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	<title>Développement Durable &amp; Energie &#8211; IPODE &#8211; Think Tank Panafricain</title>
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	<description>Think Tank progressiste, indépendant et panafricain</description>
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		<title>L’intelligence artificielle africaine à l’épreuve des capacités énergétiques du continent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Oct 2026 14:14:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Démocratie & Economie Numériques]]></category>
		<category><![CDATA[Développement Durable & Energie]]></category>
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					<description><![CDATA[De Nairobi à Dakar, les ambitions de hub numérique se multiplient. Pour les concrétiser, il faudra financer les serveurs, la production d’électricité et les réseaux. Aux États de négocier des partenariats qui fassent de l’IA un moteur d’électrification pour les ménages et les entreprises. Le contrat de Google dans le Wyoming donne la mesure de l’enjeu.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="ipode-pdf-download" style="margin:0 0 30px;padding:0"><a href="https://thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2026/10/IPODE-IA-africaine-capacites-energetiques-Mohamed-LY.pdf" download="IPODE-IA-africaine-capacites-energetiques-Mohamed-LY.pdf" type="application/pdf" style="display:inline-flex;align-items:center;justify-content:center;gap:14px;box-sizing:border-box;max-width:100%;padding:18px 26px;background-color:#193f47;color:#ffffff;border:1px solid #193f47;border-radius:4px;font-family:Arial,sans-serif;font-size:16px;font-weight:700;line-height:1.4;text-decoration:none;text-align:center;box-shadow:0 3px 8px rgba(25,63,71,0.12)"><span>Télécharger l’article en PDF</span><span aria-hidden="true" style="font-size:23px;line-height:1">↓</span></a></div>
<p>ÉNERGIE ET NUMÉRIQUE · AFRIQUE</p>
<p><strong>De Nairobi à Dakar, les ambitions de hub numérique se multiplient. Pour les concrétiser, il faudra financer les serveurs, la production d’électricité et les réseaux. Aux États de négocier des partenariats qui fassent de l’IA un moteur d’électrification pour les ménages et les entreprises. Le contrat de Google dans le Wyoming donne la mesure de l’enjeu.</strong></p>
<p>Par Mohamed Ly — 15 octobre 2026</p>
<p>À Cheyenne, dans le Wyoming, Google vient de rappeler ce que coûte la promesse d&#x27;une intelligence artificielle omniprésente. Le 14 octobre, American Electric Power a annoncé un projet de 4 milliards de dollars : 702 mégawatts de piles à combustible, avec Google pour acheteur pendant vingt ans. Cette puissance équivaut à 56 % de la pointe électrique enregistrée par la Senelec en 2025. À l&#x27;échelle de certains systèmes africains, un grand projet numérique devient une affaire nationale.</p>
<p>La leçon américaine tient surtout au contrat. AEP et son partenaire investissent dans la production ; Google s&#x27;engage à acheter l&#x27;électricité. La signature d&#x27;un client solvable donne aux prêteurs une visibilité sur les revenus futurs. L&#x27;Afrique peut s&#x27;appuyer sur ce mécanisme pour transformer la demande des géants du numérique en capacités électriques nouvelles.</p>
<h2>L’ambition numérique à l’épreuve des mégawatts</h2>
<p>L&#x27;intelligence artificielle a besoin de centres de données pour entraîner ses modèles et faire fonctionner ses applications. Elle accélère une demande déjà portée par les banques, les télécommunications et les services publics. L&#x27;Agence internationale de l&#x27;énergie prévoit que la consommation mondiale d&#x27;électricité des datacenters dépassera le double de son niveau de 2024 à l&#x27;horizon 2030.</p>
<p>Microsoft et G42 ont annoncé au Kenya un programme d&#x27;un milliard de dollars comprenant un datacenter alimenté par la géothermie. Airtel développe des installations au Kenya et au Nigeria. PAIX a annoncé son implantation à Dakar. L&#x27;offre se construit, les besoins numériques sont réels. Mais les communiqués d&#x27;investissement ne produisent pas de mégawatts.</p>
<p>Prenons trois datacenters supplémentaires de 100 MW chacun, refroidissement compris : une hypothèse pour mesurer l&#x27;enjeu. À un quart de leur charge, ils appellent ensemble 75 MW ; à la moitié, 150 MW ; à pleine charge, 300 MW. Leur fonctionnement continu à cette puissance représenterait 2,63 TWh par an, soit environ 35 % de la production et des achats d&#x27;électricité de la Senelec en 2025. Leur montée en charge étale la pression ; elle ne la supprime pas.</p>
<p>Au Ghana, le scénario central officiel pour février 2026 prévoit 4 243 MW mobilisables face à une pointe de 4 148 MW : 95 MW de marge. Ajoutons nos trois sites à cette situation, sans autre changement. Dès leur demi-charge, il manquerait 55 MW ; à pleine charge, 205 MW. Dans cette simulation, le déficit apparaît avant même que les datacenters aient atteint leur pleine activité.</p>
<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2026/10/image1.png?ssl=1"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="1170" height="603" data-attachment-id="12969" data-permalink="https://thinktank-ipode.org/ghana-simulation-de-la-demande-electrique-de-trois-datacenters/" data-orig-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2026/10/image1.png?fit=1980%2C1020&amp;ssl=1" data-orig-size="1980,1020" data-comments-opened="1" data-image-meta="{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}" data-image-title="Ghana : simulation de la demande électrique de trois datacenters" data-image-description="" data-image-caption="&lt;p&gt;Source : Energy Commission du Ghana, Energy Outlook 2026, figure 16 ; simulation de l’auteur, à offre et demande de référence inchangées.&lt;/p&gt;
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<p>Les marges diffèrent selon les pays. Au Nigeria, la capacité disponible moyenne des centrales raccordées au réseau n&#x27;était que de 4 854 MW en 2024. En Afrique du Sud, malgré le répit sur les délestages, Eskom avertit qu&#x27;un retard des nouvelles capacités menacerait l&#x27;approvisionnement en 2029-2030. Le risque tient à cette course entre la croissance des usages et la mise en service effective de l&#x27;électricité.</p>
<p>Lorsque la marge est épuisée, une demande supplémentaire sans offre correspondante impose un arbitrage : réduire certaines consommations, importer davantage ou mobiliser des moyens de secours coûteux. Si les contrats protègent les serveurs sans augmenter l&#x27;offre, les autres usagers risquent de supporter l&#x27;ajustement. Pour une usine, un commerce ou un atelier, les coupures et le gazole se traduisent en production perdue, en coûts supplémentaires et en investissements différés. Le succès numérique peut alors fragiliser le reste de l&#x27;économie.</p>
<h2>L’innovation financière doit précéder la révolution numérique</h2>
<p>Cette contradiction doit se résoudre dès le montage financier. Les États qui sollicitent les datacenters doivent concevoir des PPP capables de financer ensemble le campus, la production électrique et les raccordements. L’innovation tient à cette structuration commune : chaque tranche de serveurs doit avoir en face d’elle une tranche de puissance financée, intégrant les besoins du territoire.</p>
<p>L’enjeu est de renforcer le mix énergétique du pays. Selon ses ressources, la solution associerait solaire, éolien, hydroélectricité, géothermie ou autres moyens pilotables, avec le stockage et les réseaux nécessaires. Le financement doit porter sur leur complémentarité : une puissance réellement disponible pour les serveurs et les autres usagers, au-delà des seuls mégawatts installés.</p>
<p>À Diamniadio, le Parc des technologies numériques, financé par l&#x27;État sénégalais et la Banque africaine de développement, illustre l&#x27;effort engagé : datacenter, espaces d&#x27;entreprises et formation. Le projet prévoyait des groupes de secours et du solaire pour son alimentation. L&#x27;étape suivante consiste à financer aussi une production nouvelle pour le territoire. L&#x27;appel à partenaires lancé par le Fonsis en février 2026 pour une centrale au gaz de 500 MW ouvre une piste : rapprocher ces investissements des futurs acheteurs numériques.</p>
<p>L’opérateur numérique serait le point d’appui du financement. Un contrat de long terme sécuriserait ses achats d’électricité ; un second organiserait la vente au réseau. Les promoteurs apporteraient les fonds propres, les banques prêteraient aux sociétés de projet, remboursées par ces recettes. Les financements suivraient les engagements des clients et les capacités à construire. La dette reposerait sur des revenus identifiés, sans devenir, par défaut, une dette publique supplémentaire.</p>
<p>Les institutions de financement du développement — les DFI, dont la Société financière internationale, la Banque africaine de développement ou Proparco — pourraient apporter des prêts longs et des garanties ciblées. Leurs concours financeraient aussi les équipements de production et de réseau destinés à étendre le service aux populations. Cette composante doit avoir sa place dans le plan de financement initial.</p>
<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2026/10/image2-scaled.png?ssl=1"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="1170" height="592" data-attachment-id="12970" data-permalink="https://thinktank-ipode.org/financer-le-campus-numerique-et-lelectrification-du-territoire/" data-orig-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2026/10/image2-scaled.png?fit=2560%2C1296&amp;ssl=1" data-orig-size="2560,1296" data-comments-opened="1" data-image-meta="{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}" data-image-title="Financer le campus numérique et l’électrification du territoire" data-image-description="" data-image-caption="&lt;p&gt;Schéma de principe : exemple illustratif de 120 MW garantis, dont 100 MW pour le datacenter et 20 MW pour le réseau public.&lt;/p&gt;
" data-large-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2026/10/image2-scaled.png?fit=940%2C476&amp;ssl=1" src="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2026/10/image2-scaled.png?resize=1170%2C592&#038;ssl=1" alt="Schéma de financement associant promoteurs, banques et institutions de développement pour garantir 120 MW, dont 100 MW au datacenter et 20 MW au réseau public." class="wp-image-12970" style="max-width:100%;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2026/10/image2-scaled.png?w=2560&amp;ssl=1 2560w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2026/10/image2-scaled.png?resize=620%2C314&amp;ssl=1 620w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2026/10/image2-scaled.png?resize=940%2C476&amp;ssl=1 940w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2026/10/image2-scaled.png?resize=300%2C152&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2026/10/image2-scaled.png?resize=768%2C389&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2026/10/image2-scaled.png?resize=1536%2C778&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2026/10/image2-scaled.png?resize=2048%2C1037&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2026/10/image2-scaled.png?resize=1920%2C972&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2026/10/image2-scaled.png?resize=1170%2C592&amp;ssl=1 1170w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2026/10/image2-scaled.png?resize=585%2C296&amp;ssl=1 585w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2026/10/image2-scaled.png?w=2340&amp;ssl=1 2340w" sizes="(max-width: 1170px) 100vw, 1170px" /></a><figcaption>Schéma de principe : exemple illustratif de 120 MW garantis, dont 100 MW pour le datacenter et 20 MW pour le réseau public.</figcaption></figure>
