures sans aucune précaution d’usage, à savoir : qui sont-ils ? Certains parents d’ailleurs, au moment de remettre leur enfant au « maître », vont jusqu’à y ajouter cette formule tragique et irresponsable : <strong>« je ne vous demande en retour, que ses os ».</strong> Tel un sacrifice !</p>
<p>Sans y prêter attention, il faut remarquer que parmi ces prétendus maîtres coraniques, beaucoup d’entre eux, n’ont fait que terminer l’apprentissage du Coran, donc, ils sont sans profession  ni aucune autre qualification. Ils peinent ainsi à trouver du travail rémunéré et dès lors, Ils  se convertissent alors tout bonnement en des « maitres coraniques » et s’installent quelque part dans un quartier. Et, sans que personne ne puisse répondre d’eux en quoi  que ce soit,  Ils commencent aussitôt à exercer le métier d’enseignant ex nihilo, sans aucune vérification préalable de qui que ce soit. Ce qui est évidemment très dangereux et au total irresponsable, de la part des parents d’abord et de l’Etat ensuite d’avoir confié des enfants de bas âge, à des inconnus à tout point de vu.</p>
<p>Prenons l’exemple de l’école conventionnelle de la République et même du privé catholique ou laïc chez nous. Dans le cadre de leur fonctionnement, la première des choses à faire avant d’embaucher un enseignant, consiste d’abord  à évaluer ses capacités intellectuelles, morales, pédagogiques, etc., avant de lui confier une classe. En principe et généralement aussi, on ne peut et ne doit pas confier une classe, surtout celle d’initiation, à un enseignant débutant. Est-il raisonnable et concevable un seul instant, de  confier à un élève du CE2, sachant à peine lire et écrire,  une classe de CI en français, en  arabe, en anglais….. ? Bien sûr que non ! Dans le cas d’espèce, c’est à peu près pareil avec certains maitres coraniques.</p>
<p>L’épineux problème des Daaras, tels que ces derniers se présentent,  est une question très sérieuse, dont l’Etat doit bien se préoccuper. Leur foisonnement dans le pays et fonctionnement  archaïque, avec tous ces drames  et scandales gravissimes notés à leur suite, et dont ils font toujours les auteurs, nécessite parfaitement, l’intervention urgente de  l’Etat,  pour y apporter des corrections structurelles, dans le sens de leur modernisation. Et, non seulement cela, mais aussi pour la protection des  enfants qui les fréquentent,  très souvent des victimes et  contre leur maltraitance inhumaine faite par ces soi-disant maîtres coraniques.  L’Etat doit aussi  interdire formellement la mendicité des enfants, toujours sous le couvert de leurs maitres exploiteurs. Cette mendicité, que l’on a tant décriée, demeure cependant  jusque-là et  la mesure n’est toujours pas appliquée avec fermeté.  Il est temps que l’Etat prenne ses responsabilités, pour faire face avec toute la rigueur requise, aux brebis galeuses qui transforment en mendiants, maltraitent, violent et tuent lâchement nos enfants.</p>
<p>Il est inadmissible que l’Etat capitule devant le chantage de ces prétendus maîtres coraniques, mus uniquement par  leurs intérêts cupides,  alors que la vie de milliers de talibés est en danger, si l’on ne réformait et ne modernisait pas  ces fameux daaras, plus esclavagistes que destinés à l’enseignement coranique, au strict sens musulman. Cette méthode  d’enseigner le Coran n’est pratiquée dans aucun pays arabe musulman et pourtant les résultats ne souffrent pas de succès.</p>
<p>Il existe bel et bien des daaras et écoles coraniques exemplaires<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a> à tous points de vue,  dans le pays, à qui, il n’est absolument rien  reproché. Par conséquent, halte aux amalgames ! C’est comme si  les nombreuses récriminations s’adressaient à tous les daaras et maitres coraniques sans exception, ce qui est faux. Mais, osons et ayons le courage de le dire haut et fort.  Il existe bel et bien en leur sein, des brebis galeuses très dangereuses, dont leur  souci principal, c’est uniquement d’amasser le plus de l’argent à travers la mendicité et non d’inculquer le Coran à nos enfants. Une mendicité à laquelle, leurs talibés sont soumis au quotidien et  tous les jours. Ce qui ne leur laisse ainsi aucun temps pour apprendre le Coran. D’ailleurs, on note malheureusement,  qu’au terme de plusieurs années d’apprentissage, certains talibés sont incapables de réciter, même quelques versets du Coran.  Et plus grave, certains talibés ne prient même pas à l’heure des prières, surtout  celle du vendredi. Plutôt, ils attendent la fin de la prière pour demander la charité. D’ailleurs, tout cela ne devrait étonner personne car, au vu de la photo illustrative de ce groupe de talibés, il est bien visible, que ces derniers n’ont avec eux, que leurs pots pour mendier, en lieu et place de leurs ardoises pour apprendre le Coran. C’est un signe évident qui illustre leur état dans les daaras. Nous pensons bien, qu’il est nécessaire de mettre en garde et d’avertir  tous ces crédules fanatiques, de ne pas confondre les maitres coraniques avec le coran, ou les considérer comme des « saints », ce qui est naturellement et absolument faux, inexact et même blasphématoire.</p>
