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	<title>Ecologie, Environnement &#8211; IPODE &#8211; Think Tank Panafricain</title>
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	<description>Think Tank progressiste, indépendant et panafricain</description>
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		<title>COP21 et Changement Climatique quels impacts pour le Sénégal &#124; L’urgence de s’adapter ou de disparaître</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Dec 2015 10:45:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ecologie, Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
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		<category><![CDATA[Dr Oumou Kalsoum LY changement climatique Senegal]]></category>
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					<description><![CDATA[&#160; Télécharger la version PDF : VF COP21 Analyses et enjeux pour l’Afrique et le Sénégal par le Think Tank IPODE Au Sénégal, pays côtier et sahélien, presque tous les secteurs,&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p><strong>Télécharger la version PDF</strong> : <a href="https://thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/VF-COP21-Analyses-et-enjeux-pour-l’Afrique-et-le-Sénégal-par-le-Think-Tank-IPODE.pdf">VF COP21 Analyses et enjeux pour l’Afrique et le Sénégal par le Think Tank IPODE</a></p>
<p>Au Sénégal, pays côtier et sahélien, presque tous les secteurs, en plus des secteurs primaires directement dépendants des conditions environnementales et climatiques (agriculture, pêche et élevage), sont touchés par les impacts du Changement Climatique(CC).  Parmi les secteurs vitaux impactés par le phénomène du CC, l’on peut citer :</p>
<ul>
<li><strong><u>L’Eau et l’Assainissement :</u></strong>Les eaux de surface autant que les réserves d’eau souterraine sont affectées. Le réchauffement climatique engendre la hausse du niveau des mers. Avec les changements climatiques, on a noté la montée du niveau des eaux de surface accompagnée de menaces de débordements des cours d’eau principaux et de leurs affluents, menaçant de délocaliser les populations d’éventuelles inondations le long des cours d’eau nécessite la réhabilitation des stations hydrologiques (non fonctionnelles depuis plus de 10 ans), afin d’être en mesure de surveiller les variations de la marée et de contrôler les flux entrant dans l’estuaire.</li>
</ul>
<p><span id="more-12292"></span></p>
<p>De plus, on assiste à la diminution des pluies pour certaines années, en sus du caractère erratique de la pluviométrie dû en grande partie à :</p>
<p>o   Des saisons des pluies raccourcies.</p>
<p>o   Une augmentation de la fréquence des pauses pluviométriques autant que celle des pluies torrentielles de courte durée.</p>
<p>o   Une intensification de l’évapotranspiration.</p>
<p>o   Une déforestation qui n’attire plus les nuages et favorise de ce fait, la raréfaction des pluies.</p>
<p>o   De plus, il faut noter que la déforestation met à nu des espaces importants qui deviennent sujets à l’inondation.</p>
<p>Cet ensemble de phénomènes favorise le ruissellement et cause l’intrusion du biseau salé  dans les aquifères en zones côtières, réduit de façon substantielle les  taux de recharge de la nappe phréatiques avec comme conséquence, la déplétion de cette dernière, ce qui, à son tour, conduit à de fortes concentrations en fluorures, chlorures et nitrates.</p>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li><strong><u>La Santé :</u></strong> Du fait, en particulier, de la qualité et de la composition de l’eau qui sont compromises, l’état nutritionnel des populations se trouve affecté, de même que la sécurité hydrique.  Des épidémies sévères de choléra sont survenues, dues aux inondations avec débordement du lit majeur des cours d’eau et contamination subséquente de l’eau.  De même, la salinisation est un handicap prédominant de santé publique, à l’ origine de la recrudescence des maladies cardio vasculaire dans les régions de Kaolack et Fatick notamment, mais aussi de la fluorose dentaire qui sévit dans la zone. Cette salinisation menace gravement la Casamance. On pourrait citer également l’apparition de maladies dans des zones  où elles n’existaient pas en raison de la modification de leur phénologie sous la dépendance de déterminants environnementaux, eux-mêmes sous l’influence du climat.  C’est le cas du paludisme qui en vient à sévir dans des zones nouvelles dans lesquelles la saison de prévalence a tendance à persister plus longtemps au cours de l’année. Cela se produit là où les conditions environnementales deviennent propices à la prolifération du moustique (pluies inhabituellement abondantes, persistance d’eaux stagnantes, températures et humidité favorables à la reproduction de l’anophèle).  Plus importante encore, est la prévalence plus élevée des maladies respiratoires en liaison avec la pollution atmosphérique.</li>
</ul>
<p>On pourrait également évoquer les ruptures d’approvisionnement en médicaments en cas d’événements extrêmes, isolant une région entière.  Qu’en est-il encore de la chaine d’approvisionnement, qui dans certains cas, est très dépendante de la chaine de froid, et donc d’une source d’énergie.</p>
<p>La mise en œuvre de pratiques d’adaptation à un climat qui change, dont certaines connues depuis longtemps, d’autres plutôt réactives à des phénomènes récents et d’autres encore qui font l’objet de recherches poussées et de mise à l’échelle, est la première réponse à des impacts dont on n’a pas pu empêcher la survenue. Pour combattre le mal à la racine cependant, il s’agit de limiter le CC qui relève de l’émission de gaz dits à effet de serre (GES) qui sont emprisonnés dans les couches supérieures de l’atmosphère et qui causent l’augmentation de la température terrestre. C’est d’ailleurs l’objet de la plus grande rencontre de la Communauté Internationale de l’année à Paris, au Bourget (à côté de l’Assemblée Générale des Nations-Unies sur les Objectifs de Développement Durable en Juin à New-York), ces jours-ci dans le cadre de la Conférence des Parties à la Convention Cadre des Nations-Unies sur le CC. Pour cela, les scientifiques du climat (Groupe International d’Experts du Climat, GIEC) ont établi la nécessité de limiter le réchauffement planétaire à au plus 2 degrés Celsius au-dessus du niveau préindustriel, permettant encore la vie sur terre.  Pour y arriver, le monde devra rapidement renoncer à l’usage des combustibles fossiles (charbon, pétrole et gaz naturel) dont le développement industriel a fait abondamment usage jusque-là pour assurer ses besoins en énergie et qui sont cause majeure de la production de GES. De façon notoire, le secteur de l’Energie est présentement responsable des deux-tiers des émissions de GES.  L’abandon des combustibles fossiles  permettra de réduire substantiellement les émissions additionnelles de GES dans l’atmosphère étant donné que le pendant, l’absorption des GES (dont le gaz carbonique principalement) par des réservoirs naturels tels que les forêts ou les mers, ne sera pas à la hauteur des niveaux de mitigation des GES qu’il est impératif d’atteindre rapidement pour la survie de l’humanité.</p>
<p>L’abandon des combustibles fossiles ne signifie pas pour autant une condamnation du progrès humain, étant donné le potentiel que revêtent les sources d’énergie dites propres et renouvelables (l’énergie solaire, éolienne, géothermale et l’énergie hydro-électrique à faible échelle) ainsi que les technologies de modélisation. Cependant, ce recours demande que nos états fassent preuve d’une volonté politique forte à engager des financements conséquents dans les énergies propres et à se départir des modèles de subvention courants de l’énergie fossile. Une telle démarche serait d’autant plus pertinente que :</p>
<ul>
<li>Sur 550 milliards de dollars américains de subventions à l’énergie fossile (pétrole, gaz naturel et charbon) ces dernières années, seule, une proportion de 1% de ces subventions a bénéficié aux pauvres tandis que 43% de ces subventions ont plutôt été capturées par la tranche des 20% les plus aisés de la population ;</li>
<li>1,5 trillion de dollars ont été investis dans les énergies renouvelables ces dix dernières années ;</li>
<li>Les énergies renouvelables ont prouvé leur compétitivité, en sus de préserver notre santé et notre survie : à Abu Dhabi, septième réserve de gaz naturel du monde, le solaire se révèle aujourd’hui plus compétitif que le gaz ; la Chine a réussi à faire baisser le coût de l’énergie solaire de 80% en six ans ; pour ne citer que ces exemples.</li>
</ul>
<p>Aux côtés des décideurs politiques, l’impulsion viendra aussi de l’implication de la gouvernance mondiale (villes et régions), des efforts soutenus de la part de la Société Civile, de l’engagement massif du secteur public, mais surtout privé pour le financement de l’accélération de la recherche/développement dans ces technologies et de leur modélisation, ainsi que leur diffusion et leur mise à niveau.  De même cela va requérir le financement du renforcement des capacités d’utilisation de ces technologies par des pays moins développés et particulièrement vulnérables.  Les choix et comportements individuels ne seront pas en reste; c’est le cas du ménage qui a consciencieusement choisi d’investir dans un chauffe-eau solaire plutôt que dans un appareil à résistance électrique, ou de remplacer son vieux réfrigérateur militant par l à, pour davantage d’efficacité énergétique et moins de dommages à la couche d’ozone ; d’une administration qui repense l’efficacité énergétique des bâtiments publics, ou encore de la communauté rurale qui a planifié ses infrastructures en misant sur l’énergie solaire.</p>
<p>L’espoir est donc permis, aussi longtemps que l’on ne perdra cependant pas de vue que les prévisions climatiques, pour un pays comme le Sénégal à l’horizon 2030, restent alarmantes, dans le domaine de la sécurité alimentaire en particulier. Basées sur les Modèles de Circulation Générale et les rapports du GIEC, les prévisions sur le futur climat du Sénégal vont très certainement ressembler au climat des années 70 à 90 avec la différence notable que des températures encore plus élevées vont aggraver l’impact de la baisse de pluviométrie. Il s’agit de niveaux de température qui, sans ambiguïté, vont augmenter de 3 à 5 degrés Celsius; des niveaux de pluviométrie annuelle qui vont décliner de façon prononcée dans la décennie à venir ; l’incertitude continuelle aux plans temporel et climatique et à des échelles multiples; une fréquence plus élevée événements climatiques extrêmes et la baisse de viabilité de l’agriculture sous pluie. Ceci causera des impacts négatifs plus substantiels sur la production agricole et la disponibilité en fourrages dans le Nord Sénégal intensifiant de ce fait la pression sur les terres du Sud, davantage de pression sur les vallées humides et les écosystèmes d’eau de surface ; enfin, des impacts ressentis de manière plus exacerbée par les groupes les plus vulnérables, d’où l’importance de mettre l’accent sur les systèmes d’alerte précoces et les filets de sécurité sociaux pour les plus démunis.</p>
<p><a href="https://thinktank-ipode.org/2015/12/09/cop21-et-changement-climatique-quels-impacts-pour-le-senegal-lurgence-de-sadapter-ou-de-disparaitre/guet-ndar/" rel="attachment wp-att-12293"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" data-attachment-id="12293" data-permalink="https://thinktank-ipode.org/2015/12/09/cop21-et-changement-climatique-quels-impacts-pour-le-senegal-lurgence-de-sadapter-ou-de-disparaitre/guet-ndar/" data-orig-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/12/guet-ndar.jpg?fit=275%2C183&amp;ssl=1" data-orig-size="275,183" data-comments-opened="1" data-image-meta="{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}" data-image-title="guet ndar" data-image-description="" data-image-caption="" data-large-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/12/guet-ndar.jpg?fit=275%2C183&amp;ssl=1" class="alignleft size-full wp-image-12293" src="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/12/guet-ndar.jpg?resize=275%2C183&#038;ssl=1" alt="guet ndar" width="275" height="183" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>A titre d’illustration il faut savoir que le banc de « yaboye<a name="_ftnref1"></a><a href="#_ftn1"><u>[<sup>1</sup>]</u></a> » ou sardinelle qui, au cours de sa migration, décide de rester un peu plus longtemps dans les eaux aux températures plus clémentes de l’Atlantique au large du Maroc ; le pêcheur de Nguet-Ndar qui se demande pourquoi le banc de yaboye met autant de temps à revenir dans les eaux de Saint-Louis et qui ne compte cependant plus prendre la mer sans avoir auparavant consulté les messages SMS sur son téléphone portable ; le producteur de maïs du Saloum qui en a fait un rituel presque religieux de scruter le ciel, le feuillage des arbres, le vol des oiseaux tous les soirs, en hivernage, pour ensuite guetter le bulletin météorologique sur son poste de télévision ; de même cet éleveur  qui compte bien l’année prochaine, continuer à souscrire à une prime d’assurance et institutionnaliser ce coût de production dans les comptes d’exploitation de son bétail, ont  quelque chose de spécial en commun !</p>
<p>Assurément, ils sont tous à la recherche d’une solution qui leur permette de S’ADAPTER au dérèglement climatique qui affecte la planète toute entière.</p>
<p>Le yaboye a décidé de modifier ses habitudes migratoires depuis que les eaux au large du Sénégal se sont réchauffées, modifiant son confort biologique, perturbant son cycle de reproduction et délocalisant ses aires de ponte.  Le pêcheur de Nguet-Ndar se rend alors compte que le banc de yaboye met davantage de temps à revenir au large de Saint-Louis, de sorte qu’il se trouve dans l’obligation de retarder son entrée dans la saison de pêche.  Il est aussi témoin de périodes dans l’année ou le yaboye est abondant et d’autres ou il est devenu bien plus rare qu’à l’accoutumée.  Dans des années récentes, il a vu des proches périr et d’autres pêcheurs perdre tout leur matériel au cours de tempêtes violentes et dans des moments ou la houle était extrêmement forte.  En vue de préserver sa vie et ses investissements, il a souscrit à un abonnement de service SMS auprès d’une compagnie de télécom, qui lui donne à tout moment l’information dont il a besoin sur l’état de la mer.  Il s’est aussi prémuni en souscrivant à une assurance risque.</p>
