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	<title>Culture &amp; Tourisme &#8211; IPODE &#8211; Think Tank Panafricain</title>
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		<title>Africa News Room du 21 Juillet 2015 &#8211; Le débat sur la dépénalisation des délits de presse au Sénégal</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jul 2015 20:42:40 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Mohamed Ly Africa News Room A24]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Ce mardi 21 Mai 2015 sur le plateau d&rsquo;Africa24 Mohamed Ly président du think tank Ipode  était l&rsquo;invité de l&rsquo;African News Room sur le dossier du jour: Le débat sur la dépénalisation du code de la presse au Sénégal</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.africa24tv.com/fr/africa-news-room-le-debat-sur-la-depenalisation-du-code-de-la-presse-au-senegal-2" target="_blank">http://www.africa24tv.com/fr/africa-news-room-le-debat-sur-la-depenalisation-du-code-de-la-presse-au-senegal-2</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>A propos des médias au Sénégal, quelle solution juste et durable ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Nov 2014 09:48:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Blog]]></category>
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					<description><![CDATA[Le problème des médias au Sénégal, à partir de l’Alternance 2000, a pris une tournure tout à fait contraire à leurs missions propres, dont celle d’informer vrai et largement les&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le problème des médias au Sénégal, à partir de l’Alternance 2000, a pris une tournure tout à fait contraire à leurs missions propres, dont celle d’informer vrai et largement les populations, ainsi que leur éducation dans le sens large.  En effet, maintenant ce sont des politiciens véreux encagoulés et des affairistes  aux ambitions politiques dissimulées, complices et suppôts des pouvoirs en place, qui ce se sont accaparé des groupes de médias, à des fins politico-commerciales. <span id="more-11746"></span>Voilà pourquoi, nous sommes à présent envahis, pour la plupart en tout cas, par des médias téléguidés et commandités par des politico-affairistes dont l’objectif principal, n’est rien d’autre, que d’acquérir le Pouvoir  ou de l’influencer pour les uns, et pour les autres de le contrôler à travers des médias puissants qui désinforment et abêtissent les populations. Ainsi à l’arrivée, nous avons des médiats  qui excellent plutôt  dans la désinformation, l’obscurantisme, les insultes, les calomnies, les diffamations, la manipulation de l’opinion, les forfaitures indécentes de toutes sortes et autres faits divers de bas étage. Par conséquent, nous obtenons tout le contraire des médias dignes de ce nom et  qui s’adossent sur un professionnalisme à toutes épreuves et les principales missions qui leur sont dévolues, en s’appuyant  bien entendu sur des professionnels aguerris, dignes, aptes et intègres, qui ne s’écartent et ne négocient à aucun prix, la déontologie de leur profession.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mais, il est évident que des médias qui  se trouvent essentiellement entre les mains de politiciens véreux et des affairistes en mal de succès économique, ne peuvent se référer objectivement et fondamentalement aux valeurs intrinsèques, de médias au service du public, qui ont pour vocations premières, d’informer et d’éduquer les populations.  Il n’y a aucun doute, que de tels gens n’ont cure de la déontologie d’une profession,  quelle qu’elle soit. Et surtout, quand justement, ces derniers ont usurpé leur fonction, pour des raisons étrangères, précisément politiciennes. C’est dans cet objectif peu  orthodoxe et honorable, que certains hommes politiques, responsables au sommet de l’Etat, de connivence avec des hommes d’affaires sans scrupule, ont convenu de manipuler les médias en les détournant de leur objectif,  et de prendre en otage leur personnel voire les populations. Ils transforment ainsi  ces médias en centres de conspiration, pour salir d’honnêtes citoyens, casser des adversaires et opposants politiques empêcheurs de tourner en rond, à défaut de les faire chanter. Ces gens, qui contrôlent malheureusement la plupart des  médias aujourd’hui, emploient ces moyens non conventionnels et disproportionnés, pour se battre déloyalement en politique, par presse interposée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il est certes vrai, que ce genre de presse de caniveau a pris naissance sous le régime socialiste, mais il faut reconnaitre tout autant que, c’est sous celui libéral que son nombre a pris des proportions démesurées  et augmenté  de façon exponentielle, à l’image  actuellement des partis politiques, des syndicats et autres organisations en tous genres qui foisonnent.  