<p>Aux États de planifier les capacités, d&#x27;organiser les raccordements et de négocier les risques. Les garanties publiques doivent être limitées et chiffrées : l&#x27;absence de clients dans un datacenter ne doit pas devenir une facture pour les abonnés. La concurrence entre capitales pour attirer le même investisseur ne justifie pas une surenchère aux frais des populations.</p>
<h2>Le soutien public oblige à penser au-delà du datacenter</h2>
<p>Près de 600 millions de personnes vivent encore sans accès à l’électricité en Afrique subsaharienne, selon la Banque mondiale. Elles doivent bénéficier deux fois de cette révolution : par ses services numériques et par l’électricité qu’elle contribue à financer. Lorsqu’un État apporte le foncier ou engage une garantie souveraine, il mobilise des ressources collectives. La desserte durable du territoire doit être une contrepartie de cet engagement.</p>
<p>La solution énergétique doit donc être dimensionnée, dès l’origine, pour le campus et pour les ménages et les entreprises. Pour un datacenter de 100 MW, on pourrait ainsi étudier un ensemble garantissant 120 MW, dont 20 réservés au réseau public. Cette capacité territoriale serait fixée selon les besoins à couvrir, puis renforcée avec les extensions du projet. Sa disponibilité et son prix seraient contractuels, indépendamment de la consommation du datacenter.</p>
<p>Les lignes, les postes et la distribution doivent être financés avec la production. La vente au réseau et les concours de développement donneraient à cette desserte un modèle économique durable. Sécuriser le campus ne suffit pas : le partenariat doit améliorer l’alimentation du territoire qui l’accueille. La contrepartie doit être électrique, inscrite dans les contrats et mesurable à la prise.</p>
<h2>Conclusion — Faire du hub une réussite nationale</h2>
<p>L’Afrique doit accueillir les investisseurs et construire ses datacenters. La tension électrique les précède ; l’IA peut l’aggraver ou contribuer à la résoudre. Un quartier délesté à l’ombre d’un campus alimenté sans interruption serait une fracture que les États doivent prévenir. Google montre ce que peut soutenir un engagement d’achat de vingt ans. Aux États africains d’en tirer une ambition plus large : des contrats qui financent la puissance de calcul et l’électrification de l’économie.</p>
<h2>Cinq recommandations pour passer au contrat</h2>
<ol>
<li>Élargir le contenu local à l’accès à l’électricité. Aux emplois, aux compétences et à la sous-traitance doivent s’ajouter des engagements mesurables de capacité, de raccordement et de qualité du service pour les ménages et les entreprises.</li>
<li>Faire évoluer les PPP numériques au Sénégal dès les MOU. Inscrire dans les protocoles d’accord un plan chiffré de production nouvelle et de desserte du territoire, condition d’éligibilité au soutien public. Reprendre cette exigence dans l’évaluation du projet, les appels à concurrence et les contrats.</li>
<li>Faire de l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP) la garante de cette exigence. La réforme devrait lui confier le contrôle de son intégration et l’audit de son exécution, avec l’appui de l’Unité nationale d’appui aux PPP pour la structuration et des autorités de l’énergie pour les engagements techniques. Les résultats seraient publiés.</li>
<li>Financer ensemble campus, production et réseaux. Associer fonds propres, dette de projet et DFI autour des contrats d’achat. Chiffrer séparément le coût de la desserte publique, ses recettes et ses besoins de soutien ; encadrer les garanties souveraines pour protéger contribuables et abonnés.</li>
<li>Lier chaque extension numérique à des capacités électriques effectives. Prévoir un calendrier commun de mise en service, des engagements de livraison au réseau public et des sanctions en cas de manquement. Mesurer l’électricité livrée aux autres usagers, les coupures évitées et le coût du service.</li>
</ol>
<h2>Sources</h2>
<p>BAD, PTN de Diamniadio, évaluation de 2015 — Périmètre du parc et sécurisation électrique par groupes de secours et production solaire. <a href="https://www.afdb.org/fileadmin/uploads/afdb/Documents/Boards-Documents/Senegal_AR-_Digital_Technology_Park_-_10_2015.pdf">Consulter</a></p>
<p>BAD, PTN de Diamniadio, décembre 2022 — Financement de l&#x27;État et de la BAD ; datacenter et autres composantes du parc. <a href="https://www.afdb.org/fr/news-and-events/press-releases/senegal-501-millions-deuros-de-plus-de-la-banque-africaine-de-developpement-pour-le-parc-de-technologies-numeriques-de-diamniadio-57643">Consulter</a></p>
<p>AEP, 14 octobre 2026 — Projet de Cheyenne, investissement, puissance et contrat Google. <a href="https://www.aep.com/news/stories/view/12314/">Consulter</a></p>
<p>AIE, Energy and AI et Key Questions on Energy and AI — Demande électrique mondiale des centres de données à l&#x27;horizon 2030. <a href="https://www.iea.org/reports/key-questions-on-energy-and-ai/executive-summary">Consulter</a></p>
<p>Microsoft, 22 mai 2024 — Programme d&#x27;investissement au Kenya et centre géothermique. <a href="https://news.microsoft.com/source/2024/05/22/microsoft-and-g42-announce-1-billion-comprehensive-digital-ecosystem-initiative-for-kenya/">Consulter</a></p>
<p>Airtel Africa, Data centers — Développement de Nxtra au Kenya et au Nigeria. <a href="https://www.airtel.africa/data-centers">Consulter</a></p>
<p>PAIX, communiqué sur Dakar, janvier 2025 — Annonce d&#x27;implantation au Sénégal. <a href="https://africanbusinessjournal.info/paix-data-centres-annonce-la-construction-dun-nouveau-centre-de-donnees-ultra-moderne-a-dakar-senegal/">Consulter</a></p>
<p>NERC, rapport annuel 2024 — Capacité disponible moyenne des centrales raccordées au Nigeria : 4 853,69 MW. <a href="https://nerc.gov.ng/wp-content/uploads/2025/07/2024-Annual-Report-1.pdf">Consulter</a></p>
<p>Fonsis, 13 février 2026 — Appel à partenaires pour une centrale au gaz de 500 MW. <a href="https://www.fonsis.org/en/500-mw-gas-fired-power-plant/">Consulter</a></p>
<p>Banque mondiale, Mission 300 — Accès à l&#x27;électricité en Afrique subsaharienne. <a href="https://www.worldbank.org/ext/en/energizingafrica">Consulter</a></p>
<p>Energy Commission, Ghana, Energy Outlook 2026, figure 16, p. 30 — Simulation additionnelle à offre et demande de référence inchangées : février, 4 243 − 4 148 = 95 MW ; à 150 MW de charge supplémentaire, manque de 55 MW ; à 300 MW, 205 MW. Ces calculs utilisent les valeurs de la figure, le commentaire voisin comportant des incohérences. Les trois sites sont une hypothèse ajoutée au scénario, non un programme annoncé. <a href="https://www.energycom.gov.gh/index.php/planning/sub-codes?download=849%3Aenergy-outlook-for-ghana-2026">Consulter</a></p>
<p>Senelec, bilan 2025 et chiffres clés — Pointe 2025 : 1 260,72 MW (bilan des vœux 2026). Production brute et achats : 7 486,3 GWh (chiffres clés). 702 / 1 260,72 = 55,7 %. Trois sites de 100 MW fonctionnant en continu à pleine puissance : 300 × 8 760 = 2 628 GWh, soit 35,1 % de ce volume annuel. Les paliers 25 %, 50 % et 100 % sont illustratifs, sans calendrier de remplissage présumé. <a href="https://www.senelec.sn/qui-sommes-nous/chiffres-cles/">Consulter</a></p>
<p>Senelec, présentation des vœux 2026 — Source de la pointe électrique de 2025 utilisée dans la comparaison avec Cheyenne. <a href="https://senelec.sn/actualites/ceremonie-presentation-des-voeux-2026/">Consulter</a></p>
<p>Eskom, perspectives hivernales 2026 — Amélioration de la situation et risque pour 2029-2030 en cas de retard des nouvelles capacités. <a href="https://www.eskom.co.za/media-statement-winter-outlook-for-power-grid-again-predicts-no-loadshedding-system-stability-enables-key-energy-security-decisions-to-be-updated/">Consulter</a></p>
<p>ARCOP, audit des contrats de PPP, novembre 2023 — Cadre sénégalais : loi 2021-23, contrôle a posteriori et audit des obligations contractuelles. <a href="https://arcop.sn/2023/11/23/avis-dexpert-laudit-des-contrats-de-partenariat-public-prive/">Consulter</a></p>
<p>UNAPPP, initiative publique — Préparation et évaluation des projets de PPP. <a href="https://www.ppp.gouv.sn/fr/initiative-publique">Consulter</a></p>
<p>Article bouclé le 15 octobre 2026. Le graphique ghanéen illustre une simulation ; le montage énergétique est un schéma de principe. Les critères proposés pour les MOU et le rôle renforcé de l’ARCOP relèvent d’une réforme à instaurer.</p>
<p><small>Illustration de couverture générée par intelligence artificielle pour IPODE : représentation conceptuelle d’un centre de données et d’infrastructures électriques desservant une ville africaine, sans référence à un site réel.</small></p>
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		<title>Gestion des ressources minières en Afrique : cas de l&#8217;uranium au Niger</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Feb 2016 10:41:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Audio-video]]></category>
		<category><![CDATA[Développement Durable & Energie]]></category>
		<category><![CDATA[Economie & Finances]]></category>
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		<category><![CDATA[Gestion des ressources minières en Afrique : cas de l'uranium au Niger]]></category>
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					<description><![CDATA[Cliquez ici: Gestion des ressources miniéres en Afrique Chers amis, Voici la prestation du Président Mohamed Ly sur le plateau de l&#8217;Africa News Room ce jeudi 28 Janvier 2016 sur&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=rZq9RXkAXKs" target="_blank">Cliquez ici: Gestion des ressources miniéres en Afrique</a></p>
<p>Chers amis,</p>
<p>Voici la prestation du Président Mohamed Ly sur le plateau de l&rsquo;Africa News Room ce jeudi 28 Janvier 2016 sur le sujet traitant de la gestion des ressources minières: cas de l&rsquo;uranium au Niger.</p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>Radio Sud FM débat sur la COP21 &#8211; Avec Dr Oumou Kalsoum Ly sur le prés rapport &#8211; 5 Décembre 2015</title>
		<link>https://thinktank-ipode.org/2015/12/06/radio-sud-fm-debat-sur-la-cop21-avec-dr-oumou-kalsoum-ly-sur-le-pres-rapport-5-decembre-2015/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Dec 2015 20:45:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Radio RFM - Matinal de Mohamed Ly Président Ipode le 14 Mars]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://soundcloud.com/momoly/sud-fm-debat-sur-la-cop-21-du-05-12-2015" target="_blank">Dr Oumou Kalsoum Ly du Think Tank Ipode sur Sud FM à propos de la COP21</a></p>
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		<title>COP21 &#124; Analyses et enjeux pour l’Afrique et le Sénégal par le Think Tank IPODE</title>
		<link>https://thinktank-ipode.org/2015/11/25/cop21-analyses-et-enjeux-pour-lafrique-et-le-senegal-par-le-think-tank-ipode/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Nov 2015 20:44:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Développement Durable & Energie]]></category>
		<category><![CDATA[Ecologie, Environnement]]></category>
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		<category><![CDATA[finance climat]]></category>
		<category><![CDATA[Fonds Climat Vert FCV]]></category>