<p><a href="https://thinktank-ipode.org/2015/12/09/cop21-et-changement-climatique-quels-impacts-pour-le-senegal-lurgence-de-sadapter-ou-de-disparaitre/agriculture-pluviometrie/" rel="attachment wp-att-12294"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" data-attachment-id="12294" data-permalink="https://thinktank-ipode.org/2015/12/09/cop21-et-changement-climatique-quels-impacts-pour-le-senegal-lurgence-de-sadapter-ou-de-disparaitre/agriculture-pluviometrie/" data-orig-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/12/agriculture-pluviom%C3%A9trie.jpg?fit=259%2C194&amp;ssl=1" data-orig-size="259,194" data-comments-opened="1" data-image-meta="{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}" data-image-title="agriculture pluviométrie" data-image-description="" data-image-caption="" data-large-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/12/agriculture-pluviom%C3%A9trie.jpg?fit=259%2C194&amp;ssl=1" class="alignleft size-full wp-image-12294" src="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/12/agriculture-pluviom%C3%A9trie.jpg?resize=259%2C194&#038;ssl=1" alt="agriculture pluviométrie" width="259" height="194" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ce producteur de maïs du Saloum a aussi vu, au cours des années récentes, le démarrage de l’hivernage connaître du retard ou la pluie tomber violemment et en grande quantité sur des durées courtes ou à des périodes inattendues dans l’année ; tantôt la saison a été entrecoupée par de fréquentes pauses pluviométriques. Tous ces phénomènes se sont révélés très perturbateurs pour les besoins du développement de la spéculation dont il a fait le choix, de la germination de la semence, à la levée, à la maturité, pour aboutir, certaines années, à des productions bien en-deçà des rendements escomptés. Il est heureux que le bulletin météorologique diffusé quotidiennement par l’Agence Nationale de l’Aviation Civile et de la Météorologie puisse lui fournir à temps, une information qu’il peut appliquer à sa zone d’intervention et qui lui permette de prendre à l’avance les mesures et décisions de gestion de son exploitation lui assurant que le maïs est à l’abri des irrégularités de la pluie. Il y a deux ans, de concert avec la Fédération des producteurs de maïs du Sénégal, des semences à cycle court ont été acquises en prévision d’une saison des pluies, qui, selon les prévisions météo risque de s’avérer plus courte que normale. Et si tout cela ne marchait pas malgré tout, l’assurance à laquelle il a souscrite, pourrait bien l’indemniser pour les dommages qu’il aurait à subir.  C’est bien aussi le paiement d’une prime d’assurance basée sur le comportement de la saison des pluies que cet éleveur a désormais décidé de consentir tous les ans, par crainte de déficit de pâturage ou de mortalité du bétail, en cas de pluies hors-saison. Nous voyons bien qu’à cause du changement climatique à l’échelle planétaire, le Sénégal est tout de même bien impacté, et ce, malgré son taux de carbonisation, taux en dessous de la moyenne. La trajectoire d’industrialisation prise par les pays plus avancés a eu un impact certain sur nos écosystème, nos économies, nos vies, notre confort. Voici la raison qui sous-tend entre autres que ces pays industrialisés, les plus avancés de la planète, sont mis à contribution pour le financement du Fonds Vert Climat (FCV). Ce fonds qui devra être le plus rapidement opérationnel et devra venir en appui aux pays en développement dans leurs efforts visant à réduire les émissions de GES et à faire face aux impacts du climat relatés plus haut.</p>
<p>Au titre d’un ensemble de stratégies de gestion du risque pour le secteur primaire et la sécurité alimentaire, on comptera principalement la mise à disposition et l’utilisation de l’information climatologique par les producteurs (cultivateurs, éleveurs, pêcheurs) ainsi que le recours aux services climatologiques que sont par exemple l’assurance indicielle généralisée ou le développement du marché des semences de qualité adaptées aux comportements de la température et de la pluviométrie. L’accès à l’information climatologique et aux services climatologiques peut apparaître comme un investissement individuel au coût abordable (si toutefois le cadre et les conditions favorables sont fournis par les Etats, la recherche et l’investissement privé) dont le rendement va au-delà de ses effets directs, dans la mesure où ils permettent aussi de rentabiliser des investissements réalisés par ailleurs.  Pour illustrer ce double gain, on peut en revenir aux exemples d’adaptation cités plus haut.</p>
<p>Dr <strong>Oumou Kalsoum LY</strong> pour le Think Tank IPODE</p>
<p>Docteure Vétérinaire-Economiste du Développement</p>
<p>Chargée de Programme Changement Climatique</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Le yaboye est aussi appelé sardinelle en zoologie,  est une des espèces de petits poissons osseux pélagiques et grégaires d&rsquo;Atlantique, Méditerranée et des eaux chaudes marines côtières, de la famille des clupéidés. (Wikipédia)</p>
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		<title>COP21 &#124; Analyses et enjeux pour l’Afrique et le Sénégal par le Think Tank IPODE</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Nov 2015 20:44:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Développement Durable & Energie]]></category>
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					<description><![CDATA[&#160; &#160; &#160; &#160; Par Dr Oumou Kalsoum LY pour le Think Tank Ipode Charger la version PDF : VF COP21 Analyses et enjeux pour l’Afrique et le Sénégal par le&#8230;]]></description>
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<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Par <strong>Dr Oumou Kalsoum LY</strong> pour le Think Tank Ipode</p>
<hr />
<p><strong>Charger la version PDF</strong> : <a href="https://thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/VF-COP21-Analyses-et-enjeux-pour-l’Afrique-et-le-Sénégal-par-le-Think-Tank-IPODE.pdf">VF COP21 Analyses et enjeux pour l’Afrique et le Sénégal par le Think Tank IPODE</a></p>
<p>La 21 <sup>ème</sup> Conférence des Parties ou COP21, qui aura lieu à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015 au Bourget en Île de France, est la 21eme rencontre de la communauté internationale (CI) dans le cadre des négociations sur le Changement Climatique (CC).<span id="more-12240"></span> Ces conférences se tiennent sous les auspices de la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique  (CCNUCC), traité ratifié en 1992 par la presque totalité des pays.  La CCNUCC enjoint les États parties de travailler à la résolution de  la problématique du CC et, en particulier,  à mitiger les émissions de gaz à effet de serre (GES) et à renseigner de manière périodique sur les inventaires d’émissions établis au niveau national. Les engagements des parties membres couvrent la période allant de la ratification du traité à la date du 31 décembre 2012.</p>
<p>La ratification de la Convention Cadre a abouti à la division de la CI en 2 grandes catégories de pays : les pays membres à l’Annexe I, il s’agit :</p>
<p>&#8211; des pays membres de l’OCDE (au nombre prévalent à la date de 1990),</p>
<p>&#8211; des pays de l’ancien bloc soviétique, ensemble de pays auxquels ont été assignées des cibles de réduction des émissions de GES de manière spécifique et légalement contraignante pour la période 2008-2012</p>
<p>&#8211; Et les pays non-membres à l’Annexe I, qui consistent en l’ensemble des autres pays, y compris la Chine et l’Inde.</p>
<p><strong>I &#8211; Genèse et sillage des sommets sur le Changement Climatique</strong></p>
<p>Il est bien sûr important de comprendre l’historique menant à cette COP 21 : suite à la formation de ces 2 blocs et à la ratification du Protocole de <strong>Kyoto</strong> élaboré en application de la Convention Cadre, à la conférence de <strong>Bali</strong> sur le climat en 2007, un nouveau mandat a établi 2  orientations pour les négociations : une voie de négociation au sein des Parties au Protocole de Kyoto (PK) en vue du devenir de cet accord post-2012 d’une part, et, d’autre part, l’Accord de Coopération à long terme (<em>Long-Term Cooperative Action</em>, LCA) incluant les parties à la CCNUCC dans leur ensemble, dont les Etats-Unis (non signataires du PK), les pays non-Parties à l’Annexe I ainsi que les pays en développement. Le mandat de la LCA n’a pas spécifié si le but en était un traité légalement contraignant ou autre chose. A ce jour, cette procédure nous a gratifiés de l’Accord de Copenhague, des conventions établies à Cancun (Accords de Cancun) ainsi que de la Plateforme de Durban.</p>
<p>La Conférence de 2009 de <strong>Copenhague</strong> (15<sup>ème</sup> Conférence des parties de la CCNUCC ou <em>UNFCCC COP 15)</em> a été une étape importante et difficile. Bien que l’Accord auquel la Conférence est parvenu n’avait pas de caractère légalement contraignant, il a permis d’emmener toutes les parties à convenir, pour la première fois, de la mise en œuvre d’un ensemble d’actions listées et ce, avec transparence au niveau international.  Subséquemment, près de 140 pays se sont associés à l’Accord de Copenhague dont 85 parmi eux, y compris la Chine, les Etats-Unis, et chacune des économies majeures-ont soumis, de manière formelle, à l’Accord, leur cible nationale ou actions pour la mitigation des émissions. En plus d’être signataires de l’Accord, les économies majeures ainsi que d’autres acteurs bilatéraux et multilatéraux ont pris des engagements significatifs allant dans le sens de faire face au défi du CC.</p>
<p>En décembre 2010, la Conférence sur le climat de <strong>Cancun</strong> (16<sup>ème</sup> Conférence des parties de la CCNUCC ou UNFCCC <em>COP 15</em>) a réalisé l’adoption formelle des Accords de Cancun avec la prise en charge des points de négociation majeurs :</p>
<ul>
<li>Asseoir les engagements de mitigation de Copenhague ;</li>
<li>Etendre les clauses de transparence et d’obligation de rendre compte ;</li>
<li>Convenir de lancer le nouveau <em>Fonds Climat Vert</em> (FCV) pour venir en appui aux pays en développement dans leurs efforts visant à réduire les émissions et à faire face aux impacts du climat ;</li>
<li>Convenir de mettre en place des mécanismes nouveaux pour promouvoir la dissémination des technologies à faible effet carbone, dont le Centre et Réseau des Technologies Climatiques (<em>Climate Technology Center and Network</em>) ;</li>
<li>Souscrire à l’idée d’une nouvelle Commission sur l’Adaptation ;</li>
<li>Créer un cadre en vue de la réduction de la déforestation dans les pays en développement ;</li>
<li>Déclarer un objectif à long terme pour la limitation de l’augmentation du réchauffement global en-dessous de 2 degrés Celsius.</li>
</ul>
<p>Cancun a été une conférence plébiscitée en raison des processus et institutions qu’elle a permis d’instaurer, à savoir :</p>
<ul>
<li>Un mécanisme pour la dissémination de la technologie ;</li>
<li>Une Commission pour l’Adaptation ;</li>
<li>Un Fonds Climat Vert</li>
<li>Un Comité Permanent sur la Finance.</li>
</ul>
<p>Les accords de Cancun ont montré la direction à prendre pour la réunion de <strong>Bonn de juin 2011</strong> destinée à huiler les mécanismes du succès de la 17<sup> ème</sup> Conférence des Parties <strong>Durban</strong> (COP 17) qui  s’est tenue la même année au mois de décembre.  Entre-temps, la réunion de <strong>Panama en octobre</strong> a essayé de s’attaquer aux aspects techniques permettant de faire avancer les décisions sur les principaux points de négociation : la transparence, la finance, les marchés du Carbone, l’adaptation, la technologie et la forme légale de l’accord recherché. En même temps, les parties ont commencé à développer les modalités de la soumission de rapports semestriels et d’une revue périodique pour la période 2013-2015 et à discuter des règles à adopter, fondements d’un régime transparent.  Il a été fait appel aux pays développés afin qu’ils adoptent des standards de comptabilité communs et aux pays en développement pour qu’ils fournissent davantage d’informations sur leurs intentions, en particulier sur les hypothèses de base (quantifier leur <em>Business-as-Usual ou BAU</em> en l’absence de mitigation, devant servir de situation de référence, fournir les données de base et les mesures utilisées pour calculer les nombres qui représentent la réduction des émissions).  Quant au travail sur le Comité Permanent Finance, il a consisté à définir les fonctions de ce dernier dont la visée est de se consacrer à la question de la complémentarité de différents flux financiers et à leur coordination, ainsi qu’à l’identification des sources de financement à long-terme. L’Union Européenne et le Japon ont été très actifs sur la question du rôle des marchés du Carbone dans l’ère post-2012, quand on sait que le principal mécanisme de marché mis en place par le PK-le Mécanisme de Développement Propre, CDM- pourrait être appelé à évoluer selon que de nouveaux mécanismes de marché se développent ou pas et selon le rôle que la CCNUCC pourrait jouer ou non. Enfin, les détails du développement du cadre pour l’Adaptation ainsi que du mécanisme de dissémination de la technologie ont été également discutés, avec moins de connotation politique cependant. La réunion de Panama s’est achevée sur des discussions de couloir et de plénière sur le cadre qui devrait contenir tout cela, à savoir le futur de PK ainsi que la forme légale d’un nouvel accord.</p>
