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	<title>Economie &amp; Finances &#8211; IPODE &#8211; Think Tank Panafricain</title>
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	<description>Think Tank progressiste, indépendant et panafricain</description>
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		<title>Sénégal – Dette publique : « Dette cachée » ou correction comptable, quand la politique politicienne s’en mêle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Oct 2025 13:49:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Economie & Finances]]></category>
		<category><![CDATA[Dette cachée Sénégal]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed ly dette senegal]]></category>
		<category><![CDATA[quand la politique politicienne s’en mêle]]></category>
		<category><![CDATA[Sénégal – Dette publique : « Dette cachée » ou correction comptable]]></category>
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					<description><![CDATA[Les récentes déclarations de l’ancien ministre Habib Sy, aujourd’hui président du conseil d’administration de la Senelec, sur la prétendue « dette cachée » du Sénégal, ont relancé un débat qui, sur le&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p style="font-weight: 400;">Les récentes déclarations de l’ancien ministre Habib Sy, aujourd’hui président du conseil d’administration de la Senelec, sur la prétendue « dette cachée » du Sénégal, ont relancé un débat qui, sur le plan technique, ne devrait pourtant plus exister.</p>
<p style="font-weight: 400;">Ce qu’il présente comme une dissimulation d’engagements financiers n’est en réalité qu’un reclassement comptable conforme aux normes internationales de transparence budgétaire, notamment le GFSM 2014<a href="applewebdata://DBD405DA-4E33-493E-A5B6-EB4CD0FD6C94#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a> du FMI et, à titre de référence, le SEC 2010<a href="applewebdata://DBD405DA-4E33-493E-A5B6-EB4CD0FD6C94#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>, utilisé dans l’Union européenne.</p>
<p style="font-weight: 400;">Lien : https://thinktank-ipode.org/2025/10/20/senegal-dette-publique-dette-cachee-ou-correction-comptable-quand-la-politique-politicienne-sen-mele/</p>
<p style="font-weight: 400;"> </p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Un débat qui n’aurait jamais dû exister</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Ces standards précisent dans quels cas une entreprise publique doit être incluse dans la dette souveraine : lorsqu’elle dépend structurellement du budget de l’État pour fonctionner, ou lorsque ses dettes sont garanties explicitement par l’État. Autrement dit, les dettes de structures telles que Sénélec, SONES, AIBD, APIX ou AGEROUTE n’étaient pas « cachées », mais hors bilan, car ces entités disposent d’une personnalité juridique propre et de revenus autonomes. En 2023-2024, le Sénégal a décidé de reclasser ces dettes parapubliques dans la dette souveraine consolidée, dans un souci de transparence. Ce choix, effectué par les nouvelles autorités, est à la fois courageux et louable, mais il a été mal expliqué au grand public et à l’opinion internationale.</p>
<p style="font-weight: 400;">Sous l’effet d’une communication politique maladroite, cette opération technique a été instrumentalisée, et elle porte aujourd’hui préjudice au pays sur le plan financier. La première conséquence a été une hausse mécanique du ratio dette/PIB, passé d’environ<span class="gmail-Apple-converted-space"> </span><strong>74 %</strong>  à environ 119 % (132% selon le FMI en fin 2024, justement en incluant les entreprises publiques comme le révèle Bloomberg dans une dépêche publiée jeudi 16 octobre<a href="applewebdata://DBD405DA-4E33-493E-A5B6-EB4CD0FD6C94#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a>) , sans qu’un seul franc nouveau n’ait été emprunté pour autant.</p>
<p style="font-weight: 400;">Ce ratio, suivi de près par l’UEMOA et les institutions internationales, a immédiatement placé le Sénégal hors des critères de convergence communautaire, rendant l’accès au marché financier plus coûteux — ce qui a mis le pays sous tension budgétaire depuis lors.<br />S’y sont ajoutées une suspension du programme avec le FMI, du fait des accusations infondées de complicité de fraude, ainsi qu’une dégradation successive de la note souveraine du Sénégal par les agences de notation. En politisant un sujet technico-stratégique, le gouvernement a affaibli la perception de solvabilité du pays et augmenté ses coûts d’emprunt.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong> </strong></p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Un choix de transparence mal expliqué : </strong><strong>Un choc comptable devenu choc politique</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Il faut rappeler que le régime de Macky Sall, au pouvoir jusqu’en 2024, n’avait pas procédé à ce reclassement et que l’État du Sénégal publiait alors un ratio de dette à 73 et 77 % du PIB selon les documents transmis au FMI et à l’UEMOA. Ce choix n’était pas illégal : il répondait à une logique de gestion budgétaire prudente, cherchant à préserver la capacité d’endettement de l’État, donc de meilleures marges de manœuvre, et à maintenir la confiance des marchés.</p>
<p style="font-weight: 400;">Le nouveau pouvoir du Pastef, arrivé au pouvoir en 2024, a opté pour un reclassement et a évoqué publiquement une « dette cachée », laissant entendre une dissimulation volontaire de la part de l’ancien régime. Cette approche a eu un effet déstabilisateur sur la perception du pays par les bailleurs et les agences de notation, entraînant la suspension du programme du FMI le temps de corriger le<span class="gmail-Apple-converted-space"> </span>misreporting. S’il y a eu opacité dans le passé, elle concernait plutôt certaines dépenses extrabudgétaires engagées en dehors du cadre légal, et non la consolidation des dettes parapubliques. Notamment durant la période 2021-2023, où plusieurs ministères ont procédé à des dépenses non budgétées sous couvert de gestion de crise (état d’urgence, aides post-COVID, subventions énergétiques, etc.). Les rapports récents de la Cour des comptes font d’ailleurs état de lacunes de transparence sur ces points. Ces lacunes ne relèvent pas du reclassement de la dette, mais de la pratique de dépenses extrabudgétaires : des engagements financiers effectués sans intégration dans une Loi de Finances Rectificative (LFR), donc en dehors du contrôle parlementaire. Ce type de manquement constitue une irrégularité budgétaire au regard de l’article 14 de la Loi organique relative aux lois de finances (LOLF, n° 2011-15), qui impose que toute dépense publique soit autorisée préalablement par le Parlement. De tels écarts affaiblissent la crédibilité de la gouvernance financière et la transparence de l’action de l’État.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Un impact majoritairement lié au reclassement</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Les éléments publics disponibles laissent à penser que l’essentiel de la hausse du ratio dette/PIB est lié au reclassement des dettes parapubliques dans le périmètre souverain, plus que par les quelques dépenses extrabudgétaires repérées<a href="applewebdata://DBD405DA-4E33-493E-A5B6-EB4CD0FD6C94#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a>.  Ces dernières, bien que problématiques sur le plan de la gouvernance, restent marginales en volume comparées à l’impact statistique du reclassement global.<br />Par conséquent, le débat actuel sur la « dette cachée » relève davantage d’une mauvaise lecture comptable et politique que d’une réalité financière nouvelle<a href="applewebdata://DBD405DA-4E33-493E-A5B6-EB4CD0FD6C94#_ftn5" name="_ftnref5">[5]</a>. Les données antérieures montrent que près des deux tiers de la hausse ont résulté du reclassement en 2019. Pour 2023-2024, la part exacte n’est pas encore ventilée publiquement ; cependant, les premières indications montrent que le reclassement reste un facteur majeur, même si d’autres éléments (dépenses extrabudgétaires, arriérés, retards) semblent intervenir.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Une pratique internationale, pas un cas sénégalais isolé</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Le reclassement des dettes parapubliques n’est ni une innovation sénégalaise ni une manipulation politique. Des pays comme la France maintiennent, par exemple, la dette d’EDF (environ 70 milliards €) hors de la dette publique tant que l’entreprise reste solvable et capable d’assurer seule son financement, contrairement à ce qu’insinue M Habib Sy lors de l’émission <em>Point de Vue</em> sur la RTS, le 5 octobre 2025. En revanche, lorsqu’une recapitalisation est décidée, comme en 2022 lors de la renationalisation complète d’EDF, la dette est intégrée au bilan de l’État.</p>
<p style="font-weight: 400;">Le Sénégal a simplement appliqué la même logique : rendre visibles des engagements garantis par l’État, sans créer de nouvelle dette. Loin d’être la découverte de détournements ou de vols commis par les responsables de l’ancien régime, ce reclassement est un acte de transparence budgétaire, salué par les bailleurs de fonds.</p>
<p style="font-weight: 400;">À titre de comparaison, la Côte d’Ivoire, qui centralise dès l’origine les dettes de ses entreprises publiques dans le budget de l’État, n’a pas eu besoin de reclassement. Sa comptabilité budgétaire étant déjà intégrée, le choc statistique observé au Sénégal ne s’y est pas produit. Concernant le Togo, ce pays n’a pas encore procédé à une telle consolidation complète. Les dettes de ses entreprises publiques et garanties d’État demeurent partiellement hors bilan, ce qui crée un risque latent pour la soutenabilité budgétaire, même si leur poids relatif reste modéré. Quant à la Guinée, elle n’a pas encore mis en place de mécanisme systématique d’intégration de ces dettes dans la dette souveraine, entretenant une incertitude sur son niveau réel d’endettement. Ainsi, le Sénégal se distingue par une démarche de transparence plus avancée dans l’application des normes internationales, l’inscrivant dans un processus vertueux d’amélioration continue.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Une polémique au détriment de la crédibilité nationale</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Qualifier cette opération de « dette cachée » relève donc d’un amalgame coupable entre politique et technique. Il ne s’agit ni d’une fraude ni d’une manipulation comptable, mais d’une mise à jour statistique alignée sur les standards internationaux. Le processus a été public, documenté et validé par la Cour des comptes et le FMI. Cet accroissement de la dette concerne des engagements connus des bailleurs, de l’État et des institutions communautaires, jusque-là laissés hors bilan de la dette centrale.</p>
<p style="font-weight: 400;">L’enjeu aujourd’hui n’est pas de blâmer un régime ou un autre, mais de renforcer la gouvernance des entreprises publiques, d’améliorer la discipline budgétaire et d’assurer la soutenabilité de la dette à long terme.<br />Le Sénégal doit sortir du registre de la polémique pour revenir à celui de la rigueur, de la transparence et de la pédagogie économique. Nous regrettons que le reclassement des dettes parapubliques, qui a mécaniquement gonflé le ratio dette/PIB du Sénégal sans créer un franc nouveau d’endettement, soit devenu, dans un contexte de transition politique, l’objet d’une controverse où la pédagogie budgétaire a cédé la place au soupçon et à la rhétorique partisane.</p>
<p style="font-weight: 400;"> </p>
<p style="font-weight: 400;"> </p>
<p style="font-weight: 400;">Mohamed LY</p>
<p style="font-weight: 400;">Président Think Tank IPODE</p>
<p style="font-weight: 400;"> </p>
<p><a href="applewebdata://DBD405DA-4E33-493E-A5B6-EB4CD0FD6C94#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Le <strong>GFSM 2014</strong> est <strong>le cadre international de référence</strong> élaboré par le <strong>Fonds monétaire international (FMI)</strong> pour : mesurer, classer, et présenter les finances publiques (recettes, dépenses, dettes, actifs) de manière <strong>standardisée et comparable</strong> entre pays.</p>
<p> </p>
<p><a href="applewebdata://DBD405DA-4E33-493E-A5B6-EB4CD0FD6C94#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> Le <strong>SEC 2010</strong> est un <strong>cadre comptable harmonisé</strong> adopté par l’Union européenne pour mesurer : la production économique (PIB), les revenus, les dépenses publiques, et la <strong>dette publique consolidée</strong>. Il s’applique à <strong>tous les États membres de l’Union européenne</strong> et vise à garantir que les données transmises à <strong>Eurostat</strong>(l’office statistique européen) soient comparables, fiables et transparentes.</p>
<p><a href="applewebdata://DBD405DA-4E33-493E-A5B6-EB4CD0FD6C94#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> Bloomberg, “IMF Raises Senegal Debt Estimate as New Program Talks Kick Off”, 16 octobre 2025, Zijia Song, Jorgelina Do Rosario &amp; Katarina Hoije.</p>
<p><a href="applewebdata://DBD405DA-4E33-493E-A5B6-EB4CD0FD6C94#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> Un article Reuters du 24 juillet 2025 donne des chiffres clés : « A Court of Auditors review in February calculated that overall debt at the end of 2023 was equivalent to 99.7% of GDP, compared with the previously reported 74.41%. » confirme noir sur blanc que l’écart — plus de<strong>25 points de PIB</strong> — résulte d’un recalcul comptable et d’une meilleure couverture du périmètre de la dette, et non d’un nouvel endettement massif.</p>
<p><a href="applewebdata://DBD405DA-4E33-493E-A5B6-EB4CD0FD6C94#_ftnref5" name="_ftn5">[5]</a> Senegal – Joint World Bank–IMF Debt Sustainability Analysis, January 2019 : Because of the expanded coverage starting in 2017, the end-2017 debt stock has increased by 10.8 percentage points of GDP to 60.6 percent of GDP, compared to central government debt of 49.8 percent of GDP</p>
<p> </p>
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		<title>Sénégal : l’heure des réformes courageuses pour redonner du sens à la dépense publique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Oct 2025 19:00:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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		<category><![CDATA[Economie & Finances]]></category>
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		<category><![CDATA[Sénégal : l’heure des réformes courageuses pour redonner du sens à la dépense publique]]></category>
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					<description><![CDATA[Une notation n’est pas une punition. C’est un miroir. Et tant que nous préférerons casser le miroir plutôt que de nous regarder dedans, nous continuerons à répéter les mêmes erreurs. Oui, la faillite est à craindre si rien ne change. Mais une note coupée peut être remontée si le gouvernement applique des réformes crédibles.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[


<p></p>



<p>Depuis que l&rsquo;agence de notation Moody’s a abaissé la note du Sénégal pour une 3ᵉ fois, je vois passer des réactions indignées sous des airs de théorie du complot populiste. Beaucoup cherchent à discréditer l’agence, à la présenter comme un outil occidental qui complote contre l’Afrique. C’est une erreur, une hérésie.</p>



<p>Les agences de notation ne font que mesurer ce que le marché voit déjà : une économie fragilisée, des comptes publics dégradés, une confiance entamée. Ce ne sont pas les agences de notation qui ont creusé notre déficit, ni alourdi la dette du Sénégal, ni multiplié les dépenses sans impact. Les agences ne font qu’allumer la lumière là où nous avons préféré rester dans l’ombre.<br>La vérité, c’est que cette dégradation doit être un signal d’alerte, pas une occasion de victimisation.</p>



<p>Le Sénégal n’a pas besoin d’attaquer les institutions qui la notent. Nous avons juste besoin de rassurer les investisseurs, de reconstruire la crédibilité de notre signature, et surtout de relancer une économie au ralenti.</p>



<p>Les chiffres parlent d’eux-mêmes : à fin juin 2025, les dépenses en capital (investissements publics) ont été exécutées pour 581,9 milliards de francs CFA, soit 30,1 % des prévisions du budget. Les investissements sur ressources internes s’élèvent à 186,6 milliards de francs CFA, soit 31,8 % de leur objectif. En valeur absolue, le montant de 581,9 milliards en 2025 est inférieur à celui de 648,4 milliards en 2023 (premier semestre) pour les dépenses en capital. Le niveau d’investissement réel est beaucoup plus bas, en pourcentage des crédits ouverts, comparé à 2023 (30,1 % vs ~39,7 %), et c’est là que le problème réside.</p>



<p>Pendant ce temps, on entretient des caisses noires à la présidence, à la primature et à l’Assemblée nationale, dont les montants réels sont astronomiques au vu de la situation du pays. On maintient un train de vie d’État qui ne correspond plus à la réalité, héritage d’un clientélisme d’une autre époque.</p>