<p>Comme l’a si bien dit quelqu’un, certains maîtres chanteurs,  dits « coraniques » prennent effectivement en otage les Sénégalais avec une complicité inconsciente de certains parents, mais consciente et sciemment voulue et intéressée d’autre part, par de soi-disant marabouts. Ils veulent en fait, former un corps à part, d’exploiteurs de talibés dans notre pays, sans être inquiété le moins du monde. Ce sont justement eux, qui font des accusations abracadabrantes et un mauvais procès à tous ceux qui militent pour la modernisation des daaras, la formation  d’enseignants coraniques qualifiés, au sens pédagogique et intellectuel du terme, et  la protection des enfants  contre tous ces maux soulignés plus haut. Mais aussi, pour le contrôle strict avec salaire décent des enseignants sélectionnés et soumis strictement au respect  des lois et règlements, donc sans impunité comme c’est le cas maintenant, en nous référant aux talibés victimes du daara de la médina et récemment le talibé qui a été égorgé par son maitre.</p>
<p>Dans un Etat de droit organisé, la justice est équitable et tout le monde est mis au même pied, malheureusement tel n’est pas le chez nous aujourd’hui.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mandiaye Gaye</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Le daara de Coki, le daara de Fass Touré, daara de Mariama Niasse, etc…..</p>
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		<title>Visite du Président Macky Sall à l&#8217;UCAD&#124;Distinguer la noblesse du syndicalisme étudiant au banditisme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Aug 2015 12:58:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[visite macky sall à l'universite]]></category>
		<category><![CDATA[visite macky sall UCAD]]></category>
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					<description><![CDATA[Quoiqu&#8217;il en soit et de quelque bord politique qu&#8217;on se situe, il faut déplorer le « caillassage » du cortège présidentiel ce Vendredi 31 Juillet 2015 à l&#8217;Université Cheikh Anta&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Quoiqu&rsquo;il en soit et de quelque bord politique qu&rsquo;on se situe, il faut déplorer le « caillassage » du cortège présidentiel ce Vendredi 31 Juillet 2015 à l&rsquo;Université Cheikh Anta Diop. D&rsquo;autant plus que le Président y était venu avec de très bonnes nouvelles pour le monde universitaire en répondant positivement et par des actes concrets à de vieilles doléances des syndicats étudiants et des enseignants du supérieur.<span id="more-12023"></span></p>
<p>Bien-sûr l&rsquo;université de Dakar a toujours été  un « contre-pouvoir » et rebelle mais de là à chercher à malmener la première institution du pays, ce n&rsquo;est ni républicain,ni juste pour ce pouvoir qui déploie des efforts considérables pour l&rsquo;enseignement supérieur à travers son projet de réformes courageuses , réformes qui vont dans le bon sens de l&rsquo;avis de la communauté universitaire. Cette violence n&rsquo;est donc pas acceptable.</p>
<p>L’université reflet de la société ?</p>
<p>Parlons-en. Notre université est publique donc financée par les contribuables que nous sommes à travers nos impôts. Dans les pays comme les nôtres les étudiants représentent la partie de notre jeunesse la mieux soutenue, accompagnée et encadrée car elle représente nos espoirs de demain. Ils doivent donc à la nation et à ses institutions du respect. Les problèmes de nos universités  ne sont pas nés avec Macky Sall, ils remontent  aux années d’ajustement structurel de la période du Président Abdou Diouf, depuis l’école nouvelle du professeur Iba Der Thiam qui a sérieusement abaissé le niveau de l’éducation nationale avec le fameux système à double flux, s&rsquo;ajoutant à cela une mauvaise gestion de la poussée démographique qui a favorisé la pléthore des amphithéâtres avec comme corollaire la baisse sensible du niveau d’excellence des promotions qui se succèdent dans nos facultés. Les mauvais comportements, le manque de civisme, l&rsquo;impolitesse, tous les maux dont souffre la société sénégalaise s’y retrouvent à une proportion déconcertante est ce normal quand nous pensons qu&rsquo;ils sont les plus éduqués du pays?</p>