<p>La <strong>COP 17 de Durban</strong> a donné naissance à ce que l’on a surnommé la Plateforme de Durban, un ensemble de résultats d’une potentielle puissance puisque reconnaissant le gap d’émissions, confirmant l’objectif à long terme, restaurant la foi dans le multilatéralisme et pointant en direction d’un accord qui a force légale et de caractère universel. La question qui s’est posée  au vu des résultats de Durban, c’est de savoir si ces résultats seront suffisants pour résorber la crise du climat mais également de savoir si ces résultats pointent dans la bonne direction dans la mesure où relever le défi du CC est un effort multigénérationnel requérant une volonté politique qui ne défaillit pas et une transition totale vers une économie faible en carbone. Durban aura permis le prolongement du PK pour une deuxième période d’engagement des parties. Ce prolongement nous ramène à l’importance de la valeur politique d’une réduction des émissions basée sur des règles de la part d’un groupe de pays industrialisés (notamment, l’Union Européenne, la Norvège, la Suisse). La prorogation du PK a aussi permis de préserver d’importants mécanismes tels que les échanges d’émissions sur le marché, le Mécanisme de Développement Propre (CDM), ainsi que sa mise-en-œuvre conjointe par les parties. En ce sens, cette prorogation constitue un développement positif et un signal politique fort de la part d’un groupe de pays industrialisés majeurs. D’un autre côté, la voie de négociation parallèle au PK que constitue la LCA (<em>Long-Term Cooperative Action</em>) n’a pas connu de progression satisfaisante. Pas mal de points de négociation de la LCA sont restés irrésolus alors que d’autres ont évolué dans la mauvaise direction. Les parties à la LCA ont finalement accepté de s’entendre sur un texte peu satisfaisant comme le prix à payer pour avancer au rythme de la seconde période d’engagement du PK et de la Plateforme de Durban.</p>
<p><strong>COP 18 DOHA 2012</strong></p>
<p>A Doha, s’est poursuivie l’opérationnalisation de la Plateforme de Durban à travers la consolidation du second terme de l’engagement des parties au PK et un effort substantiel de progression de la LCA. Doha a donné naissance à un certain nombre de décisions majeures que sont :</p>
<ul>
<li>Des décisions de renforcement au plan méthodologique (PK) ;</li>
<li>La revue initiale du Fond d’Adaptation (FA) ;</li>
<li>L’insertion d’information supplémentaires dans les communications nationales pour les parties au PK qui sont également à l’annexe I de la Convention ; Présentation du travail du Groupe Consultatif d’experts sur les Communications Nationales ; Etat des soumissions et revue des 5èmes Communications Nationales, compilation et synthèse des 5èmes Communications Nationales ;</li>
<li>Le renforcement de capacités pour les économies en développement sous les auspices du PK ;</li>
<li>Le renforcement de capacités pour les économies en transition sous les auspices du PK ;</li>
<li>Le Comité de Conformité (CC) a siégé ;</li>
<li>Accord sur les résultats escomptés de la mise en œuvre du Plan d’Action de Bali ;</li>
<li>Approches permettant la prise en compte des dommages résultant des impacts du CC dans les pays en développement particulièrement vulnérables aux effets adverses du CC et ce, dans l’objectif de renforcer leur capacité d’adaptation ;</li>
<li>Programme de travail à long-terme sur la finance ; Rapportage du FCV et orientations données au FCV ; dispositions établies entre la CDP et le FCV ; Revue du mécanisme de financement ;</li>
<li>Rapport du Comité Permanent ;</li>
<li>Rapportage du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) et guidance au FEM ;</li>
<li>Plan Nationaux d’adaptation ;</li>
<li>Dispositions visant à rendre le Centre de Technologie du Climat ainsi que son Réseau pleinement opérationnels ;</li>
<li>Rapportage du Comité Exécutif sur la Technologie ;</li>
<li>Adoption d’un format tabulaire commun pour les directives de rapportage biennal à la CCNUCC par les pays développés ; et enfin</li>
<li>La promotion de l’équilibre de Genre et le renforcement de la participation des femmes dans les négociations de la CCNUCC et au sein de la représentation des parties dans les organes établis.</li>
</ul>
<p><strong>A la Conférence des Nations-Unies sur le Climat de Varsovie (COP 19)</strong>, les gouvernements ont pris les décisions avancées leur permettant de sécuriser un accord universel sur le climat en 2015.  L’objectif de l’accord de 2015 est double :</p>
<ul>
<li>Amener l’ensemble des nations à se lier dans le cadre d’un effort global de réduction des émissions qui soit suffisamment rapide pour tracer la voie à long terme hors de la zone dangereuse du CC pour l’humanité, pendant que se construit la capacité d’adaptation.</li>
<li>Stimuler une action plus rapide et plus large maintenant.</li>
</ul>
<p>A ces fins, les gouvernements ont convenu de communiquer leurs contributions respectives en vue d’un accord universel bien en avance sur la rencontre de Paris en 2015.  Mieux, les dispositions obligatoires concernant le Suivi, le Rapportage et la Vérification pour l’action domestique ont été finalisées en vue de leur application, offrant, de ce fait, un socle solide à l’accord prévu en 2015.</p>
<p>Il est ’important de noter que davantage de progrès ont été accomplis pour aider les pays et les plus pauvres en particulier, à s’adapter au CC et à construire leurs propres schémas d’énergie propre de manière durable.</p>
<p>Le livre de directives pour la réduction des émissions issues de la déforestation et de la dégradation a fait l’objet d’accord en même temps que les mesures visant à préserver la forêt et les systèmes de paiement basés sur les résultats en vue de promouvoir la protection de la forêt.</p>
<p>Le FCV, prévu pour constituer la voie principale de mobilisation du financement devant soutenir l’action du monde en développement, sera prêt pour capitalisation dans la seconde moitié de 2014.</p>
<p>De plus les gouvernements ont convenu d’un mécanisme pour la prise en charge des pertes et dommages résultant des impacts à long-terme du CC.</p>
<p>La science du climat la plus à jour a démontré qu’il n’y a aucun doute quant à l’induction du CC par l’action humaine, cependant que nous disposons d’un temps limité pour arriver à contraindre le réchauffement à un maximum restant en-dessous de deux degrés.  Il n’en est pas moins qu’il sera nécessaire que les émissions de GES au plan mondial plafonnent au cours de la présente décade pour atteindre une valeur nette nulle dans la seconde moitié du siècle. Pour y arriver, il est indispensable que l’action soit prise et coordonnée avec vélocité et à tous les niveaux : international, domestique, affaires et finances.</p>
<p>Pour cette raison, la COP 19 de Varsovie a été une vitrine de l’action sur le climat de la part du monde des affaires, des villes, des régions et de la société civile.  Les solutions au CC sont déjà très claires et le monde dispose de l’argent, de la technologie, de la connaissance et des modèles lui permettant de réussir.  Les résultats de l’action sur le climat sont également clairs : des bénéfices immédiats partagés entre toutes les économies et tous les citoyens ainsi qu’un futur durable pour tous.</p>
<p><strong>La COP 20 de Lima</strong> en 2014, a poursuivi les agendas des CdP précédentes dans la direction de Paris avec comme points particuliers:</p>
<ul>
<li>Le Programme de travail sur la révision des directives pour les Rapports de Revue Biennale et des Communications Nationales, y compris les revues des inventaires nationaux pour les pays développés du Groupe 3 ;</li>
<li>Directives pour la revue technique d’information rapportée au titre de la Convention en relation avec les inventaires de GES, les rapportages biennaux et les Communications Nationales pour les pays de l’Annexe I.</li>
</ul>
<p><strong>II &#8211; Comprendre les enjeux globaux de la COP21</strong></p>
<p>Les enjeux globaux de ce sommet se veulent universels et ambitieux : quand on suit les négociations sur le climat à  partir de la COP 15 de Copenhague en 2009, on constate une évolution vers un objectif qui serait raisonnable et acceptable pour toutes les nations sur la base d’un argument scientifique qui lui, est accepté par l’ensemble de la communauté, qui est d’arriver à limiter le réchauffement planétaire global à 2° C, d’après les travaux et recommandations du Panel Intergouvernemental sur le changement climatique mondial. Seize années plus tard, les nations s’attèlent à signer un accord <strong>universel</strong>, qui soit <strong>ambitieux</strong> (mettre une limite au dérèglement global) et <strong>contraignant </strong>(légalement) quand bien même, le principal instrument pour y arriver est un instrument volontariste : les CDPN (Intentions de Contributions Déterminées au Plan National ou INDCs en anglais : <em>Intended Nationnally-Determined Contributions</em>). Il s’agit de l’intention déterminée par chaque état ou groupe d’états (ex : Union Européenne) de réduire les quantités d’émissions à l’horizon 2030.</p>
<p><a href="https://thinktank-ipode.org/2015/11/25/cop21-analyses-et-enjeux-pour-lafrique-et-le-senegal-par-le-think-tank-ipode/cop21-comprendre-les-enjeux/" rel="attachment wp-att-12268"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" data-attachment-id="12268" data-permalink="https://thinktank-ipode.org/2015/11/25/cop21-analyses-et-enjeux-pour-lafrique-et-le-senegal-par-le-think-tank-ipode/cop21-comprendre-les-enjeux/" data-orig-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/cop21-comprendre-les-enjeux.jpg?fit=472%2C242&amp;ssl=1" data-orig-size="472,242" data-comments-opened="1" data-image-meta="{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}" data-image-title="cop21 comprendre les enjeux" data-image-description="" data-image-caption="" data-large-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/cop21-comprendre-les-enjeux.jpg?fit=472%2C242&amp;ssl=1" class="aligncenter wp-image-12268" src="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/cop21-comprendre-les-enjeux-300x154.jpg?resize=394%2C202&#038;ssl=1" alt="cop21 comprendre les enjeux" width="394" height="202" srcset="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/cop21-comprendre-les-enjeux.jpg?resize=300%2C154&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/cop21-comprendre-les-enjeux.jpg?w=472&amp;ssl=1 472w" sizes="(max-width: 394px) 100vw, 394px" /></a></p>
<p>Il y a un an exactement, deux nations à économie majeure faisaient connaître leurs intentions : les Etats-Unis en promettant que leurs émissions seront réduites de 28 à 26% à l’horizon 2025 par comparaison avec leur taux d’émission de 2005 et la Chine en déclarant que ses émissions atteindront leur pic en 2030, donnant par-là, un signal fort.</p>
<p><strong>III &#8211; Les enjeux spécifiques au niveau africain pour la COP21</strong></p>
<p>Les enjeux spécifiques au niveau africain se veulent également ambitieux et équitables. Le paradoxe de l’Afrique vient de plusieurs constats : l’Afrique constitue le continent qui émet le moins de GES, mais aussi la région la moins habilitée à répondre au CC. Cependant elle dispose du plus grand potentiel mondial pour les énergies renouvelables mais reste encore la région où la population a le moins accès à l’énergie. Actuellement, le dérèglement climatique se traduit sur le continent par une hausse généralisée des températures ainsi qu’une pluviométrie des plus erratiques occasionnant tantôt de sévères sécheresses et tantôt des inondations en sus des risques spécifiques encourus par les pays côtiers qui ont pour nom érosion côtière et avancée de la mer, salinisation des sols et des aquifères, acidification et blanchiment des récifs. Selon Seyni Nafo, le porte-parole du Groupe Africain qui représente 54 pays et près d’un milliard d’habitants, « <em>l’Afrique ne signera pas un texte sans ambition. Elle attend de la COP un texte </em><strong><em>inclusif</em></strong><em> dans le sens où il sera à même de représenter les intérêts des 196 Parties Prenantes à la CCNUCC, </em><strong><em>ambitieux et équitable</em></strong><em> dans la mesure où les pays développés assurent un soutien financier et technique qui soit effectif et crédible »</em>.</p>
<p>Le groupe africain s’est montré récemment  très proactif dans les négociations à travers ses propositions concernant les concepts et la technicité, l’objectif global adopté sur l’Adaptation, l’idée de la plateforme d’adéquation. Il s’est structuré comme entité politique coordonnant ses revendications.</p>
<p><strong>IV – La partition à jouer par le Sénégal dans la préparation de la COP21</strong></p>
<p>Le Sénégal, quant à lui, à la suite d’un long processus consultatif, s’est engagé en septembre 2015 à réduire ses émissions de 5% en l’absence de toute assistance et de 21% à la condition de disposer de financements externes supplémentaires, ces cibles étant calculées sur la base de son « <em>business as usual</em> ».  Les efforts à consentir par le Sénégal incluent aussi bien le volet Mitigation, que le volet Adaptation. Le coût projeté de ces contributions se chiffre à 21.5 millions de dollars US, dont 14.6 millions dévolus aux efforts d’adaptation.  Le secteur de l’Energie a été ciblé comme celui devant produire les réductions d’émissions les plus significatives, suivi par les déchets, les processus de transformation industrielle et l’agriculture.  Les mesures d’adaptation, quant à elles, se focalisent principalement sur les zones côtières, les inondations, les ressources en eau, l’agriculture et la pêche. Il est à noter d’ailleurs, que le Sénégal présentera son Plan d’Adaptation National pour le secteur de la Pêche à Paris. Une fois passé le cap de l’étape de soumission de ses CDPN, le Sénégal est cependant conscient que le coût ainsi que les délais de mise en œuvre des mesures de mitigation et d’adaptation restent autant de défis à relever.</p>
<p>Au cours du développement de ses CDPN et sur le chemin de la COP 21 de Paris, il faut créditer le Sénégal pour les efforts de coordination déployés dans le cadre d’un processus inclusif avec en vue de construire la capacité technique du pays. En témoignent l’approche de coopération multisectorielle incluant la participation et l’appui fort du Ministère de l’Economie et des Finances (MEF) et du Ministère de l’Energie et du Développement des Energies renouvelables (MEDER).</p>