<p>Aucune des « Big Three » (Standard &amp; Poor’s, Moody’s ou Fitch) n’a inventé la crise budgétaire sénégalaise. Elles la constatent. Et elles disent au monde ce que tout investisseur, tout banquier, tout bailleur sait déjà : la trajectoire actuelle n’est pas soutenable sans réforme, sans effort, sans discipline et sans audace.</p>



<p>Alors, au lieu de se réfugier dans un réflexe nationaliste de façade, notre pays, à travers le régime en place, ferait mieux de prendre le taureau par les cornes : réduire les dépenses superflues, rationaliser la gestion publique, réinvestir massivement dans l’économie réelle — production, énergie, industrie, agriculture — bref, dans tout ce qui crée de la valeur, de l’emploi et de la confiance.<br>Une notation n’est pas une punition. C’est un miroir. Et tant que nous préférerons casser le miroir plutôt que de nous regarder dedans, nous continuerons à répéter les mêmes erreurs. Oui, la faillite est à craindre si rien ne change. Mais une note coupée peut être remontée si le gouvernement applique des réformes crédibles. D’ailleurs, le marché l’a compris : malgré la dégradation, le Sénégal a levé 450 milliards de CFA sur les marchés financiers, avec une demande dépassant 150 % de l’offre (source : Ecofin Agency). Cela montre que certains investisseurs croient encore en notre potentiel — mais exigent des garanties sérieuses.</p>



<p>L’un des premiers indicateurs d’un pays aspirant à l’autonomie est une dépendance réduite vis-à-vis de l’étranger. Et à cet égard, les chiffres du Bulletin Mensuel des Statistiques du Commerce Extérieur de l’ANSD relaient des évolutions baissières des exportations et haussières des importations — un déséquilibre qui constitue un véritable signal d’alarme pour la balance commerciale.<br>En effet, selon l’ANSD, en juillet 2025, les importations du Sénégal ont crû de +16,6 % (par rapport à la même période antérieure), quand les exportations ont baissé de -16,1 % sur la même période.</p>



<p>Ce décalage illustre parfaitement un affaissement de notre appareil productif et le manque de compétitivité de notre économie réelle. À ce rythme, nous importons ce que nous devrions produire et exportons de moins en moins ce que nous savons faire. Voilà le vrai nœud du problème : notre dépendance grandissante fragilise notre souveraineté économique et pèse sur nos équilibres extérieurs.<br>Et qui dit balance commerciale déficitaire, dit besoin accru de devises pour financer ces importations — ce qui exerce une pression directe sur nos réserves et in fine, sur la stabilité macroéconomique du pays. C’est une spirale qui, si elle n’est pas enrayée, affaiblira encore davantage notre économie réelle et notre capacité à financer le développement par nous-mêmes.</p>



<p>Il est temps que le gouvernement s’occupe de la souffrance des Sénégalais, de la paupérisation des couches les plus vulnérables, du ralentissement du secteur du BTP, de notre souveraineté agricole et de l&rsquo;assainissement de nos villes et adopte pour finir, une rigueur de gestion pour corriger la trajectoire budgétaire du pays.</p>



<p>Mohamed LY<br>Président du THINK TANK IPODE</p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>Sénégal : De la crise budgétaire au choc de confiance</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Mar 2025 18:21:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie & Finances]]></category>
		<category><![CDATA[Other]]></category>
		<category><![CDATA[crise budgétaire senegal]]></category>
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		<category><![CDATA[degradation note souveraine senegal]]></category>
		<category><![CDATA[rapport cour des comptes agence notation]]></category>
		<category><![CDATA[Sénégal : De la crise budgétaire au choc de confiance]]></category>
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					<description><![CDATA[  Les nations ne remboursent jamais entièrement leur dette publique, elles la refinancent en permanence. Pourtant, beaucoup n&#8217;évoquent la dette qu&#8217;à travers deux indicateurs : 3 % de déficit annuel&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p style="font-weight: 400;"> </p>
<p style="font-weight: 400;">Les nations ne remboursent jamais entièrement leur dette publique, elles la refinancent en permanence. Pourtant, beaucoup n&rsquo;évoquent la dette qu&rsquo;à travers deux indicateurs : 3 % de déficit annuel (nouvelle dette) et 70 % du PIB (stock total). Mais trois autres critères sont bien plus déterminants pour la dynamique économique<a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>.</p>
<p style="font-weight: 400;">D’abord, les critères de convergence ne sont pas des plafonds stricts, mais des régulateurs<a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a> conçus pour prévenir les dérives. À l’image d’un régulateur de vitesse en voiture, ils ajustent la trajectoire sans freiner la progression. L’essentiel est d’avoir une stratégie de retour à l’équilibre claire et partagée. Il convient de rappeler que ces critères s’appliquent uniquement dans un espace communautaire partageant une même monnaie, dans le but d’harmoniser les économies des pays membres. Les États Unis, la chine ne sont pas soumis à des critères de convergence.</p>
<p style="font-weight: 400;">Prenons un exemple : une dette représentant 100 % du PIB avec un taux d’intérêt de 1 % pèse cinq fois moins sur les finances publiques qu’une dette de 50 % du PIB à un taux de 10 %. Le coût réel de la dette dépend donc davantage du taux d’intérêt que de son volume<a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a>.</p>
<p style="font-weight: 400;">Un pays peut ainsi refinancer 1 000 milliards de dette à 1 %, plutôt que de puiser dans ses réserves, et réinvestir l’épargne réalisée dans des secteurs générateurs de croissance. En quelques années, le PIB augmente, le poids relatif de la dette diminue et les recettes fiscales s’améliorent. L’essentiel n’est donc pas de rembourser, mais de refinancer intelligemment tout en stimulant la croissance.</p>
<p style="font-weight: 400;">Cependant, chaque refinancement entraîne des coûts. Une dette renouvelée tous les deux ans coûte bien plus cher sur 30 ans qu’un emprunt unique à long terme.</p>
<p style="font-weight: 400;">Ainsi, nous devons nous concentrer sur trois leviers essentiels. D’abord, investir en priorité dans des secteurs à rendement rapide<a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a>, comme l’énergie et les infrastructures, qui génèrent rapidement des revenus permettant ensuite de financer des domaines à impact plus long, comme l’éducation et la santé. Ensuite, maximiser la production interne : plus nous produisons, plus le PIB croît, et plus la TVA augmente mécaniquement, renforçant ainsi nos finances publiques<a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftn5" name="_ftnref5">[5]</a>. Enfin, il est crucial de planifier et d’expliciter clairement notre stratégie de croissance. Une vision cohérente et lisible rassure les marchés et les agences de notation, facilitant ainsi l’accès à des financements à moindre coût et sur des durées plus longues.</p>
<p style="font-weight: 400;">Enfin, les critères de convergence ont été définis à une époque de taux élevés. Aujourd’hui, avec des taux bas, ils doivent être interprétés avec souplesse, dès lors que la nouvelle dette finance des investissements productifs.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Nécessité de surmonter la crise budgétaire par un choc de confiance</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Sans une gouvernance économique rigoureuse et une vision stratégique claire, aucune nation ne peut se développer. Le Sénégal, confronté à une crise budgétaire sans précédent, n’échappe pas à cette règle. Avec un déficit budgétaire dépassant 12 % du PIB et une dette publique frôlant les 99 %, l’État sénégalais se trouve à un tournant décisif. Il peut choisir la voie de l’austérité, qui risque d’étouffer l’économie, ou celle d’une relance intelligente, fondée sur un choc de confiance capable de restaurer la crédibilité des institutions et de relancer la dynamique économique.</p>
<p style="font-weight: 400;">La première erreur serait de céder à la panique et d’adopter des mesures précipitées, telles que la réduction des salaires des fonctionnaires, ou la suppression des subventions sur l’électricité et l’eau de façon indifférenciée. Dans un contexte marqué par la flambée des prix des biens essentiels et l’érosion du pouvoir d’achat, de telles décisions ne feraient qu’exacerber les tensions sociales. L’histoire récente nous l’a appris : lorsqu’un État opte pour des solutions purement comptables sans en mesurer les implications sociales, il s’expose à une explosion des contestations, à des grèves paralysantes et, au pire, à une crise de confiance généralisée. L’exemple des émeutes de l’électricité, qui avaient embrasé le pays par le passé, doit servir de leçon.</p>
<p style="font-weight: 400;">Plutôt que de chercher des boucs émissaires, il est urgent, dans un premier temps, d’agir sur deux fronts : la stabilisation macroéconomique ainsi que la relance ciblée de la consommation et de l’investissement. La stabilisation doit commencer par une négociation habile avec les créanciers internationaux. Nos partenaires techniques et financiers peuvent convenir que le Sénégal ne peut pas rembourser sa dette au détriment de sa propre croissance<a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftn6" name="_ftnref6">[6]</a>. Ils pourraient donc accepter des mécanismes tels que la mise en place de moratoires, des rééchelonnements de la dette et, pourquoi pas, des conversions de notre dette en investissements<a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftn7" name="_ftnref7">[7]</a>. Pour y parvenir, il est impératif de rassurer les marchés, les bailleurs et surtout le FMI et les agences de notation. Le ministre des Finances semble s’y atteler en communiquant sur sa stratégie de rassurer les bailleurs et les partenaires financiers en leur présentant il y a une semaine les mesures correctives et les réformes d&rsquo;ores et déjà mises en œuvre ou envisagées, par le gouvernement, pour renforcer la gestion des finances publiques. Dans cette démarche, il faut rappeler qu’il est essentiel de convaincre les agences de notation, car elles jouent un rôle déterminant dans la perception des marchés financiers. Les notes de Moody’s et S&amp;P Global Ratings qui viennent de dégrader notre note souveraine (respectivement B3 et B avec des perspectives négatives) influencent directement les conditions d’emprunt de notre pays, notamment les taux d’intérêt et la confiance des investisseurs. Mais derrière ces agences rappelons qu’il y a aussi l’influence du Fonds Monétaire International (FMI), dont les évaluations et les recommandations sont largement prises en compte par les agences. En raison de son expertise avérée sur nos pays et de ses recherches économiques scientifiquement crédibles<a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftn8" name="_ftnref8">[8]</a>.</p>
<p style="font-weight: 400;"> </p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>L’un des éléments clés à comprendre est que le problème n’est pas la dette en soi, mais la trajectoire de croissance qui l’accompagne.</strong> Le Sénégal peut contracter de nouveaux emprunts tant qu’il est en mesure de démontrer que cet argent sera utilisé pour stimuler la croissance et accroître le PIB. En d’autres termes, la priorité n’est pas de freiner la dette à tout prix, mais plutôt de s’assurer que le PIB (le dénominateur du ratio dette/PIB) croît plus rapidement que la dette elle-même. C’est pourquoi il est crucial de présenter un plan sur un horizon de trois années, de retour à la normale aux agences de notation. Ce plan doit être cohérent et montrer comment les investissements que le gouvernement veut réaliser permettront d’augmenter la production et les revenus futurs du pays<a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftn9" name="_ftnref9">[9]</a>. Même si ces investissements nécessitent un endettement supplémentaire à court terme, ils doivent être justifiés par une perspective de croissance qui, à terme, réduira mécaniquement le poids de la dette dans l’économie<a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftn10" name="_ftnref10">[10]</a>.</p>
<p style="font-weight: 400;">Les agences de notation ne jugent pas seulement <strong>la situation actuelle d’un pays, mais surtout</strong><strong> sa trajectoire et sa capacité à honorer ses engagements à l’avenir</strong>. Dès lors que notre pays démontre une dynamique positive, sa perspective de notation s’améliorera, ce qui se traduira par une baisse des taux d’intérêt, un allongement des maturités de remboursement et une marge budgétaire accrue pour financer son économie<a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftn11" name="_ftnref11">[11]</a>. <strong>La clé pour restaurer la confiance du FMI, des agences de notation et des investisseurs n’est pas de limiter la dette, mais de démontrer</strong><strong> via un plan d’actions</strong> une trajectoire de croissance solide et crédible<a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftn12" name="_ftnref12">[12]</a>. </p>
<p> </p>
<p style="font-weight: 400;">Dans le même temps, il faut éviter l’effondrement de la demande intérieure. L’économie sénégalaise repose largement sur une fiscalité basée sur la consommation, la TVA représentant près de 50 % des recettes fiscales. La TVA est la principale ressource du pays. Une baisse brutale du pouvoir d’achat entraînerait donc une diminution des recettes, aggravant encore le déficit budgétaire. Plutôt que de réduire les dépenses de manière indiscriminée, l’État doit cibler ses ajustements budgétaires en supprimant les dépenses de prestige, en rationalisant les agences publiques et en éliminant les dépenses improductives de fonctionnement. Il doit également soutenir les ménages fragiles à travers des mécanismes tels que le renforcement et l’élargissement des bourses familiales. Le gouvernement devra aussi poursuivre les efforts entamés pour réduire les prix des produits de première nécessité. Ceci aidera les ménages les plus modestes à supporter les périodes difficiles en attendant les premiers résultats du choc de confiance préconisé.</p>
<p style="font-weight: 400;">Les pays comme les nôtres ne peuvent se développer sans infrastructures modernes et compétitives. C’est pourquoi la relance ne peut être envisagée sans une stratégie d’investissement clairvoyante. L’État, disposant de marges de manœuvre budgétaires limitées, doit mobiliser le secteur privé à travers des partenariats public-privé (PPP) et l’intervention du Fonds Souverain d’Investissements Stratégiques (FONSIS) ainsi que de l’Agence de Promotion des Investissements et Grands Travaux (APIX), pour alimenter l’économie grâce aux nouvelles recettes issues du pétrole, du gaz et de l’or. Ce mécanisme permettrait d’assurer la poursuite des projets d’infrastructures essentiels, tels que l’extension du réseau du Train Express Régional (TER), du Bus Rapid Transit (BRT) et la réalisation dans les délais du port de Ndayane, tout en limitant l’impact sur le budget public via les mécanismes de dettes classiques. Ces efforts nécessiteront des mesures exceptionnelles, comme la suspension temporaire de la loi du 19 avril 2022 encadrant la gestion et la répartition des revenus issus de l’exploitation des hydrocarbures, pour une période de deux ans, le temps de faire face à notre situation budgétaire critique.</p>
<p style="font-weight: 400;">L’avenir économique du Sénégal repose sur des secteurs stratégiques tels que l’exploitation des minerais<a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftn13" name="_ftnref13">[13]</a> (or, phosphates, zircon et ilménite) du pétrole et du gaz, les énergies renouvelables, le numérique, ainsi que des secteurs historiques comme le tourisme, l’artisanat, la culture et l’agriculture à haute valeur ajoutée, avec en support l’émergence du secteur de l’intelligence artificielle. Mais pour attirer les investisseurs, il faut plus que de simples incitations fiscales : un environnement des affaires stable, transparent et prévisible est essentiel.</p>
<p style="font-weight: 400;">Enfin, le succès de cette relance repose sur une transparence absolue<a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftn14" name="_ftnref14">[14]</a> du gouvernement dans la gestion des comptes publics. Il ne suffit pas de prendre de bonnes décisions, encore faut-il les expliquer et les faire accepter.</p>