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					<description><![CDATA[&#160; &#160; &#160; &#160; Par Dr Oumou Kalsoum LY pour le Think Tank Ipode Charger la version PDF : VF COP21 Analyses et enjeux pour l’Afrique et le Sénégal par le&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://bit.ly/1NvhoZ4" rel="attachment wp-att-12239"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" data-attachment-id="12239" data-permalink="https://thinktank-ipode.org/2015/11/25/cop21-analyses-et-enjeux-pour-lafrique-et-le-senegal-par-le-think-tank-ipode/okly-photo/" data-orig-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/okly-photo.jpg?fit=1404%2C1827&amp;ssl=1" data-orig-size="1404,1827" data-comments-opened="1" data-image-meta="{&quot;aperture&quot;:&quot;2.2&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;iPhone 5s&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1448292639&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;4.15&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;40&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0.03030303030303&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}" data-image-title="okly photo" data-image-description="" data-image-caption="" data-large-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/okly-photo.jpg?fit=940%2C1223&amp;ssl=1" class="alignleft wp-image-12239" src="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/okly-photo.jpg?resize=129%2C168&#038;ssl=1" alt="okly photo" width="129" height="168" srcset="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/okly-photo.jpg?resize=300%2C390&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/okly-photo.jpg?resize=620%2C807&amp;ssl=1 620w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/okly-photo.jpg?resize=940%2C1223&amp;ssl=1 940w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/okly-photo.jpg?w=1404&amp;ssl=1 1404w" sizes="(max-width: 129px) 100vw, 129px" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Par <strong>Dr Oumou Kalsoum LY</strong> pour le Think Tank Ipode</p>
<hr />
<p><strong>Charger la version PDF</strong> : <a href="https://thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/VF-COP21-Analyses-et-enjeux-pour-l’Afrique-et-le-Sénégal-par-le-Think-Tank-IPODE.pdf">VF COP21 Analyses et enjeux pour l’Afrique et le Sénégal par le Think Tank IPODE</a></p>
<p>La 21 <sup>ème</sup> Conférence des Parties ou COP21, qui aura lieu à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015 au Bourget en Île de France, est la 21eme rencontre de la communauté internationale (CI) dans le cadre des négociations sur le Changement Climatique (CC).<span id="more-12240"></span> Ces conférences se tiennent sous les auspices de la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique  (CCNUCC), traité ratifié en 1992 par la presque totalité des pays.  La CCNUCC enjoint les États parties de travailler à la résolution de  la problématique du CC et, en particulier,  à mitiger les émissions de gaz à effet de serre (GES) et à renseigner de manière périodique sur les inventaires d’émissions établis au niveau national. Les engagements des parties membres couvrent la période allant de la ratification du traité à la date du 31 décembre 2012.</p>
<p>La ratification de la Convention Cadre a abouti à la division de la CI en 2 grandes catégories de pays : les pays membres à l’Annexe I, il s’agit :</p>
<p>&#8211; des pays membres de l’OCDE (au nombre prévalent à la date de 1990),</p>
<p>&#8211; des pays de l’ancien bloc soviétique, ensemble de pays auxquels ont été assignées des cibles de réduction des émissions de GES de manière spécifique et légalement contraignante pour la période 2008-2012</p>
<p>&#8211; Et les pays non-membres à l’Annexe I, qui consistent en l’ensemble des autres pays, y compris la Chine et l’Inde.</p>
<p><strong>I &#8211; Genèse et sillage des sommets sur le Changement Climatique</strong></p>
<p>Il est bien sûr important de comprendre l’historique menant à cette COP 21 : suite à la formation de ces 2 blocs et à la ratification du Protocole de <strong>Kyoto</strong> élaboré en application de la Convention Cadre, à la conférence de <strong>Bali</strong> sur le climat en 2007, un nouveau mandat a établi 2  orientations pour les négociations : une voie de négociation au sein des Parties au Protocole de Kyoto (PK) en vue du devenir de cet accord post-2012 d’une part, et, d’autre part, l’Accord de Coopération à long terme (<em>Long-Term Cooperative Action</em>, LCA) incluant les parties à la CCNUCC dans leur ensemble, dont les Etats-Unis (non signataires du PK), les pays non-Parties à l’Annexe I ainsi que les pays en développement. Le mandat de la LCA n’a pas spécifié si le but en était un traité légalement contraignant ou autre chose. A ce jour, cette procédure nous a gratifiés de l’Accord de Copenhague, des conventions établies à Cancun (Accords de Cancun) ainsi que de la Plateforme de Durban.</p>
<p>La Conférence de 2009 de <strong>Copenhague</strong> (15<sup>ème</sup> Conférence des parties de la CCNUCC ou <em>UNFCCC COP 15)</em> a été une étape importante et difficile. Bien que l’Accord auquel la Conférence est parvenu n’avait pas de caractère légalement contraignant, il a permis d’emmener toutes les parties à convenir, pour la première fois, de la mise en œuvre d’un ensemble d’actions listées et ce, avec transparence au niveau international.  Subséquemment, près de 140 pays se sont associés à l’Accord de Copenhague dont 85 parmi eux, y compris la Chine, les Etats-Unis, et chacune des économies majeures-ont soumis, de manière formelle, à l’Accord, leur cible nationale ou actions pour la mitigation des émissions. En plus d’être signataires de l’Accord, les économies majeures ainsi que d’autres acteurs bilatéraux et multilatéraux ont pris des engagements significatifs allant dans le sens de faire face au défi du CC.</p>
<p>En décembre 2010, la Conférence sur le climat de <strong>Cancun</strong> (16<sup>ème</sup> Conférence des parties de la CCNUCC ou UNFCCC <em>COP 15</em>) a réalisé l’adoption formelle des Accords de Cancun avec la prise en charge des points de négociation majeurs :</p>
<ul>
<li>Asseoir les engagements de mitigation de Copenhague ;</li>
<li>Etendre les clauses de transparence et d’obligation de rendre compte ;</li>
<li>Convenir de lancer le nouveau <em>Fonds Climat Vert</em> (FCV) pour venir en appui aux pays en développement dans leurs efforts visant à réduire les émissions et à faire face aux impacts du climat ;</li>
<li>Convenir de mettre en place des mécanismes nouveaux pour promouvoir la dissémination des technologies à faible effet carbone, dont le Centre et Réseau des Technologies Climatiques (<em>Climate Technology Center and Network</em>) ;</li>
<li>Souscrire à l’idée d’une nouvelle Commission sur l’Adaptation ;</li>
<li>Créer un cadre en vue de la réduction de la déforestation dans les pays en développement ;</li>
<li>Déclarer un objectif à long terme pour la limitation de l’augmentation du réchauffement global en-dessous de 2 degrés Celsius.</li>
</ul>
<p>Cancun a été une conférence plébiscitée en raison des processus et institutions qu’elle a permis d’instaurer, à savoir :</p>
<ul>
<li>Un mécanisme pour la dissémination de la technologie ;</li>
<li>Une Commission pour l’Adaptation ;</li>
<li>Un Fonds Climat Vert</li>
<li>Un Comité Permanent sur la Finance.</li>
</ul>
<p>Les accords de Cancun ont montré la direction à prendre pour la réunion de <strong>Bonn de juin 2011</strong> destinée à huiler les mécanismes du succès de la 17<sup> ème</sup> Conférence des Parties <strong>Durban</strong> (COP 17) qui  s’est tenue la même année au mois de décembre.  Entre-temps, la réunion de <strong>Panama en octobre</strong> a essayé de s’attaquer aux aspects techniques permettant de faire avancer les décisions sur les principaux points de négociation : la transparence, la finance, les marchés du Carbone, l’adaptation, la technologie et la forme légale de l’accord recherché. En même temps, les parties ont commencé à développer les modalités de la soumission de rapports semestriels et d’une revue périodique pour la période 2013-2015 et à discuter des règles à adopter, fondements d’un régime transparent.  Il a été fait appel aux pays développés afin qu’ils adoptent des standards de comptabilité communs et aux pays en développement pour qu’ils fournissent davantage d’informations sur leurs intentions, en particulier sur les hypothèses de base (quantifier leur <em>Business-as-Usual ou BAU</em> en l’absence de mitigation, devant servir de situation de référence, fournir les données de base et les mesures utilisées pour calculer les nombres qui représentent la réduction des émissions).  Quant au travail sur le Comité Permanent Finance, il a consisté à définir les fonctions de ce dernier dont la visée est de se consacrer à la question de la complémentarité de différents flux financiers et à leur coordination, ainsi qu’à l’identification des sources de financement à long-terme. L’Union Européenne et le Japon ont été très actifs sur la question du rôle des marchés du Carbone dans l’ère post-2012, quand on sait que le principal mécanisme de marché mis en place par le PK-le Mécanisme de Développement Propre, CDM- pourrait être appelé à évoluer selon que de nouveaux mécanismes de marché se développent ou pas et selon le rôle que la CCNUCC pourrait jouer ou non. Enfin, les détails du développement du cadre pour l’Adaptation ainsi que du mécanisme de dissémination de la technologie ont été également discutés, avec moins de connotation politique cependant. La réunion de Panama s’est achevée sur des discussions de couloir et de plénière sur le cadre qui devrait contenir tout cela, à savoir le futur de PK ainsi que la forme légale d’un nouvel accord.</p>
<p>La <strong>COP 17 de Durban</strong> a donné naissance à ce que l’on a surnommé la Plateforme de Durban, un ensemble de résultats d’une potentielle puissance puisque reconnaissant le gap d’émissions, confirmant l’objectif à long terme, restaurant la foi dans le multilatéralisme et pointant en direction d’un accord qui a force légale et de caractère universel. La question qui s’est posée  au vu des résultats de Durban, c’est de savoir si ces résultats seront suffisants pour résorber la crise du climat mais également de savoir si ces résultats pointent dans la bonne direction dans la mesure où relever le défi du CC est un effort multigénérationnel requérant une volonté politique qui ne défaillit pas et une transition totale vers une économie faible en carbone. Durban aura permis le prolongement du PK pour une deuxième période d’engagement des parties. Ce prolongement nous ramène à l’importance de la valeur politique d’une réduction des émissions basée sur des règles de la part d’un groupe de pays industrialisés (notamment, l’Union Européenne, la Norvège, la Suisse). La prorogation du PK a aussi permis de préserver d’importants mécanismes tels que les échanges d’émissions sur le marché, le Mécanisme de Développement Propre (CDM), ainsi que sa mise-en-œuvre conjointe par les parties. En ce sens, cette prorogation constitue un développement positif et un signal politique fort de la part d’un groupe de pays industrialisés majeurs. D’un autre côté, la voie de négociation parallèle au PK que constitue la LCA (<em>Long-Term Cooperative Action</em>) n’a pas connu de progression satisfaisante. Pas mal de points de négociation de la LCA sont restés irrésolus alors que d’autres ont évolué dans la mauvaise direction. Les parties à la LCA ont finalement accepté de s’entendre sur un texte peu satisfaisant comme le prix à payer pour avancer au rythme de la seconde période d’engagement du PK et de la Plateforme de Durban.</p>