Telle une marque indélébile, chez Me Wade, tout  est fait à la démesure et  à l’exagération. Il est un véritable adepte de la folie des grandeurs. Et, c’est ce qui le poussait d’ailleurs à violer constamment nos lois et à enfreindre l’ordre et la préséance dans la République. L’illustration la plus éclairante de la pratique  de manipulation des médias  afin de les détourner de leurs missions primordiales, nous a été administrée incontestablement par Me Wade, président de la République et chef de parti politique. Ainsi, au-delà de s’être accaparé quasi exclusivement des médias publics (RTS et Lesoleil) –comme ses prédécesseurs-, c’est sous sa houlette et par son appui financier consistant, que certains médias ont été créés, comme l’a bien affirmé le principal responsable de Canal-Info news. Et sans l’ombre d’un doute aussi, c’est à l’évidence, avec l’argent du contribuable sénégalais, que beaucoup de titres, farfelus et à son service exclusif, ont pu voir le jour. Me Wade, aurait également en son temps, impulsé, favorisé  et soutenu financièrement la publication de beaucoup de feuilles de chou, qui n’ont d’ailleurs pas pu survivre au-delà de sa défaite cuisante. Le cas de CD-Média, qui défraie la chronique  en ce moment, ainsi qu’AN Média seraient des groupes de presse qui  appartiendraient à Karim Wade, selon leurs principaux dirigeants, et ses plus proches collaborateurs. C’est  encore là, une autre illustration de manipulation de la presse par un camouflage sophistiqué de prête-nom, pour cacher des visées politiques évidentes, et procéder à une concurrence politique déloyale par rapport aux autres acteurs politiques. Comment par éthique, un ministre de la République, à la tête de quatre départements ministériels, dans une République consacrée qui se respecte, a-t-il pu s’adonner et mener de telles activités souterraines, sans la complicité  ou plus exactement, l’aval du Chef de l’Etat, qui est de surcroit son père ? C’est une façon indécente de prétendre servir l’Etat !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au total, l’on note effectivement que la plupart de ces médias d’un genre particulier, « traitent l’information » presque de façon identique, à savoir avec légèreté et sans recherche approfondie de preuves palpables à l’appui de leurs propos, et moins encore sans originalité.  Mais le pouvoir libéral n’avait cure de cela, bien au contraire, c’était une opportunité créée  de fait pour et par lui, dans le but de brouiller les cartes  dans les médias. A ce sujet, nous notons malheureusement, avec beaucoup de regret, cette absence de diversité dans le traitement de  l’information, comme également la spécialisation des médias, pour traiter des sujets relatifs à la littérature, aux arts et la culture, au  cinéma, à l’éducation, à la science, etc.  Cette situation à permis ainsi, la naissance de plusieurs patrons de presse, voulue par Me Wade pour des raisons obscures et politiciennes. Et parmi ceux-là, nous comptons des patrons de presse totalement étrangers à la profession, à côté certes, de quelques rares professionnels, mais très minoritaires.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>L’aide à la presse, mais pourquoi et à qui ?</strong></p>
<p>Au fond, cette aide, est-elle réellement destinée à la presse proprement dite, pour l’amener à fonctionner correctement et régulièrement, en toute liberté ? Ou plutôt, est-ce un simple cadeau annuel, offert aux patrons de presse uniquement, sans aucun préalable, à savoir leur laisser toute latitude d’en user, comme bon leur semblerait, en électron libre et sans aucune condition? En fait et en vérité, ces questions préalables, c’est l’Etat qui devrait légitimement et objectivement se les poser auparavant, avant de procéder à la distribution de ces primes aux patrons de presse, sans aucune distinction et clé de répartition transparente. Au fond, ceci ne devrait outre mesure étonner personne, car Me Wade, était totalement acquis à l’aide à la presse sans condition ce qui lui permettait de financer des groupes de presse et autres directeurs de journal qui roulaient pour son régime. C’est cette opportunité nébuleuse qui lui a permis de bien servir en toute légalité ses obligés sans se préoccuper de la transparence dans cette aide.</p>
<p>Il est vrai que la presse sénégalaise traverse des difficultés réelles et sérieuses de divers ordres. Elle les a criées sous tous les toits, et a  effectivement sollicité et imploré de l’aide auprès l’Etat pour  y faire face.  Ce qui est sur le principe tout à fait légitime et normal, dans la mesure où elle contribue à un service public et à l’effort d’une information plus large et plurielle. Mais est ce que l’aide fournie sous cette forme est une solution vraiment efficace face à leurs difficultés ? En principe, l’aide ou la subvention à la presse devrait être destinée exclusivement à résoudre les difficultés réelles et spécifiques du fonctionnement des médias en général et non à rien d’autre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mais ne nous voilons pas la face ! Il faut reconnaitre et admettre tout de même, que les difficultés sont naturellement inhérentes aux affaires économiques dans tous les pays du monde. Elles existent et sont  réelles d’ailleurs, dans tous les secteurs d’activité économique du pays. Donc, la situation difficile ou le climat de morosité économique à proprement parlé, ne concerne et n’est pas spécifique à la presse seulement.  