<p style="font-weight: 400;">Chers compatriotes, le Sénégal n’est pas en faillite, mais il traverse une crise sérieuse. Nous vivons une tension de trésorerie, suivie de l’abaissement de notre notation souveraine par les agences de notation. Toute crise peut être surmontée du moment où le pays dispose d’un leadership politique éclairé, de discipline et d’une vision de long terme. Aujourd’hui, l’opportunité est là : transformer cette crise en un tournant décisif pour le développement national. Pour cela, nous devons oser un choc de confiance, redonner aux citoyens et aux investisseurs une perspective claire et mettre en œuvre des réformes courageuses. Ce n’est pas une option, c’est une nécessité.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Pour le Think Tank IPODE</strong></p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Abdoul Aziz Wane, </strong>Sénior consultant en Finance &amp;</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Mohamed LY – </strong>Président Think Tank IPODE</p>
<p><a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> <em>Reinhart &amp; Rogoff, dans</em> This Time Is Different: Eight Centuries of Financial Folly <em>(2009</em></p>
<p><a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> <em>Paul De Grauwe, dans</em> The Economics of Monetary Union <em>(2020)</em></p>
<p><a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> <em>Blanchard &amp; Leigh, dans leur rapport du FMI</em> Growth Forecast Errors and Fiscal Multipliers <em>(2013)</em></p>
<p><a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> <em>Banerjee &amp; Duflo, dans</em> Good Economics for Hard Times <em>(2019)</em></p>
<p><a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftnref5" name="_ftn5">[5]</a> <em>Piketty, dans</em> Capital et Idéologie <em>(2019)</em></p>
<p><a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftnref6" name="_ftn6">[6]</a> Wissem Ajili, <em>La gestion de la dette publique selon les approches économique, institutionnelle et financière</em>, 2015.</p>
<p><a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftnref7" name="_ftn7">[7]</a> Jean-Claude Masangu Mulongo, <em>Dette publique extérieure et croissance économique en RDC</em>, 2018.</p>
<p><a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftnref8" name="_ftn8">[8]</a> FMI, <em>Finances &amp; Développement : L’impact des agences de notation sur les économies émergentes</em>, 2016.</p>
<p><a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftnref9" name="_ftn9">[9]</a> Banque Mondiale, <em>Sénégal Economic Update &#8211; Boosting Productivity for Accelerated Growth</em>, 2023.</p>
<p><a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftnref10" name="_ftn10">[10]</a> Ha-Joon Chang, <em>Kicking Away the Ladder: Development Strategy in Historical Perspective</em>, 2002.</p>
<p><a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftnref11" name="_ftn11">[11]</a> Thomas Piketty, <em>Capital et Idéologie</em>, 2019.</p>
<p><a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftnref12" name="_ftn12">[12]</a> FMI, <em>Sustainable Debt and Growth Strategies for Emerging Economies</em>, 2022.</p>
<p><a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftnref13" name="_ftn13">[13]</a> En 2022, les revenus extractifs du Sénégal ont atteint 275,33 milliards de FCFA (environ 419,7 millions d&rsquo;euros), avec le secteur minier représentant 85,61 % de ce total, soit 235,71 milliards de FCFA (environ 359,3 millions d&rsquo;euros). Selon https://www.teamfrance-export.fr/fiche-marche/infrastructures/mines/SN</p>
<p><a href="applewebdata://E51722A6-2CFD-4A8E-AC31-902791CBA4F3#_ftnref14" name="_ftn14">[14]</a> <em>Tanzi &amp; Schuknecht, dans</em> Public Spending in the 20th Century <em>(2000)</em></p>


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		<title>Monnaie unique de la Cédéao : adoption d’une feuille de route et mise en place d’une Task Force</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Oct 2017 11:39:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Economie & Finances]]></category>
		<category><![CDATA[cfa et monnaie unique cedeao]]></category>
		<category><![CDATA[LE FRANC CFA ET SON COMPTE D’OPERATIONS]]></category>
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					<description><![CDATA[Une cinquantaine d’experts, membres du Comité technique chargé des politiques macroéconomiques ont tenu une session ordinaire le jeudi 14 septembre 2017 à l’hôtel Salam de Bamako pour étudier le rapport&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Une cinquantaine d’experts, membres du Comité technique chargé des politiques macroéconomiques ont tenu une session ordinaire le jeudi 14 septembre 2017 à l’hôtel Salam de Bamako pour étudier le rapport de la Convergence macroéconomique au titre de l’année 2016 et évaluer l’impact de la mise en œuvre de la feuille de route du Programme de la monnaie unique de la Cédéao. La cérémonie d’ouverture était présidée par le ministre de l’Economie et des Finances, Boubou Cissé. Pour la circonstance, il était accompagné du président de la commission Cédéao Marcel A. de Zouza, le commissaire en charge des politiques macroéconomiques et de la recherche économique, Mamadou Traoré en présence de nombreuses hautes personnalités.<span id="more-12560"></span></p>
<p>Au cours de cette session, le conseil examinera les performances macroéconomiques des Etats membres au titre de l’année 2016, analysera la situation de la convergence des économies et fera le point sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre de la feuille de route du programme de la monnaie unique de la Cédéao.<br />
La réunion se penchera également sur le rapport de la 50e session du comité des gouverneurs des banques centrales de l’Agence monétaire de l’Afrique de l’Ouest (Amao) ainsi que sur celui du comité technique chargé des politiques macroéconomiques.</p>
<p>Le commissaire chargé des politiques macroéconomiques et de la recherche économique de la commission de la Cédéao, Mamadou Traoré, a loué « les avancées significatives » enregistrées dans le processus de mise en œuvre de la monnaie unique ouest-africaine. C’était à l’ouverture de la réunion du Comité technique chargé des politiques macroéconomiques de la Cédéao, tenue le lundi 11 septembre 2017, à Bamako, au Mali.</p>
<p>Parlant de ces avancées, M. Traoré a indiqué l’adoption d’une feuille de route, la désignation de chefs d’Etat pour la supervision du processus et la mise en place d’une Task force pour conseiller ces derniers, la rationalisation des critères de convergence, le fonctionnement des comités nationaux de coordination, ainsi que la mise en œuvre du mécanisme de la surveillance multilatérale.</p>
<p>Il a invité les participants à faire des propositions devant permettre de renforcer davantage le processus d’intégration et d’accélérer la réalisation des objectifs du programme de coopération monétaire, notamment la création de la monnaie unique de la Cédéao.</p>
<p>Prenant la parole, le président de la commission Cédéao, Marcel A. de Zouza dira que la réunion se déroule dans un contexte marqué par la reprise de l’activité économique mondiale et sous-régionale après une année 2016 difficile.</p>
<p>En effet, l’environnement économique international en 2016 a été caractérisé par le recul des cours du pétrole et les incertitudes sur les impacts du retrait du Royaume-Uni et l’Union européenne, décidé le 23 juin 2016.</p>
<p>Et d’ajouter que dans ce contexte, le taux de croissance réel du PIB de la Cédéao s’est établi à 0,2% en 2016 contre une progression de 3,3% en 2015 et 6,1% en 2014.</p>
<p>Cet important ralentissement de l’activité de la région ouest-africaine est principalement en rapport avec la forte baisse du taux de croissance (-1,5%) du PIB réel du Nigeria, première économie de la région.</p>
<p>Il a terminé ses propos en lançant un vibrant appel à l’ensemble des acteurs, pour la création de la monnaie commune de la Cédéao, sans précipitation.</p>
<p>Abordant dans le même sens, le ministre de l’Economie et des Finances, Dr. Boubou Cissé, a exhorté les participants à formuler des recommandations concrètes et pertinentes tenant compte des réalités ouest-africaines, et permettant d’engager des actions clés pouvant garantir à l’espace communautaire des progrès économiques solides.</p>
<p>Il a, à ce titre, déploré l’insuffisance du nombre de réunions du comité technique chargé des politiques macroéconomiques de la Cédéao, et souhaité une révision de leur fréquence.</p>
<p>« Dans le processus de mise en œuvre des activités d’intégration, il ne peut être fait l’économie des rencontres de concertations pour voir le chemin parcouru, et convenir des mesures et dispositions à prendre pour mieux poursuivre le processus d’intégration », a indiqué M. Cissé.</p>
<p>Pour lui, la problématique de la stabilité macroéconomique est au centre de tous les débats. Les objectifs de croissance et de stabilité fixés depuis plusieurs années restent non atteints à cause parfois des chocs exogènes que subissent nos économies aggravés par une crise sécuritaire aux multiples facettes.</p>
<p>Cet état de fait met à dures épreuves nos finances publiques avec de moins de ressources affectées à l’exécution des grands travaux nécessaires pour la croissance, le développement et la lutte contre la pauvreté.</p>
<p>Concernant la création de la monnaie, il a salué ici la Task force présidentielle mise en place qui est chargée d’appuyer les chefs d’Etat désignés par leurs pairs pour superviser le processus de création de la monnaie unique de la Cédéao.</p>
<p>Ils doivent accompagner cette Task force par un suivi rigoureux de la mise en œuvre des activités de la feuille de route.<br />
Gaoussou Kanté</p>
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		<title>LE FRANC CFA ET SON COMPTE D’OPERATIONS: Vérités, illusions et manipulations</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Oct 2017 19:51:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Economie & Finances]]></category>
		<category><![CDATA[Dieudonné_ESSOMBA CFA]]></category>
		<category><![CDATA[LE FRANC CFA ET SON COMPTE D’OPERATIONS]]></category>
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					<description><![CDATA[Je n’ai jamais voulu m’attaquer aux pourfendeurs du CFA, estimant leur combat légitime, même si je l’ai toujours trouvé superficiel et surtout instrumentalisé. Mais leur arrogance et leur prétention m’obligent à&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div>
<p>Je n’ai jamais voulu m’attaquer aux pourfendeurs du CFA, estimant leur combat légitime, même si je l’ai toujours trouvé superficiel et surtout instrumentalisé. Mais leur arrogance et leur prétention m’obligent à leur répondre.</p>
<p>Si nous sommes tous d’accord que le sigle CFA traduit un prolongement de l’ordre colonial, le Cameroun n’aurait cependant pas à s’en faire du nom Franc de sa monnaie, car il est très commun que les monnaies nationales portent le nom d’une devise de référence à laquelle on accole le nom du pays : livre égyptienne, dollar canadien, Franc congolais, Franc rwandais, Franc djiboutien, etc.<br />
Le plus important est la confusion qui s’est créée et qui s’entretient sur le concept du « compte d’opérations » qu’il faut bien expliquer pour dissiper les malentendus qui brouillent toute l’analyse et la conduisent dans tous les sens.</p>
<div></div>
<p><span id="more-12538"></span></p>
<p><strong>Bien comprendre le compte d’opérations :</strong></p>
<p>Supposons que nous soyons au Ghana qui a sa monnaie, le cédi. Quand un paysan ghanéen vend le cacao en dollars, la Banque Centrale Ghanéenne retient ce dollar, mais fabrique l’équivalent en cédi pour le remettre au paysan, car le dollar n’est pas utilisé au Ghana. Maintenant, si le paysan ou même un autre ghanéen veut acheter quelque chose aux USA, il va présenter les cédis fabriqués à la Banque Centrale du Ghana. Celle-ci va donc renvoyer les dollars initialement acquis en paiement aux USA. Immédiatement, elle doit détruire les cédis qui avaient été fabriqués en contrepartie du dollar puisque celui-ci n’existe plus.<br />
Entre le moment où les dollars entrent dans la Banque Centrale ghanéenne à la suite du cacao et le moment où ils rentrent aux USA à la suite d’une importation, ils restent dans la Banque Centrale Ghanéenne et constitue ce qu’on appelle « réserves en devises ».<br />
La Banque Centrale ghanéenne peut donc spéculer avec ces réserves, par exemple, en les plaçant au marché mondial et en gagnant quelques intérêts.</p>
<p><strong>Quelle est la différence entre le CFA et le cédi ? </strong></p>
<p>Techniquement, c’est exactement la même chose, la seule différence étant que la moitié des « réserves en devises » est gérée par la France, au lieu que la BEAC gère tout. C’est comme si les deux se partageaient en cogestion ces réserves. Cela ne change rien du point de vue de la masse monétaire à l’intérieur de la zoneCFA. La France gagne puisqu’elle peut spéculer avec nos réserves et la seule perte de la BEAC, c’est le fait de ne pouvoir spéculer avec les 50% de réserves gardées par la France. Mais c’est le lieu de lever une manipulation entretenue par les pourfendeurs duCFA, sur des sommes qui résideraient dans le Trésor français alors qu’elles pourraient supposément servir au développement des pays. Pour répondre à cette préoccupation, il suffit de se demander si la Banque Centrale du Ghana peut faire autre chose que spéculer à court terme sur les réserves en devises. Car ces réserves agissent comme un compte à vue : celui qui apporte son cédi pour acheter un bien à l’extérieur doit être servi, car il n’est pas question qu’on lui dise que son argent n’a plus de pouvoir d’importation parce qu’on l’a utilisé à d’autres fins. Les sommes gérées par la France ne sont donc pas un dépôt qu’on pourrait recycler en investissements, mais un compte à vue qu’elle doit payer à la demande des légitimes déposants que sont les citoyens. La conséquence est immédiate : le rapatriement des fonds gérés par la France n’aurait aucune incidence sur l’économie camerounaise, contrairement à ce qu’on raconte. Examinons maintenant les contreparties de la France pour la gestion de ces 50% des devises. D’un côté, la France garantit la convertibilité internationale du CFA, en réalité son identité avec l’Euro dans la Zone. De l’autre côté, il y a la possibilité pour la France de les utiliser. Et elle ne s’est pas privée de le faire : jusqu’aux années 1980, la Zone CFA a toujours été globalement excédentaire et la France en a largement profité. Par exemple, lorsque, dans les années 1970, sous Giscard d’Estaing, la France accumule des retards considérables sur le plan industriel, ces fonds vont lui être d’une grande utilité pour relancer son plan de développement industriel.<br />
Et c’est précisément à cette époque que le Pr TCHUNDJANG écrit son livre. La position de TCHUNDJANG s’appuie sur la structure des systèmes productifs. Le Cameroun, à cette époque, a créé une industrie remarquable, produisant pratiquement tous les biens d’usage courant, en tout ou en partie: habits, ustensiles, jouets, réfrigérateurs, conserves, munitions, vélos, radios, bref l’essentiel des biens utilisés par les Camerounais de cette époque. Le Cameroun n’importait plus que les biens très évolués tels que les véhicules, dont il produisait mêmes quelques pièces détachées (carrosseries, pneus).<br />
C’est à ce moment précisément qu’il fallait sortir du CFA, car le système productif pouvait réagir de manière très favorable à une politique monétaire.</p>
<p><strong>Malheureusement, cela n’a pas été compris.</strong></p>
<p>L’engagement inverse de la France était que si la Zone n’arrivait plus à soutenir ses réserves, elle devait suppléer et soutenir les déficits à travers des emprunts, voire des subventions. La France n’a jamais utilisé cette clause inverse en faveur des pays africains. La seule fois où l’occasion s’est présentée était la crise sévère des années 1980-1990, lorsque les pays, incapables d’équilibrer leurs balances extérieures, ont été conduits par la France en laquelle ils avaient confiance à la dévaluation. Ce qui était la négation même des engagements qu’elle avait pris et dont elle avait bénéficié de la contrepartie.</p>
<p><strong>S’il y avait une occasion de sortir du CFA pour des raisons d’orgueil idéologique, cela en était une, mais cela n’a pas été fait.</strong></p>
<p>Il faut noter qu’au moment où la France se débine traitreusement de ses engagements, elle s’imagine que les pays de la Zone CFA vont retrouver leur situation d’antan, à savoir reconstituer des réserves pour qu’elle en bénéficie comme auparavant. Car, suivant le mécanisme du compte d’opérations, le Franc CFA n’est intéressant pour la France que si la Zone dégage les excédents de réserves en devises qu’elle peut utiliser pour ses politiques ou pour spéculer.<br />
Mais avec le temps, elle se rend compte que cette époque est à jamais révolue : par leur configuration, les pays de la Zone CFA ne pourront plus jamais reconstituer des excédents des devises, ce qui fait poser sur sa tête l’hypothèque permanente de supporter le poids de ces déficits.<br />
Voilà la conclusion à laquelle aboutissent les stratèges français.<br />