<p>Le Président Macky Sall et ses gouvernements font pourtant de leur mieux et il faut le leur reconnaître, ce n’est pas un quelconque pouvoir qui a failli depuis 1960 mais c&rsquo;est l’Etat lui-même qui a failli. Depuis que nous assumons notre propre destin, la défaillance ou l’absence à dessein d’un Etat-stratège est la pire chose qui nous soit arrivée.</p>
<p>Si la société sénégalaise va mal, comme on le dit l’université devrait être l’indicateur d’un futur meilleur si tous nos efforts d&rsquo;orientation et de formation produisaient les effets escomptés. Car à l&rsquo;université y sont de jeunes responsables qui sont passés par un système élitiste, système qui est assumé dans notre pays. Dans une classe de primaire de 60 élèves seuls cinq se retrouvent, à peu prés,  avec le baccalauréat une dizaine d&rsquo;années plus tard. C’est ce qu’on appelle de l’écrémage. Quand une société écrème à ce point, finance et souhaite que cette voie qu&rsquo;est l&rsquo;école républicaine soit un ascenseur social efficace, elle a le droit d’être exigeante avec « ses jeunes privilégiés ». Hélas ce vendredi certains de nos étudiants ont fait pire que les marchands ambulants qui semblent avoir plus de déférence pour nos institutions et finalement plus de respect pour leur pays. Jamais on  a vu , dans leurs moments de contestation les plus mouvementés, les marchands ambulants attaquer le cortège présidentiel dans les rues de Dakar.</p>
<p>Amalgames malheureux:</p>
<p>Je suis étonné de voir certains cautionner l&rsquo;acte des étudiants en nourrissant certains amalgames.</p>
<ul>
<li>           <a href="https://thinktank-ipode.org/2015/08/03/le-syndicalisme-etudiant-est-un-engagement-noble-et-le-banditisme-estudiantin-reprehensible/niasse/" rel="attachment wp-att-12030"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" data-attachment-id="12030" data-permalink="https://thinktank-ipode.org/2015/08/03/le-syndicalisme-etudiant-est-un-engagement-noble-et-le-banditisme-estudiantin-reprehensible/niasse/" data-orig-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/08/niasse.jpg?fit=320%2C212&amp;ssl=1" data-orig-size="320,212" data-comments-opened="1" data-image-meta="{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}" data-image-title="niasse" data-image-description="" data-image-caption="" data-large-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/08/niasse.jpg?fit=320%2C212&amp;ssl=1" class="alignleft size-thumbnail wp-image-12030" src="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/08/niasse.jpg?resize=300%2C199&#038;ssl=1" alt="niasse" width="300" height="199" srcset="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/08/niasse.jpg?resize=300%2C199&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/08/niasse.jpg?w=320&amp;ssl=1 320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a>Certains opposent à cet épisode malheureux à l’université les mouvements et contestations post électoralaux des années 2011 et 2012. Il faut savoir raison garder. Le pays tout entier était dans la défense légitime d’un refus de dévolution monarchique du pouvoir présidentiel. On s’est battu pour des principes contre un Président qui était prêt à s’asseoir sur notre charte fondamentale pour laquelle il était censé être le gardien. A l’université ce vendredi 31 Juillet ces jeunes n’ont brandit aucun principe, aucune exigence, aucune revendication ! Ils ont été instrumentalisés par ce que notre classe politique a de plus mauvais en son sein.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li>   D’autres nous reprochent, nous qui nous étions distingués dans les luttes syndicales contre le pouvoir socialiste, de refuser à nos cadets les droits qu’on s’était arrogé. Là aussi il y a des précisions à amener. Ce qui s’est passé ce vendredi ce n’est pas du Mai 68 comme mon défunt oncle Abdoul Salam Kane, les Dialo Diop, Blondin Diop , Abdoulaye Bathily et autres  ont animé en face du pouvoir socialiste incarné par le clan des Djibo Ka et autres protégés socialistes. Ce ne sont pas les mouvements étudiants de Dakar des années 70 qui ont vu une liste de patriotes être exclus et poursuivis pour des principes et des valeurs qu&rsquo;ils défendaient. Ce ne sont pas les mouvements de 