Il faut quand même admettre que de manière générale, toute entreprise à caractère commercial est assujettie naturellement aux règles des risques, liés  à une exploitation capitaliste. Par conséquent, dans ce domaine, rien, au-delà de la nature de leur mission spécifique, ne différencie une entreprise de presse avec celle commerciale proprement dite, du point de vue capitaliste. Généralement, c’est un entrepreneur qui investi t un capital, dans le but de le faire fructifier, c’est aussi simple que cela. Alors, une  telle activité, à caractère commercial, comporte naturellement dans tous les cas, les deux pendants aléatoires que sont : la perte ou le bénéfice.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La vérité en fait s’agissant de la Presse, c’est qu’elle est une problématique casse-tête chinois en général. Alors, étant donné qu’elle est considérée à tort ou à raison, comme un quatrième pouvoir dans la société, elle est ainsi crainte comme la peste par les politiques véreux. Elle est également  redoutée par tout Pouvoir en place. Fort de cela, la presse a étalé sous Wade, un paquet de revendications, dont certaines sont dans une large mesure hors la loi et d’autres, ne concernaient pas l’exercice de la profession en tant que telle. Prenons-en quelques exemples : le bénéfice de la dépénalisation des délits de presse en faveurs des journalistes, ce qui ferait d’eux à priori, des citoyens ou justiciables intouchables, même en cas de délit avéré ; ou alors, le cas aberrant de l’extinction intégrale des impôts avoisinant près de sept milliards de francs CFA, que la presse devait au fisc ; l’exonération  des impôts à venir, etc. Et rien de tout  cela, n’est assorti de conditionnalités précises pour faire la différence. Alors que les patrons de presse eux-mêmes, ne demandaient qu’un moratoire et échelonnement de paiement de leurs dus. Mais le président de la République Macky Sall, contre toute attente et sans certainement prendre l’avis de son ministre des finances, a  tout simplement effacé toute la dette due à l’Etat par la presse, sans discernement des rubriques composant cette dette globale.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L‘impôt étant généralement  lié à un revenu ou bénéfice, par conséquent, en dehors de l’un ou l’autre, il ne devrait y avoir d’impôts dus. Cependant légalement, au plan fiscal, tout revenu ou bénéfice réalisé doit être soumis à une imposition. Voilà pourquoi, cette mesure, volontariste et inappropriée du chef de l’Etat, est économiquement inacceptable, injustifiable fiscalement et contraire à une gestion orthodoxe, transparente, efficiente, rigoureuse et sobre. En fait, ceci ressemble fort bien à de la corruption passive, pour être simplement dans les bonnes grâces de la Presse. Une telle générosité débordante du président Macky Sall à l’endroit de la presse, lors d’un copieux Ndogu présidentiel, dénote manifestement de fort belle manière, une gestion informelle et personnalisée des deniers publics de l’Etat, par son chef. C’est une pratique dangereuse et  inopportune. Le président de la République devrait formellement  s’interdire d’amadouer  de cette manière, un secteur d’activité quelconque de la République.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il est effectivement avéré que la Presse est  une arme redoutable face aux citoyens, aux politiques, mais et surtout au Pouvoir en place. Il est ainsi très déplorable, que ceux qui la possèdent l’utilisent parfois outre mesure ou de manière non conventionnelle. Ceci pour faire chanter  ou obtenir satisfaction à leurs revendications dont  certaines, pas toujours justes. C’est d’ailleurs, grâce  à cette arme redoutée, qu’elle parvient  parfois à obtenir gain de cause, même au-delà de ses attentes les plus folles, comme dans le cas de la remise totale des impôts dus au fisc. A cet effet, elle est ménagée  et bénéficie d’un traitement de faveur exceptionnel,  de la part de tout ce beau monde, contrairement  aux autres secteurs d’activité économique. Ceci, pour ne pas dire qu’elle est courtisée  et chouchoutée par les Pouvoirs et hommes politiques en général.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>S’il est admissible et bien concevable d’accorder de l’aide à la presse à cause de l’exercice d’une partie de la mission de service public qu’elle assume, il est tout aussi nécessaire de faire la part des choses, en soumettant absolument cette aide-là,  à certaines conditions préalables très précises d’octroi. On comprendrait par exemple  mieux,  que certaines mesures soient prises en faveur  des médias  pour les aider à accomplir correctement et sans difficulté, leur mission de service public et privé à la fois, comme par exemple:</p>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li>L’exonération de certaines taxes douanières sur le matériel de bureau, d’imprimerie et les consommables qui rentrent dans la confection du journal, compte tenu de la non rentabilité de celui-ci, ceci qui lui permettra de moderniser ses équipements professionnels grâce à l’exonération de certaines taxes ou du bénéfice d’un taux préférentiel sur certains articles, etc. ;</li>