Ecartelée entre d’une part, la nostalgie de son empire colonial, et de l’autre, l’incapacité de supporter les contraintes y relatives, la France va alors élaborer une stratégie diabolique : susciter de manière habile et sophistiqué un mouvement qui va conduire les Africains à dénoncer le CFA, lui fournissant ainsi la bonne occasion de s’en débarrasser comme une orange pressée, sans que personne n&rsquo;y voit que du feu.<br />
Et il suffit d’observer le mouvement pour voir la ruse méphistophélique qui se dessine : l’ancien Ministre Kakou Napoupko, qui incarne l’opposition au CFA fait quoi maintenant? C’est un grand expert de la Francophonie, qui reçoit des prix de Bercy. Il occupe un poste d’économiste permanent, disposant d’importantes ressources pour véhiculer son message au sein de la FrancoFolie pardon francophonie ! Il a eu accès aux médias pour distiller un discours fallacieux bien rodé.<br />
Tiens!  Tiens ! Dans les mêmes circonstances, TCHUNDJANG fut assassiné ! Comment comprendre que la France puisse placer un pourfendeur international de ses intérêts à des postes stratégiques, avec des moyens de médiatisation conséquents ? Autrement dit, la Francophonie qui est un instrument de domination de la France utilise ses fonds pour encourager la sortie du CFA !</p>
<p>Kemi Séba un agent de la DGSE spécialiste en manipulation des masses recruté par Agbohou par l&rsquo;entremise de l&rsquo;Afro-escro spécialiste en Afro-business Biyogo pour manipuler l&rsquo;opinion africaine sur la question du CFA en diabolisant le CFA. Sans parler des avantages financiers tirés par Kemi Séba, payé par le front national pour orienter l&rsquo;opinion africaine en faveur des thèses du FN. Et en France, que se passe-t-il ? Une violente levée de boucliers contre le CFA, comme s’ils agissaient sur la base d’un signal mystérieux ! même le front national qui pourtant se trouve aux antipodes des positions officielles est devenu contre le CFA. Marine Le Pen dont le père aimerait jeter une bombe sur l&rsquo;Afrique se retrouve donc au chevet de l&rsquo;Afrique sur la question du CFA.<br />
Le vieux consensus sur la politique de soumission de l’Afrique et le maintien du CFA explose soudainement! Des arguments venant de part et d’autres, tous plus puissants, et pire, souvent financés par les fonds publics français!<br />
Bien plus, l’heure n’est plus à l’assassinat des dirigeants qui ont tenté de combattre le CFA: ceux qui le dénoncent aujourd’hui comme Idris Déby sont très courus, par ces nouveaux amoureux de l’Afrique…<br />
N’avons-nous pas assez d’intelligence pour lire l’esprit du diable vêtue de la toge d’un évêque? A maintes reprises, j’ai mis en évidence les graves limites du CFA, mais cela n’a rien à voir avec l’instrumentalisation dont certains sont victimes. La France a pris acte que les pays africains ne peuvent plus dégager des excédents en devises qu’elle utilisait pour son industrialisation, et elle n’a plus du tout envie de supporter le risque d’être requise pour prendre  en charge les déficits de ces pays.<br />
Il s’agit donc de se débarrasser du CFA, avec intelligence, en utilisant la naïveté du Nègre.<br />
Voilà la vérité ! Ceux qui pourfendent le CFA croient mener un combat ; en réalité, ils sont instrumentalisés !</p>
<p>Dieudonné_ESSOMBA,Président de l’Ecole Africaine de l’Economie Contemporaine</p>
<p>(Institut TCHUNDJANG)</p>
</div>
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		<title>Les tenants et aboutissants du débat sur le débat autour du CFA au Sénégal</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Mar 2017 10:35:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie & Finances]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Franc CFA 71 ans d'histoire contrastée]]></category>
		<category><![CDATA[CFA et Franc]]></category>
		<category><![CDATA[tenants et aboutissants du débat sur le CFA]]></category>
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					<description><![CDATA[Les pays de la Zone Franc en Afrique de l’Ouest,  sont organisés dans « l’Union Economique et Monétaire de l’Ouest Africain » (UEMOA) avec une monnaie commune, le Franc CFA&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les pays de la Zone Franc en Afrique de l’Ouest,  sont organisés dans « l’Union Economique et Monétaire de l’Ouest Africain » (UEMOA) avec une monnaie commune, le Franc CFA qui est   arrimé à l’Euro par une parité fixe, garantie par le dépôt de 50% de leurs réserves extérieures dans un Compté d’Opération  au sein du Trésor Français.<span id="more-12519"></span><br />
Voilà ce que les «  Assises nationales » de 2008 en ont dit :<br />
• « Le Franc Cfa étant rattaché à l’euro par une parité fixe, ses fluctuations par rapport aux autres monnaies dépendent de facteurs totalement exogènes à la réalité des économies de la zone UEMOA à laquelle le Sénégal appartient ;<br />
• Le caractère rigide de cette parité a pour effet de priver l’économie nationale d’un des leviers qui sont utilisés dans d’autres pays pour sauvegarder la compétitivité et, de façon plus générale, les comptes extérieurs ;<br />
• En raison du rattachement du Franc Cfa à une monnaie très forte et compte tenu de la baisse significative des droits de porte enregistrée au Sénégal depuis la dévaluation, il n’est finalement pas surprenant que la balance commerciale sénégalaise enregistre un déficit de plus en plus important ;<br />
• Cette réalité explique en partie les raisons pour lesquelles la part relative du secteur secondaire est en baisse continue dans la constitution du PIB ;<br />
• En tout état de cause, il apparaît qu’il convient à terme de veiller à plus de flexibilité en ce qui concerne le taux de change notamment par le rattachement du Franc Cfa non pas à une monnaie mais à un panier de monnaies qui reflète à la fois les origines et destinations du commerce extérieur mais également la nature des biens et services concerné ;<br />
• Il est enfin recommandé que les travaux en cours et qui concernent la création d’une monnaie ouest africaine fassent l’objet d’une attention particulière. »<br />
Ainsi,   les inconvénients du CFA ont été établis, et les voies pour y remédier, en « veillant à plus de flexibilité en ce qui concerne le taux de change notamment par le rattachement du Franc Cfa non pas à une monnaie mais à un panier de monnaies qui reflète à la fois les origines et destinations du commerce extérieur mais également la nature des biens et services concerné » ; ce qui veut dire : mettre fin à son arrimage à l’Euro, en choisissant   un « panier de monnaies », d’une part, et  en « faisant attention à la création de la monnaie commune africaine », d’autre part.<br />
C’est donc effectivement vers cette direction que regardent ceux qui rejettent la Zone Franc, et que le Pr Kassé  accuse d’avoir   une «approche politique et d’émotion » !<br />
En quoi le Patronat Sénégalais (CNES, UNACOIS), l’organisation paysanne la plus représentative du pays (CNCR), les principales organisations syndicales (CNTS, UNSAS, CSA), et de la société civile (CONGAD, ONDH, Forum Civil) qui ont participé aux « Assises nationales »,  peuvent-ils  être accusés ainsi ?<br />
Mais, faisant partie de ceux qui n’avaient pas voulu  y participer à raison de  leur proximité avec le Président Wade  qui, à l’époque,  considérait que c’était  une «  initiative politique » dirigée contre son régime, il n’est pas étonnant que le Pr Kassé reprenne, aujourd’hui,  la même rengaine contre l’une des Conclusions les plus emblématiques de cette large concertation nationale, dont la portée historique est largement reconnue.!<br />
Et cela, juste  quelques jours  après l’examen du programme de la monnaie unique de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest,  le vendredi 3 février  2017, à Freetown pour   une semaine, afin d’examiner l’état de mise en œuvre du programme de coopération monétaire de la CEDEAO.<br />
Cette rencontre  s’est tenue selon la feuille de route pour le programme d’une monnaie unique de la CEDEAO, qui a été approuvée et adoptée à l’issue de la 24ème réunion du Conseil de convergence des ministres et gouverneurs de la Zone monétaire ouest-africaine (ZMAO),  afin que  l’Union monétaire de la CEDEAO puisse être lancée en 2020,  avec l’établissement de la Banque centrale de la CEDEAO et la mise en circulation de la monnaie unique.<br />
Le Professeur Kassé devrait donc savoir, que les critiques de la Zone Franc, instituée par les accords monétaires entre nos pays et la France, ne visent pas  à créer des « monnaies nationales », contre lesquelles il braque  tous les risques possibles, que même les détracteurs du Franc Cfa ont pris en compte, mais qui, à la différence avec lui,  proposent, à la place du CFA,  une monnaie commune de la CEDEAO conformément aux Conclusions des Assises nationales de 2008.<br />
En effet, les faits ont suffisamment démontré que l’ arrimage à l’Euro du Fr CFA (que partagent l’UEMOA et la « Communauté des Etats de l’Afrique Centrale ») a été un facteur défavorable à la croissance économique de ces pays, relativement aux pays anglophones et lusophones  de l’Afrique subsaharienne, qui ont leurs monnaies propres,  lorsque les cours des matières premières et des produits alimentaires et industriels sont élevés, mais devient favorable,  dès qu’ils  redeviennent  bas.<br />
En atteste,  le Directeur du « Laboratoire de Recherche Economique » de la Banque mondiale (LAREM) qui révèle que le taux de croissance moyen des pays de la Zone franc en Afrique sub-saharienne, a été  de 3,2% entre 2000 et 2009, contre 6,2% pour les pays anglophones , Afrique du SUD exclue.<br />
De  même, lorsque les cours mondiaux se sont effondrés  en 2015 et 2016, l’on  a assisté à l’inverse,   avec un taux de croissance dans l’UEMOA de 6,4% et 6,5%,  contre des taux de 3,1% et 3,2% dans la CEDEAO.<br />
Cependant,  avec le redressement des cours entamé depuis fin 2016,  si cet arrimage continue, les pays de la Zone Franc vont renouer avec la décroissance.<br />
D’où l’accuité de la fin de la Zone Franc, et de celle du respect du calendrier de mise en place de la monnaie commune CEDEAO, pour mettre fin au dépôt obligatoire de 50% de nos réserves extérieures dans un Compte d’opération du Trésor Français, et à l’arrimage à l’Euro.<br />
Les effets négatifs de cet arrimage sur nos capacités de développement économique, ont été bien documentés  dans une Etude de la « Direction de la Prévision et des Etudes Economiques » (DPEE) en 2010 du Ministère de l’Economie et des Finances du Sénégal, pour en arriver à la conclusion sans appel que :<br />
« Le schéma actuel veut que l’UE vende aux pays de l’UEMOA des biens à contenu de travail qualifié, tandis que ceux- ci lui fournissent des biens primaires ou de première transformation ».<br />
Ainsi,  cause du CFA, ceux des pays  qui ne sont pas dotés de matières premières exportables vers l’Europe, comme le Sénégal,  en  sont réduits à être des marchés de consommation pour les produits Européens.<br />
La DPEE en a déduit que «  ce système » exclut «  toute perspective d’axer la croissance des économies de l’UEMOA  sur l’augmentation continue de la valeur ajoutée de leurs « biens primaires » par leur transformation industrielle sur place ».<br />
La DPEE, en mettant en exergue ce qui « bloque » la croissance de notre Economie, en pointant le doigt sur le CFA, fait-elle aussi preuve d’une «  approche politique et émotionnelle » ?<br />
L’exemple ci- dessous,  des rapports commerciaux internationaux du Sénégal avec le monde, illustre amplement l’incohérence, pour les pays importateurs nets vis-à-vis de l’Europe, de leur maintien dans la Zone Franc.<br />
En effet, la  part de l’UE dans nos exportations  a baissé relativement,  en passant de  15,67% en 2011 à 13,25% en 2012,  et à 14,83% en 2013, avant de remonter à  16,3% en 2014, puis à 16,2% en 2015, pour baisser de nouveau à 15,4% en 2016.<br />
La France a vu sa part de marché dans nos exportations,  chuter régulièrement à partir de 2011, avec 4,66% pour tomber à 4,41% en 2012, puis à  4,32% en 2013, et 4,6% en 2014, puis à  4% et 3% en 2015 et 2016 respectivement.<br />
Et ces contre- performances de nos exportations se sont produites  malgré  le désarment tarifaire  dont le Sénégal jouit  en Europe,  en tant que   « Pays Moins Avancé » (PMA), grâce aux Accords de « Tout Sauf les Armes », obtenus au sein de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC).<br />
Par contre, l’Afrique de l’Ouest demeure le principal destinataire de nos exportations avec, depuis 2011, une part croissante qui est passée de  37, 61% en 2011, à 38,58% en 2012, pour atteindre 40,03% en 2013.<br />
Pour nos importations, c’est tout le contraire avec,  l’UE et la France  qui y dominent largement, et l’Asie, dont la Chine notamment, qui les suit de près.<br />
En effet, la part de marché de l’UE est passée de 39,44% en 2011, à 37,83% en 2012, et 41 % en 2013,  puis à 43,5% en 2014, et à 41,2% et 38,8% en 2015 et 2016 respectivement.<br />
Celle de  la France est, respectivement, de  18,09% en 2011, de  16,7% en 2012,  de  17,7% en 2013, de  18,3 % en 2014, puis de 18,1% en 2015, et 17% en 2016.<br />
Pendant que la Chine voit ses parts de marché dans nos importations passer de 8,2% en 2013, à 7,7% en 2014, puis à  10,2% et 10,1%respectivement en 2015 et 2016.<br />
L’Afrique de l’Ouest voit sa part de marché passer de  13,67% en 2011, à 16,29% en 2012, et 14,61% en 2013,  puis 11,7 en 2014, et 11,9% et 12,1% en 2015 et 2016 respectivement.<br />
Ainsi, le solde de la balance commerciale s’est établi   en  2011,  à  -1 777, 0 milliards en 2012, puis  à   -1746,3 milliards FCFA et à  -1764,2 milliards FCFA en 2013,  pour s’établir  à &#8211;  1755 milliards de Fr CFA en 2014, et à  &#8211; 1714 milliards en 2015<br />
Il est géographiquement réparti comme suit :<br />
Pour l’UE,  il a augmenté progressivement  avec  -825, 126 milliards en 2011, puis -970, 205 milliards  en 2012, pour atteindre   -1 046, 123 milliards en 2013, puis  -1088 milliards en 2014, et   -1040 milliards de Fr CFA en 2015.<br />
Avec la France, le solde commercial a aussi  progressé  comme suit :   &#8211; 407, 308 milliards en 2011, puis   &#8211; 429, 270 milliards en 2012, et  -477, 382 milliards en 2013, puis à -483 milliards  en 2014, et &#8211;  495 milliards en 2015.<br />
Ainsi, dans  le déficit de la balance commerciale avec le monde, celui  avec l’Europe et  celui avec la France n’ont  pas cessé d’augmenter dangereusement !<br />
Ce n’est qu’avec l’Afrique de l’Ouest que le solde commercial du Sénégal est positif, fluctuant  de  + 80 ,398 milliards en 2011, à   -20 ,430 milliards en 2012, pour redevenir positif  avec    + 50 ,301 milliards en 2013,  et +148,2 milliards en 2014, puis + 111 milliards en 2015 et+ 145 milliards en 2016.<br />
Cependant, le  fait que le  CFA  soit une monnaie plus forte que les autres monnaies en Afrique et en Asie,  devrait favoriser nos exportations vers la Zone Euro où ils n’encourent aucun risque de change et aucune limitation quantitative ou tarifaire,  pour pouvoir augmenter nos recettes, afin de maximiser ce pouvoir d’achat ainsi obtenu,  en important massivement  d’Afrique et d’Asie.<br />
Mais, c’est le contraire qui se produit, puisque le Sénégal importe principalement d’Europe et exporte principalement en Afrique et en Asie.<br />
Ce paradoxe de l’insertion de notre pays dans l’Economie mondiale résulte du poids qu’occupent les filiales et autres succursales européennes, notamment françaises dans le secteur moderne de notre Economie. Elles représentent 64% de l’effectif des entreprises du secteur moderne.<br />
En effet, l’orientation géographique  aussi paradoxale, de notre Commerce extérieur s’explique à travers la prédominance   de ces filiales et autres succursales d’entreprises Européennes, qui, grâce au CFA, peuvent   s’approvisionnent  prioritairement dans le marché de leurs Maisons mères en Europe,  pour  exporter  principalement dans les marchés de la  Zone Franc, (UEMOA avec 1003 millions d’habitants), et  dans le marché des tous les 15 pays de la CEDEAO de  330 millions d’habitants.<br />
Ainsi, le contrôle du marché de l’UEMOA est-il  stratégique pour ces entreprises dans leur quête de positionnement dans le marché de la CEDEAO,  dans lequel, celui du Nigéria compte pour 170 millions de consommateurs.<br />
La raison d’être de ces entreprises n’est pas de gagner des parts dans le marché européen, malgré le bénéfice du Sénégal, en tant que « PMA » du  « Tout sauf les armes »,  ni dans le marché américain,  malgré l’éligibilité du Sénégal  à « l’ African  Growth pportunity Act » ( AGOA), mais , c’est de promouvoir  l’exportation pour le contrôle prioritaire du marché de l’UEMOA  dans  leur quête du  marché africain, et de la CEDEAO notamment.<br />
D’où la stratégie de la France, appuyée par l’Union Européenne, d’élargir la Zone Franc aux autres pays de la CEDEAO, qui n’a  eu, pour l’heure, que la Guinée Bissau dans son escarcelle.<br />