<p><strong>COP 18 DOHA 2012</strong></p>
<p>A Doha, s’est poursuivie l’opérationnalisation de la Plateforme de Durban à travers la consolidation du second terme de l’engagement des parties au PK et un effort substantiel de progression de la LCA. Doha a donné naissance à un certain nombre de décisions majeures que sont :</p>
<ul>
<li>Des décisions de renforcement au plan méthodologique (PK) ;</li>
<li>La revue initiale du Fond d’Adaptation (FA) ;</li>
<li>L’insertion d’information supplémentaires dans les communications nationales pour les parties au PK qui sont également à l’annexe I de la Convention ; Présentation du travail du Groupe Consultatif d’experts sur les Communications Nationales ; Etat des soumissions et revue des 5èmes Communications Nationales, compilation et synthèse des 5èmes Communications Nationales ;</li>
<li>Le renforcement de capacités pour les économies en développement sous les auspices du PK ;</li>
<li>Le renforcement de capacités pour les économies en transition sous les auspices du PK ;</li>
<li>Le Comité de Conformité (CC) a siégé ;</li>
<li>Accord sur les résultats escomptés de la mise en œuvre du Plan d’Action de Bali ;</li>
<li>Approches permettant la prise en compte des dommages résultant des impacts du CC dans les pays en développement particulièrement vulnérables aux effets adverses du CC et ce, dans l’objectif de renforcer leur capacité d’adaptation ;</li>
<li>Programme de travail à long-terme sur la finance ; Rapportage du FCV et orientations données au FCV ; dispositions établies entre la CDP et le FCV ; Revue du mécanisme de financement ;</li>
<li>Rapport du Comité Permanent ;</li>
<li>Rapportage du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) et guidance au FEM ;</li>
<li>Plan Nationaux d’adaptation ;</li>
<li>Dispositions visant à rendre le Centre de Technologie du Climat ainsi que son Réseau pleinement opérationnels ;</li>
<li>Rapportage du Comité Exécutif sur la Technologie ;</li>
<li>Adoption d’un format tabulaire commun pour les directives de rapportage biennal à la CCNUCC par les pays développés ; et enfin</li>
<li>La promotion de l’équilibre de Genre et le renforcement de la participation des femmes dans les négociations de la CCNUCC et au sein de la représentation des parties dans les organes établis.</li>
</ul>
<p><strong>A la Conférence des Nations-Unies sur le Climat de Varsovie (COP 19)</strong>, les gouvernements ont pris les décisions avancées leur permettant de sécuriser un accord universel sur le climat en 2015.  L’objectif de l’accord de 2015 est double :</p>
<ul>
<li>Amener l’ensemble des nations à se lier dans le cadre d’un effort global de réduction des émissions qui soit suffisamment rapide pour tracer la voie à long terme hors de la zone dangereuse du CC pour l’humanité, pendant que se construit la capacité d’adaptation.</li>
<li>Stimuler une action plus rapide et plus large maintenant.</li>
</ul>
<p>A ces fins, les gouvernements ont convenu de communiquer leurs contributions respectives en vue d’un accord universel bien en avance sur la rencontre de Paris en 2015.  Mieux, les dispositions obligatoires concernant le Suivi, le Rapportage et la Vérification pour l’action domestique ont été finalisées en vue de leur application, offrant, de ce fait, un socle solide à l’accord prévu en 2015.</p>
<p>Il est ’important de noter que davantage de progrès ont été accomplis pour aider les pays et les plus pauvres en particulier, à s’adapter au CC et à construire leurs propres schémas d’énergie propre de manière durable.</p>
<p>Le livre de directives pour la réduction des émissions issues de la déforestation et de la dégradation a fait l’objet d’accord en même temps que les mesures visant à préserver la forêt et les systèmes de paiement basés sur les résultats en vue de promouvoir la protection de la forêt.</p>
<p>Le FCV, prévu pour constituer la voie principale de mobilisation du financement devant soutenir l’action du monde en développement, sera prêt pour capitalisation dans la seconde moitié de 2014.</p>
<p>De plus les gouvernements ont convenu d’un mécanisme pour la prise en charge des pertes et dommages résultant des impacts à long-terme du CC.</p>
<p>La science du climat la plus à jour a démontré qu’il n’y a aucun doute quant à l’induction du CC par l’action humaine, cependant que nous disposons d’un temps limité pour arriver à contraindre le réchauffement à un maximum restant en-dessous de deux degrés.  Il n’en est pas moins qu’il sera nécessaire que les émissions de GES au plan mondial plafonnent au cours de la présente décade pour atteindre une valeur nette nulle dans la seconde moitié du siècle. Pour y arriver, il est indispensable que l’action soit prise et coordonnée avec vélocité et à tous les niveaux : international, domestique, affaires et finances.</p>
<p>Pour cette raison, la COP 19 de Varsovie a été une vitrine de l’action sur le climat de la part du monde des affaires, des villes, des régions et de la société civile.  Les solutions au CC sont déjà très claires et le monde dispose de l’argent, de la technologie, de la connaissance et des modèles lui permettant de réussir.  Les résultats de l’action sur le climat sont également clairs : des bénéfices immédiats partagés entre toutes les économies et tous les citoyens ainsi qu’un futur durable pour tous.</p>
<p><strong>La COP 20 de Lima</strong> en 2014, a poursuivi les agendas des CdP précédentes dans la direction de Paris avec comme points particuliers:</p>
<ul>
<li>Le Programme de travail sur la révision des directives pour les Rapports de Revue Biennale et des Communications Nationales, y compris les revues des inventaires nationaux pour les pays développés du Groupe 3 ;</li>
<li>Directives pour la revue technique d’information rapportée au titre de la Convention en relation avec les inventaires de GES, les rapportages biennaux et les Communications Nationales pour les pays de l’Annexe I.</li>
</ul>
<p><strong>II &#8211; Comprendre les enjeux globaux de la COP21</strong></p>
<p>Les enjeux globaux de ce sommet se veulent universels et ambitieux : quand on suit les négociations sur le climat à  partir de la COP 15 de Copenhague en 2009, on constate une évolution vers un objectif qui serait raisonnable et acceptable pour toutes les nations sur la base d’un argument scientifique qui lui, est accepté par l’ensemble de la communauté, qui est d’arriver à limiter le réchauffement planétaire global à 2° C, d’après les travaux et recommandations du Panel Intergouvernemental sur le changement climatique mondial. Seize années plus tard, les nations s’attèlent à signer un accord <strong>universel</strong>, qui soit <strong>ambitieux</strong> (mettre une limite au dérèglement global) et <strong>contraignant </strong>(légalement) quand bien même, le principal instrument pour y arriver est un instrument volontariste : les CDPN (Intentions de Contributions Déterminées au Plan National ou INDCs en anglais : <em>Intended Nationnally-Determined Contributions</em>). Il s’agit de l’intention déterminée par chaque état ou groupe d’états (ex : Union Européenne) de réduire les quantités d’émissions à l’horizon 2030.</p>
<p><a href="https://thinktank-ipode.org/2015/11/25/cop21-analyses-et-enjeux-pour-lafrique-et-le-senegal-par-le-think-tank-ipode/cop21-comprendre-les-enjeux/" rel="attachment wp-att-12268"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" data-attachment-id="12268" data-permalink="https://thinktank-ipode.org/2015/11/25/cop21-analyses-et-enjeux-pour-lafrique-et-le-senegal-par-le-think-tank-ipode/cop21-comprendre-les-enjeux/" data-orig-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/cop21-comprendre-les-enjeux.jpg?fit=472%2C242&amp;ssl=1" data-orig-size="472,242" data-comments-opened="1" data-image-meta="{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}" data-image-title="cop21 comprendre les enjeux" data-image-description="" data-image-caption="" data-large-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/cop21-comprendre-les-enjeux.jpg?fit=472%2C242&amp;ssl=1" class="aligncenter wp-image-12268" src="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/cop21-comprendre-les-enjeux-300x154.jpg?resize=394%2C202&#038;ssl=1" alt="cop21 comprendre les enjeux" width="394" height="202" srcset="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/cop21-comprendre-les-enjeux.jpg?resize=300%2C154&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/cop21-comprendre-les-enjeux.jpg?w=472&amp;ssl=1 472w" sizes="(max-width: 394px) 100vw, 394px" /></a></p>
<p>Il y a un an exactement, deux nations à économie majeure faisaient connaître leurs intentions : les Etats-Unis en promettant que leurs émissions seront réduites de 28 à 26% à l’horizon 2025 par comparaison avec leur taux d’émission de 2005 et la Chine en déclarant que ses émissions atteindront leur pic en 2030, donnant par-là, un signal fort.</p>
<p><strong>III &#8211; Les enjeux spécifiques au niveau africain pour la COP21</strong></p>
<p>Les enjeux spécifiques au niveau africain se veulent également ambitieux et équitables. Le paradoxe de l’Afrique vient de plusieurs constats : l’Afrique constitue le continent qui émet le moins de GES, mais aussi la région la moins habilitée à répondre au CC. Cependant elle dispose du plus grand potentiel mondial pour les énergies renouvelables mais reste encore la région où la population a le moins accès à l’énergie. Actuellement, le dérèglement climatique se traduit sur le continent par une hausse généralisée des températures ainsi qu’une pluviométrie des plus erratiques occasionnant tantôt de sévères sécheresses et tantôt des inondations en sus des risques spécifiques encourus par les pays côtiers qui ont pour nom érosion côtière et avancée de la mer, salinisation des sols et des aquifères, acidification et blanchiment des récifs. Selon Seyni Nafo, le porte-parole du Groupe Africain qui représente 54 pays et près d’un milliard d’habitants, « <em>l’Afrique ne signera pas un texte sans ambition. Elle attend de la COP un texte </em><strong><em>inclusif</em></strong><em> dans le sens où il sera à même de représenter les intérêts des 196 Parties Prenantes à la CCNUCC, </em><strong><em>ambitieux et équitable</em></strong><em> dans la mesure où les pays développés assurent un soutien financier et technique qui soit effectif et crédible »</em>.</p>
<p>Le groupe africain s’est montré récemment  très proactif dans les négociations à travers ses propositions concernant les concepts et la technicité, l’objectif global adopté sur l’Adaptation, l’idée de la plateforme d’adéquation. Il s’est structuré comme entité politique coordonnant ses revendications.</p>
<p><strong>IV – La partition à jouer par le Sénégal dans la préparation de la COP21</strong></p>
<p>Le Sénégal, quant à lui, à la suite d’un long processus consultatif, s’est engagé en septembre 2015 à réduire ses émissions de 5% en l’absence de toute assistance et de 21% à la condition de disposer de financements externes supplémentaires, ces cibles étant calculées sur la base de son « <em>business as usual</em> ».  Les efforts à consentir par le Sénégal incluent aussi bien le volet Mitigation, que le volet Adaptation. Le coût projeté de ces contributions se chiffre à 21.5 millions de dollars US, dont 14.6 millions dévolus aux efforts d’adaptation.  Le secteur de l’Energie a été ciblé comme celui devant produire les réductions d’émissions les plus significatives, suivi par les déchets, les processus de transformation industrielle et l’agriculture.  Les mesures d’adaptation, quant à elles, se focalisent principalement sur les zones côtières, les inondations, les ressources en eau, l’agriculture et la pêche. Il est à noter d’ailleurs, que le Sénégal présentera son Plan d’Adaptation National pour le secteur de la Pêche à Paris. Une fois passé le cap de l’étape de soumission de ses CDPN, le Sénégal est cependant conscient que le coût ainsi que les délais de mise en œuvre des mesures de mitigation et d’adaptation restent autant de défis à relever.</p>