87 en riposte à l’agression des forces de l’ordre dans le campus social au pavillon A, orchestrée par feu Jean Colin et qui demandait une affirmation et une solidarité entre élèves et étudiants, qui a malheureusement menée à une année blanche en 1988. Ce ne sont pas les luttes des années 90 dans lesquels j’ai été leader avec les Barési Cissé, Wade, Tall du Lycée Limamoulaye etc…  dont certains nous ont prématurément quittés si jeunes. Non ! Ce vendredi l’université avait un hôte de marque. Celui qu’il pouvait avoir le plus prestigieux si ces jeunes avaient le sens de la République et de l’histoire. Oui, aujourd’hui nous regrettons le manque de culture de l’élite syndicale étudiante, instrumentalisée à outrance et va-t-en-guerre contre les institutions et la justice de notre pays. Nous, les leaders de ma génération et nos aînés, nous dissertions d&rsquo;’idéologie à longueur de journée, de doctrines, de politiques publiques et de principes fondamentaux de nos engagements respectifs. Ceux d’aujourd’hui, eux, caillassent la première institution du pays en dehors de tout conflit syndical, en dehors de toute négociation avec les pouvoirs publics, en dehors de tout bras de fer pour l’amélioration des conditions sociales ou d’étude de leur corporation. Aussi paradoxal que cela puisse sembler, le mouvement syndical étudiant aura toujours mon soutien indéfectible dans le cadre de ses actions légales découlant de son droit de grève et de manifestation, même si les moyens utilisés peuvent porter à discussion. Mais ce n’est pas le cas de ces jeteurs de pierres de ce week-end. En prime ils recevront aux premières heures de leur interpellation,  la visite des ténors de l’opposition républicaine.  Monsieur Oumar Sarr coordonnateur du PDS, Me Amadou Sall et le responsable des étudiants et élèves libéraux Monsieur Elhadji Thiaw se sont rendus au commissariat central pour rendre visite aux  étudiants arrêtés. Ceci est une régression que nous déplorons pour nous qui avons tenu le flambeau des Salam Kane , des Blondin Diop, des Savané, Thierno Kane Yankee, des Bathily, des Talla Sylla, Modou Diagne et autres… de la meilleure façon qu’on a pu. Le syndicalisme étudiant est noble et le banditisme estudiantin répréhensible, chers compatriotes.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cette visite du Président Macky Sall était faite pour amener de bonnes nouvelles aux étudiants, pour leur rendre une certaine dignité de leurs conditions d’étude difficiles et surtout pour les écouter. Ce que leurs aînés n&rsquo;ont jamais eu dans le passé avec d&rsquo;autres présidents en fonction. J’ai été élu syndical, j’en ai souffert tout le temps que j’ai défendu des plateformes revendicatives. Dans les années Diouf, on était systématiquement suspects de porter la cause élèves/étudiants et nous étions malmenés à toute occasion, la seule issue qui nous était laissée était la grève, et nous en avions usé allègrement. Cette minorité qui a donc fait le buzz en prenant autant de risques et défiant ainsi nos institutions  pour s&rsquo;attaquer à l&rsquo;intégrité physique du Président de la République, est une minorité d&rsquo;étudiants politiciens et cette minorité entache la condition de leurs pairs qui ont plus besoin d&rsquo;assistance du pouvoir et de son accompagnement. Nous sommes nombreux à nous être battus pour que l&rsquo;université soit un espace d&rsquo;échange, un espace pacifié, ou les idées et les ambitions s’entrechoquent sainement , il m&rsquo;arrive même souvent de dire que ce syndicalisme étudiant était l&rsquo;antichambre de la vie politique sénégalaise, dans le sens le plus noble. Hélas aujourd&rsquo;hui certains veulent en faire un espace de non-respect de la République et c&rsquo;est juste inadmissible. Il y a lieu de reconnaître la noblesse de leur condition de future élite et de leur dire que ceux-ci qui ont fait ce forfait ont été en deçà de la grandeur et de l&rsquo;espoir qu&rsquo;on veut placer en eux.Il faut réintroduire donc au sein de nos augustes universités les valeurs républicaines, l&rsquo;excellence, l&rsquo;esprit critique, le sentiment de grandeur de notre nation et son coté vitrine sur notre continent. Car nous y avons là notre future élite qui devra propulser notre pays et l&rsquo;Afrique encore plus loin et plus haut. C’est ignoble, ce qu&rsquo;ils nous ont fait même les ambulants se sont abstenus de nous infliger cette peine.</p>
<p>Mohamed Ly</p>
<p>Ancien syndicaliste eleve-etudiant</p>