Mais dans  ce cadre,  leurs ambitions sont limitées par le taux de change relativement élevé du CFA qui  handicape la  compétitivité des exportations sénégalaises vers les pays hors Zone Franc.<br />
En effet, comme l’a rappelé le Pr Kassé,  « Pour que l’indice de compétitivité reste stable, il faut que les coûts nationaux de production des biens échangeables restent proches de ceux des autres pays concurrents, et donc que l’inflation interne reste voisine de celle des pays partenaires. Ce qui signifie, faut-il le rappeler sous une autre forme, que toute hausse des prix internes qui serait supérieure à la hausse des prix internationaux, pondérés par le taux nominal, entraînera une baisse du TCER, c’est-à-dire une surévaluation du taux réel, et donc une perte de compétitivité que l’on corrige de trois manières en terme de politique économique : diminuer le taux nominal, c’est-à-dire dévaluer la monnaie nationale ou baisser les prix domestiques ou encore, augmenter les prix internationaux, par exemple grâce à la production aux frontières ».<br />
Mais, si  le Pr  avait confronté  cette théorie à la réalité de nos échanges extérieurs, il  aurait pris en compte les rapports mensuels et annuels de la DPEE sur la Conjoncture Economique du Pays pour constater, avec nous,   le rôle dépressif du Franc Cfa sur notre compétitivité qui  n’est nullement  conjoncturelle, mais structurelle.<br />
C’est ainsi  qu’en cumul sur l’année 2016,  l’on constate une perte de compétitivité-prix évaluée à 1,0%, reflétant les effets de l’appréciation du franc CFA (+4,1%), amortis par le différentiel d’inflation favorable (-3,1%).<br />
En 2015, avec la dépréciation du Fr Cfa de (- 2,6%), l’on a enregistré un gain de compétitivité de 4,5% avec seulement un différentiel d’inflation favorable de (-1,9%).<br />
En d’autres termes, le Sénégal a tout intérêt à une monnaie moins coûteuse pour faire face à la compétition dans les marchés extérieurs pour ses exportations.<br />
La sur évaluation structurelle du Franc Cfa due à son arrimage à l’Euro avec une parité fixe, a pesé négativement sur notre compétitivité  depuis 2011  comme suit :<br />
Pour 2011, la compétitivité s’est dégradée de 0,5% par rapport à l’année précédente, du fait de l’appréciation de 0,9% du Franc CFA, amoindrie par le différentiel d’inflation favorable de (-0,4%).<br />
En moyenne sur l’année 2012, des gains de compétitivité évalués à 3,6% sont relevés, résultant d’un différentiel d’inflation favorable (-2,4%), conjugué à une dépréciation du franc CFA (-1,2 %).<br />
Par ailleurs, en moyenne sur les douze (12) mois de 2013, la compétitivité de l’économie sénégalaise a connu une baisse évaluée à 1% par rapport à la même période de 2012. Ce regain résulte de l’appréciation du FCFA (+3,8%) vis-à-vis de la monnaie des principaux partenaires amoindri par un différentiel d’inflation favorable (-2,8%).<br />
Des gains de compétitivité évalués à 2,2% sont également relevés, sur l’année 2014, à la faveur d’un différentiel d’inflation favorable (-3,4%), amoindri par l’appréciation du FCFA (+1,2%).<br />
Ainsi, nos gains de compétitivité obtenus  grâce à la maîtrise des couts de nos produits exportables qui nous donnent régulièrement des différentiels d’inflation favorable vis-à-vis des autres pays, sont laminés par notre rattachement à l’Euro. L’obsession  anti-inflationniste dans l’espace Zone Franc s’est donc avérée contre –productive !<br />
En outre,  le maintien du système de la Zone Franc, couplé avec les APE,  va renforcer notre dépendance envers nos fournisseurs, dont le principal est l’Union Européenne, tout en ayant des effets négatifs sur notre croissance et des effets d’aggravation de la pauvreté dans notre pays.<br />
C’est ainsi que l’Etude de 2008  de la DPEE indiquait qu’au Sénégal, les  APE  devraient globalement conduire à une « contraction de l’activité économique, ainsi qu’à  une baisse de la demande de facteurs de production (travail et capital), et de revenu des ménages », ainsi qu’à « des pertes de recettes fiscales » dues aux pertes douanières et de TVA.<br />
Même  si pour nos ménages, la baisse des Droits de Douanes devrait se traduire par une baisse des prix de consommation soutenue par une plus grande compétition entre produits venus d’Europe et produits venus d’Asie et d’Afrique,  ils se heurtent néanmoins à leur baisse de revenu, et à l’aggravation du chômage qui réduisent à néant les gains de pouvoir d’achat espérés par les ménages des couches moyennes et pauvres!<br />
De même,  nos entreprises nationales importatrices, qui  profitent  du taux de change élevé du CFA pour acheter en Afrique et en Asie,  risquent aussi, avec les APE, d’être en position défavorable dans la compétition pour le marché local, entre leurs produits venus d’Asie et d’autres pays d’Afrique hors Zone Franc, et les  mêmes produits venus d’Europe.  Ce qui va remettre en cause leur position acquise dans le secteur des importations grâce au système de la Zone Franc.<br />
Ainsi, autant les exportateurs que les importateurs nationaux,  que les ménages,  n’auront plus d’intérêt à conserver le système de la  Zone  CFA avec l’entrée en vigueur des  APE.<br />
C’est cette nouvelle situation  qui a rendu plus actuelle, la bataille pour la sortie de la Zone Franc,  par l’abrogation des accords monétaires qui lient la France et les pays concernés, et qui fait de la fin de Zone Franc, une question d’intérêt national, et, et non plus d’intérêt sectoriel (les exportateurs nationaux), encore moins de préoccupations  partisanes .<br />
Ainsi, tant pour la croissance de son PIB que pour la compétitivité de ses exportations, le Sénégal, comme le reste des pays de l’UEMOA, à l’exception notoire de la Côte d’Ivoire, a un intérêt vital pour la monnaie commune de la CEDEAO, pour sortir enfin du système de la Zone Franc.<br />
D’où l’ intérêt croissant  que les Etats  de l’Union Européenne, dont la France en première ligne, ont sur l’objectif  de la  CEDEAO  de se doter d’une monnaie unique, et toutes leurs  tentatives pour empêcher, le cas échéant,  qu’elle  ne soit pas indépendante de l’Euro,  afin que cette monnaie commune puisse  continuer de  jouer,  pour leurs entreprises,  le  même rôle que le CFA joue à merveille.<br />
C’est  cela  que certains  Doct-Professeurs d’Economie ont cherché à occulter jusqu’ici,  pour monter aux crénaux dans la défense du maintien du Franc CFA et des accords monétaires qui le soutendent.<br />
Ainsi, tous ces Doct- Professeurs d’Economie,  qui plaident pour le maintien du CFA et de la Zone Franc, travaillent en fait,  pour le compte de ces  Etats et de leurs entrepreneurs.<br />
Pour ce faire, Ils jetteront toutes leurs forces et compétences académiques,  pour semer le doute sur la viabilité d’une monnaie commune de la CEDEAO indépendante.<br />
C’est donc aux patriotes pan africains de relever, de par leur mobilisation dans chaque pays concerné et à l’échelle de la sous-région,  le défi de la réalisation de la monnaie commune CEDEAO en 2020, comme en ont décidé souverainement nos Chefs d’Etat.<br />
Fait à Dakar le 4 Mars 2017.<br />
Ibrahima SENE PIT/SENEGAL</p>
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		<title>L’innovation au Sénégal: Entre capital humain, R&#038;D et technpôle pour bâtir une économie innovante</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Dec 2015 15:54:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Démocratie & Economie Numériques]]></category>
		<category><![CDATA[Economie & Finances]]></category>
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					<description><![CDATA[&#160; &#160; &#160; Au mois de Septembre 2015, le Sénégal a gagné des places dans le classement des pays les plus innovants au monde et se retrouve premier en Afrique&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://thinktank-ipode.org/2015/12/28/linnovation-au-senegal-des-motifs-de-satisfaction-dans-la-mise-en-oeuvre-des-politiques-publiques-du-pse/fatimata-mohamed/" rel="attachment wp-att-12325"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" data-attachment-id="12325" data-permalink="https://thinktank-ipode.org/2015/12/28/linnovation-au-senegal-des-motifs-de-satisfaction-dans-la-mise-en-oeuvre-des-politiques-publiques-du-pse/fatimata-mohamed/" data-orig-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/12/Fatimata-Mohamed.jpg?fit=1500%2C1500&amp;ssl=1" data-orig-size="1500,1500" data-comments-opened="1" data-image-meta="{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}" data-image-title="Fatimata Mohamed" data-image-description="" data-image-caption="" data-large-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/12/Fatimata-Mohamed.jpg?fit=940%2C940&amp;ssl=1" class="alignleft size-thumbnail wp-image-12325" src="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/12/Fatimata-Mohamed.jpg?resize=300%2C300&#038;ssl=1" alt="Fatimata Mohamed" width="300" height="300" srcset="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/12/Fatimata-Mohamed.jpg?resize=300%2C300&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/12/Fatimata-Mohamed.jpg?resize=620%2C620&amp;ssl=1 620w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/12/Fatimata-Mohamed.jpg?resize=940%2C940&amp;ssl=1 940w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/12/Fatimata-Mohamed.jpg?w=1500&amp;ssl=1 1500w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
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<p>Au mois de Septembre 2015, le Sénégal a gagné des places dans le classement des pays les plus innovants au monde et se retrouve premier en Afrique Subsaharienne. Cette progression est une source de satisfaction réelle pour notre pays. Aujourd’hui, l’importance de l’innovation comme stimulateur de développement n’est plus à démontrer, donc ce classement peut nous rassurer sur la trajectoire prise par notre économie. En se fondant sur le GII, General Index Innovation<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>, 2015, le Sénégal totalise 31 points se classant ainsi comme premier en Afrique Sub-Saharienne et  au 84ième au rang mondial. Position tout à fait honorable au vu de notre rang dans l’économie mondiale.</p>
<p><span id="more-12322"></span></p>
<p>Au regard de cette performance, l’on peut considérer que l’action du Président Macky Sall à la tête de l’Etat commencent à donner des résultats satisfaisants dans les domaines de la gouvernance, de l’environnement des affaires et de notre capacité d’innovation dans divers  secteurs.</p>
<p>Notons que l’innovation technologique est facilitée dans un pays par des  innovations politiques, sociales et démocratiques, n’oublions pas que  » la réussite économique africaine est en grande partie due à l&rsquo;avancée de la démocratie sur le continent »<a href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>. Pour le futur le Sénégal peut faire beaucoup mieux dans ce classement pour aller chercher la première place africaine. C’est tout à fait à notre portée. Pour ce faire il faudra analyser et déterminer les domaines dans lesquels nous avons des marges de progression pour renforcer et améliorer nos politiques publiques et notre compétitivité.</p>
<p>Dans ce cadre le domaine de la « recherche et développement » R&amp;D et de son financement devraient faire l’objet d’une implication accrue de l’Etat  tout en veillant à améliorer sensiblement la qualité de l’enseignement supérieur comme le préconisent les 78 recommandations du rapport issu des travaux du Comité de Pilotage de la Concertation Nationale sur l’Avenir de l’Enseignement Supérieur (CNAES)<a href="#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a>. Dans ce rapport « la recherche et l’innovation »  est  l’un des cinq grands axes majeurs.</p>
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<p><strong><u>I &#8211; Des enjeux du financement de la recherche au Sénégal et de la nécessité du renforcement de la qualité de notre enseignement supérieur </u></strong></p>
<p><strong>                            I-a          <u> Education, Recherche et prospérité</u></strong></p>
<p>L’éducation de qualité dispensée de façon durable, est indéniablement un des piliers de développement. Pour ce faire, elle devra se fonder, entre autre, sur la recherche. La recherche se fait de façon publique et privée. <strong>La recherche publique</strong>, fondamentale ou appliquée, fournit un cadre propice aux innovations et au développement d’idées pouvant aboutir à la mise  en place de véritables solutions, applicables et à large échelle. Ainsi, elle permet à terme de résoudre des problèmes à plusieurs niveaux. En effet, les moyens et les effets escomptés de la recherche publique répondent au principe de la mutualisation contrairement à la <strong>recherche privée</strong> qui elle-même est un bénéficiaire de la recherche publique même au sein des économies majeures (France, Etats Unis). Cette dernière est un  autre levier possible de développement, qui permet de répondre à des besoins ou de résoudre des problèmes individuels i.e. ceux des unités de production ou de consommation. Si la recherche dans les établissements supérieurs privés est presque inexistante, celle faite dans les entreprises est comptabilisable. Cependant, les améliorations réalisées ces dernières années sont à poursuivre et à intensifier pour que le Sénégal devienne une économie émergente.</p>
<p>Il est également à noter l’émergence d’une nouvelle forme de recherche privée qui est celle faite au sein des Cercles de Réflexion (Réservoirs d’idées), où de façon volontaire et gratuite, des citoyens réfléchissent sur des problèmes ou des choix cruciaux en vue d’apporter des éclaircissements et des solutions.</p>
<p>Pour que la recherche aboutisse, elle doit être financée.  Le financement de la  recherche est une question réelle pour tous les pays quel que soit leur niveau de développement. Le Sénégal n’est pas en reste.</p>
<p>Les organes de recherche devront intensifier leurs efforts pour trouver des ressources privées additionnelles.  L’effort de financement public de la recherche, sous forme de subventions, de bourses ou de fonds, devrait se poursuivre : estimé à 0,37% du PIB en 2008 par la Banque Mondiale, il est en progression et nous espérons le voir atteindre l’objectif de 1% de 2017. Nous pouvons cependant noter un début de réponse par la mise en place d’actions correctives.</p>
<p>La politique publique a défini les secteurs tels que l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’eau, l’énergie comme prioritaires pour le développement et la lutte contre la pauvreté. Ainsi, des instituts tels que l’ISRA (Institut Sénégalais de Recherche Agricole) l’ITA (Institut des Techniques Alimentaires) contribuent depuis très longtemps au développement agricole et agro-industriel.  La recherche agricole est en pleine expansion avec l’implication de partenaires privés et de multiples type de financement. La résultante sera, nous l’espérons, une réduction de l’insécurité alimentaire. Les innovations réalisées dans ce domaine ont certes contribué à la construction de la capacité innovatrice du Sénégal  si l’on se réfère aux résultats GII.</p>
<p><strong>                         I-b    <u> Lien entre recherche et qualité </u></strong></p>
<p>Le Rapport Général de la CNAES est en soit un bon début de réponse aux problèmes de l’Enseignement et de la Recherche dans la mesure où il dresse un état des lieux et conclut à la formulation de recommandations<a href="#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a>. Ce diagnostic devrait être une première étape dans la démarche stratégique. Pour que le Sénégal maintienne sa place de premier pays d’Afrique Subsaharienne en innovation, il faudra passer à l’étape suivante, i.e. à la mise en œuvre de réformes prioritaires et l’implémentation d’actions d’urgence en vue d’un enseignement de qualité et d’une recherche efficace. Aujourd’hui, la nécessité d’adopter une <strong>démarche qualité</strong>  est une évidence pour la majorité des organes de gouvernance et des établissements d’enseignement supérieur. Les résultats attendus d’un enseignement supérieur de qualité sont considérables, en particulier, un impact positif sur la capacité à innover et à produire des biens et services à haute valeur technologique. Les résultats escomptés d’une recherche efficace se résumeraient à l’amélioration du  niveau de vie des sénégalais. A terme, l’idéal serait de produire le cercle vertueux enseignement supérieur de qualité- recherche efficace pour la résolution des problèmes sociaux-économiques.</p>
<p><strong>          I-c   <u> Quels sont les avantages technologiques source d’innovations au Sénégal ?</u></strong></p>