<p>En termes de <em>baseline</em> (situation de référence) pour les CDPN du Sénégal, les experts ont travaillé à développer des projections de croissance des émissions en adéquation avec les cibles de développement économique du Plan Sénégal Emergent (PSE).  L’inventaire le plus récent des GES a estimé que le secteur de l’Energie était responsable pour 49% des émissions du Sénégal, suivi par l’Agriculture (37%), les déchets (12%), le reste étant imputable à la transformation industrielle. Le secteur de l’Energie a été le principal moteur de la croissance des émissions, responsable pour 58% de l’augmentation des émissions dans la période 2000-2005.</p>
<p><strong>V – Pourquoi les retombées escomptées par l’Afrique diffèrent de celles des autres continents.</strong></p>
<p><a href="https://thinktank-ipode.org/2015/11/25/cop21-analyses-et-enjeux-pour-lafrique-et-le-senegal-par-le-think-tank-ipode/cop21-emission-co2/" rel="attachment wp-att-12270"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" data-attachment-id="12270" data-permalink="https://thinktank-ipode.org/2015/11/25/cop21-analyses-et-enjeux-pour-lafrique-et-le-senegal-par-le-think-tank-ipode/cop21-emission-co2/" data-orig-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/cop21-emission-co2.jpg?fit=609%2C433&amp;ssl=1" data-orig-size="609,433" data-comments-opened="1" data-image-meta="{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}" data-image-title="cop21 emission co2" data-image-description="" data-image-caption="" data-large-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/cop21-emission-co2.jpg?fit=609%2C433&amp;ssl=1" class="alignleft size-thumbnail wp-image-12270" src="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/cop21-emission-co2.jpg?resize=300%2C213&#038;ssl=1" alt="cop21 emission co2" width="300" height="213" srcset="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/cop21-emission-co2.jpg?resize=300%2C213&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/cop21-emission-co2.jpg?w=609&amp;ssl=1 609w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a>Pour l’Afrique, « <em>il ne s’agit pas de décarbonner son économie a l’instar de la Chine ou de l’Inde, mais plutôt de profiter de la dynamique de la diplomatie du climat et de celle de la finance climat pour accélérer son développement via l’accès aux énergies propres et intégrer le CC dans la planification de son agriculture et de ses infrastructures</em> », toujours selon le Représentant du Groupe africain, Seyni Nafo.</p>
<p>Le Sénégal, à l’instar des pays du Groupe Africain, doit pouvoir compter sur le Fonds Climat Vert (FCV) où pays développés et pays en développement sont représentés de manière équitable, pour soutenir les efforts consentis par les pays au niveau domestique (financement propre).  La capitalisation du FCV affiche actuellement un objectif de 100 milliards de dollars U.S.</p>
<p>Vu l’importance des émissions imputables au secteur de l’Energie au Sénégal,  le défi pour ce pays est de mettre en place sa politique énergétique et d’opter pour un mix qui puisse satisfaire les besoins de manière accéléré tout en lui permettant d’honorer ses engagements climat.  En illustration des besoins encore élevés en énergie du Sénégal, on peut noter :</p>
<ul>
<li>Le faible niveau actuel de l’électrification rurale (28%) ;</li>
<li>Le faible accès à l’énergie, globalement : 6,4 millions d’habitants sans accès ;</li>
<li>Le coût élevé de l’électricité et la très faible compétitivité de sa production au Sénégal,</li>
</ul>
<p>De ce fait, l’option résolue des énergies propres, renouvelables sera la seule solution politique et stratégique à même de répondre aux 2 exigences majeures. Le Sénégal est classé 163<sup>ème</sup> pays sur 187 à l’indice de développement humain. Le pays produit de l’énergie à un coût  très peu compétitif.  Sa capacité actuelle avoisine les 570 Mégawatts et le souhait est d’arriver à atteindre une capacité de 1400 Mégawatts à l’horizon 2030 et être en mesure de desservir 6,4 million de ses habitants présentement sans accès à l’énergie. Le Sénégal compte modifier son mix (composé actuellement de Diesel à   37 %/ HFO (fiouls lourds) à  34%/ Gaz à  9 %/ Hydraulique 12% et source isolée à 8  %) en faveur d’un mix plus orienté vers l’énergie solaire et éolienne (……..). Cependant la présence dans le mix 2030 de 3 centrales à charbon et de gaz pourrait poser problème.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://thinktank-ipode.org/2015/11/25/cop21-analyses-et-enjeux-pour-lafrique-et-le-senegal-par-le-think-tank-ipode/cop21-camembert/" rel="attachment wp-att-12271"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" data-attachment-id="12271" data-permalink="https://thinktank-ipode.org/2015/11/25/cop21-analyses-et-enjeux-pour-lafrique-et-le-senegal-par-le-think-tank-ipode/cop21-camembert/" data-orig-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/cop21-camembert.jpg?fit=531%2C256&amp;ssl=1" data-orig-size="531,256" data-comments-opened="1" data-image-meta="{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}" data-image-title="cop21 camembert" data-image-description="" data-image-caption="" data-large-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/cop21-camembert.jpg?fit=531%2C256&amp;ssl=1" class="aligncenter size-thumbnail wp-image-12271" src="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/cop21-camembert.jpg?resize=300%2C145&#038;ssl=1" alt="cop21 camembert" width="300" height="145" srcset="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/cop21-camembert.jpg?resize=300%2C145&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/cop21-camembert.jpg?w=531&amp;ssl=1 531w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>VI – La nécessité d’accompagner les pays du Sud face à la problématique du Changement Climatique : Exemple du Sénégal </strong></p>
<p>Le financement de l’atteinte des objectifs de la communauté internationale en vue de venir à bout du dérèglement climatique constitue une contrainte supplémentaire pour les économies dont les ressources doivent être destinées à l’effort de développement de manière prioritaire. Dans la mesure où il n’y aura pas de développement qui puisse être durable face à la menace du changement climatique, la communauté internationale a pris la mesure de l’appui en financement à apporter aux pays en développement et a ainsi créé un certain nombre de mécanismes, dans le cadre de la CCNUCC, tels que le (FCV), le Fonds d’Adaptation (FA), le Centre et le Réseau pour la technologie du Climat (CTCN), entre autres, sans compter différentes formes d’assistance technique.</p>
<p>En réponse au lancement du FCV, le Sénégal s’est doté d’un Fonds National Climat, un outil qui devrait lui permettre de tirer profit de diverses potentialités de la finance-climat.</p>
<p>Dans le cadre de la préparation de la COP 21 et du développement de ses CDPN, le Sénégal a clairement exprimé ses besoins d’appui en termes d’assistance à la mise en œuvre des mesures de mitigation et d’atténuation proposées dans les CDPN et en termes d’assistance dans l’application des technologies de réduction d’émissions et de mitigation.</p>
<p>Pour le Sénégal, la mise en place des programmes devra nécessairement inclure, et ne manière prioritaire :</p>
<ul>
<li>L’option résolue des énergies propres, renouvelables avec un mix énergétique qui puisse satisfaire les besoins de croissance du pays de manière accélérée tout en lui permettant d’honorer ses engagements-climat.  Cela demandera qu’un certain nombre de conditions soient remplies et certains outils maitrisés :</li>
</ul>
<ol>
<ol>
<ol>
<li>Une redéfinition de la génération d’énergie sur la base d’une analyse d’économie politique rigoureuse ;</li>
<li>Créer les conditions d’un environnement favorable à l’effectivité des transactions financières et à la sécurisation des investissements dans le secteur de l’énergie ;</li>
<li>Un renforcement des capacités pour une bonne modélisation de la demande en énergie ainsi que la planification et la mise en œuvre des transactions ;</li>
<li>Revoir les options du mix pour un plan de génération d’énergie plus propre par rapport à la situation actuelle (400 MG provenant du gaz, la reconversion des centrales existantes et seulement 339 MW d’énergie renouvelable) ;</li>
<li>Mettre en œuvre une réglementation adéquate pour l’énergie renouvelable et la fixation des tarifs de l’électricité rurale ;</li>
<li>Promouvoir de nouveaux modèles de business pour l’énergie renouvelable, l’efficacité énergétique et l’électrification.</li>
</ol>
</ol>
</ol>
<p><a href="https://thinktank-ipode.org/2015/11/25/cop21-analyses-et-enjeux-pour-lafrique-et-le-senegal-par-le-think-tank-ipode/cop21-tab-chiffre/" rel="attachment wp-att-12272"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" data-attachment-id="12272" data-permalink="https://thinktank-ipode.org/2015/11/25/cop21-analyses-et-enjeux-pour-lafrique-et-le-senegal-par-le-think-tank-ipode/cop21-tab-chiffre/" data-orig-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/cop21-tab-chiffr%C3%A9.jpg?fit=542%2C179&amp;ssl=1" data-orig-size="542,179" data-comments-opened="1" data-image-meta="{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}" data-image-title="cop21 tab chiffré" data-image-description="" data-image-caption="" data-large-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/cop21-tab-chiffr%C3%A9.jpg?fit=542%2C179&amp;ssl=1" class="aligncenter wp-image-12272" src="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/cop21-tab-chiffr%C3%A9.jpg?resize=473%2C156&#038;ssl=1" alt="cop21 tab chiffré" width="473" height="156" srcset="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/cop21-tab-chiffr%C3%A9.jpg?resize=300%2C99&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/cop21-tab-chiffr%C3%A9.jpg?w=542&amp;ssl=1 542w" sizes="(max-width: 473px) 100vw, 473px" /></a></p>
<p>La poursuite de l’option de l’Agriculture intelligente face au Changement Climatique (AIC) qui doit se renforcer, l’agriculture étant comprise au sens large (cultures, élevage, pêche) et dans la mesure où le PSE fait de ce secteur un moteur du développement et où le choix de l’AIC est partagé au sein de la CAADP (<em>Comprehensive African Agricultural Developpement Program</em>).  En vérité, il s’agira de poursuivre le développement et la mise en œuvre des plans d’adaptation au CC pour l’ensemble des secteurs et les plus vulnérables en particulier (agriculture, environnement et ressources naturelles, eau et assainissement, santé) le tout s’appuyant sur une politique cohérente d’aménagement du territoire (tenant compte des fonctions écologiques, géographiques, géophysiques ainsi que des vulnérabilités environnementales et au climat) et en sachant tirer profit des opportunités qu’offre la CCNUCC à travers les mécanismes de soutien à l’adaptation et à la mitigation.</p>
<ul>
<li>Une planification des infrastructures (politique cohérente d’aménagement du territoire encore une fois, matériaux et technologies adaptés, choix des sites, etc.) qui tienne compte du risque climatique pour un pays qui compte 700 km de côtes.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Conclusion : En route pour Paris !</strong></p>
<p>La communauté internationale est à la veille de franchir un pas historique dans la mesure où  les nations s’apprêtent à signer un accord à caractère universel, qui soit à la fois ambitieux et contraignant, à Paris, dans les jours à venir.  Pour le Groupe Afrique, l’enjeu sera de profiter des opportunités et mécanismes de soutien à l’adaptation et à la mitigation qu’offrent  la diplomatie du climat et celle de la finance climat, pour se placer sur la voie d’économies faibles en carbone avec l’option résolue d’accéder aux énergies propres et intégrer le changement climatique dans la planification des secteurs de l’économie les plus sensibles.</p>
<p>A l’instar de ses pairs, et vu de l’importance des émissions imputables au secteur de l’Energie, le défi pour le Sénégal, sera d’arriver à  mettre en place sa politique énergétique et d’opter pour un mix qui puisse satisfaire les besoins de manière accélérée tout en lui permettant d’honorer ses engagements climat pour un développement propre qui s’inscrive à la fois dans la durabilité et en adéquation avec les ambitions du PSE. Pays sahélien et côtiers, le Sénégal devra être amené, à la suite de Paris 2015, à revoir ses programmes sectoriels et à planifier ses infrastructures avec une démarche cohérente d’aménagement du territoire et une prise en compte adéquate de l’intersectorialite de l’Environnement tout en tirant profit de la finance climat et en renforçant sa politique énergétique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Dr Oumou Kalsoum LY</strong> Pour le Think Tank IPODE</p>
<p>Dr Vétérinaire-Economiste du Développement</p>
<p>Chargée de Programme Changement Climatique</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>Cadre de vie et salubrité les failles de nos autorités publiques et du ministère de l’Environnement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Sep 2014 09:09:43 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Développement Durable & Energie]]></category>