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		<title>La grève totale est une exception syndicale et la négociation en est la norme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2015 07:52:24 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Education]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La situation de l’école publique a atteint aujourd’hui un seuil critique très grave, mais il faut avoir l’honnêteté de reconnaitre quand même, que cela ne date pas de maintenant. Elle est la résultante d’accumulation de promesses et meures démagogiques, objectivement non applicables dans l’immédiat. <span id="more-11935"></span>Promesses et mesures qui ont été gelées sciemment, par Me Wade, durant son magistère. C’est ce dernier qui a rompu l’équilibre dans la Fonction publique, en supprimant le principe fondamental d’égalité de : A diplôme égale salaire égal. Actuellement, les grévistes  oublient de faire la genèse du problème pour mieux situer les responsabilités. C’est l’ancien régime qui a introduit dans l’enseignement toutes sortes d’éléments et de pratiques incompatibles avec l’éducation de qualité dans l’école sénégalaise. L’école publique ou celle de la République est en train d’être sacrifiée par une prise d’otage d’un syndicalisme enseignant anarchique, sans mesure et sans raison garder.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Certes, les enseignants en grève ont parfaitement raison et sont dans leur plein droit de réclamer leur dû, promis par l’Etat. Mais, suffit-il seulement d’avoir raison, pour franchir les limites du tolérable, surtout pour une question aussi sérieuse que l’école publique ? Est-ce que le jeu en vaut la chandelle, à savoir pour des revendications pécuniaires, on s’engage à mettre en danger l’école publique et  sacrifier l’avenir des enfants de la République. Des enfants qui ne comptent que sur l’école publique pour apprendre, et sur qui, la nation compte pour demain ? Il est incontestablement reconnu par tous, que le niveau des élèves, dans le public, est d’une faiblesse notoire, ce dont les enseignants sont eux-mêmes conscients. Cette faiblesse est due à la faible qualité des enseignants introduits, sans aucune formation qualifiante, dans l’enseignement public depuis la première alternance. Pour un enseignement de qualité, il faut nécessairement des enseignants de qualité, voire les meilleurs, en nombre suffisant dans l’école de la République. Cette exigence de qualité devrait une des premières préoccupations des syndicalistes enseignants, s’ils étaient logiques et conscients avec eux-mêmes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mais, ces enseignants, qui ne veulent pas démordent de la grève totale, ne savent-ils pas que ceux qui donnent réellement le savoir, le font par sacerdoce ? Et, donner le savoir, ne peut être rémunéré à sa juste valeur.  Généralement d’ailleurs, de tels enseignants de qualité dédaignent parler argent, comme contre partie de leur œuvre. Ils se suffisent plutôt de la réussite de leurs élèves, ce qui les comble de plaisir.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mais notre pays, ne manque-t-il pas de  militants fervents, défenseurs intransigeants et infatigables de l’école de la République ? Ecole, sans laquelle, la grande masse des enfants de la République, dont les parents, essentiellement,  sont de conditions modestes, seraient privés d’éducation scolaire. L’indifférence généralisée, affichée par les populations sénégalaises, peut bien le faire penser, comme si c’était uniquement une affaire qui ne concernait strictement, que l’Etat et les syndicats grévistes. Que nenni ! C’est une question d’importance nationale, pour laquelle une solution rapide et durable doit être trouvée dans les plus brefs délais. A cet effet, toutes les parties concernées, l’Etat, les syndicats et les populations ont l’obligation et la responsabilité d’œuvrer, pour une solution acceptable dans l’intérêt de l’école publique. Si la grève est bien un droit légitime reconnu par la Constitution, son exercice exige de la responsabilité et une haute conscience professionnelle des syndicalistes. Ceci, afin de bien mesurer toutes les conséquences ultérieures qui pourraient découler de leurs actions.