<p>Une des grandes nouveautés du rapport de classement GII est que « des signes encourageants émergent en Afrique Sub-Saharienne qui comble son retard et dépasse cette année, la zone Asie Centrale et Sud sur trois piliers de l’innovation : les institutions, la maturité de l’environnement des affaires et la production créatrice». Premièrement, le cadre institutionnel totalise un score de 54,3%, soit le meilleur parmi les cinq facteurs considérés pour l’estimation de l’indice. Ceci est la traduction de la capacité du pays à formuler et à implémenter une politique d’ajustement du cadre institutionnel et légal. Citons en exemple, la réforme des institutions<a href="#_ftn5" name="_ftnref5">[5]</a> en cours au Sénégal. L’amélioration de l’indicateur institutionnel, prouve que les reformes ont contribué à une plus grande confiance pour le développement des affaires, la stabilité politique aidant. Une des résultantes de cet état est l’amélioration du marché des capitaux, qui s’est faite de façon significative (estimation en 2015 par le GII)  grâce à l’effet de levier induit par le volume important de prêts accordés  par les organismes de micro-finance<a href="#_ftn6" name="_ftnref6">[6]</a>. La disponibilité des crédits et autres sources de financement contribuent à une augmentation des investissements. Troisièmement, l’Afrique Subsaharienne réalise une progression significative en matière de résultats de l’activité technologique  en dépassant la plupart des pays de la sous-région. C’est également le cas pour notre capacité à recourir aux NTIC pour créer des modèles de gestion et d’organisation. En revanche, il reste beaucoup à faire au niveau de l’investissement en capital humain et dans la recherche : nous accusons un retard par rapport à nos voisins quant au financement de la R&amp;D, la formation dans les domaines scientifiques et technologiques et enfin au niveau de la durée des études. Ces résultats sont  corroborés par plusieurs sources, notamment, par le rapport CNAES et celui de la GII.</p>
<p>Au final, pour l’amélioration de notre capacité innovatrice, il nous faudra passer par la correction de nos points faibles, puis par la mise en œuvre des solutions préconisées par les experts. Ainsi nous continuerons à donner une impulsion à la croissance et au développement par le biais de l’innovation. Ceci n’est pas une utopie. Sur le plan continental, le champion de l’innovation, l’Ile Maurice a déjà fait ses preuves dans ce sens et continue sur sa lancée en investissant dans sa première technopole, le BioPark Mauritius, qui se veut un organe de recherche pointue en biotechnologies d’envergure internationale.</p>
<p><strong><u>II &#8211; La recherche et l’innovation en entreprise : une nécessaire implication de l’Etat et du secteur privé</u></strong></p>
<p>Dans un article consacré à la politique industrielle au Sénégal<a href="#_ftn7" name="_ftnref7">[7]</a> publié par le Think Tank Ipode, les auteurs proposaient :</p>
<ul>
<li>La mise en place d’un « crédit impôt innovation » et d’un « crédit impôt recherche » au Sénégal</li>
<li>La création de clusters<a href="#_ftn8" name="_ftnref8">[8]</a> en suggérant de mettre en synergie l’ADEPME<a href="#_ftn9" name="_ftnref9">[9]</a>, l’ASEPEX<a href="#_ftn10" name="_ftnref10">[10]</a> et la Bourse Nationale de Sous-traitance et de Partenariat pour que ces agences jouent pleinement leur rôle de soutien et de conseil aux entreprises et associations d’entreprises.</li>
<li>L’implication plus accrue de l’Etat dans l’investissement pour la recherche fondamentale mais surtout pour la recherche en entreprise afin d’augmenter la capacité d’innovation du Sénégal. Ceci, selon l’analyse des auteurs, passera nécessairement par l’augmentation de la capacité de conceptualisation et de création de produits innovants pouvant faire l’objet de brevets et de licences.</li>
</ul>
<p>Toutes ces initiatives, mises en œuvre devront permettre de booster l’innovation au Sénégal. Pourquoi cela nous semble-il si important ? Parce que l’innovation est à l’origine du profit dans la théorie économique, du moment qu’elle permet de rendre les produits meilleurs et plus compétitifs sur le marché.  Ainsi le degré d’innovation des économies est un facteur essentiel de l’émergence d’un pays. La recherche et le développement constituent donc un support non négligeable au service de l’innovation à travers du nombre de brevets déposés, de publications. On mesure la vitalité de la recherche et du développement, au nombre de brevets nationaux déposés, annuellement. Sur le continent, seule l’Afrique du Sud est capable de concurrencer les autres pays émergents. Notre ambition est de voir le Sénégal investir le domaine pour en être un acteur important à l’échelle africaine.</p>
<p>Pour la recherche fondamentale nous invitons l’Etat à s’impliquer davantage vu les coûts élevés de celle-ci car la plupart des entreprises ne peuvent financer un département de R&amp;D qui plus est, les résultats n’auront d’impact qu&rsquo;à long terme. Sur ce point l’exemple de la France est intéressant. La plupart des sociétés françaises, ayant un département de R&amp;D, exploitent les découvertes protégées par des brevets ayant été effectuées à des laboratoires universitaires ou des laboratoires publics nationaux du type CNRS. Le Sénégal pourrait s’inspirer de ce modèle en créant des ponts de collaboration entre nos laboratoires et les entreprises surtout dans le domaine scientifique et l’agroalimentaire.</p>
<p>Les enjeux économiques du renforcement de la recherche scientifique au Sénégal sont donc très importants. Le travail devrait essentiellement porter sur la mise au point de procédés de fabrication et de produits, pour une industrialisation et un passage en fabrication. Par exemple, le secteur de l’agriculture qui nécessite aujourd’hui une plus grande motorisation devrait faire l’objet d’un investissement considérable pour la mise au point de machines-outils et d’intrants de qualité. Nous saluons l’action esquissée par le gouvernement déjà entamée dans ce sens. Comme on le note dans le RCSA 2014 (Revue Conjointe du Secteur Agricole) l’équipement du monde rural lors de la campagne 2013/2014 a permis l’acquisition de 16 800 unités (7 000 semoirs, 9 000 houes, 800 charrues) ainsi que des équipements motorisés (50 tracteurs équipés et 185 groupes motopompes). Ces équipements ont été exclusivement destinés aux exploitations familiales. Pour ce qui concerne les équipements motorisés acquis, 100% des tracteurs soit 50 unités ont été livrés aux producteurs du Sud, du bassin arachidier et d’une partie de la vallée et 92,43% des groupes motopompes soit 171 unités ont été cédés aux producteurs de la vallée du fleuve Sénégal. Ceci permettra d’atteindre l’autosuffisance alimentaire du riz et de passer à l’étape d’exportation de masse pour enfin renverser notre balance commerciale et celle des paiements. Et pour pérenniser ces investissements il faudra assurer leur maintenance et stimuler l’innovation dans le domaine de la recherche agricole entre autre.</p>
<p>En définitive, s’il y’a un autre aspect qui caractérise les pays émergents c’est bien l’industrialisation de leurs économies et sur ce point le Sénégal accuse un retard certain auquel il faudra remédier de façon urgente et efficiente.</p>
<p><strong><u>III &#8211; Le rôle de l’innovation technologique en NTIC et l’urgence de la mise en place du volet Offshoring du PSE</u></strong></p>
<p>Remarquons que la plupart des pays africains figurant dans le classement ont nourri et mis en œuvre un ambitieux programme pour le développement des infrastructures et des services technologiques à travers des technopoles de grande valeur ajoutée. On citera  la Tunisie avec le Technopôle d’El Ghazala, le Maroc avec le CasaNearShore Park, l’Ile Maurice avec son BioPark Mauritius et l’Innovation Hub à Silvertone en Afrique du Sud. Le Sénégal en développant son offre d’offshoring, améliorera très sensiblement sa compétitivité dans ce domaine, d’autant plus que, les réformes de l’environnement des affaires sont très appréciées des acteurs du secteur et ont été efficaces comme en atteste notre classement au Doing Business ces dernières années.</p>
<p>A l’île Maurice, le ministre des finances a annoncé la construction de huit «smart cities<a href="#_ftn11" name="_ftnref11">[11]</a>», pour renforcer et conforter leur place de leader. Le chantier de six d’entre elles, dont la phase II d’Azuri, devrait s’ouvrir incessamment. Ces «<em>méga projets</em>» sont, en fait, des technopoles estimés à 120 milliards Rs soit un peu plus de 2000 milliards CFA. Ce qui atteste de la volonté forte des pouvoirs publics mauriciens à faire de leur pays un hub international incontournable en matière d’offshoring.</p>
<p>Cette volonté des pouvoirs publics mauriciens  devrait motiver nos autorités à accélérer le rythme dans la mise à disposition du technopole de Diamniadio qui devrait porter l’essentiel de l’offre offshoring du PSE. Diamniadio devra être conçu dans la volonté d’en faire une « smart city » de rang continental. L’idée n’est pas de reprendre exactement  ce qu’offrent déjà d’autres pays tels que le Maroc, la Tunisie ou l’Ile Maurice, mais d’aller au-delà, en termes d’innovation et de niches de services, ces pays ayant déjà pris une longueur d’avance sur nous sur les activités classiques. Nous devrons surtout explorer le terrain de l&rsquo;expertise en informatique logicielle ou beaucoup reste à faire dans notre continent en s’inspirant de l’expérience indienne qui elle-même est à parfaire. Plus précisément, il faut développer une expertise dans le secteur du développement mobile (Android, Ios, Windows phone). Dans ce domaine le marché est encore fécond, loin d’être saturé et la localisation du développeur n&rsquo;y a aucune importance tant qu&rsquo;il y a une grande capacité d&rsquo;innovation. Aujourd&rsquo;hui il suffit d&rsquo;avoir l&rsquo;étincelle d&rsquo;idée dans les applications mobiles, de pouvoir mener les développements à terme pour avoir un marché de plusieurs millions de clients. Ainsi pour ne pas rester en périphérie, il faudrait aussi préparer davantage nos élèves, étudiants et entrepreneurs dans les domaines des Tics et <strong>à la création de start-up<a href="#_ftn12" name="_ftnref12"><strong>[12]</strong></a></strong>. Par ailleurs, il faudra encourager la création puis le développement des starts-up et des clusters d’entreprises spécialisées dans les systèmes d’information, le digital et le développement à Diamniadio-smart city.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>                    III-a    <u> Les révolutions possibles avec Diamniadio-smart City :</u></strong></p>
<p>Les nouvelles technologies peuvent représenter un gisement potentiel d’emplois et de création de richesse surtout au Sénégal où le secteur des services représente une part importante de l’économie et où la capacité technique de développer de belles entreprises est largement présente.  A titre d’exemple on observe actuellement un peu partout en Afrique une vague d’innovation technologique liée aux domaines du e-banking et du e-health<a href="#_ftn13" name="_ftnref13">[13]</a> qui permettent à des populations auparavant exclues, de réintégrer la sphère des échanges et d’avoir accès à des services essentiels qui induisent un cercle vertueux sur la production globale du pays. Ces avancées sont d’autant plus intéressantes que le secteur des<strong> TICs</strong> par sa plasticité permet aux acteurs de développer des applications spécifiquement conçus pour répondre aux défis africains, certaines de ces innovations pouvant même faire l’objet de « <strong>reverse innovation</strong> <a href="#_ftn14" name="_ftnref14">[14]</a>» prouvant ainsi leur capacité à être exportées ; Cependant pour faire éclore de tels succès la mise en place d’incubateurs regroupant en un seul lieu l’ensemble des ressources nécessaires aux entrepreneurs (ressources techniques, légales, administratives et financières) est une étape nécessaire. <strong>Diamniadio</strong> devrait avoir entre autre, ce rôle dans le dispositif de développement de notre offre offshoring. Un tel environnement par  l’émulation qu’il suscitera sera un atout indéniable pour sécuriser les premières années de nos starts-up avant de permettre aux plus prometteuses d’entre elles d’atteindre la phase de <strong>scale-up</strong> ou elles pourront voler de leurs propres ailes. Une révolution dans nos méthodes de financement est aussi nécessaire pour favoriser la création de « <strong>venture capitalism</strong> ». C’est connu que les investissements dans les starts-up sont bien plus risqués que les investissements traditionnels consentis par les banques commerciales, pourtant avec un retour sur investissement plus élevé pour les starts-up. Les banques commerciales sont donc peu enclines à soutenir les projets des starts-up. Il est donc nécessaire de favoriser légalement et fiscalement la mise en place de fonds de « venture capitalism » dédié aux starts-up des TICs qui ont des modèles de financement en adéquation avec le profil de risque des jeunes pousses ainsi qu’avec leur <strong>timeline spécifique</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>                      III-b   <u> La nécessité d’aller plus vite dans la mise en place de l’offre offshoring du PSE</u></strong></p>
<p>Le pouvoir politique en place semble convaincu de l’importance des enjeux liés au développement d&rsquo;une « offre Sénégal » dans l&rsquo;offshoring des services informatiques et de <strong>BPO</strong><a href="#_ftn15" name="_ftnref15">[15]</a>. Notre pays a un avantage concurrentiel sans conteste dans ce domaine qu&rsquo;il faudra saisir. Cela engendrera des milliers d&#8217;emplois qualifiés. Ce serait une vraie bouffée d’oxygène pour notre politique d&#8217;emplois. Nos pouvoirs publics  semblent avoir la conviction et la volonté de le faire. Seulement la mise en œuvre tarde à se concrétiser. Même si certains signaux nous avaient bien rassurés:</p>
<p>&#8211; l&rsquo;arrivée de l’entreprise d&rsquo;Atos, avec un premier staffing de plus d&rsquo;un millier d&#8217;emplois annoncés par son président Thierry Breton en Janvier 2015.  <u>Pour cette année</u> et à l’horizon 2019 Atos table sur une dizaine de milliers d’emplois créés.</p>
<p>&#8211; La participation de la BAD au volet offshoring à hauteur de 60 milliards de francs pour le parc technologique numérique de Diamniadio<a href="#_ftn16" name="_ftnref16">[16]</a></p>
<p>&#8211; L&rsquo;évocation du « volet Offshoring du PSE » au plus haut niveau de l’Etat<a href="#_ftn17" name="_ftnref17">[17]</a>.</p>
<p>Il serait donc urgent que notre pays accélère la mise en place d’une offre concurrentielle face au remodelage de la carte offshoring mondial. Les études du Think Tank Ipode sur le sujet aussi satisfaisantes qu&rsquo;elles soient ont leurs limites dans le temps car ce secteur très dynamique est sujet à des changements continuels.</p>
<p><strong><u>Conclusion</u></strong></p>
<p>Au final, nous militons pour l’implémentation des différentes recommandations faite le long de cette analyse en vue du renforcement de la place du Sénégal en matière d’innovation en Afrique Subsaharienne. A terme nous pourrions aspirer légitimement à être champion continental. Le Sénégal a encore plusieurs cartes en main pour jouer dans la cour des grands, ceci passera également par d’autres réformes d&rsquo;envergure et la mobilisation de financements considérables pour l’élaboration des éléments clefs du succès de l’activité offshoring. Nous en attendons une plus grande capacité d’innovation et une hausse de l’emploi des jeunes dans notre pays. Sur l’échelle du continent le recul de la corruption et du clientélisme dans la mise en œuvre des politiques publiques, le renforcement de l’état de droit et la prise en compte de la bonne gouvernance sont des facteurs qui fondent notre espoir de voir le continent prendre un nouvel élan vers la prospérité, la paix sociale stable et durable.</p>
<p><strong>Par Mohamed Ly </strong>Ingénieur Miagiste spécialiste en Organisation et en système d’information &#8211; <strong>&amp; </strong></p>
<p><strong>Dr </strong><strong>Fatimata Ly-Baro</strong> &#8211; Docteure en Finance de l&rsquo;Université Paris-Dauphine<br />
Experte en Intelligence Stratégique et Assurance Qualité</p>
<p><strong>Pour le Think Tank Ipode</strong></p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Ce classement Global Index Innovation 2015, GII, est réalisé conjointement par l’Université Cornell, l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) et L’INSEAD. Il passe en revue 141 économies du monde entier, en se fondant sur 79 indicateurs de la capacité d’innovation d’un pays, dont la valorisation du capital humain, l’investissement dans la recherche, le perfectionnement des entreprises et les résultats dans le domaine de la création. Le Sénégal occupe le 6ème rang à l’échelle africaine devant le Botswana et le Kenya et derrière L’Île Maurice, qui  occupe le 1er rang à l’échelle africaine suivie de L’Afrique du Sud, des Seychelles, de la Tunisie et du Maroc.</p>
<p><a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> Extrait de l’entretien de Mokhtar Diop vice-président pour l’Afrique de la Banque Mondiale au journal Libération : http://www.liberation.fr/evenements-libe/2015/10/05/l-afrique-peut-aller-plus-loin-et-plus-haut_1397786</p>