<p>Au cours du développement de ses CDPN et sur le chemin de la COP 21 de Paris, il faut créditer le Sénégal pour les efforts de coordination déployés dans le cadre d’un processus inclusif avec en vue de construire la capacité technique du pays. En témoignent l’approche de coopération multisectorielle incluant la participation et l’appui fort du Ministère de l’Economie et des Finances (MEF) et du Ministère de l’Energie et du Développement des Energies renouvelables (MEDER).</p>
<p>En termes de <em>baseline</em> (situation de référence) pour les CDPN du Sénégal, les experts ont travaillé à développer des projections de croissance des émissions en adéquation avec les cibles de développement économique du Plan Sénégal Emergent (PSE).  L’inventaire le plus récent des GES a estimé que le secteur de l’Energie était responsable pour 49% des émissions du Sénégal, suivi par l’Agriculture (37%), les déchets (12%), le reste étant imputable à la transformation industrielle. Le secteur de l’Energie a été le principal moteur de la croissance des émissions, responsable pour 58% de l’augmentation des émissions dans la période 2000-2005.</p>
<p><strong>V – Pourquoi les retombées escomptées par l’Afrique diffèrent de celles des autres continents.</strong></p>
<p><a href="https://thinktank-ipode.org/2015/11/25/cop21-analyses-et-enjeux-pour-lafrique-et-le-senegal-par-le-think-tank-ipode/cop21-emission-co2/" rel="attachment wp-att-12270"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" data-attachment-id="12270" data-permalink="https://thinktank-ipode.org/2015/11/25/cop21-analyses-et-enjeux-pour-lafrique-et-le-senegal-par-le-think-tank-ipode/cop21-emission-co2/" data-orig-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/cop21-emission-co2.jpg?fit=609%2C433&amp;ssl=1" data-orig-size="609,433" data-comments-opened="1" data-image-meta="{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}" data-image-title="cop21 emission co2" data-image-description="" data-image-caption="" data-large-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/cop21-emission-co2.jpg?fit=609%2C433&amp;ssl=1" class="alignleft size-thumbnail wp-image-12270" src="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/cop21-emission-co2.jpg?resize=300%2C213&#038;ssl=1" alt="cop21 emission co2" width="300" height="213" srcset="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/cop21-emission-co2.jpg?resize=300%2C213&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/cop21-emission-co2.jpg?w=609&amp;ssl=1 609w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a>Pour l’Afrique, « <em>il ne s’agit pas de décarbonner son économie a l’instar de la Chine ou de l’Inde, mais plutôt de profiter de la dynamique de la diplomatie du climat et de celle de la finance climat pour accélérer son développement via l’accès aux énergies propres et intégrer le CC dans la planification de son agriculture et de ses infrastructures</em> », toujours selon le Représentant du Groupe africain, Seyni Nafo.</p>
<p>Le Sénégal, à l’instar des pays du Groupe Africain, doit pouvoir compter sur le Fonds Climat Vert (FCV) où pays développés et pays en développement sont représentés de manière équitable, pour soutenir les efforts consentis par les pays au niveau domestique (financement propre).  La capitalisation du FCV affiche actuellement un objectif de 100 milliards de dollars U.S.</p>
<p>Vu l’importance des émissions imputables au secteur de l’Energie au Sénégal,  le défi pour ce pays est de mettre en place sa politique énergétique et d’opter pour un mix qui puisse satisfaire les besoins de manière accéléré tout en lui permettant d’honorer ses engagements climat.  En illustration des besoins encore élevés en énergie du Sénégal, on peut noter :</p>
<ul>
<li>Le faible niveau actuel de l’électrification rurale (28%) ;</li>
<li>Le faible accès à l’énergie, globalement : 6,4 millions d’habitants sans accès ;</li>
<li>Le coût élevé de l’électricité et la très faible compétitivité de sa production au Sénégal,</li>
</ul>
<p>De ce fait, l’option résolue des énergies propres, renouvelables sera la seule solution politique et stratégique à même de répondre aux 2 exigences majeures. Le Sénégal est classé 163<sup>ème</sup> pays sur 187 à l’indice de développement humain. Le pays produit de l’énergie à un coût  très peu compétitif.  Sa capacité actuelle avoisine les 570 Mégawatts et le souhait est d’arriver à atteindre une capacité de 1400 Mégawatts à l’horizon 2030 et être en mesure de desservir 6,4 million de ses habitants présentement sans accès à l’énergie. Le Sénégal compte modifier son mix (composé actuellement de Diesel à   37 %/ HFO (fiouls lourds) à  34%/ Gaz à  9 %/ Hydraulique 12% et source isolée à 8  %) en faveur d’un mix plus orienté vers l’énergie solaire et éolienne (……..). Cependant la présence dans le mix 2030 de 3 centrales à charbon et de gaz pourrait poser problème.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://thinktank-ipode.org/2015/11/25/cop21-analyses-et-enjeux-pour-lafrique-et-le-senegal-par-le-think-tank-ipode/cop21-camembert/" rel="attachment wp-att-12271"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" data-attachment-id="12271" data-permalink="https://thinktank-ipode.org/2015/11/25/cop21-analyses-et-enjeux-pour-lafrique-et-le-senegal-par-le-think-tank-ipode/cop21-camembert/" data-orig-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/cop21-camembert.jpg?fit=531%2C256&amp;ssl=1" data-orig-size="531,256" data-comments-opened="1" data-image-meta="{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}" data-image-title="cop21 camembert" data-image-description="" data-image-caption="" data-large-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/cop21-camembert.jpg?fit=531%2C256&amp;ssl=1" class="aligncenter size-thumbnail wp-image-12271" src="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/cop21-camembert.jpg?resize=300%2C145&#038;ssl=1" alt="cop21 camembert" width="300" height="145" srcset="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/cop21-camembert.jpg?resize=300%2C145&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/cop21-camembert.jpg?w=531&amp;ssl=1 531w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>VI – La nécessité d’accompagner les pays du Sud face à la problématique du Changement Climatique : Exemple du Sénégal </strong></p>
<p>Le financement de l’atteinte des objectifs de la communauté internationale en vue de venir à bout du dérèglement climatique constitue une contrainte supplémentaire pour les économies dont les ressources doivent être destinées à l’effort de développement de manière prioritaire. Dans la mesure où il n’y aura pas de développement qui puisse être durable face à la menace du changement climatique, la communauté internationale a pris la mesure de l’appui en financement à apporter aux pays en développement et a ainsi créé un certain nombre de mécanismes, dans le cadre de la CCNUCC, tels que le (FCV), le Fonds d’Adaptation (FA), le Centre et le Réseau pour la technologie du Climat (CTCN), entre autres, sans compter différentes formes d’assistance technique.</p>
<p>En réponse au lancement du FCV, le Sénégal s’est doté d’un Fonds National Climat, un outil qui devrait lui permettre de tirer profit de diverses potentialités de la finance-climat.</p>
<p>Dans le cadre de la préparation de la COP 21 et du développement de ses CDPN, le Sénégal a clairement exprimé ses besoins d’appui en termes d’assistance à la mise en œuvre des mesures de mitigation et d’atténuation proposées dans les CDPN et en termes d’assistance dans l’application des technologies de réduction d’émissions et de mitigation.</p>
<p>Pour le Sénégal, la mise en place des programmes devra nécessairement inclure, et ne manière prioritaire :</p>
<ul>
<li>L’option résolue des énergies propres, renouvelables avec un mix énergétique qui puisse satisfaire les besoins de croissance du pays de manière accélérée tout en lui permettant d’honorer ses engagements-climat.  Cela demandera qu’un certain nombre de conditions soient remplies et certains outils maitrisés :</li>
</ul>
<ol>
<ol>
<ol>
<li>Une redéfinition de la génération d’énergie sur la base d’une analyse d’économie politique rigoureuse ;</li>
<li>Créer les conditions d’un environnement favorable à l’effectivité des transactions financières et à la sécurisation des investissements dans le secteur de l’énergie ;</li>
<li>Un renforcement des capacités pour une bonne modélisation de la demande en énergie ainsi que la planification et la mise en œuvre des transactions ;</li>
<li>Revoir les options du mix pour un plan de génération d’énergie plus propre par rapport à la situation actuelle (400 MG provenant du gaz, la reconversion des centrales existantes et seulement 339 MW d’énergie renouvelable) ;</li>
<li>Mettre en œuvre une réglementation adéquate pour l’énergie renouvelable et la fixation des tarifs de l’électricité rurale ;</li>
<li>Promouvoir de nouveaux modèles de business pour l’énergie renouvelable, l’efficacité énergétique et l’électrification.</li>
</ol>
</ol>
</ol>
<p><a href="https://thinktank-ipode.org/2015/11/25/cop21-analyses-et-enjeux-pour-lafrique-et-le-senegal-par-le-think-tank-ipode/cop21-tab-chiffre/" rel="attachment wp-att-12272"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" data-attachment-id="12272" data-permalink="https://thinktank-ipode.org/2015/11/25/cop21-analyses-et-enjeux-pour-lafrique-et-le-senegal-par-le-think-tank-ipode/cop21-tab-chiffre/" data-orig-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/cop21-tab-chiffr%C3%A9.jpg?fit=542%2C179&amp;ssl=1" data-orig-size="542,179" data-comments-opened="1" data-image-meta="{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}" data-image-title="cop21 tab chiffré" data-image-description="" data-image-caption="" data-large-file="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/cop21-tab-chiffr%C3%A9.jpg?fit=542%2C179&amp;ssl=1" class="aligncenter wp-image-12272" src="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/cop21-tab-chiffr%C3%A9.jpg?resize=473%2C156&#038;ssl=1" alt="cop21 tab chiffré" width="473" height="156" srcset="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/cop21-tab-chiffr%C3%A9.jpg?resize=300%2C99&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2015/11/cop21-tab-chiffr%C3%A9.jpg?w=542&amp;ssl=1 542w" sizes="(max-width: 473px) 100vw, 473px" /></a></p>
<p>La poursuite de l’option de l’Agriculture intelligente face au Changement Climatique (AIC) qui doit se renforcer, l’agriculture étant comprise au sens large (cultures, élevage, pêche) et dans la mesure où le PSE fait de ce secteur un moteur du développement et où le choix de l’AIC est partagé au sein de la CAADP (<em>Comprehensive African Agricultural Developpement Program</em>).  En vérité, il s’agira de poursuivre le développement et la mise en œuvre des plans d’adaptation au CC pour l’ensemble des secteurs et les plus vulnérables en particulier (agriculture, environnement et ressources naturelles, eau et assainissement, santé) le tout s’appuyant sur une politique cohérente d’aménagement du territoire (tenant compte des fonctions écologiques, géographiques, géophysiques ainsi que des vulnérabilités environnementales et au climat) et en sachant tirer profit des opportunités qu’offre la CCNUCC à travers les mécanismes de soutien à l’adaptation et à la mitigation.</p>