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les syndicalistes ont l’impérieux devoir de faire  le discernement  des rôles, entre  une entreprise privée capitaliste  et  l’Etat. Si l’entreprise gère ses affaires personnelles et ne cherche qu’à faire des bénéfices, le plus substantiellement possibles, en exploitation autant que peut se faire ses employés, l’Etat, par contre, gère les biens de la nation. Et justement, parmi ces biens, il y a l’école publique, un bien à nous tous, et que nous avons l’obligation absolue de sauvegarder, comme un outil précieux  d’éducation irremplaçable, contre tout sabotage ou une liquidation, synonyme de privatisation de l’éducation publique. Les enseignants grévistes abusent de la grève, comme une arme fatale contre l’Etat, mais c’est en réalité, au détriment de l’école publique. Mais sont-ils quelque part assurés d’impunité ? Ce sont autant de questions que tout le monde doit se poser.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En tout état de cause, les grévistes  doivent faire une introspection et mesurer les conséquences ultérieures de leurs actions sur l’école publique. Le statut de fonctionnaire offre certes des garanties, mais n’autorise pas tout quand même. Il doit y avoir des obligations relatives aux ayant-droits, et si tel n’était pas le cas, il y a faille quelque part.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous avons noté bizarrement depuis quelque temps, que seuls les syndicats relevant de la Fonction publique partaient  régulièrement en grève, et de façon récurrente. Mais pourquoi donc ? Nous avons remarqué, que certains enseignants  font la grève dans le public, mais dispensent des cours dans le privé, dans le même temps. Certains d’entre eux possèdent même des écoles privées. De telles attitudes, dans la présente situation de l’école publique, sont graves et expliquent certaines difficultés à trouver les solutions. Ceci montre  dans une certaine mesure, le manque de patriotisme et de mesure dans leur action syndicale. De tels actes pourraient être qualifiés de trahison de l’école de la République, de la jeunesse sénégalaise, et mieux, favoriser inconsciemment la privatisation de l’école. C’est une preuve irréfutable, que de tels enseignants, ne rouleraient que pour de l’argent, et sont loin de posséder l’idéal que l’on attend d’un véritable enseignant de qualité. Nous pensons honnêtement par ailleurs, que ce n’est pas honorable et moins encore une fierté, pour un enseignant, d’être à la base ou complice d’une entreprise qui conduirait l’école de la République vers une année scolaire invalidée ou même perturbée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il est tout autant malsain dans une république digne de ce nom, de tout  échanger ou traduire en argent, car il existe  bien des valeurs au-dessus de l’argent, telles que celle de servir sa patrie avec abnégation et défendre à tout prix l’école de la République…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mais, qu’est-ce qui fait que dans le privé nous  n’y notons presque pas de grève en ce moment ? Pourtant, tout le monde sait, que les insatisfactions, le non respect récurrent et les violations incessantes du code du travail sont plus nombreuses dans les entreprises privées. Et, c’est bien en leur sein que les raisons objectives de faire une grève sont plus évidentes, compte tenu des situations précaires de l’emploi, comme les nombreux licenciements abusifs et autres  cas d’injustice dont les travailleurs sont victimes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La grève, comme seule arme syndicale, fausse l’esprit fondamental et l’essence du syndicalisme. Le syndicat doit dans le principe œuvrer, pour défendre les intérêts matériels et moraux de ses membres et sauvegarder aussi l’outil de travail. Il est évident que seules des négociations sérieuses, qui excluent tout jusqu’auboutisme et toute démagogie, de part et d’autre, peuvent mener à des accords justes, fondés sur la réalité tangible.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>A l’époque, il y avait très peu de syndicats d’enseignants, mais ils étaient efficaces, dynamiques, patriotiques et leurs dirigeants étaient aptes et très bien imprégnés de la chose syndicale. Ce qui n’est pas le cas avec une flopée de syndicats d’enseignants très peu représentatifs du reste, avec des dirigeants peu outillés et qui ne connaissent du syndicalisme, que l’arme de la grève. Ce qui est dommage ! On dit en wolof : « lu laate laamb » tout ce qui est excessif perd de la valeur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Une grève, rien que pour satisfaire des revendications pécuniaires, est indigne d’un éducateur qui est considéré comme un précurseur. Un enseignant doit avoir réellement dans l’âme, l’amour et la vocation d’un éducateur, il doit être pétri de qualités  professionnelles et au service de l’école publique. Celle-là qui a produit tant de génies et de cadres de haut niveau bien formés.