<p><a href="#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> Ces travaux ont été dirigés par le Professeur Souleymane Bachir Diagne.</p>
<p><a href="#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> Le Rapport General de la CNAES fait un état des lieux et conclut sur 78 recommandations, dont 15 spécifiques à la recherche.</p>
<p><a href="#_ftnref5" name="_ftn5">[5]</a> Réforme des institutions à laquelle le Think Thank IPODE a contribué en publiant une note reprenant ses 35 propositions</p>
<p><a href="#_ftnref6" name="_ftn6">[6]</a> Sur ce dernier point, le Sénégal dépasse d’au moins de 10 points la moyenne sous régionale.</p>
<p><a href="#_ftnref7" name="_ftn7">[7]</a> Article intitulé : «Sénégal : Pour une nouvelle politique de développement industriel innovant » https://thinktank-ipode.org/2013/10/21/senegal-pour-une-nouvelle-politique-de-developpement-industriel-innovant/</p>
<p><a href="#_ftnref8" name="_ftn8">[8]</a> Le cluster est un ensemble de décideurs qui créent et entretiennent un système relationnel leur permettant d’augmenter leurs opportunités d’affaires et de croissance. L’intérêt premier du cluster est de détecter dans son environnement les facteurs favorisant sa croissance</p>
<p><a href="#_ftnref9" name="_ftn9">[9]</a> Agence de Développement et d’Encadrement des Petites et Moyennes Entreprises</p>
<p><a href="#_ftnref10" name="_ftn10">[10]</a> Agence Sénégalaise de Promotion des Exportations</p>
<p><a href="#_ftnref11" name="_ftn11">[11]</a> Wikipédia définit une ‘smart city’ comme une ville utilisant les technologies de l&rsquo;information et de la communication (TIC) pour « améliorer » la qualité des services urbains ou encore réduire ses coûts. Ce concept émergent — dont les acceptions sont mouvantes en français — désigne un type de développement urbain apte à répondre à l&rsquo;évolution ou l&rsquo;émergence des besoins des institutions, des entreprises et des citoyens, tant sur le plan économique, social, qu&rsquo;environnemental.</p>
<p><a href="#_ftnref12" name="_ftn12">[12]</a> Jeune entreprise innovante, dans le secteur des nouvelles technologies appelée aussi jeune pousse.</p>
<p>Les starts-up sont particulièrement représentatives de la « nouvelle économie », dont l&rsquo;essor va de pair avec celui de l&rsquo;Internet. La pérennité et la croissance de ces firmes étant encore aléatoires, elles bénéficient de sources de financement spécifiques. Ce sont des sociétés de capital-risque qui collectent les fonds nécessaires au développement de l&rsquo;entreprise ; elles sont associées à sa gestion et se rémunèrent quand elle a atteint sa maturité</p>
<p><a href="#_ftnref13" name="_ftn13">[13]</a> Ensemble des technologies de l&rsquo;information et de la communication (TIC) appliquées à la santé</p>
<p><a href="#_ftnref14" name="_ftn14">[14]</a> Ce terme désigne les conceptions faites dans les pays émergents par des équipes locales,  initialement pour répondre à des besoins locaux et qui s’inversent pour être produits et adaptés ensuite aux pays riches.</p>
<p><a href="#_ftnref15" name="_ftn15">[15]</a> Business Process Outsourcing : Selon l’EOA (European Outsourcing Association), le BPO (Business Process Outsourcing) peut être défini comme la délégation d’un ou plusieurs domaines d’activités, fonctions ou processus de l’entreprise à un fournisseur extérieur et indépendant de son client</p>
<p><a href="#_ftnref16" name="_ftn16">[16]</a> Annonce faite par le ministre des télécommunications en Décembre 2014.</p>
<p><a href="#_ftnref17" name="_ftn17">[17]</a> Bien qu’il n’y ait aucune littérature publique sur le volet offshoring  dans les documents officiels du PSE.</p>

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		<title>Afrique &#8211; Franc CFA: 71 ans d&#8217;histoire contrastée avec Mohamed LY Président du think tank Ipode</title>
		<link>https://thinktank-ipode.org/2016/11/29/afrique-franc-cfa-71-ans-dhistoire-contrastee-avec-mohamed-ly-president-du-think-tank-ipode/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Nov 2016 08:33:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Audio-video]]></category>
		<category><![CDATA[Economie & Finances]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Franc CFA 71 ans d'histoire contrastée]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed ly debat CFA]]></category>
		<category><![CDATA[Think tank ipode CFA]]></category>
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					<description><![CDATA[Cliquez ici: Afrique : Franc CFA, 71 ans d&#8217;histoire contrastée Chers amis, Vous trouverez ici l&#8217;intervention sur le franc CFA sur la chaine africaine Africa24. La principale idée était de dire:&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=awFfwiKhtis&amp;feature=share" target="_blank" rel="noopener">Cliquez ici: Afrique : Franc CFA, 71 ans d&rsquo;histoire contrastée</a></p>
<p>Chers amis,</p>
<p>Vous trouverez ici l&rsquo;intervention sur le franc CFA sur la chaine africaine Africa24.</p>
<p>La principale idée était de dire:</p>
<div class="text_exposed_show">
<ul>
<li>Il faut continuer à travailler sur la création d&rsquo;une monnaie commune à l&rsquo;Afrique de l&rsquo;ouest, espace UEMOA, pour passer ensuite à l’étape de monnaie africaine.</li>
<li>Il ne faut pas brûler les étapes en voulant rompre avec le franc pour de mauvaises raisons: attitude juvénile anti-français. et que l&rsquo;urgence était à la consolidation de nos économies d&rsquo;abord. Des économies avec des fondamentaux solides.</li>
<li>Il urge que les 2 francs sont convertibels directement entre eux.</li>
<li>Il ne faut pas sous estimer l&rsquo;apport du franc sur le CFA lors des crises majeures qu&rsquo;a connu l&rsquo;UEMOA, comme au moment de la crise ivoirienne. ==&gt; stabilité politique et économique de la zone.</li>
<li>Et un point non négligeable: la maitrise de l&rsquo;inflation autour de 2%.</li>
<li>Les point des détracteurs du CFA qui demande le cyclage pour une 2e fois de nos réserves de change est incompréhensible car économiquement c&rsquo;est un non sens.</li>
</ul>
<p>En résumé, il faut sortir du franc CFA de façon sérieuse, et ne pas en faire une aventure anti-francaise de déconstruction coloniale uniquement, mais que cette sortie  soit un processus construit, maitrisé et qui débauche sur une monnaie forte de l&rsquo;Afrique de &lsquo;Ouest. Une monnaie commune qui sera au moins partagée par les pays qui partagent le CFA et aller sereinement vers une monnaie africaine.</p>
</div>
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		<title>Le Sénégal face aux défis de l&#8217;intégration sous régionale: faut il s&#8217;inspirer du Venezuela ?</title>
		<link>https://thinktank-ipode.org/2016/07/19/le-senegal-face-aux-defis-de-lintegration-sous-regionale-faut-il-sinspirer-du-venezuela/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Jul 2016 18:42:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie & Finances]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[défis de l'intégration sous régionale]]></category>
		<category><![CDATA[Ibrahima Sene]]></category>
		<category><![CDATA[senegal et venezuela integration sous regionale]]></category>
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					<description><![CDATA[Les pièges des dérives de l’Étatisation de nos Économies. Le Sénégal est un pays membre de « l&#8217;Union Économique et Monétaire Ouest Africaine » (UEMOA), groupant huit pays anciennement colonisés par la&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les pièges des dérives de l’Étatisation de nos Économies.</p>
<p>Le Sénégal est un pays membre de « l&rsquo;Union Économique et Monétaire Ouest Africaine » (UEMOA), groupant huit pays anciennement colonisés par la France qui continuent de leur être liée par des Accords de coopération économique, financière et militaire des leur accession à l&rsquo;Indépendance nationale en 1960. Le Sénégal est la deuxième Économie après la Cote d&rsquo;Ivoire dans ce regroupement sous régional. Ensuite, depuis 1975, le Senegal, est, avec 15 autres États dont les Huit membres de l&rsquo;UEMOA, partie intégrante d&rsquo;un regroupement sous régional plus vaste avec 300 millions de consommateurs, que constitue la « Communauté Économique des États de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest » (CEDEAO) dont il est la quatrième Économie derrière le Nigeria, la Cote d&rsquo;Ivoire et le Ghana.</p>
<p><span id="more-12421"></span></p>
<p>Les accords économique, monétaire et militaire qui lient le Senegal a la France, au sein de l »UEMOA, sont devenus des obstacles majeurs non seulement au développement économique et social du Senegal pour sortir de la dépendance et la pauvreté, mais le sont aussi pour son intégration réelle dans la CEDEAO, dont il est la principale entrée stratégique de côté de l&rsquo;Atlantique, étant donnée sa position géostratégique dans le Golfe de Guinée.<br />
En effet, avec ces Accords, le Senegal est obligé de déposer dans un Compte d&rsquo;Opération au sein du Trésor Public de la France a Paris, 50% de ses Avoirs extérieurs, au même titre que les sept autres membres de l&rsquo;UEMOA, pour servir de garantie à la convertibilité de leur monnaie commune le Franc CFA qui est arrimé à l&rsquo;Euro par une parité fixe.<br />
De cette manière, le Senegal dispose d&rsquo;une monnaie stable et forte par rapport au dollar et au Yen, qui érode sa compétitivité internationale, et le soumet aux contraintes économiques et financières de la France et de l&rsquo;Union Européenne.<br />
Cette situation aurait dû permettre au Senegal d&rsquo;exporter principalement en France et dans l&rsquo;Union Européenne puisqu&rsquo;il n. Pas de  » risque de change » , ni de limitation tarifaire du fait de sa situation de PMA qui lui fait bénéficier des avantages liés à l » Accord tout sauf les armes », qui ouvrent le marché de l&rsquo;UE a tous des pays, sans contraintes tarifaires ni quantitatives.<br />
Mais dans les faits, le Senegal exporte plus dans la CEDEAO et vers l&rsquo;Asie, que vers la France et le l&rsquo;UE, et paradoxalement, importe plus de la France et de l&rsquo;UE.<br />
Cette insertion économique paradoxale du Senegal dans le monde, ou, il exporte la ou il a des contraintes de compétitivité prix (CEDEAO et Asie), et importe plus d&rsquo;où c&rsquo;est plus cher ( de France et de l&rsquo;UE) est le résultat de deux tarés historiques qu&rsquo;il traîne jusqu&rsquo;ici, que sont les accords économiques et monétaires qui le lient à la France, et la prépondérance des entreprises Françaises et Européennes, dans le secteur moderne de l&rsquo;Economie du pays.<br />
Ces Entreprises qui sont le plus souvent des filiales ou succursales d&rsquo;Entreprises mères situées en France et dans l&rsquo;UE, importent directement de leurs maisons mères, et vendent prioritairement dans le marché national Senegal et sous sous régional (UEMOA et CEDEAO).<br />
C&rsquo;est donc tout le contraire de ce que l&rsquo;intérêt national du Senegal attend des entreprises installées au pays, qui devraient exporter vers l&rsquo;Europe en cherchant à y gagner des parts croissantes de marche, et importer plus de la CEDEAO et d&rsquo;Asie grâce à son pouvoir d&rsquo;achat élevé que lui confère son arrimage a l&rsquo;Euro.<br />
D&rsquo; ou l&rsquo;impérieuse nécessité pour le Senegal de r émettre en cause, à la fois ses accords économiques et monétaires avec la France, et la place prépondérante des Entreprises Françaises et Européennes dans notre Économie.<br />
D&rsquo;ailleurs, à cause des retards pris dans cette voie de recouvrement de notre souveraineté économique, que l&rsquo;éligibilité du Senegal aux opportunités d&rsquo;exportation offertes par les USA dans le cadre de  » l&rsquo; African Growth, Opportunity Act » ( AGOA) n&rsquo;a eu aucun impact sur les exportations du Senegal, puisque les secteurs concernés sont sous le contrôle d&rsquo;entreprises Françaises qui préfèrent exporter ailleurs qu&rsquo;aux USA.<br />
Cette dépendance du Senegal qui bloque ses perspectives et opportunités de développent et qui entrave le processus de son intégration dans la CEDEAO, va s&rsquo;accentuer avec le nouvel accord de Partenariat que l&rsquo;UE veut faire adopter aux pays Africains, donne  » Accors de Partenariat Économique  » ( APE) qui va complètement ouvrir a 75% notre marche sous régional de la CEDEAO de trois cent millions de consommateurs aux produits Européens sans aune contrainte tarifaire ni de contingentements.<br />
Face à ces perspectives, la CEDEAO devrait relever ces défis au succès de son intégration, par une politique tarifaire commune qui est adoptée, mais qui tarde a être ratifiée. Par 9 pays 15 membres, et l&rsquo;avènement de sa monnaie commune en 2020, pour permettre aux pays de l&rsquo;UEMOA, comme le Senegal, de sortir leurs 50% d&rsquo;avoirs extérieurs du Compte d&rsquo; Opération du Trésor public de la France, et sortir de l&rsquo;Euro.<br />
C&rsquo;est dans ce cadre, que le Senegal a découvert d&rsquo;importants gisements de pétrole et de gaz, qui pourraient servir à renforcer le processus d&rsquo;intégration sous régionale dans le cadre de la CEDEAO, en utilisant une partie de ces ressources à cette fin, que l&rsquo;on a attendu en vain du Nigeria, qui aurait pu suivre l&rsquo;exemple de politique Bolivarienne d&rsquo;intégration en Amérique Latine.<br />
Mais le secteur pétrolier Nigérian a produit de puissants bureaucrates qui se sont enrichis par la corruption et les détournements, au détriment du développement économique et social de leur peuple, et de l&rsquo;intégration sous régionale, qui est la seule perspectives pour sortir solidairement les peuples d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, de la dépendance et de la pauvreté.<br />
Les Nigérians ont été incapables de bâtir un puissant secteur public autour de l&rsquo;énergie, pour contribuer à réaliser les aspirations des peuples d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest au développement et à la souveraineté sur leur destin, que le potentiel économique, et de ressources humaines dont dispose leur pays les prédisposent.<br />
Les dérives « d&rsquo;Etatisation » du secteur pétrolier leur a été fatales au point de créer une situation d&rsquo;instabilité et d&rsquo;insécurité, qu&rsquo;exploitent sur aujourd&rsquo;hui, les grands groupes pétroliers et leurs alliés politiques au Nigeria pour tenter sa partition au Nord, par le djihadisme avec Boko Haram, comme instrument.<br />
Un Nigeria déstabilise et démantelé signifierait rejeter aux calendes grecques, le rêve de plus de 50 ans, d&rsquo;intégration sous régionale dans le cadre de la CEDEAO.<br />
Dans ce cadre, le Senegal, avec l&rsquo;expérience Bolivarienne d&rsquo;intégration pourrait il prendre le relais du Nigeria?<br />
C&rsquo;est à cet égard, qu&rsquo;il s&rsquo;est avéré nécessaire de prendre en compte les développements récents dans l&rsquo;édification d&rsquo;un secteur public puissant dans une perspective de liberation économique et sociale des peuples.<br />
Le Brésil, sous la direction du Parti des Travailleurs, et l&rsquo;Argentine, sous la direction du Parti des Khrusner, viennent de donner au monde, l&rsquo;illustration la plus récente de cette tragédie, qui brise les rêves des partisans de la  » transformation sociale » de nos économies pour le développement, à travers l&rsquo;édification d&rsquo;un puissant secteur public dans les domaines stratégiques de leur Économie nationale.<br />
En effet, n&rsquo;ayant pas tiré suffisamment de leçons de la chute du Parti Communiste de l&rsquo;Union soviétique, qui a brisé, non seulement cet État, mais aussi tout le camp socialiste d&rsquo;Europe de l&rsquo;Est, la gauche de transformation sociale au Brésil et en Argentine, a reproduit les pratiques de nationalisation des secteurs stratégiques de leurs économies, pour mettre fin à leur exploitation par les Multinationales et leurs alliés locaux, et s&rsquo;y appuyer pour transformer leur société.<br />
Mais elle a appris à ses dépends, que la Nationalisation d&rsquo;un secteur stratégique de l&rsquo;Economie n&rsquo;est pas une mesure exclusivement socialiste, ni une fin en soi, mais seulement une  » phase de transition » qui peut retourner au Capital privé, le secteur ainsi nationalisé.<br />
C&rsquo;est ainsi que les libéraux et les sociaux démocrates en usent pour sauver un secteur stratégique d&rsquo;une faillite certaine, pour le préparer à une nouvelle privatisation au bénéfice du grand capital.<br />
De même, dans le cadre du Socialisme, la Nationalisation d&rsquo;un secteur prépare la voie à « sa socialisation  » au profit des travailleurs et autres acteurs sociaux regroupés en  » association  » de producteurs et de consommateurs dans la perspective de la construction d&rsquo;une Société Communiste.<br />