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					<description><![CDATA[Le vendredi 30 mai 2014, Mr Lewis Lukens, ancien ambassadeur des USA à Dakar rencontrait la presse, au terme d’une mission de trois ans. Profitant de cette toute dernière opportunité,&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le vendredi 30 mai 2014, Mr Lewis Lukens, ancien ambassadeur des USA à Dakar rencontrait la presse, au terme d’une mission de trois ans. Profitant de cette toute dernière opportunité, il exhortait le Gouvernement sénégalais à « <em>se focaliser</em> » sur la question des ordures et des problèmes de l’Environnement en général, pour mieux tirer parti du potentiel touristique du pays. <span id="more-11695"></span>Précisant qu’il avait été déjà frappé par cette situation dès son arrivée au Sénégal, il s’interrogea en ces termes : « <em>Quand on voit les ordures, on se pose des questions. On se demande pourquoi c’est comme ça</em>. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je ne rappelle pas ces regrets de Mr Lukens parce qu’il représentait le pays le plus puissant du monde, mais bien parce qu’il a raison, et que ses regrets ne nous honorent point. Après 54 ans d’indépendance, nous peinons à débarrasser notre capitale nationale, ancienne capitale de l’Afrique occidentale française, des ordures et des eaux usées.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Son Excellence Lukens aurait dû d’ailleurs pointer aussi du doigt les gravats et les branchages qui sont une autre plaie de notre capitale. Une plaie qui, malheureusement, laisse totalement les autorités et les citoyens indifférents. Pourtant, les gravats en particulier enlaidissent terriblement la capitale nationale. Ils sont d’ailleurs pour beaucoup dans l’aggravation des inondations à Dakar et dans sa banlieue. Dans le quartier où j’habite, les eaux de ruissellement s’infiltraient quelques minutes après, même s’il avait plu des cordes. Aujourd’hui, nombre de maisons y sont inondées, du fait des gravats qui surélèvent le niveau des rues et s’opposent à l’infiltration des eaux. Il en est ainsi d’ailleurs dans de nombreux autres quartiers de Dakar et de sa banlieue. Dans l’indifférence générale des autorités et des populations.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>C’est également dans leur indifférence générale que les gravats envahissent tous les espaces vides qui ne sont pas éclairés la nuit. C’est ainsi que ce qu’on appelait les « Jardins de Cambérène », jadis un îlot abondamment vert, fleuri et qui faisaient partie des rares poumons de Dakar, étouffent aujourd’hui sous des tonnes de gravats, dans l’indifférence totale – j’insiste –   des services du Ministère de l’Environnement, du maire de Golfe, du Préfet de Guédiawaye, etc. C’est, personnellement, le cœur gros que je passe tous les jours devant ce qui était l’hôtel-restaurant du « Jardin », qui ne fonctionne pratiquement plus à cause de la dégradation avancée de l’environnement. Les gravats s’amoncellent chaque jour un peu plus et remplissent tous les espaces vides environnants.</p>
<p>Ministère de l’Environnement, où êtes-vous ? Vous ne pouvez quand même pas laisser ce « poumon vert » de Dakar mourir petit à petit sous le poids des gravats que des délinquants irresponsables y déversent toutes les nuits, impunément !</p>
<p>Pour ce qui me concerne en tout cas, je suis prêt à accompagner des agents de ce ministère sur les lieux, pour qu’ils constatent eux-mêmes sur place les immenses dégâts. Je suis prêts à les y accompagner avec mon propre véhicule et à mes frais, s’il y a lieu. Ils pourraient s’accompagner, s’ils acceptent ma proposition, d’un journaliste muni d’une caméra, pour fixer les images hideuses, qui devraient indigner tous les passants. Si, au contraire, ils trouvent  ma proposition prétentieuse et saugrenue, je lance le même appel à toutes les télévisions de nos différents groupes de presse.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je ne fais montre d’aucune prétention. Je ne fais pas non plus de cinéma. J’appelle seulement à une action citoyenne. Qu’on me mette à l’épreuve !</p>
<p>Je suis d’ailleurs tenté de lancer le même appel aux nombreuses autres autorités publiques et à tous mes concitoyens. Notre capitale nationale mérite d’être secourue. Elle n’est pas seulement défigurée d’ailleurs, loin s’en faut, par les ordures ménagères, les gravats et les branchages. Elle traîne une autre plaie, celle-là aussi béante que les autres : l’indiscipline caractérisée des populations, pratiquement encouragée par la frilosité des autorités publiques, et dont l’ampleur dépasse nos frontières.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans une contribution à la « <em>Commission éthique et des valeurs</em> » des Assises nationales du Sénégal intitulée « <em>Propos sur nos comportements quotidiens</em> », je rappelais la tragédie du « Joola » en ces termes : <strong>«</strong>  <em>La tragédie de la nuit du 26 septembre 2002 – pour revenir à elle  –, par-delà les centaines de morts qu’elle a entraînées et la douleur indicible qu’elle a engendrée, a été une honte pour notre pays et a porté un coup terrible à son image. Les images peu reluisantes du naufrage du  “ Joola” ont fait le tour du monde. Elles ont été relayées par de nombreuses télévisions étrangères et principalement françaises, commentées avec par moment des piques qui ne nous honorent point. Juan Gomes de RFI avait également consacré son émission “ Appel à l’Actualité ” des 1<sup>er</sup> et 2 octobre 2002 au malheureux événement. Un ressortissant français intervenant de Dakar avait, par-delà le naufrage du “  Joola ”, pointé un doigt accusateur sur l’indiscipline caractérisée des Sénégalais et principalement sur celle des conducteurs de cars rapides et de “ Ndiaga Ndiaye” qui sont, selon lui, de véritables bourreaux sur les routes. Il avait terminé son intervention par cette terrible assertion : “ Le Sénégal se complet de plus en plus dans la médiocrité et le laisser-aller”.  Une dame, résidant à Paris, ira dans le même sens en regrettant que son pays (le Sénégal), “ s’installe de plus en plus dans la culture du laxisme ”</em>.<em> Les Européens dont des ressortissants ont péri dans la catastrophe du 26 septembre, réfléchiront désormais longuement et profondément, avant de se décider à venir au Sénégal qui se révèle de plus en plus comme le champion mondial incontesté de l’indiscipline et de l’incivisme.  Nous nous comportons chaque jour qui passe comme une communauté de singes et d’hyènes adolescentes (que les walaf appellent “ nduulañ ”), communauté sans responsable où chacun fait ce que bon lui  semble et selon son instinct du moment, sans se soucier le moins du monde du tort qu’il peut porter au pays ou à son voisin immédiat. Quarante huit années après l’indépendance (ce n’était donc que ça ?), nous continuons de traîner comme un boulet, les maux que le Président Senghor appelait “ Les maladies infantiles du sous-développement ”, dont les plus courantes aujourd’hui sont l’indiscipline et l’incivisme. <strong>»</strong></em></p>
<p>Ces plaies béantes qui nous collent comme à la peau se manifestent, notamment, dans les constructions anarchiques. Des contributions qui paraissent dans les différents journaux de la place les dénoncent quotidiennement, sans succès. Périodiquement nous assistons, le cœur gros, à des effondrements de bâtiments entraînant la mort de plusieurs personnes. Les métastases de l’indiscipline et de l’incivisme n’épargnent pas, non plus, les nombreuses cérémonies familiales et religieuses. Pratiquement, tous les jours, à l’occasion des baptêmes, des mariages, des décès, des retours de pèlerinage des Lieux saints, des tours de famille, des gamous-meetings, etc, des tentes poussent comme des champignons, souvent dans les rues les plus passantes et sans aucune autorisation.</p>
<p>Et que dire des <em>fuurël</em> et autres soirées dansantes et <em>tann bèer</em> organisés à tout bout de champ, en week-ends comme en jours de semaine, avec des baffles ouverts à plein régime et des tam-tams sur lesquels frappent à tue-tête des griots endiablés ? Les pauvres citoyens en arrivent à perdre le sommeil et, plus dramatiquement, à la longue, l’ouïe. Ce tableau serait d’ailleurs incomplet si on n’y ajoutait pas les ballons que nos enfants envoient rageusement frapper à nos fenêtres et les appels à la prière de certains muezzins zélés, aux environs de quatre heures du matin, avec des hauts parleurs qui portent leurs voix à des kilomètres à la ronde.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La politique n’est pas en reste. Nous comptons aujourd’hui bien plus de 200 partis politiques. Chacun de ces partis, même des plus insignifiants créés pour jouer les trouble-fête et, surtout, pour trouver sa place au soleil de la très « juteuse » majorité présidentielle, veut organiser son meeting, principalement pendant les campagnes électorales. Le problème se situe aux endroits et aux moments où ces meetings sont organisés. Généralement, les partis jettent leur dévolu sur les plus grandes rues et avenues. Ces meetings drainent en général beaucoup de monde et participent de la grande confusion de la circulation.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans les pays sérieux, les grandes démocraties, ces rencontres se déroulent dans des endroits fermés. Nous avons suffisamment de salles et de stades pour abriter ces meetings, dont nous pourrions d’ailleurs nous passer sans grands dommages. L’essentiel n’est pas, en effet, loin s’en faut, dans le grand monde qu’elles cherchent à mobiliser à tout prix. L’expérience a montré que toutes les grandes foules de curieux qui envahissent très tôt les meetings et qui sont les plus prompts à applaudir à tout rompre et à tout propos, ne sont même pas inscrits, dans leur grande majorité en tout cas, sur les listes électorales ou, lorsqu’ils le sont, ne se donnent même pas la peine d’aller voter le jour J. Ces grandes foules n’ont pas, de mon point de vue, l’intérêt qu’on leur accorde. Les partis politiques peuvent certainement continuer de tenir des meetings (hors des grandes rues et des avenues de préférence). Ils gagneraient davantage, cependant, à éduquer leurs militants et à les convaincre de la nécessité de s’inscrire massivement sur les listes électorales, à retirer tout aussi massivement leurs cartes le moment venu et, surtout, à voter effectivement et massivement. Ces différents gestes me semblent plus citoyens et beaucoup plus efficaces qu’une simple présence dans un meeting.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un autre aspect des manifestations des partis politiques qui pose problème, ce sont les affichages sauvages pendant les campagnes électorales et même hors de celles-ci. Nos compatriotes, militants de partis politiques ou non, ont la fâcheuse habitude d’afficher et de faire des graffiti n’importe où : sur les murs des bâtiments publics ou privés et même chez de pauvres particuliers qui, parfois, ont à peine fini de peindre leurs maisons. Les tableaux de signalisation (stop, sens interdit, sens giratoire, etc) qui réglementent la circulation ne sont même pas épargnés, comme d’ailleurs les enseignes payées par différents services publics comme privés. En plus des torts qu’ils portent aux nombreux particuliers, les affiches et les graffiti anarchiques défigurent notre pauvre capitale nationale et d’autres villes de l’intérieur. Il faut absolument que l’Etat les organise et les encadre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Toutes ces plaies béantes ont la vie particulièrement dure chez nous. Elles sont loin de dater d’aujourd’hui. Le président Senghor – nous l’avons rappelé plus haut  –, les a très tôt stigmatisées. Son successeur aussi qui, dans son message à la Nation au soir du 31 décembre 1999, dénonçait vigoureusement (verbalement tout au moins) l’indiscipline et l’anarchie qui s’installaient dangereusement dans le pays. Dès le lendemain, les forces de sécurité se mirent rapidement au travail et investirent les différents ronds points de la capitale nationale, qui étaient devenus de véritables casse-tête pour les pauvres automobilistes. Dans une contribution parue au journal « <em>Sud quotidien »</em> du 4 janvier de la même année et dont le titre était « <em>Lutte contre l’indiscipline et l’anarchie : aller plus loin</em> <em>encore</em> », j’encourageais et félicitais les forces de sécurité et souhaitais vivement que « <em>ce début fracassant ne soit pas que ponctuel, un simple effet d’annonce destiné seulement, comme on nous y a habitués au Sénégal, à frapper les esprits et à s’évanouir ensuite comme un feu de paille</em> ». J’allais plus loin encore dans ma contribution en ces termes : « <em>Dakar a une multiple vocation qu’elle ne pourra réaliser dans le laxisme et l’anarchie que nous y connaissons actuellement. Il ne faut donc pas que nos braves policiers et gendarmes s’arrêtent en si bon chemin. Il ne faut surtout pas se faire d’illusion : la présence même régulière des forces de sécurité aux points les plus névralgiques de la ville, ne suffit pas à régler comme par enchantement les problèmes de la circulation ; Il convient d’aller plus loin : nos pandores et policiers ne peuvent pas être toujours présents partout où on a besoin d’eux. Les Sénégalais doivent apprendre à garder des comportements citoyens et républicains en toutes circonstances</em>. » Je faisais remarquer aussi que <em>«  le travail des forces de sécurité doit être jumelé à des actions pertinentes et soutenues de formation, d’information et de sensibilisation à travers les canaux qu’offre les différents médias du pays</em> (…) ». Toutes ces mesures, même appliquées à la lettre, ne suffiraient évidemment pas : il convenait, il convient encore aujourd’hui, de renforcer notablement les sanctions contre les délinquants et de les appliquer effectivement<em>.</em> C’est à ce niveau-là que nous avons de réels problèmes. C’est à cause de la conscience de l’absence de sanctions ou même, si elles existent, de leur inapplicabilité, que les métastases de l’indiscipline et de l’anarchie infectent maints autres secteurs de la vie nationale.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pendant 54  longues années, les autorités nous ont laissé faire. Elles ont assisté passivement à la sédimentation de nos épaisses couches de tares. Autorités et citoyens, nous sommes tous responsables de cette situation. Les autorités, celles d’hier comme celles d’aujourd’hui, le sont encore plus. Elles n’ont jamais osé prendre leurs responsabilités devant l’indiscipline caractérisée des citoyens. Elles les ont au contraire toujours ménagés pour des raisons proprement électoralistes. La perspective d’une réélection a toujours constitué pour nos gouvernants comme un gaz paralysant, devant la nécessité de sévir face à des comportements parfois inacceptables. Dans <em>wax sa xalaat</em> d’une radio privée, un intervenant, regrettant sincèrement leur passivité et leur complaisance coupables devant de tels comportements, faisait remarquer que « <em>le seul homme ou la seule dame capable de diriger le Sénégal dans la vérité, la justice et la fermeté, est celui ou celle qui met sur le même pied d’égalité le maintien au pouvoir ou sa perte</em> ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un ancien gouverneur de région, Ibrahima Malamine Tandian, nous rappelait fort opportunément dans une contribution à « <em>Walfadjri</em> » du 7 octobre 2002, ce qui suit : « <em>La complaisance a la vie dure au Sénégal : le message à la Nation du président Wade rappelle ceux du président Senghor et du président Diouf qui mettaient souvent l’accent sur la capacité de nuisance de nos mauvaises habitudes sur la bonne gouvernance</em>. » Dans l’édition du 10 octobre 2002 du même quotidien, l’énarque et économiste Moubarack Lo concluait une contribution en ces termes : « <em>Après le naufrage</em> (du Joola), <em>l’Etat a préféré indexer les citoyens et les menacer de sanctions futures, plutôt que d’engager sa propre réforme. Or, celle-ci est le préalable et la première étape de tout chantier de transformation vertueuse des Sénégalais. Que l’Etat commence donc par ses propres faiblesses et remplisse rigoureusement ses prérogatives et les Sénégalais suivront son exemple, de gré ou de force</em>. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La conclusion de ma contribution du 4 janvier 1999 (citée plus haut) allait dans le même sens que mon concitoyen Moubarack Lo : l’exemple est effectivement attendu de nos gouvernants, qui doivent enfin prendre leurs responsabilités et appliquer rigoureusement à tous les citoyens les lois et règlements édictés, compte non tenu de leur appartenance politique, sociale, religieuse ou autre.</p>