<ul>
<li>Une planification des infrastructures (politique cohérente d’aménagement du territoire encore une fois, matériaux et technologies adaptés, choix des sites, etc.) qui tienne compte du risque climatique pour un pays qui compte 700 km de côtes.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Conclusion : En route pour Paris !</strong></p>
<p>La communauté internationale est à la veille de franchir un pas historique dans la mesure où  les nations s’apprêtent à signer un accord à caractère universel, qui soit à la fois ambitieux et contraignant, à Paris, dans les jours à venir.  Pour le Groupe Afrique, l’enjeu sera de profiter des opportunités et mécanismes de soutien à l’adaptation et à la mitigation qu’offrent  la diplomatie du climat et celle de la finance climat, pour se placer sur la voie d’économies faibles en carbone avec l’option résolue d’accéder aux énergies propres et intégrer le changement climatique dans la planification des secteurs de l’économie les plus sensibles.</p>
<p>A l’instar de ses pairs, et vu de l’importance des émissions imputables au secteur de l’Energie, le défi pour le Sénégal, sera d’arriver à  mettre en place sa politique énergétique et d’opter pour un mix qui puisse satisfaire les besoins de manière accélérée tout en lui permettant d’honorer ses engagements climat pour un développement propre qui s’inscrive à la fois dans la durabilité et en adéquation avec les ambitions du PSE. Pays sahélien et côtiers, le Sénégal devra être amené, à la suite de Paris 2015, à revoir ses programmes sectoriels et à planifier ses infrastructures avec une démarche cohérente d’aménagement du territoire et une prise en compte adéquate de l’intersectorialite de l’Environnement tout en tirant profit de la finance climat et en renforçant sa politique énergétique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Dr Oumou Kalsoum LY</strong> Pour le Think Tank IPODE</p>
<p>Dr Vétérinaire-Economiste du Développement</p>
<p>Chargée de Programme Changement Climatique</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>Politique énergétique, problématique de stockage  dans le solaire et changement de paradigme par Papa Ousmane Gueye à la conférence CASA PALABRES 2015</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Nov 2015 00:11:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Cliquez ici: Politique énergétique, problématique de stockage et changement de paradigme par Papa Ousmane Gueye Mix énergétique, réduction du déficit énergétique dans les pays africains: c&#8217;était à Nantes conférence organisée&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=2ZR0aWJfdPY&amp;list=PLDie8BAEq5X-c9cg07gJYWpLuNdf1_qa1&amp;index=4" target="_blank">Cliquez ici: Politique énergétique, problématique de stockage et changement de paradigme par Papa Ousmane Gueye </a></p>
<p>Mix énergétique, réduction du déficit énergétique dans les pays africains: c&rsquo;était à Nantes conférence organisée dans le cadre des festivités Casa-Palabres organisées par Casa Africa Nantes avec la participation de la Région Loire Atlantique et la Mairie de Nantes.</p>
<p>Bonne écoute !</p>
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		<title>Politique énergétique, problématiques de développement en Afrique: par Mohamed LY à la conférence CASA PALABRES 2015</title>
		<link>https://thinktank-ipode.org/2015/11/24/politique-energetique-problematiques-de-developpement-en-afrique-par-mohamed-ly-a-la-conference-casa-palabres-2015/</link>
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		<pubDate>Tue, 24 Nov 2015 13:42:04 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Energies et développement en Afrique et dans le monde francophone.]]></category>
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					<description><![CDATA[Cliquez ici: Mix énergétique et intérêt général pour penser le développement par Mohamed LY Mix énergétique, réduction du déficit énergétique dans les pays africains: c&#8217;était à Nantes conférence organisée dans&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.youtube.com/watch?list=PLDie8BAEq5X-c9cg07gJYWpLuNdf1_qa1&amp;v=DydTEXPGSWY" target="_blank">Cliquez ici: Mix énergétique et intérêt général pour penser le développement par Mohamed LY</a></p>
<p>Mix énergétique, réduction du déficit énergétique dans les pays africains: c&rsquo;était à Nantes conférence organisée dans le cadre des festivités Casa-Palabres organisées par Casa Africa Nantes avec la participation de la Région Loire Atlantique et la Mairie de Nantes.</p>
<p>Bonne écoute !</p>
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		<title>Cadre de vie et salubrité les failles de nos autorités publiques et du ministère de l’Environnement</title>
		<link>https://thinktank-ipode.org/2014/09/09/cadre-de-vie-et-salubrite-les-failles-de-nos-autorites-publiques-et-du-ministere-de-lenvironnement/</link>
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		<pubDate>Tue, 09 Sep 2014 09:09:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le vendredi 30 mai 2014, Mr Lewis Lukens, ancien ambassadeur des USA à Dakar rencontrait la presse, au terme d’une mission de trois ans. Profitant de cette toute dernière opportunité,&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le vendredi 30 mai 2014, Mr Lewis Lukens, ancien ambassadeur des USA à Dakar rencontrait la presse, au terme d’une mission de trois ans. Profitant de cette toute dernière opportunité, il exhortait le Gouvernement sénégalais à « <em>se focaliser</em> » sur la question des ordures et des problèmes de l’Environnement en général, pour mieux tirer parti du potentiel touristique du pays. <span id="more-11695"></span>Précisant qu’il avait été déjà frappé par cette situation dès son arrivée au Sénégal, il s’interrogea en ces termes : « <em>Quand on voit les ordures, on se pose des questions. On se demande pourquoi c’est comme ça</em>. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je ne rappelle pas ces regrets de Mr Lukens parce qu’il représentait le pays le plus puissant du monde, mais bien parce qu’il a raison, et que ses regrets ne nous honorent point. Après 54 ans d’indépendance, nous peinons à débarrasser notre capitale nationale, ancienne capitale de l’Afrique occidentale française, des ordures et des eaux usées.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Son Excellence Lukens aurait dû d’ailleurs pointer aussi du doigt les gravats et les branchages qui sont une autre plaie de notre capitale. Une plaie qui, malheureusement, laisse totalement les autorités et les citoyens indifférents. Pourtant, les gravats en particulier enlaidissent terriblement la capitale nationale. Ils sont d’ailleurs pour beaucoup dans l’aggravation des inondations à Dakar et dans sa banlieue. Dans le quartier où j’habite, les eaux de ruissellement s’infiltraient quelques minutes après, même s’il avait plu des cordes. Aujourd’hui, nombre de maisons y sont inondées, du fait des gravats qui surélèvent le niveau des rues et s’opposent à l’infiltration des eaux. Il en est ainsi d’ailleurs dans de nombreux autres quartiers de Dakar et de sa banlieue. Dans l’indifférence générale des autorités et des populations.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>C’est également dans leur indifférence générale que les gravats envahissent tous les espaces vides qui ne sont pas éclairés la nuit. C’est ainsi que ce qu’on appelait les « Jardins de Cambérène », jadis un îlot abondamment vert, fleuri et qui faisaient partie des rares poumons de Dakar, étouffent aujourd’hui sous des tonnes de gravats, dans l’indifférence totale – j’insiste –   des services du Ministère de l’Environnement, du maire de Golfe, du Préfet de Guédiawaye, etc. C’est, personnellement, le cœur gros que je passe tous les jours devant ce qui était l’hôtel-restaurant du « Jardin », qui ne fonctionne pratiquement plus à cause de la dégradation avancée de l’environnement. Les gravats s’amoncellent chaque jour un peu plus et remplissent tous les espaces vides environnants.</p>
<p>Ministère de l’Environnement, où êtes-vous ? Vous ne pouvez quand même pas laisser ce « poumon vert » de Dakar mourir petit à petit sous le poids des gravats que des délinquants irresponsables y déversent toutes les nuits, impunément !</p>
<p>Pour ce qui me concerne en tout cas, je suis prêt à accompagner des agents de ce ministère sur les lieux, pour qu’ils constatent eux-mêmes sur place les immenses dégâts. Je suis prêts à les y accompagner avec mon propre véhicule et à mes frais, s’il y a lieu. Ils pourraient s’accompagner, s’ils acceptent ma proposition, d’un journaliste muni d’une caméra, pour fixer les images hideuses, qui devraient indigner tous les passants. Si, au contraire, ils trouvent  ma proposition prétentieuse et saugrenue, je lance le même appel à toutes les télévisions de nos différents groupes de presse.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je ne fais montre d’aucune prétention. Je ne fais pas non plus de cinéma. J’appelle seulement à une action citoyenne. Qu’on me mette à l’épreuve !</p>
<p>Je suis d’ailleurs tenté de lancer le même appel aux nombreuses autres autorités publiques et à tous mes concitoyens. Notre capitale nationale mérite d’être secourue. Elle n’est pas seulement défigurée d’ailleurs, loin s’en faut, par les ordures ménagères, les gravats et les branchages. Elle traîne une autre plaie, celle-là aussi béante que les autres : l’indiscipline caractérisée des populations, pratiquement encouragée par la frilosité des autorités publiques, et dont l’ampleur dépasse nos frontières.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans une contribution à la « <em>Commission éthique et des valeurs</em> » des Assises nationales du Sénégal intitulée « <em>Propos sur nos comportements quotidiens</em> », je rappelais la tragédie du « Joola » en ces termes : <strong>«</strong>  <em>La tragédie de la nuit du 26 septembre 2002 – pour revenir à elle  –, par-delà les centaines de morts qu’elle a entraînées et la douleur indicible qu’elle a engendrée, a été une honte pour notre pays et a porté un coup terrible à son image. Les images peu reluisantes du naufrage du  “ Joola” ont fait le tour du monde. Elles ont été relayées par de nombreuses télévisions étrangères et principalement françaises, commentées avec par moment des piques qui ne nous honorent point. Juan Gomes de RFI avait également consacré son émission “ Appel à l’Actualité ” des 1<sup>er</sup> et 2 octobre 2002 au malheureux événement. Un ressortissant français intervenant de Dakar avait, par-delà le naufrage du “  Joola ”, pointé un doigt accusateur sur l’indiscipline caractérisée des Sénégalais et principalement sur celle des conducteurs de cars rapides et de “ Ndiaga Ndiaye” qui sont, selon lui, de véritables bourreaux sur les routes. Il avait terminé son intervention par cette terrible assertion : “ Le Sénégal se complet de plus en plus dans la médiocrité et le laisser-aller”.  Une dame, résidant à Paris, ira dans le même sens en regrettant que son pays (le Sénégal), “ s’installe de plus en plus dans la culture du laxisme ”</em>.<em> Les Européens dont des ressortissants ont péri dans la catastrophe du 26 septembre, réfléchiront désormais longuement et profondément, avant de se décider à venir au Sénégal qui se révèle de plus en plus comme le champion mondial incontesté de l’indiscipline et de l’incivisme.  Nous nous comportons chaque jour qui passe comme une communauté de singes et d’hyènes adolescentes (que les walaf appellent “ nduulañ ”), communauté sans responsable où chacun fait ce que bon lui  semble et selon son instinct du moment, sans se soucier le moins du monde du tort qu’il peut porter au pays ou à son voisin immédiat. Quarante huit années après l’indépendance (ce n’était donc que ça ?), nous continuons de traîner comme un boulet, les maux que le Président Senghor appelait “ Les maladies infantiles du sous-développement ”, dont les plus courantes aujourd’hui sont l’indiscipline et l’incivisme. <strong>»</strong></em></p>