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il faut que nos enseignants se réfèrent à l’expérience et apprennent humblement du savoir-faire de leurs valeureux devanciers. Ces enseignants émérites, qui ont usé rarement de la grève pour régler leurs problèmes, et pour qui, l’enseignement était un sacerdoce d’abord, un moyen de formation de citoyens dotés d’un esprit sain dans un corps sain, avant d’être un gagne- pain pour eux. Leur mérité était le devoir de former de jeunes Sénégalais, qui devenus parfois des sommités, leur seraient reconnaissants de leur avoir inculqué le savoir. Au demeurant, tout le monde sait que, seul le métier d’enseignant bénéficie de ce privilège particulier, de se voir honoré de manière inattendue un jour, par un ou certains de ses anciens élèves ou étudiants, pour le savoir reçu de lui.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Enfin, le souvenir de l’université populaire nous revient subitement à l’esprit. C’était une institution populaire à l’époque, que de valeureux enseignants volontaires avaient créé bénévolement, pour dispenser des cours à des nécessiteux, qui malheureusement n’étaient pas admis dans le public et n’avaient pas non plus les moyens de se payer des cours privés. Nous regrettons vivement aujourd’hui la disparition de ce bel exemple et cette race d’enseignants patriotes, qui avaient une haute conscience de leur noble métier et devoir d’éducateur. Cette grandeur d’âme et générosité, rien que pour aider des concitoyens démunis, mais pleins de bonne volonté d’apprendre. Ces anciens ont contribué largement et gratuitement à la formation à l’époque, de beaucoup de jeunes Sénégalais à devenir ce qu’ils sont devenus, sans bourse déliée. Tout le contraire de ce qui se passe aujourd’hui sous nos yeux.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les enseignants grévistes doivent maintenant mettre fin à leur grève par patriotisme et pour sauver l’année. Sur la base du niveau des accords obtenus, qu’ils continuent les négociations en sachant raison garder et qu’à l’impossible, nul n’est tenu. Et que l’Etat, pour sa part, respecte les engagements pris, avec un échéancier précis d’exécution dans le temps, pour que les intérêts de l’école publique soient saufs.</p>
<p>Mandiaye Gaye</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>L’urgence d’un sursaut national pour la réhabilitation de l’école publique sénégalaise</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Apr 2015 14:15:03 +0000</pubDate>
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<p>La situation est préoccupante et grave pour l’enseignement dans notre pays, l’école publique se trouve en faillite par la récurrence des grèves et une année blanche pointe son nez si rien n’est fait. Ceci est le résultat d&rsquo;une politique mûrement et froidement mise en place depuis les années d’ajustement structurel du Président Abdou Diouf. Et ceci pour faire progresser l&rsquo;école privée et dévaloriser notre enseignement public. Nous en avons une conviction tant la dégénérescence de notre système scolaire a été accélérée. Il s&rsquo;est installé depuis, un laxisme coupable de la part de l&rsquo;Etat. Ce laxisme s’est mué en posture.<span id="more-11924"></span></p>
<p>Le privé a tiré entre temps son épingle du jeu et les ménages sénégalais sont dans la situation révoltante de devoir consacrer au moins un tiers de leur revenu à l&rsquo;éducation de leurs enfants, pour permettre à ceux-ci d&rsquo;avoir une scolarité de qualité. Cet état de fait est tout simplement  révoltant et la liste des complices de cette conspiration est très longue.</p>
<p>Rien que dans notre jeune génération, il y a à peine vingt ans, il était honteux de dire en société qu&rsquo;on fait l’école privée. Vu l&rsquo;excellence du système public et la qualité de ses enseignements, le privé était voué aux nullards (exception faite des privées catholiques et d&rsquo;autres écoles privées de la petite bourgeoisie citadine où il y avait quand même une qualité incontestable). Aujourd&rsquo;hui la qualité a changé de camp, elle est payante pour les ménages sénégalais et coûte cher.