<p>Nos mémoires sont encore fraîches de la révolte des marchands ambulants de Dakar. Le président de la République d’alors, Abdoulaye Wade, avait donné publiquement des instructions fermes de les dégager des principales artères de la capitale nationale. Il avait affirmé que le gouvernement ne prendrait plus aucun arrêté, aucun décret, aucune loi pour cela, tous les textes existant et étant encore en vigueur. Il martelait surtout qu’il n’accepterait aucune intervention. Deux jours après, le Gouverneur de Dakar appliquait à la lettre les instructions du Président de la République et on connaît la suite : le politicien devant l’Eternel ayant pris peur, se rétracta et désavoua publiquement le pauvre gouverneur. Il recevra ensuite une délégation des marchands ambulants et affectera le pauvre gouverneur à Kaolack et son préfet à Mbour. Les marchands ambulants triomphants envahirent de nouveau toutes les rues d’où ils avaient été dégagés.</p>
<p>Cette image peu flatteuse que nous a laissée l’ancien président politicien doit s’effacer à jamais de nos mémoires. Il est vraiment temps que le Sénégal soit vigoureusement  repris en main. Il connaîtra difficilement l’émergence avec cette frilosité politicienne et électoraliste dont ont fait montre jusqu’à présent les dirigeants qui s’y sont succédé.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Mody Niang Président comité Ethique Ipode</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
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		<title>Africa News Room du 22 Juillet 2014, dossier: déforestation et désertification en Afrique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Jul 2014 18:13:52 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Mohamed Ly Africa News Room A24]]></category>
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					<description><![CDATA[Ce Mercred 22 Juillet 2014l Mohamed Ly président du Think Tank Ipode était l&#8217;invité du jour de l&#8217;African News Room sur La chaine panafricaine Africa24 Le président du Think Tant&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ce Mercred 22 Juillet 2014l Mohamed Ly président du Think Tank Ipode était l&rsquo;invité du jour de l&rsquo;African News Room sur La chaine panafricaine Africa24</p>
<p>Le président du Think Tant a évoqué ldans le dossier la question de la déforestation et de la désertification en Afrique sur le plateau de  l’African News Room de La chaine panafricaine Africa24</p>
<p>http://www.dailymotion.com/video/x21xlmu_africa-news-room-du-22-07-14-afrique-deforestation-et-desertification-partie-2_news</p>
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		<title>désertification et déforestation en Afrique sur africa24 Partie 1</title>
		<link>https://thinktank-ipode.org/2014/07/23/desertification-et-deforestation-en-afrique-sur-africa24-partie-1/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Jul 2014 14:02:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Audio-video]]></category>
		<category><![CDATA[Développement Durable & Energie]]></category>
		<category><![CDATA[Ecologie, Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[déforestation en Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[désertification en Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ly Africa News Room A24]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed ly Africa24]]></category>
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					<description><![CDATA[Intervention de Mohamed Ly président du think tank Ipode sur la désertification et déforestation en Afrique sur la chaîne africaine  Africa24 Partie 1 ce 22 Juillet 2014 http://touch.dailymotion.com/video/x21xlkr]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Intervention de Mohamed Ly président du think tank Ipode sur la désertification et déforestation en Afrique sur la chaîne africaine  Africa24 Partie 1 ce 22 Juillet 2014</p>
<p><a href="http://touch.dailymotion.com/video/x21xlkr">http://touch.dailymotion.com/video/x21xlkr</a></p>
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		<title>Développement durable et économie verte: Une voie de développement innovante</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Nov 2013 20:37:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Développement Durable & Energie]]></category>
		<category><![CDATA[Ecologie, Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
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		<category><![CDATA[de Rio à Rio+20]]></category>
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		<category><![CDATA[OMD (Objectifs du Millénaire pour le Développement]]></category>
		<category><![CDATA[prorogation du protocole de Kyoto]]></category>
		<category><![CDATA[revivification de la planète terre]]></category>
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					<description><![CDATA[D’après le PNUE l’économie verte est une économie qui entraine une amélioration du bien être humain et de l’équité sociale tout en réduisant de manière significative les risques environnementaux et la pénurie des ressources. Et c’est en cela qu’il est intéressant que nous, pays sahélien pauvre comme le Sénégal, devons nous orienter résolument vers cette révolution économique ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>A la fin du siècle précédent, différentes conférences se sont illustrées pour venir à bout d’un humanisme contre un système capitaliste acerbe.</p>
<p><span id="more-1421"></span></p>
<p>Dans ce même ordre d’idées, le sommet sur l’environnement et le développement de Rio de Janeiro en 1992 après les multiples sonnettes d’alarme des écologistes contre le réchauffement de la terre et la perte de la diversité biologique a répondu à un nouveau concept sur l’environnement et le développement durable. Ce dernier, « développement durable » est repris par toutes les organisations sur les plans social, culturel, économique et politique. Pour mieux en appréhender le concept et les enjeux internationaux nous vous présentons une analyse qui reprend les sommets de Rio de Janeiro(1992), de Johannesburg (2002) ; Copenhague (2009) et enfin de Rio+20 (2012) ; chacun dans son contexte pour retracer la cinématique du développement durable et la nécessité pour le Sénégal de s’en approprier pour impulser une nouvelle économie : l’économie verte génératrice d’emplois durables.</p>
<p><b>Cinématique du développement durable de Rio de Janeiro à RIO+20.</b></p>
<p><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="alignleft size-full wp-image-1424" src="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2013/11/rio%2B20.jpg?resize=261%2C193&#038;ssl=1" alt="rio+20" width="261" height="193" />Le contexte de Rio de Janeiro s’offrait selon 2 scénarios : Le premier est illustré par la fin de la guerre froide et l’avènement de la démocratie universelle partout. Le second  pour les pays en développement, ce contexte de Rio de Janeiro est illustré par la fin de l’ajustement structurel instauré par les institutions de Bretton Woods. Notamment, cette thérapie économique de pénitence pour les pays en développement occultait le développement social et sanitaire. Elle laissait la pauvreté et la précarité comme plaies incurables. De même l’initiative et l’innovation de la société civile et des populations vulnérables étaient noyées dans l’œuf par manque d’assainissement des voies démocratiques et institutionnelles. Nous pourrons affirmer alors que de Rio de Janeiro, en passant par Johannesburg jusqu’à Copenhague, l’ambition politique d’une vocation pour la durabilité vitale sur notre planète a connu un léger essoufflement<b></b></p>
<p>-Au stade de Rio de Janeiro, les négociations GATT (Général Accord on Tarifs and Trade) étaient moins flexibles (avant les accords de Marrakech). L’environnement comme nous le situons était subordonné à l’économie. Dans ce même ordre, le rapport Brundtland fixait une croissance pour l’avenir et les propositions de Rio de Janeiro s’inscrivaient dans une diminution du productivisme et de l’allocation envers le développement soutenable pour les générations à venir.</p>
<p>-En 1997, à un des objectifs de Rio s’accordaient les termes  au protocole de Kyoto qui fixait un marché du carbone. Les efforts de l’UE (Union Européenne) sont salutaires à cet effet.</p>
<p>-En 2002, le sommet mondial pour le développement durable de Johannesburg battit son plein au moment où la mondialisation battait son plein. Le périmètre du développement durable s’élargissait des concepts environnementaux, au concept éducationnel, l’émancipation des pauvres, des femmes et des groupes vulnérables. Le champ du développement durable s’élargissait avec la déclaration du millénaire, les acquis de la démocratie universelle, le consensus de Monterrey et le cycle de Doha. L’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) remplaçait le défunt  GATT. L’économie tenait une simple emprise sur l’écologique mais les échanges internationaux restaient insatisfaits dans le sens d’un commerce mondial équitable. Le sommet de Johannesburg de 2002 se montra plus indulgent pour la réaction politique.</p>
<p>-En 2009 lorsqu’on atteignait timidement les OMD (Objectifs du Millénaire pour le Développement), le sommet de Copenhague conceptualisait une grande stratégie pour la conservation du carbone afin de lutter contre les changements climatiques par thérapie végétarienne. Les objectifs matériels des entités géographiques pour l’adaptation, l’atténuation et le transfert de technologies n’étaient pas atteints.</p>
<p>-En 2012 : à trois ans de la date buttoir pour les OMD (objectifs du millénaire pour le développement), les politiques semblent suivre un tant soit peu le sens des concepts de développement durable. Il semble avoir une clause de concordance entre technocrates et politiciens. C’est toujours la thérapie végétarienne qui résout du même coup sauvée de la biodiversité et la diminution du réchauffement global de la planète. Technocrates et politiciens annoncent une gouvernance mondiale verte et le renforcement d’une économie verte.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>D’après le PNUE (Programme des Nations-Unies pour l’Environnement), l’économie verte est une économie qui entraine une amélioration du bien être humain et de l’équité sociale tout en réduisant de manière significative les risques environnementaux et la pénurie des ressources. Et c’est en cela qu’il est intéressant que nous, pays sahélien pauvre comme le Sénégal, devons-nous nous orienter résolument vers cette révolution économique pour résorber nos déficits énergétiques et amorcer un nouveau type de développement et de création d’emplois.</p>
<p><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-1425" src="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2013/11/ecocarteafrik.jpg?resize=259%2C194&#038;ssl=1" alt="ecocarteafrik" width="259" height="194" /></p>
<p><b><span style="text-decoration: underline;">Perspectives :</span></b></p>
<p>Aujourd’hui l’heure est ainsi au bouleversement de la tendance de l’extinction de la nature, de l’équilibre climatique par accusation de l’activité industrielle humaine.</p>
<p>Une économie verte s’entend à l’heure de la diversification des produits monétaires et des circuits financiers, d’une prise en compte prépondérante de la nature, corrélativement à la lutte contre la pauvreté, dans la réversibilité des tendances industrieuses de l’homme. Il s’agit de garantir le gagne-pain contre une certaine indigence des couches populaires mondiales sur la base de la nature par un développement et un statut prioritaire du secteur primaire (la culture, la pêche, l’agriculture, la foresterie et l’élevage). L’économie verte s’entend d’un respect solennel ou prépondérant envers l’environnement. Il ne s’agit pas d’un concept utopique d’une croissance soutenue car l’économie mondiale qui fut toujours verte sans allusion ou analogie physiocrate, car garantie par l’agriculture et la biodiversité  (premières pourvoyeuses de valeur ajoutée dans les chaînes de valeur économique). Les deux équilibres impulsent les secteurs secondaire, tertiaire et quaternaire. Dans ce sens comme l’affirma la position bolivienne (à Rio +20), il ne s’agira pas d’une « marchandisation de la nature » sans un consensus commun et déclaratif sur la tendance industrielle actuelle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b><span style="text-decoration: underline;">Conclusion</span></b></p>