<p>Ces plaies béantes qui nous collent comme à la peau se manifestent, notamment, dans les constructions anarchiques. Des contributions qui paraissent dans les différents journaux de la place les dénoncent quotidiennement, sans succès. Périodiquement nous assistons, le cœur gros, à des effondrements de bâtiments entraînant la mort de plusieurs personnes. Les métastases de l’indiscipline et de l’incivisme n’épargnent pas, non plus, les nombreuses cérémonies familiales et religieuses. Pratiquement, tous les jours, à l’occasion des baptêmes, des mariages, des décès, des retours de pèlerinage des Lieux saints, des tours de famille, des gamous-meetings, etc, des tentes poussent comme des champignons, souvent dans les rues les plus passantes et sans aucune autorisation.</p>
<p>Et que dire des <em>fuurël</em> et autres soirées dansantes et <em>tann bèer</em> organisés à tout bout de champ, en week-ends comme en jours de semaine, avec des baffles ouverts à plein régime et des tam-tams sur lesquels frappent à tue-tête des griots endiablés ? Les pauvres citoyens en arrivent à perdre le sommeil et, plus dramatiquement, à la longue, l’ouïe. Ce tableau serait d’ailleurs incomplet si on n’y ajoutait pas les ballons que nos enfants envoient rageusement frapper à nos fenêtres et les appels à la prière de certains muezzins zélés, aux environs de quatre heures du matin, avec des hauts parleurs qui portent leurs voix à des kilomètres à la ronde.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La politique n’est pas en reste. Nous comptons aujourd’hui bien plus de 200 partis politiques. Chacun de ces partis, même des plus insignifiants créés pour jouer les trouble-fête et, surtout, pour trouver sa place au soleil de la très « juteuse » majorité présidentielle, veut organiser son meeting, principalement pendant les campagnes électorales. Le problème se situe aux endroits et aux moments où ces meetings sont organisés. Généralement, les partis jettent leur dévolu sur les plus grandes rues et avenues. Ces meetings drainent en général beaucoup de monde et participent de la grande confusion de la circulation.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans les pays sérieux, les grandes démocraties, ces rencontres se déroulent dans des endroits fermés. Nous avons suffisamment de salles et de stades pour abriter ces meetings, dont nous pourrions d’ailleurs nous passer sans grands dommages. L’essentiel n’est pas, en effet, loin s’en faut, dans le grand monde qu’elles cherchent à mobiliser à tout prix. L’expérience a montré que toutes les grandes foules de curieux qui envahissent très tôt les meetings et qui sont les plus prompts à applaudir à tout rompre et à tout propos, ne sont même pas inscrits, dans leur grande majorité en tout cas, sur les listes électorales ou, lorsqu’ils le sont, ne se donnent même pas la peine d’aller voter le jour J. Ces grandes foules n’ont pas, de mon point de vue, l’intérêt qu’on leur accorde. Les partis politiques peuvent certainement continuer de tenir des meetings (hors des grandes rues et des avenues de préférence). Ils gagneraient davantage, cependant, à éduquer leurs militants et à les convaincre de la nécessité de s’inscrire massivement sur les listes électorales, à retirer tout aussi massivement leurs cartes le moment venu et, surtout, à voter effectivement et massivement. Ces différents gestes me semblent plus citoyens et beaucoup plus efficaces qu’une simple présence dans un meeting.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un autre aspect des manifestations des partis politiques qui pose problème, ce sont les affichages sauvages pendant les campagnes électorales et même hors de celles-ci. Nos compatriotes, militants de partis politiques ou non, ont la fâcheuse habitude d’afficher et de faire des graffiti n’importe où : sur les murs des bâtiments publics ou privés et même chez de pauvres particuliers qui, parfois, ont à peine fini de peindre leurs maisons. Les tableaux de signalisation (stop, sens interdit, sens giratoire, etc) qui réglementent la circulation ne sont même pas épargnés, comme d’ailleurs les enseignes payées par différents services publics comme privés. En plus des torts qu’ils portent aux nombreux particuliers, les affiches et les graffiti anarchiques défigurent notre pauvre capitale nationale et d’autres villes de l’intérieur. Il faut absolument que l’Etat les organise et les encadre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Toutes ces plaies béantes ont la vie particulièrement dure chez nous. Elles sont loin de dater d’aujourd’hui. Le président Senghor – nous l’avons rappelé plus haut  –, les a très tôt stigmatisées. Son successeur aussi qui, dans son message à la Nation au soir du 31 décembre 1999, dénonçait vigoureusement (verbalement tout au moins) l’indiscipline et l’anarchie qui s’installaient dangereusement dans le pays. Dès le lendemain, les forces de sécurité se mirent rapidement au travail et investirent les différents ronds points de la capitale nationale, qui étaient devenus de véritables casse-tête pour les pauvres automobilistes. Dans une contribution parue au journal « <em>Sud quotidien »</em> du 4 janvier de la même année et dont le titre était « <em>Lutte contre l’indiscipline et l’anarchie : aller plus loin</em> <em>encore</em> », j’encourageais et félicitais les forces de sécurité et souhaitais vivement que « <em>ce début fracassant ne soit pas que ponctuel, un simple effet d’annonce destiné seulement, comme on nous y a habitués au Sénégal, à frapper les esprits et à s’évanouir ensuite comme un feu de paille</em> ». J’allais plus loin encore dans ma contribution en ces termes : « <em>Dakar a une multiple vocation qu’elle ne pourra réaliser dans le laxisme et l’anarchie que nous y connaissons actuellement. Il ne faut donc pas que nos braves policiers et gendarmes s’arrêtent en si bon chemin. Il ne faut surtout pas se faire d’illusion : la présence même régulière des forces de sécurité aux points les plus névralgiques de la ville, ne suffit pas à régler comme par enchantement les problèmes de la circulation ; Il convient d’aller plus loin : nos pandores et policiers ne peuvent pas être toujours présents partout où on a besoin d’eux. Les Sénégalais doivent apprendre à garder des comportements citoyens et républicains en toutes circonstances</em>. » Je faisais remarquer aussi que <em>«  le travail des forces de sécurité doit être jumelé à des actions pertinentes et soutenues de formation, d’information et de sensibilisation à travers les canaux qu’offre les différents médias du pays</em> (…) ». Toutes ces mesures, même appliquées à la lettre, ne suffiraient évidemment pas : il convenait, il convient encore aujourd’hui, de renforcer notablement les sanctions contre les délinquants et de les appliquer effectivement<em>.</em> C’est à ce niveau-là que nous avons de réels problèmes. C’est à cause de la conscience de l’absence de sanctions ou même, si elles existent, de leur inapplicabilité, que les métastases de l’indiscipline et de l’anarchie infectent maints autres secteurs de la vie nationale.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pendant 54  longues années, les autorités nous ont laissé faire. Elles ont assisté passivement à la sédimentation de nos épaisses couches de tares. Autorités et citoyens, nous sommes tous responsables de cette situation. Les autorités, celles d’hier comme celles d’aujourd’hui, le sont encore plus. Elles n’ont jamais osé prendre leurs responsabilités devant l’indiscipline caractérisée des citoyens. Elles les ont au contraire toujours ménagés pour des raisons proprement électoralistes. La perspective d’une réélection a toujours constitué pour nos gouvernants comme un gaz paralysant, devant la nécessité de sévir face à des comportements parfois inacceptables. Dans <em>wax sa xalaat</em> d’une radio privée, un intervenant, regrettant sincèrement leur passivité et leur complaisance coupables devant de tels comportements, faisait remarquer que « <em>le seul homme ou la seule dame capable de diriger le Sénégal dans la vérité, la justice et la fermeté, est celui ou celle qui met sur le même pied d’égalité le maintien au pouvoir ou sa perte</em> ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un ancien gouverneur de région, Ibrahima Malamine Tandian, nous rappelait fort opportunément dans une contribution à « <em>Walfadjri</em> » du 7 octobre 2002, ce qui suit : « <em>La complaisance a la vie dure au Sénégal : le message à la Nation du président Wade rappelle ceux du président Senghor et du président Diouf qui mettaient souvent l’accent sur la capacité de nuisance de nos mauvaises habitudes sur la bonne gouvernance</em>. » Dans l’édition du 10 octobre 2002 du même quotidien, l’énarque et économiste Moubarack Lo concluait une contribution en ces termes : « <em>Après le naufrage</em> (du Joola), <em>l’Etat a préféré indexer les citoyens et les menacer de sanctions futures, plutôt que d’engager sa propre réforme. Or, celle-ci est le préalable et la première étape de tout chantier de transformation vertueuse des Sénégalais. Que l’Etat commence donc par ses propres faiblesses et remplisse rigoureusement ses prérogatives et les Sénégalais suivront son exemple, de gré ou de force</em>. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La conclusion de ma contribution du 4 janvier 1999 (citée plus haut) allait dans le même sens que mon concitoyen Moubarack Lo : l’exemple est effectivement attendu de nos gouvernants, qui doivent enfin prendre leurs responsabilités et appliquer rigoureusement à tous les citoyens les lois et règlements édictés, compte non tenu de leur appartenance politique, sociale, religieuse ou autre.</p>
<p>Nos mémoires sont encore fraîches de la révolte des marchands ambulants de Dakar. Le président de la République d’alors, Abdoulaye Wade, avait donné publiquement des instructions fermes de les dégager des principales artères de la capitale nationale. Il avait affirmé que le gouvernement ne prendrait plus aucun arrêté, aucun décret, aucune loi pour cela, tous les textes existant et étant encore en vigueur. Il martelait surtout qu’il n’accepterait aucune intervention. Deux jours après, le Gouverneur de Dakar appliquait à la lettre les instructions du Président de la République et on connaît la suite : le politicien devant l’Eternel ayant pris peur, se rétracta et désavoua publiquement le pauvre gouverneur. Il recevra ensuite une délégation des marchands ambulants et affectera le pauvre gouverneur à Kaolack et son préfet à Mbour. Les marchands ambulants triomphants envahirent de nouveau toutes les rues d’où ils avaient été dégagés.</p>
<p>Cette image peu flatteuse que nous a laissée l’ancien président politicien doit s’effacer à jamais de nos mémoires. Il est vraiment temps que le Sénégal soit vigoureusement  repris en main. Il connaîtra difficilement l’émergence avec cette frilosité politicienne et électoraliste dont ont fait montre jusqu’à présent les dirigeants qui s’y sont succédé.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Mody Niang Président comité Ethique Ipode</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