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il n’y a aucune compassion pour les couches faibles sur ce sujet dans notre pays. L’indifférence constatée frise l’irresponsabilité collective. Chaque famille tire la couverture de son coté du moment qu’elle trouve, parfois difficilement, une solution à l’échelle individuelle en finançant la scolarité des enfants dans le privé. Les couches les plus démunies de notre pays seront contentées dans la médiocrité organisée du système scolaire  public, tandis que ceux qui en ont les moyens bénéficieront de l’excellence favorisée du privé. Tout le contraire d&rsquo;une République qui aspire à l&rsquo;émergence, d’une République qui devrait faire de l’école l’ascenseur social le plus fonctionnel. Par ailleurs cet ascenseur a bien opéré jusque-là,  il a vu des sénégalais les plus modestes devenir grands intellectuels reconnus dans le monde ou devenir universitaire émérite, ministre, grand fonctionnaire de l’Etat et Président de la République. Après en avoir profité, chercherait on a fermé la porte derrière nous ?</p>
<p>Il serait tant de rectifier le tir. Il ne suffit pas de dire qu&rsquo;on investit dans l&rsquo;école, qu’on y verse des sommes colossales. Vu le résultat auquel on aboutit ça pose une question d’efficacité et de management de la dépense publique. Le vrai problème d’ailleurs n’est pas qu’un problème de moyen mais aussi de volonté politique et de vision depuis 40 ans. Il faut organiser l’école publique, la financer, l&rsquo;accompagner, la challenger, surveiller et contrôler la destination des fonds qui lui sont alloués et enfin la pacifier, avec l&rsquo;aide des enseignants et des parents d’élève qui sont des pièces maîtresses du système.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;Ecole publique sénégalaise a connu l&rsquo;excellence, qui l&rsquo;a déjà quitté par un sabotage organisé. Il est de la responsabilité des citoyens, de la société civile, des parents d’élève d&rsquo;exiger sa réhabilitation. Il est temps que sur ce sujet, qu&rsquo;un Etat stratège reprenne le dessus. Car on le sait tous, aucun développement n&rsquo;est possible sans une éducation de qualité pour tous et surtout pour les couches sociales frappées par la pauvreté et un difficile accès au savoir et à l’éducation. Nous invitons le chef de l’Etat à persévérer dans la recherche de solution pérenne dans ce secteur. La pertinence de son implication au-delà de l’action de son gouvernement est due à sa légitimité et à son pouvoir. Il doit utiliser ce pouvoir pour rapprocher les positions entre le gouvernement et les syndicats au vu de sa légitimité politique et institutionnelle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Monsieur le Président vous êtes l’arbitre et le modérateur du débat social, donc notre dernier recours. Quand les choix d’ordre stratégique seront réglés et tranchés au niveau étatique. Il ne sera pas difficile pour un Etat volontariste promoteur d&rsquo; une éducation de qualité au cœur de ses politiques, de nouer un dialogue sain et constructif avec les autres acteurs pour voir revenir l’excellence dans l’éducation publique sénégalaise, au drame du privé.Parce qu’au vu de la recrudescence et de la permanence de la crise scolaire au fil des ans depuis plus de vingt ans, il est évident que sa solution en appelle à une approche structurelle et non à des  pansements épidermiques et circonstanciels.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mais pour réhabiliter notre système d’enseignement public il faudra vraiment le vouloir car les intérêts particuliers ont tendance à triompher sur l’intérêt général dans un pays comme le nôtre où le patriotisme et l’éthique reculent tous les jours emportant avec eux le sens de l’intérêt commun et d’une communauté de destin à construire sur un modèle républicain basé sur l’égalité des chances.</p>
<p>Mohamed Ly</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>3éme Partie_Mohamed Ly invité de l&#8217;African News Room sur Africa24 Ce 9 Avril 2014</title>
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		<title>2éme Partie_Mohamed Ly invité de l&#8217;African News Room sur Africa24 Ce 9 Avril 2014</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Apr 2014 21:44:32 +0000</pubDate>
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		<pubDate>Wed, 09 Apr 2014 21:01:47 +0000</pubDate>
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<p>Le président du Think Tant évoque sur cet élément le conflit en Centrafique, le retrait de l&rsquo;armée tchadienne en Centrafrique et le chemin de fer Cotonou-Niamey  sur le plateau de  l’African News Room de La chaine panafricaine Africa24</p>
<p>http://www.dailymotion.com/video/x1n2iuv_africa-news-room-du-09-04-14-senegal-enseignement-superieur-des-reformes-en-debat-partie-1_news</p>
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