<p>Ainsi depuis le sommet de Stockholm 1972, l’économie verte semble marquer une maturité de la communauté internationale. Les pays en développement sur les latitudes équatoriale et tropicale doivent amorcer une lutte pour une régénération de la biodiversité résorbant ainsi le réchauffement climatique. A côté des pays en développement, les pays signataires du protocole de Kyoto (qui fut prolongé) ainsi que les pays émergents (Chine, Brésil, Inde, Australie…) ne doivent ménager aucun effort pour une revivification de la planète terre, la survie de l’homme en dépend.</p>
<p><b><span style="text-decoration: underline;">Recommandations :</span></b></p>
<p>1-       Travailler à la prorogation du protocole de Kyoto aux pays émergents (Chine, Inde, Brésil, Australie) pour réduire de manière significative le réchauffement global</p>
<p>2-       Travailler à la régénération de l’environnement, par la diminution de la pollution, la sauvegarde des ressources animale, végétale et sauvage et enfin préserver l’environnement par le biais des O.D.D (Objectifs de Développement Durable) et du FEM (Fonds pour l’environnement Mondial)</p>
<p>3-       Axer le développement de nos pays sur le secteur primaire en s’appuyant sur l’agriculture  et la biodiversité pour propulser efficacement les secteurs secondaire, tertiaire et quaternaire.</p>
<p>Ababacar Sadikh LY &#8211; Pour le Think tank IPODE</p>
<p>Ababacar Sadikh LY est Ex-Chercheur auprès du Secrétaire exécutif à Enda tiers Monde 1993-1998 Auteur de l’ouvrage : « circuit d’un concept de développement durable de Rio à Rio+20 »</p>
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		<title>Politique énergétique : Des innovations du Think tank ipode pour la résorption du déficit énergétique</title>
		<link>https://thinktank-ipode.org/2013/06/11/politique-energetique-des-innovations-du-think-tank-ipode-pour-la-resorption-du-deficit-energetique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Jun 2013 18:31:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Développement Durable & Energie]]></category>
		<category><![CDATA[Ecologie, Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[centrale charbon Sendou]]></category>
		<category><![CDATA[centrale solaire]]></category>
		<category><![CDATA[centrale solaire Sénégal]]></category>
		<category><![CDATA[deficit énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[On-grid]]></category>
		<category><![CDATA[Solutions ER « solaire »]]></category>
		<category><![CDATA[systéme connecté on-grid]]></category>
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					<description><![CDATA[Les avantages du système connecté ou On-grid pour les états africains et surtout ceux du Sahel qui ont un fort taux d’ensoleillement,  sont énormes et revêtent des avantages économiques mais aussi, environnementales.  En effet, ces dernières années, malgré les milliards de subvention accordés aux sociétés de fourniture d’énergie dans la sous-région, les problèmes dans l’approvisionnement de l’électricité persistent et empirent. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>[vc_row el_position= »last »][vc_column][vc_column_text]</p>
<div>
<p><strong>Introduction</strong></p>
</div>
<p>Le contexte de crise énergétique que traverse le Sénégal depuis des décennies  s’accentue de plus en plus. Les règles du jeu ne sont pas en notre faveur parce que nous sommes dépendants du pétrole, matières premières que nous ne produisons pas.</p>
<p><span id="more-1326"></span></p>
<p>Malgré les dizaines de milliards qui sont injectés dans ce secteur à travers la SENELEC, les problèmes demeurent et aucune véritable perspective n’existe quant aux solutions.</p>
<p>Aujourd’hui, grâce au fameux plan TAKKAL, nous arrivons à avoir une meilleure distribution de l’électricité que celle des années passées. Cependant le plan TAKKAL ne constitue pas une solution fiable et pérenne.  Les autres axes vers lesquels l’Etat nous mène sont : la centrale à charbon de Sendou, et des centrales solaires qui tardent à être mises en place.</p>
<p>Concernant la centrale à charbon de Sendou la question est «avons-nous assez de charbon pour faire fonctionner une centrale à charbon ?». A l’évidence la réponse est négative. Les règles du jeu seraient encore faussées pour notre pays. Il faudrait que nous maitrisions en réalité les matières premières qui vont nous permettre d’atteindre nos objectifs en matière de politique énergétique.</p>
<p>Par ailleurs les énergies renouvelables sont également identifier comme solution. Cependant l’usage qui en a été fait jusqu&rsquo;à présent n’est pas très significatif par rapport à notre déficit. Les raisons sont multiples mais nous ne citerons ici que certaines :</p>
<p>&#8211;       La méconnaissance de ces techniques et technologies</p>
<p>&#8211;       Le manque d’expertise dans ce domaine</p>
<p>&#8211;       La cherté des solutions</p>
<p>&#8211;       Le manque de politique d’accompagnement par l’Etat</p>
<p><b>1)     </b><b>La méconnaissance des techniques et technologies liées aux énergies renouvelables</b></p>
<p>Il y a dix ans, acheter un ordinateur et le mettre en route requerrait des connaissances techniques en informatique. Aujourd’hui les solutions vendues  au client final sont tellement simplifiées que n’importe qui peut mettre en route son ordinateur neuf.</p>
<p>Ce même processus est en train d’être mis en branle au niveau des solutions énergétiques solaires avec la commercialisation de kit prêt à l’emploi pour une utilisation résidentielle voir pour répondre à la demande énergétique de la majorité des domaines d’activités économiques au Sénégal. Ces solutions sont fonctionnelles et fiables. Ils sont mis en branle depuis un bon moment dans les pays du Nord avec des taux d’ensoleillement qui sont dérisoires par rapport aux nôtres cependant les centrales solaires n’arrêtent pas de se monter. Le monitoring des installations également commence à se standardiser avec des interfaces très conviviales et donnant toutes les informations utiles en temps réel ce qui permet une optimisation efficiente des installations. Il serait temps que les professionnels du secteur s’orientent vers ces découvertes récentes avec l’accompagnement de l’Etat dans leur formation.</p>
<p><b>2)     </b><b>Le manque d’expertise dans ce domaine</b></p>
<p>Quand le Sénégal fait le choix de se lancer dans la construction d’une centrale à charbon, autant pour l’étude de faisabilité que pour la construction, la mise en œuvre des processus et la gestion, il fait appelle à une expertise étrangère. Pour l’énergie solaire, l’Afrique ne manque certainement pas d’expertise surtout que la tâche n’a pas besoin d’être pharaonique juste inscrite dans une bonne logique et un programme maitrisé et bien suivi au niveau de l’Etat.</p>
<p><b>3)     </b><b>La cherté des solutions</b></p>
<p>Les mécanismes de financement sont multiples et pour les projets d’Energie Renouvelables. Un changement de politique dans l’utilisation qui est faite de l’énergie solaire devrait permettre de lever les fonds nécessaires pour accompagner et mettre en place un vrai dispositif fonctionnel, fiable, économique et écologique.</p>
<p>Les investissements ne seront pas lourds s’ils sont accompagnés avec des mesures incitatives comme les réductions d’impôts, les subventions, l’accès à des lignes de crédits etc.</p>
<p>Les prix dans les années à venir ne seront donc que plus bas, les techniques et technologies plus pointues. Dans l’histoire de l’énergie solaire l’accident de Fukushima est un tournant que l’humanité compte marquer par sa maitrise de plus en plus aboutie des solutions. Nous espérons que le Sénégal sera assez préparé pour profiter de révolutions en cours.</p>
<p><b>4)     </b><b>Le manque de politique d’accompagnement</b></p>
<p>Dans notre pays, jusqu’en 2006, le déploiement de solutions de production d’énergie solaire a été cantonné au milieu rural et ces projets sont initiés dans leur majorité par l’Etat et ses partenaires.</p>
<p>Cependant, de plus en plus, nous assistons à l’émergence de solutions solaires qui sont proposées par des initiatives privées et déployées en milieu urbain pour une utilisation résidentielle en vue de pallier aux délestages. Ces solutions marchent mais devraient être accompagné d’une incitation étatique par le levier d’une politique fiscale adéquate pour encourager l’utilisation des énergies propres.</p>
<p>Ce nouveau secteur ne doit pas être livré à lui-même comme c’est le cas avec le bâtiment. Il doit  s’inscrire dans une vision globale de politique énergétique et environnementale et qui prenne en compte les besoins réels des populations et des entreprises.</p>
<div>
<p>Solutions ER « solaire »</p>
</div>
<p>Les systèmes solaires traditionnellement installés sont munis de batteries pour le stockage de l’énergie produite par les modules solaires. Cette topologie est idéale pour une installation en site isolé. Aujourd’hui l’impact des délestages a permis la conception et la commercialisation de solution de secours (backup) pour professionnel et grand public. Ces solutions sont de plus en plus orientées vers l’énergie solaire encouragées par les innombrables innovations technologiques réalisées dans le domaine. Ces systèmes sont constitués d’un champ solaire (une ou plusieurs modules solaires), une banque de batteries, un régulateur de charge qui contrôle l’état de charge et de décharge des batteries, un convertisseur DC/AC (onduleur). Ce sont là, les éléments de base de l’installation photovoltaïque et qui, jusque-là fait office de référence pour nous.</p>
<p><a href="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2013/10/sh1.jpg?ssl=1"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-1328" src="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2013/10/sh1.jpg?resize=443%2C196&#038;ssl=1" alt="sh1" width="443" height="196" /></a></p>
<p><b><i>Exemple type d’une installation Solaire photovoltaïque</i></b></p>
<p>Ce type d’installation coûte relativement cher et ne résout pas toutes les questions énergétiques. En effet les batteries de stockage sont onéreuses et leur durée de vie ne dépasse pas en général les  trois ans. Ce qui rallonge la durée de l’amortissement a 10 ans voir plus sans compter tous les désagréments lies au sous dimensionnement des systèmes avec des autonomies réduites.</p>
<p>Il existe une autre approche de l’utilisation de l’énergie solaire photovoltaïque qui consiste à produire de l’électricité sans passer par le stockage sur des batteries.</p>
<p>Cette technique coûte deux fois moins cher qu’un syst<a href="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2013/10/sh2.jpg?ssl=1"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-1329 alignright" src="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2013/10/sh2.jpg?resize=266%2C187&#038;ssl=1" alt="sh2" width="266" height="187" /></a>ème conventionnel avec stockage sur batteries. Elle permet de répondre presque a tous les besoins énergétiques, et règlera la question de l’impact des délestages sur la compétitivité et la bonne santé de notre tissu économique. Cette solution permettra à l’Etat d’atteindre ces objectifs de maîtrise des coûts de production de l’électricité par la diversification des moyens de production et des combustibles, la promotion et le développement des sources d’énergie renouvelable. Autant d&rsquo;objectifs  fixés par l’Etat du Sénégal depuis décembre 2005 sans les avoir encore atteints.</p>
<div>
<p>Centrales Solaires : des solutions durables à adopter</p>
</div>
<p>La problématique majeure des centrales solaires a été pendant longtemps la question du développement de méthodes de stockage et de moyens de transport de cette énergie. Aujourd’hui bien du chemin a été parcouru. En effet la technologie à apporter des réponses fiables et performantes, avec un meilleur retour sur investissement. Les mécanismes de financement sont également bien en place et plus que jamais demandeurs de projets à financer. Cependant le choix d’une centrale solaire photovoltaïque qui s’étendrait sur des dizaines d’hectares avec des dizaines de milliers de panneaux solaires peut s’avérer désastreuse et infructueuse. En effet pour un pays sahélien deux problématiques demeurent il s’agit de la poussière et de la chaleur. Ils font parties des facteurs dits « de perte » influant de façon très négative sur la puissance fournie par un système photovoltaïque. La réduction des champs photovoltaïques reste le moyen le plus efficace et le moins couteux d’optimiser la production et d’atteindre nos objectifs.</p>
<p><a href="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2013/10/sh3.jpg?ssl=1"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="alignright size-full wp-image-1330" src="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2013/10/sh3.jpg?resize=266%2C187&#038;ssl=1" alt="sh3" width="266" height="187" /></a>Par ailleurs l&rsquo;avantage de  la solution des centrales solaires « hélio » ou thermoélectriques sur les centrales solaires photovoltaïques devrait être mieux étudiée. En effet les centrales solaires thermoélectriques présentent beaucoup plus d’avantage. Cette technologie qui date des années 80, se base sur des collecteurs qui concentrent la radiation solaire et réchauffent à haute température un fluide caloporteur. Ce fluide peut ensuite être utilisé pour la génération d&rsquo;électricité.</p>
<p>Les centrales solaires thermoélectriques offrent des rendements de loin supérieurs aux centrales solaires photovoltaïques.</p>
<p>Si la limitation due au stockage est importante pour des énergies comme l&rsquo;énergie éolienne ou photovoltaïque, elle l&rsquo;est moins pour le thermoélectrique, qui utilise généralement des systèmes de stockage de chaud et peut être hybridée avec d&rsquo;autres sources énergétiques.</p>