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		<title>Africa News Room du 22 Juillet 2014, dossier: déforestation et désertification en Afrique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Jul 2014 18:13:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Ce Mercred 22 Juillet 2014l Mohamed Ly président du Think Tank Ipode était l&#8217;invité du jour de l&#8217;African News Room sur La chaine panafricaine Africa24 Le président du Think Tant&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ce Mercred 22 Juillet 2014l Mohamed Ly président du Think Tank Ipode était l&rsquo;invité du jour de l&rsquo;African News Room sur La chaine panafricaine Africa24</p>
<p>Le président du Think Tant a évoqué ldans le dossier la question de la déforestation et de la désertification en Afrique sur le plateau de  l’African News Room de La chaine panafricaine Africa24</p>
<p>http://www.dailymotion.com/video/x21xlmu_africa-news-room-du-22-07-14-afrique-deforestation-et-desertification-partie-2_news</p>
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		<title>désertification et déforestation en Afrique sur africa24 Partie 1</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Jul 2014 14:02:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Intervention de Mohamed Ly président du think tank Ipode sur la désertification et déforestation en Afrique sur la chaîne africaine  Africa24 Partie 1 ce 22 Juillet 2014 http://touch.dailymotion.com/video/x21xlkr]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Intervention de Mohamed Ly président du think tank Ipode sur la désertification et déforestation en Afrique sur la chaîne africaine  Africa24 Partie 1 ce 22 Juillet 2014</p>
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		<title>Développement durable et économie verte: Une voie de développement innovante</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Nov 2013 20:37:39 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[prorogation du protocole de Kyoto]]></category>
		<category><![CDATA[revivification de la planète terre]]></category>
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					<description><![CDATA[D’après le PNUE l’économie verte est une économie qui entraine une amélioration du bien être humain et de l’équité sociale tout en réduisant de manière significative les risques environnementaux et la pénurie des ressources. Et c’est en cela qu’il est intéressant que nous, pays sahélien pauvre comme le Sénégal, devons nous orienter résolument vers cette révolution économique ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>A la fin du siècle précédent, différentes conférences se sont illustrées pour venir à bout d’un humanisme contre un système capitaliste acerbe.</p>
<p><span id="more-1421"></span></p>
<p>Dans ce même ordre d’idées, le sommet sur l’environnement et le développement de Rio de Janeiro en 1992 après les multiples sonnettes d’alarme des écologistes contre le réchauffement de la terre et la perte de la diversité biologique a répondu à un nouveau concept sur l’environnement et le développement durable. Ce dernier, « développement durable » est repris par toutes les organisations sur les plans social, culturel, économique et politique. Pour mieux en appréhender le concept et les enjeux internationaux nous vous présentons une analyse qui reprend les sommets de Rio de Janeiro(1992), de Johannesburg (2002) ; Copenhague (2009) et enfin de Rio+20 (2012) ; chacun dans son contexte pour retracer la cinématique du développement durable et la nécessité pour le Sénégal de s’en approprier pour impulser une nouvelle économie : l’économie verte génératrice d’emplois durables.</p>
<p><b>Cinématique du développement durable de Rio de Janeiro à RIO+20.</b></p>
<p><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="alignleft size-full wp-image-1424" src="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2013/11/rio%2B20.jpg?resize=261%2C193&#038;ssl=1" alt="rio+20" width="261" height="193" />Le contexte de Rio de Janeiro s’offrait selon 2 scénarios : Le premier est illustré par la fin de la guerre froide et l’avènement de la démocratie universelle partout. Le second  pour les pays en développement, ce contexte de Rio de Janeiro est illustré par la fin de l’ajustement structurel instauré par les institutions de Bretton Woods. Notamment, cette thérapie économique de pénitence pour les pays en développement occultait le développement social et sanitaire. Elle laissait la pauvreté et la précarité comme plaies incurables. De même l’initiative et l’innovation de la société civile et des populations vulnérables étaient noyées dans l’œuf par manque d’assainissement des voies démocratiques et institutionnelles. Nous pourrons affirmer alors que de Rio de Janeiro, en passant par Johannesburg jusqu’à Copenhague, l’ambition politique d’une vocation pour la durabilité vitale sur notre planète a connu un léger essoufflement<b></b></p>
<p>-Au stade de Rio de Janeiro, les négociations GATT (Général Accord on Tarifs and Trade) étaient moins flexibles (avant les accords de Marrakech). L’environnement comme nous le situons était subordonné à l’économie. Dans ce même ordre, le rapport Brundtland fixait une croissance pour l’avenir et les propositions de Rio de Janeiro s’inscrivaient dans une diminution du productivisme et de l’allocation envers le développement soutenable pour les générations à venir.</p>
<p>-En 1997, à un des objectifs de Rio s’accordaient les termes  au protocole de Kyoto qui fixait un marché du carbone. Les efforts de l’UE (Union Européenne) sont salutaires à cet effet.</p>
<p>-En 2002, le sommet mondial pour le développement durable de Johannesburg battit son plein au moment où la mondialisation battait son plein. Le périmètre du développement durable s’élargissait des concepts environnementaux, au concept éducationnel, l’émancipation des pauvres, des femmes et des groupes vulnérables. Le champ du développement durable s’élargissait avec la déclaration du millénaire, les acquis de la démocratie universelle, le consensus de Monterrey et le cycle de Doha. L’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) remplaçait le défunt  GATT. L’économie tenait une simple emprise sur l’écologique mais les échanges internationaux restaient insatisfaits dans le sens d’un commerce mondial équitable. Le sommet de Johannesburg de 2002 se montra plus indulgent pour la réaction politique.</p>
<p>-En 2009 lorsqu’on atteignait timidement les OMD (Objectifs du Millénaire pour le Développement), le sommet de Copenhague conceptualisait une grande stratégie pour la conservation du carbone afin de lutter contre les changements climatiques par thérapie végétarienne. Les objectifs matériels des entités géographiques pour l’adaptation, l’atténuation et le transfert de technologies n’étaient pas atteints.</p>
<p>-En 2012 : à trois ans de la date buttoir pour les OMD (objectifs du millénaire pour le développement), les politiques semblent suivre un tant soit peu le sens des concepts de développement durable. Il semble avoir une clause de concordance entre technocrates et politiciens. C’est toujours la thérapie végétarienne qui résout du même coup sauvée de la biodiversité et la diminution du réchauffement global de la planète. Technocrates et politiciens annoncent une gouvernance mondiale verte et le renforcement d’une économie verte.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>D’après le PNUE (Programme des Nations-Unies pour l’Environnement), l’économie verte est une économie qui entraine une amélioration du bien être humain et de l’équité sociale tout en réduisant de manière significative les risques environnementaux et la pénurie des ressources. Et c’est en cela qu’il est intéressant que nous, pays sahélien pauvre comme le Sénégal, devons-nous nous orienter résolument vers cette révolution économique pour résorber nos déficits énergétiques et amorcer un nouveau type de développement et de création d’emplois.</p>
<p><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-1425" src="https://i0.wp.com/thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2013/11/ecocarteafrik.jpg?resize=259%2C194&#038;ssl=1" alt="ecocarteafrik" width="259" height="194" /></p>
<p><b><span style="text-decoration: underline;">Perspectives :</span></b></p>
<p>Aujourd’hui l’heure est ainsi au bouleversement de la tendance de l’extinction de la nature, de l’équilibre climatique par accusation de l’activité industrielle humaine.</p>
<p>Une économie verte s’entend à l’heure de la diversification des produits monétaires et des circuits financiers, d’une prise en compte prépondérante de la nature, corrélativement à la lutte contre la pauvreté, dans la réversibilité des tendances industrieuses de l’homme. Il s’agit de garantir le gagne-pain contre une certaine indigence des couches populaires mondiales sur la base de la nature par un développement et un statut prioritaire du secteur primaire (la culture, la pêche, l’agriculture, la foresterie et l’élevage). L’économie verte s’entend d’un respect solennel ou prépondérant envers l’environnement. Il ne s’agit pas d’un concept utopique d’une croissance soutenue car l’économie mondiale qui fut toujours verte sans allusion ou analogie physiocrate, car garantie par l’agriculture et la biodiversité  (premières pourvoyeuses de valeur ajoutée dans les chaînes de valeur économique). Les deux équilibres impulsent les secteurs secondaire, tertiaire et quaternaire. Dans ce sens comme l’affirma la position bolivienne (à Rio +20), il ne s’agira pas d’une « marchandisation de la nature » sans un consensus commun et déclaratif sur la tendance industrielle actuelle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b><span style="text-decoration: underline;">Conclusion</span></b></p>
<p>Ainsi depuis le sommet de Stockholm 1972, l’économie verte semble marquer une maturité de la communauté internationale. Les pays en développement sur les latitudes équatoriale et tropicale doivent amorcer une lutte pour une régénération de la biodiversité résorbant ainsi le réchauffement climatique. A côté des pays en développement, les pays signataires du protocole de Kyoto (qui fut prolongé) ainsi que les pays émergents (Chine, Brésil, Inde, Australie…) ne doivent ménager aucun effort pour une revivification de la planète terre, la survie de l’homme en dépend.</p>
<p><b><span style="text-decoration: underline;">Recommandations :</span></b></p>
<p>1-       Travailler à la prorogation du protocole de Kyoto aux pays émergents (Chine, Inde, Brésil, Australie) pour réduire de manière significative le réchauffement global</p>
<p>2-       Travailler à la régénération de l’environnement, par la diminution de la pollution, la sauvegarde des ressources animale, végétale et sauvage et enfin préserver l’environnement par le biais des O.D.D (Objectifs de Développement Durable) et du FEM (Fonds pour l’environnement Mondial)</p>
<p>3-       Axer le développement de nos pays sur le secteur primaire en s’appuyant sur l’agriculture  et la biodiversité pour propulser efficacement les secteurs secondaire, tertiaire et quaternaire.</p>
<p>Ababacar Sadikh LY &#8211; Pour le Think tank IPODE</p>
<p>Ababacar Sadikh LY est Ex-Chercheur auprès du Secrétaire exécutif à Enda tiers Monde 1993-1998 Auteur de l’ouvrage : « circuit d’un concept de développement durable de Rio à Rio+20 »</p>
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