Malheureusement, avec Staline, la Nationalisation a été considérée comme une fin en soi, et n&rsquo;a produit, au fil des ans, qu&rsquo;une bureaucratie d&rsquo;Etat, coupée des travailleurs et des populations, qui, de guerre lassés par des discours qui jurent d&rsquo;avec leurs réalités quotidiennes, ont fin par servir de terreau a la contre révolution qui a redistribué les secteurs clefs de l&rsquo;Economie a ceux qui se sont enrichis par la corruption et les détournements, dans la gestion des secteurs nationalisés.<br />
Le Parti des Travailleurs du Brésil, vient d&rsquo;en faire les frais, devant un peuple désabusé par la prédation de ses ressources dans le secteur nationalise a l&rsquo;image de Petrobas.<br />
De même en Argentine, c&rsquo;est au nom de la lutte contre la corruption et les détournements dans le secteur nationalise, que le Khusnerisme a perdu démocratiquement le pouvoir à travers l&rsquo;expression libre et transparente du suffrage du peuple Argentin.<br />
Ces deux piliers de l&rsquo;intégration économique des peuples d&rsquo;Amérique, viennent ainsi remettre en cause cet acquis historique de la Révolution Bolivarienne du Venezuela qui balisait la voie aux peuple d&rsquo;Afrique en quête de leur souveraineté par l&rsquo;intégration sous régionale et régionale.<br />
Dans ces deux pays, comme en URSS, les travailleurs et le peuple se sont totalement désolidarisés de ceux en qui, ils avaient fondé leur espoir de recouvrer leur souveraineté sur leur destin.<br />
C&rsquo;est le même scénario qui se dessine avec le Venezuela, si le pouvoir bolívarien ne se réconcilie pas rapidement avec les travailleurs des secteurs nationalisés, en ouvrant des perspectives réelles de leur socialisation, seule en mesure de briser la Bureaucratie d&rsquo;Etat qui prospère et qui se coupent d&rsquo;eux.<br />
De même, pour faire face efficacement au sabotage économique qu&rsquo;entreprend le secteur privé par des rétentions de stocks et/ou de facteurs de production et / ou de détournement de marchandises, il ne suffit pas de recourir à des sanctions judiciaires et/ ou à des interventions de forces de l&rsquo;ordre.<br />
Il s&rsquo;avère nécessaire de se rappeler Lénine qui était confronte à ce genre de sabotage au lendemain de la Révolution d&rsquo;Octobre.<br />
A la place de les nationaliser comme Trotsky et autres l&rsquo;exigeaient, Lénine avait pris un Décret pour instaurer le  » contrôle ouvrier sur la production et le commerce des marchandises » en y impliquant les syndicats.<br />
C&rsquo;est de cette manière qu&rsquo;il a fait éviter au pouvoir nouveau né des Soviets, de tomber par la contre révolution, qui a dû recourir à la lutte armée, après l&rsquo;échec de leur arme économique sous forme de sabotage,<br />
Le pouvoir bolívarien a intérêt d&rsquo;impliquer de cette manière les syndicats dans les entreprises privées , les grandes surfaces commerciales et dans les banques privées et les assurances, pour mettre en échec le recours au sabotage économique comme arme contre révolutionnaire pour l&rsquo;abattre.<br />
L&rsquo;exemple des travailleurs, dûment saluer par le Président Maduro, d&rsquo;une grande entreprise privée de production des papiers hygiéniques, qui ont pris en charge le destin de celle ci pour mettre en échec, au projet du Propriétaire de sa liquidation dans le cadre du sabotage économique organise par le patronat appuyé par les USA, ouvre la voie à la prise d&rsquo;un tel degré Décret.<br />
En Afrique, c&rsquo;est aussi a cette dérive de l&rsquo;Etatisation que nous assistons en Angola et au Congo Brazaville, ou les secteurs nationalisés ont produit cette même caste de Bureaucrates, prête, le cas échéant à tout restituer au grand capital, en contrepartie de leur recyclage dans les affaires sous son coaching.<br />
La Nationalisation comme une fin en soi, est dont le fossoyeur des aspirations de transformation sociale de nos peuples, avec à leur tête les travailleurs de ces secteurs  » étatisés ».<br />
Au Sénégal, des entreprises publiques telles que la Senelec, la SAR, la Sonatel, La Poste, l&rsquo;ex Suneor, et la Sodefitex, sont matures pour » leur socialisation  » en créant dans chacun de ces secteurs, un puissant  » Cartel » regroupant l&rsquo;Etat, les Travailleurs et les autres partenaires nationaux, pour briser le syndrome de l&rsquo; auto production et de la reproduction de cette puissante Bureaucratie d&rsquo;Etat que l&rsquo;on peine à enrayer par des procédures exclusivement judiciaires.<br />
Un grand  » Cartel » dans le secteur de l&rsquo;énergie regroupant, électricité, Gaz et pétrole, ( Senelec, SAR, Aser), entre l&rsquo;Etat, les travailleurs, les transporteurs d&rsquo;hydrocarbures, et les distributeurs nationaux dans ces sous secteurs, permettrait une meilleure appropriation de nos nouveaux gisements au bénéfice de notre peuple.<br />
De même un puissant « Cartel » dans les télécom permettrait à la Sonatel, associée aux petites et moyennes entreprises de ce secteur, de mieux s&rsquo;affermir dans notre sous région, au plus grand bénéfice de notre peuple.<br />
C&rsquo;est autour de la Défense de ce « secteur public socialise  » qu&rsquo;il faut mener la lutte contre la ratification des APE, pour la ratification générale du TEC pour les 9 pays restants, et l&rsquo;avènement de la monnaie commune de la CEDEAO en 2020, pour mettre fin à la Zone Franc.<br />
Autrement, le régime de BBY actuel n&rsquo;échappera pas au syndrome des secteurs nationalisés qui, partout ailleurs dans le monde, sont les porteurs des fossoyeurs de ces genres de régime cherchant à assumer la souveraineté économique de leurs peuples.<br />
Le secteur public dans les domaines stratégiques de nos États devraient donc être transformé par la  » Socialisation », de  » tendon d&rsquo;Achille » de nos Révolutions nationales, en « moteur » pour la réalisation de leur aspiration à l&rsquo;indépendance et a l&rsquo;intégration sous régionale et nationale, pour assumer leur destin parmi les Nations du monde.<br />
Mais pour parer aux réactions éventuelles du privé par un sabotage économique organise pour torpiller ce projet de reprise de nos souveraineté économique et politique, et barrer la route a la confiscation de ce nouveau pouvoir par une nouvelle caste de bureaucrates, il est nécessaire de l&rsquo;accompagner par l&rsquo;institution d&rsquo;un  » contrôle ouvrier / salarié » dans les entreprises, commerce de Grandes surfaces, Banques et Assurances, et le  » contrôle citoyen » sur les institutions locales et nationales.<br />
Il n&rsquo;y a pas de fatalité a faire du secteur public le monstre qui dévore ses enfants, et ruine l&rsquo;espoir des peuples a sortir de la misère, de l&rsquo;exploitation, de la spoliation, et de la dépendance.<br />
Ibrahima Sene PIT/Sénégal/CDS.</p>
<p>Fait à Caracas, le 13 juillet 2016</p>
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		<title>Le code des Marchés publics au Sénégal : entre incertitude, recherche d&#8217;efficacité et de célérité</title>
		<link>https://thinktank-ipode.org/2016/07/22/le-code-des-marches-publics-au-senegal-entre-incertitude-recherche-defficacite-et-de-celerite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Jul 2016 09:12:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie & Finances]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernance]]></category>
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		<category><![CDATA[Reforme de l’Etat]]></category>
		<category><![CDATA[CMP senegal]]></category>
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					<description><![CDATA[Le secrétaire d’État en charge du suivi du Pudc (Programme d’urgence de développement communautaire), Souleymane Jules Diop trouve que les normes de passation des marchés publics ne sont pas faciles&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le secrétaire d’État en charge du suivi du Pudc (Programme d’urgence de développement communautaire), Souleymane Jules Diop trouve que les normes de passation des marchés publics ne sont pas faciles à suivre. « Je ne parle pas pour critiquer, mais nous avons un Code des marchés qui pose beaucoup de contraintes, mais surtout de temps et de délai<span id="more-12435"></span>. C’est réel », ainsi s&rsquo;exprime-t-il dans L’Observateur de ce mercredi 20 Juillet 2016. Selon le secrétaire d’État en charge du suivi du Pudc ces « contraintes » font que, dans la mise en œuvre des politiques publiques, surtout dans les zones rurales, les ministères semblent moins efficaces que le Pudc, qui est libéré du Code des marchés et soumis « aux mêmes règles de rigueur » du Pnud (Programme des Nations Unies pour le Développement).</p>
<p>Le secrétaire d&rsquo;Etat Souleymane Jules Diop se défend de faire de la critique facile, mais n&rsquo;offre pas de solutions pour remédier à ces problèmes qu&rsquo;il soulève dans sa sortie. Il nous semble néanmoins inopportun de discréditer notre Code des Marchés Publics (CMP) qui a été une réforme qui nous a encore mieux encrée dans les grands standards de la bonne gouvernance. Il est souvent arrivé d’avoir des sorties au sommet de l’Etat pour mettre en cause le CMP.  On est tenté de dire que ces sorties récurrentes contre le Code des Marchés Publics de notre pays sont malheureuses car elles peuvent être perçues comme un argumentaire pour justifier certaines velléités de contournement des procédures qui, somme toute, permettent de préserver nos deniers publics dans des processus de passation des marchés publics dans la transparence et l&rsquo;équité entre les opérateurs économiques. L’argument souvent avancé est la recherche d’efficacité pour l’exécution des programmes de développent du Président de la République à travers le PSE notamment. Mais ces contournements pourraient être des sources de détournements de l&rsquo;argent public et de scandales comme on en a connu dans un passé récent. Le code des Marchés Publics comme le code des impôts, celui de la route, des investissements ou du travail pose des contraintes qui ne sont pas faites pour engendrer de l’inefficacité mais au contraire. Ils doivent être perçus comme des outils juridiques de transparence et de réglementation d’un secteur. Tous les codes des marchés publics cherchent à établir un compromis raisonnable entre efficacité, rapidité et rigueur (lutte contre l&rsquo;arbitraire et la corruption). Cet exercice doit être de rigueur à tout moment dans l’amélioration du code.</p>
<p>Précisons d&rsquo;abord que les passations des marchés du PUDC sont soumises aussi aux exigences du Code des Marchés du PNUD (cf. General Principles, Definition and Overview of Standard Procurement Methods) et les exigences de cette dernière ne  sont pas moins contraignantes que notre Code des Marchés publics  ou celui de la Banque Mondiale etc. donc on peut affirmer que le problème de l’inefficacité des exécutions des programmes  au niveau des ministères n’est pas lié au code mais aux pratiques des autorités contractantes et à la mise en œuvre du code par les différents acteurs. Le Pudc excelle dans la mise en place d&rsquo;infrastructures mais ne prend pas en charge leurs maintenances qui pourraient coûter plus cher surtout pour certaines de ces infrastructures. Une réflexion est à mener à ce niveau. Comme cela se fait dans les pays de l’OCDE pour les maintenances des infrastructures qui sont en train d’être réalisées. C&rsquo;est là qu&rsquo;il est intéressant de faire intervenir les Partenariats Publics Privés (PPP). Il faudrait peut-être raccrocher au Pudc l’entretien et la maintenance des infrastructures sous forme PPP, au-delà de la réalisation qui est déjà prise en charge et dont le taux d’exécution nous satisfait.</p>
<p>Le code des marchés publics en vigueur est un décret. Il a été mis en place par le Président Macky Sall suite à un débat riche qui a duré plus de deux années. Dans le cadre de ce  débat qui a précédé cette réforme de 2014, le Think Tank Ipode (Innovations Politiques et Démocratiques) avait produit deux articles pour diagnostiquer l’ancien code de 2011 et nous avions formulé 8 recommandations phares.</p>
<p>Notre code a été donc mis en place par la volonté du Président Macky Sall qui a voulu réformer le CMP par souci d&rsquo;efficacité des procédures de passation des marchés publics. C&rsquo;est le décret 2014-1212 du 22 septembre 2014 modifiant le décret n°2011-04 du 06 Janvier 2011. Dans ce décret 2014-1212 le Président a eu la volonté affichée d’intégrer dans le code sa détermination d&rsquo;allier célérité dans la procédure de passation et respect de la réglementation qui encadre la commande publique. Le décret du Président de la République a eu comme principal objectif de mettre l&rsquo;accent sur la réduction des délais, l’allègement des procédures et la responsabilisation des autorités contractantes à travers, notamment, le relèvement des seuils d&rsquo;application des procédures du code des marchés publics, avec toujours comme principes directeurs le libre accès à la commande publique, l&rsquo;égalité de traitement des candidats et l&rsquo;économie.</p>
<p>Le secrétaire d’État en charge du suivi du Pudc dans une démarche incongrue, soulève une question intéressante qui est par ailleurs une invite au  Président Macky Sall soit d&rsquo;aller plus loin dans sa réforme du CMP en l’améliorant davantage soit à se pencher sur un diagnostic de certains points qui laissent à penser que les acteurs autour de la mise en œuvre de la commande publique à travers le CMP manqueraient d&rsquo;efficacité. L&rsquo;incongruité de sa démarche est liée au fait qu&rsquo;il est quand même membre du gouvernement qui a porté la réforme du CMP qui a abouti au décret qui régit le CMP actuellement. Cette inefficacité décriée devrait donc être étudiée pour que l’Etat y remédie rapidement. Dans ce cadre il serait pertinent de procéder avec méthode et précision. Se poser certaines questions pratiques pourrait aboutir à des recommandations pertinentes et scientifiques suivies d&rsquo;effets. Ceci nous maintiendrait dans le processus d’amélioration continu sur ce sujet qui est si crucial tant pour notre gouvernance que pour la lutte contre les détournements des deniers publics et la lutte contre la corruption. Le retour d’expérience du secrétaire d’Etat Souleymane Jules Diop et de ses services, sur le taux d&rsquo;exécution satisfaisant des programmes du Pudc seront, à n’en douter, utiles à cette réflexion et à une prochaine réforme du Code des Marchés si le Président Macky Sall y consentait. Vu nos engagements sous régionaux au niveau de l&rsquo;Uemoa nous savons qu&rsquo;une réforme va intervenir autour du code des marchés publics pour encadrer les Partenariats Publics Privés PPP et leur donner un encrage institutionnel en terme de contrôle et de régulation. Dans ce cadre une réflexion dans ce sens serait opportune.</p>
<p>Nos recommandations :<br />
1-      Nous invitons l’Etat du Sénégal à faire une évaluation du début d’application du CMP de 2014 avec comme acteurs la DCMP, l’ARMP, la société civile et les ministères ;</p>
<p>2-       Nous demandons à ce que ce soit identifiés les segments de procédures qui sont à l’origine du retard de l&rsquo;exécution des marchés et travailler sur l’efficacité de ceux-ci ;</p>
<p>3-      Nous invitons à évaluer le niveau de technicité des personnes chargées de l&rsquo;élaboration et de la revue de conformité à priori de la conformité de la passation au niveau des ministères et envisager un renforcement  de capacité pour les autorités contractantes en ressources humaines ; Doter aux fonctionnaires des cellules de passation des marchés publics un système de motivation à la hauteur de leurs homologues des agences est une piste qui a été envisagée dans les recommandations de Ipode;</p>
<p>4-      Nous invitons l’Etat à demander systématiquement des explications sur les écarts observés entre les délais prévisionnels d&rsquo;exécution portés au plan de passation et ceux de réalisations effectives ;</p>
<p>5-       Nous invitons à identifier les types d&rsquo;autorités contractantes (AC) concernées par les retards abusifs et les contraintes inefficaces pour mettre en face des mesures correctives;</p>
<p>6-       Nous réitérons notre invite à instaurer le délit d’atteinte à la liberté d’accès dans les marchés publics voir l’article dédié à ce sujet https://thinktank-ipode.org/2013/09/27/reforme-du-code-des-marches-publics-de-linstauration-du-delit-datteinte-a-la-liberte-dacces-dans-les-marches-publics/</p>
<p>7- Préparer notre leadership sous régional en terme de prospective dans le projet de réforme qui va intervenir autour du code des marchés publics pour encadrer les Partenariats Publics Privés PPP et leur donner un encrage institutionnel en terme de contrôle et de régulation.</p>
<p>Le Code des Marchés Publics du Sénégal n’est ni à décrier ni à discréditer, il doit être sécurisé et amélioré. Les acteurs le mettant en œuvrent devraient être constamment  renforcés en capacité.</p>
<p><strong>Mohamed Ly<br />
Président du Think Tank Ipode</strong></p>
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