<p>Aujourd’hui le stockage sur le réseau de la Sénélec devrait être possible. Cette technique est déjà en place dans les pays du nord. Elle est simple et ne nécessite pas de changement majeur. Elle a juste besoin d’être <span style="text-decoration: underline;">encadré dans un cadre juridique bien défini et une logique de compétitivité de notre tissu économique.</span></p>
<p>Avec 3000 Heures d’irradiation solaire par an, l’énergie solaire s’offre comme véritable alternative pour résoudre les difficultés que nous rencontrons en plus, la technologie est éprouvée et très performante comme en témoigne l’engouement des pays développés.</p>
<p>Plus près de chez nous, au Maroc, un pays avec un taux d’ensoleillement avoisinant également les 3000H/an, et soumis au même contexte de croissance économique et démographique mais également de crise énergétique. Les marocains ont opté pour une centrale solaire là où le Sénégal opte pour une centrale à charbon avec une capacité de production moindre à coût d’investissement égal.</p>
<p>Les raisons principales qui ont guidés ce choix selon les responsables étatiques sont d’une part qu’elle permettra à l’Etat de réduire de moitié le prix de l’électricité, d’autre part elle le mettra à l’abri de la dictature du marché du pétrole. Le Sénégal ne dispose pas non plus de charbon ni d’aucune source fossile d’ailleurs qui lui permette d’axer une politique énergétique performante à long terme sur une centrale en charbon !</p>
<p>Une comparaison sur les puissances en jeu et les investissements engagés montre à quel point il est urgent de revoir ce choix qui, s’il venait à se concrétiser, relèverait de l’hérésie.</p>
<p><a href="https://thinktank-ipode.org/2013/10/21/politique-energetique-des-innovations-du-think-tank-ipode-pour-la-resorption-du-deficit-energetique/"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-1333" src="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2013/10/sh5.jpg?resize=524%2C77&#038;ssl=1" alt="sh5" width="524" height="77" /></a></p>
<p>Aussi bien économiquement qu’écologiquement, le choix d’une solution solaire s’impose pour le Sénégal. Il s’agit pour nous de maîtriser en partie les règles du jeu, et de régler une bonne foi la question de l’énergie.</p>
<p>Dans un premier temps il faudra résoudre de façon très efficace la question énergétique dans la capitale Dakar qui reste le poumon économique de notre pays par la mise en place à travers nos entreprises du déploiement d’une solution légère.</p>
<div>
<p><strong>Présentation du système: SYSTÈME CONNECTE AU RÉSEAU OU ON-GRID</strong></p>
</div>
<p>Cette solution est très intéressante pour une utilisation diurne dans le cadre des activités du secteur tertiaire et industriel, les bâtiments administratifs, les centres commerciaux, les halls de bureaux, les prestataires de service etc.</p>
<p>En effet les horaires de ces structures sont tels que la mise en place de ce type de solution pour subvenir aux besoins énergétiques pour l’éclairage, la bureautique, certains équipements électriques, la ventilation, la climatisation des lieux de travail etc. devient raisonnable car économiquement rentable.</p>
<p>Le système est composé de modules solaires, d’un onduleur et d’un <strong>compteur bidirectionnel spécifique</strong> diffèrent de celui qui est installé par la Sénélec sur son réseau actuel.</p>
<p>Le principe du système est de produire tout ou partie de sa propre consommation. Le rendement d’un module solaire varie tout au long de la journée, avec un bon dimensionnement, la production satisfera les besoins du propriétaire et l’excédent pourra être injecté sur le réseau de la Sénélec. Cette technique fait apparaitre la notion de « petit producteur ».</p>
<p>Au Sénégal une installation de 3 000Wc aura une production annuelle d’environ 8500 KWh et nécessite une superficie d’environ 21m2. Cette surface pour ces structures ciblées, est en générale disponible.  La forte croissance de la consommation d’électricité (8,4% par an) qui a entraînée, entre autres, les importants investissements consentis ces dernières années dans l’augmentation de la capacité de production (Cap des Biches, Manantali, GTI, Aggreko…) et la mise en œuvre de programmes d’électrification rurale, n’ont rien changé au problème. Le secteur privé qui représente 80 à 90% du tissu industriel doit être mis à contribution pour la résorption du déficit énergétique.</p>
<p>En effet plus d’un millier de mini centrale solaire pourrait être déployé si une bonne dynamique est insufflée par l’Etat  soit une production annuelle d’environ 850 GW répartie entre le secteur privé et les toits des bâtiments administratifs. Des études plus poussées devraient permettre d’avoir une vue plus précise du potentiel disponible.</p>
<p>L’avantage de partir sur la base de petites centrales répond à des exigences d’engineering et de maintenance. En effet les installations pourront être effectuées plus facilement et plus rapidement car ne nécessitant pas de gros œuvres. Les installateurs pourront être formés directement sur le terrain ainsi que les techniciens de maintenance. La poussière et la chaleur, qui font partie des facteurs dits « de perte » influant négativement sur la puissance fournie par un système photovoltaïque imposent les contraintes d’un dépoussiérage régulier et parfois du refroidissement pour une meilleure optimisation des systèmes.</p>
<p>Le système On-Grid nous permettra dans des délais raisonnables de satisfaire cette demande énergétique sans cesse croissante. Des profils doivent être dégagés pour déterminer qui peut devenir « petit producteur », il devrait également être permis à ces petits producteurs de revendre leur excèdent de production sur le réseau de la Sénélec avec des tarifs préférentiels grâce à l&rsquo;utilisation du compteur bidirectionnel.</p>
<p><strong>PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT DU SYSTÈME ON-GRID</strong></p>
<p>Ce système se décline en 2 variantes : l&rsquo;une avec un onduleur central, et l&rsquo;autre avec un micro-onduleur pour chaque module solaire.</p>
<p><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-1835" src="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2013/10/Step-SystOnGrid.png?resize=490%2C281&#038;ssl=1" alt="Step-SystOnGrid" width="490" height="281" /></p>
<p>Quelque soit le type de système choisi, le producteur doit pouvoir choisir de revendre l’excédent ou de revendre la totalité de sa production sur le réseau SENELEC, le type de compteur sera diffèrent selon le cas. Les opportunités qui s’offrent à partir de là sont multiples pour tous les secteurs d’activités.</p>
<p><b> </b><b>Avantages du système On-Grid</b></p>
<p>Les avantages du système On-Grid  pour les états africains et surtout pour ceux du Sahel (avec leur fort taux d’ensoleillement) sont énormes en terme économique et aussi environnemental. En effet, ces dernières années, malgré les milliards de subvention accordés aux sociétés de fourniture d’énergie dans la sous-région, les problèmes dans l’approvisionnement de l’électricité persistent et empirent. Coût du fuel en hausse, vétusté des machines, les politiques énergétiques inappropriées sont entre autres les facteurs qui expliquent les difficultés. <b></b></p>
<p>Aujourd’hui l’installation d’un système solaire peut être très facile et très bien maîtrisée pour nos états.  Cette technique est très répandue dans plusieurs pays ; à savoir la réinjection directe sur le réseau national. Il s’agit de produire du courant continu à partir de modules solaires photovoltaïque, de tout de suite le transformer en courant alternatif via un <b>onduleur central</b> ou des <b>micro-onduleurs</b> et de le stocker directement sur un réseau en vue d’une consommation immédiate.</p>
<p><b>Impacts économiques du système On-Grid</b></p>
<p>L’efficacité énergétique est un élément fondamental du progrès. Sachant que la demande énergétique continuera de croître en réponse aux besoins et aux aspirations des populations, il est essentiel d’agir pour améliorer le rendement énergétique. Le présent document expose de façon sommaire certes, mais clair les lignes directrices qui nous permettrons avec l’énergie solaire, qui n’est certes pas une panacée mais, combinée à une diversification accrue des sources d’énergie avec les avancées technologiques, peut grandement contribuer à concilier les exigences antinomiques de la demande accrue de services énergétiques et de la protection de l’environnement. Des efforts appropriés qui amélioreront l’efficacité de l’économie, l’emploi et la protection de l’environnement.</p>
<p>Sur le modèle proposé,  Le retour sur investissement  sera assuré par la libéralisation du secteur de l’énergie. En effet la mise à contribution du secteur privé avec des mesures incitatives  devrait booster la compétitivité et le rendement de ces derniers. Les collectivités locales et l’administration devraient également pouvoir se transformer en producteurs ce qui ouvrirait des perspectives très intéressantes contribuant à l’effort général d’atteinte des objectifs de l’Etat en matière d’efficacité énergétique.</p>
<p><b>Impacts environnementaux du système On-Grid</b></p>
<p>En l’absence d’émissions et de nuisances dues au fonctionnement, les systèmes photovoltaïques peuvent se répartir en deux catégories en ce qui concerne leur impact au niveau environnemental.</p>
<p>D’une part, nous avons les systèmes liés à un bâtiment (maisons individuelles, logements collectifs, bâtiments tertiaires ou équipements publics) ou à une infrastructure urbaine (couverture de parking, murs antibruit, passage piétonnier…). Ces systèmes une fois posés n’ont aucun autre impact direct sur l’environnement local que la modification visuelle, notamment la couleur, d’une partie de l’enveloppe du bâtiment-support et, par conséquent, du paysage plus ou moins urbanisé dans lequel ce bâtiment se situe.</p>
<p>D’autre part, les systèmes photovoltaïques au sol qui s’étendent parfois sur plusieurs dizaines d’hectares, qui ont un impact que sur l’écosystème local. Ce problème s’il se présente peut toutefois trouver une solution par la mise en place de couloirs écologiques.</p>
<p>Cependant ces impacts sont mineurs comparés à d’autres solutions comme un parc éolien ou une centrale a charbon.</p>
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<p><strong>Conclusion et recommandations</strong></p>
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<p>Les batteries de stockage quel que soit la technologie, sont constituées de substances chimiques dangereuses. Leur recyclage n’est pas pris en compte et si rien n’est fait,  la facture sur la santé publique sera un jour un lourd fardeau surtout que les nappes phréatiques dans nos grandes villes sont déjà polluées. Une rupture dans notre façon d’utiliser l’énergie solaire doit s’opérer au plus tôt. Et l’introduction de cette nouvelle approche permettra de minimiser l’impact sur la santé publique dans les décennies à venir.</p>
<p>Le choix du type de centrale devra être mûrement réfléchi avec des réponses adéquates en ce qui concerne leur optimisation. La consolidation de la confiance que la population aura par rapport aux sociétés qui installeront les systèmes passera nécessairement par le professionnalisme de ces sociétés. Ces sociétés devront être agrémentées par leur ministère de tutelle et évaluées dans le temps.</p>
<p>Les banques et autres organismes de financement comme le Fonsis devront jouer le jeu en soutenant cette nouvelle dynamique qui engendrera l’émergence de l’économie verte au Sénégal.</p>
<p>L’atteinte de ces objectifs devra passer par une bonne politique d’économie d’énergie et de maîtrise de notre consommation. L’interdiction de l’importation des chauffe-eaux électriques, des ampoules à filament, le respect des normes pour les câbles domestiques, et comme c’est le cas déjà dans d’autres pays, exiger l’inclusion d’un chauffe-eau solaire pour la délivrance du permis de construire. L’accès à l’eau chaude sanitaire, pour toutes les couches de la population n’est pas une utopie et permettra sans nul doute d’accroître l’hygiène des populations et de permettre de lutter efficacement contre la pauvreté.</p>
<p>La fiscalité sur les produits d’énergies solaire photovoltaïque et thermique devra être réformé en vue de réduire les coûts d’acquisition pour les couches les plus démunies et de créer les conditions d’un essor constant et pérenne.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Résumé de nos recommandations :</span></strong></p>
<p>R1 – Inscrire la politique énergétique dans une dynamique plus globaliste de « grands chantiers de l’Etat »;</p>
<p>R2 – Le choix de mini-centrales solaires qui seraient installées en milieu urbain pour une résorption du déficit énergétique afin de booster la compétitivité de nos entreprises;</p>
<p>R3 – La création d’un centre de recherche et de formation pour préparer nos jeunes aux emplois du futur sur l&rsquo;économie verte  et en vue de développer et créer des applications concrètes adaptées aux besoins des différentes couches actives de la population;</p>
<p>R4 –L’instauration d’une taxe verte (en systéme de bonus/malus) sur les produits non écologiques pour promouvoir l’énergie solaire photovoltaïque et thermique</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Quelques mesures urgentes à prendre :</span></strong></p>
<p>M1 &#8211; Interdire l’importation des chauffe-eaux électriques</p>
<p>M2 –Interdire la commercialisation des ampoules à filament</p>
<p>M3 – Imposer le respect des normes pour les câbles domestiques (c’est le cas déjà dans d’autres pays)</p>
<p>M4 – Exiger l’inclusion du chauffe-eau solaire pour la délivrance du permis de construire dans les nouvelles constructions</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>EXPERTISE: Papa Ousmane Guéye </b></p>
<p><b>Orientation Politique PUBLIQUE: Mohamed LY</b></p>
<p><b>pour le Think tank Ipode</b></p>
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