<li>Des facilités d’accès au téléphone et à l’internet de haut débit ;</li>
<li>La création d’une Centrale d’achat en gros pour éviter les ruptures de stock de papier et autres fournitures pour la Presse,</li>
<li>Exigence et priorité du payement obligatoire des salaires du personnel avant toute autre dépense, et ceci en confirmé avec la législation du travail et la convention des personnels de la Presse en vigueur ;</li>
<li>Mettre fin à la précarité de l’emploi du personnel de la Presse, un personnel, qui se trouve parfois à la merci de patrons de presse inconscients et hors la loi ; un personnel sans protection sociale garantie, ni du patron ni de l’Etat, et qui  est licencié à tout vent, sans que le patron n’ait  crainte d’aucune suite de sanction administrative ou judiciaire ; certains du personnel sont traités comme des journaliers, n’ayant presque aucun droit à l’exemple de cette animatrice d’un groupe de médias, qui a été virée pour avoir demandé simplement une augmentation de salaire ;</li>
<li>Mettre fin à la prolifération des médias bidon et de circonstance qui violent le cahier de charges ;</li>
<li>Faire bénéficier aux médias privés, une part de la publicité des services publics  de l’Etat etc.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>Enfin, à propos des médias en général,  il nous semble  absolument impérieux  pour mettre de l’ordre dans ce secteur, de procéder à un contrôle et  suivi très rigoureux  de l’aide octroyée aux patrons de médias. Ce qui nécessite évidemment à cet effet,  la création d’une commission compétente, auprès de qui,  obligatoirement, un bilan fidèle et sincère de l’utilisation et l’exécution de l’aide reçue, serait présenté, avant de recevoir une prochaine aide. Egalement, d’autres mesures tendant à vérifier et à apporter toute la lumière dans l’utilisation cette aide à la presse conformément à l’esprit et  la lettre, pourraient bien être envisagées, pour  plus de transparence dans l’utilisation de l’argent du contribuable sénégalais remis à des tiers.<strong><br />
</strong></p>
<p>Mandiaye Gaye<strong><br />
</strong></p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>Cadre de vie et salubrité les failles de nos autorités publiques et du ministère de l’Environnement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Sep 2014 09:09:43 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Culture & Tourisme]]></category>
		<category><![CDATA[Développement Durable & Energie]]></category>
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					<description><![CDATA[Le vendredi 30 mai 2014, Mr Lewis Lukens, ancien ambassadeur des USA à Dakar rencontrait la presse, au terme d’une mission de trois ans. Profitant de cette toute dernière opportunité,&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le vendredi 30 mai 2014, Mr Lewis Lukens, ancien ambassadeur des USA à Dakar rencontrait la presse, au terme d’une mission de trois ans. Profitant de cette toute dernière opportunité, il exhortait le Gouvernement sénégalais à « <em>se focaliser</em> » sur la question des ordures et des problèmes de l’Environnement en général, pour mieux tirer parti du potentiel touristique du pays. <span id="more-11695"></span>Précisant qu’il avait été déjà frappé par cette situation dès son arrivée au Sénégal, il s’interrogea en ces termes : « <em>Quand on voit les ordures, on se pose des questions. On se demande pourquoi c’est comme ça</em>. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je ne rappelle pas ces regrets de Mr Lukens parce qu’il représentait le pays le plus puissant du monde, mais bien parce qu’il a raison, et que ses regrets ne nous honorent point. Après 54 ans d’indépendance, nous peinons à débarrasser notre capitale nationale, ancienne capitale de l’Afrique occidentale française, des ordures et des eaux usées.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Son Excellence Lukens aurait dû d’ailleurs pointer aussi du doigt les gravats et les branchages qui sont une autre plaie de notre capitale. Une plaie qui, malheureusement, laisse totalement les autorités et les citoyens indifférents. Pourtant, les gravats en particulier enlaidissent terriblement la capitale nationale. Ils sont d’ailleurs pour beaucoup dans l’aggravation des inondations à Dakar et dans sa banlieue. Dans le quartier où j’habite, les eaux de ruissellement s’infiltraient quelques minutes après, même s’il avait plu des cordes. Aujourd’hui, nombre de maisons y sont inondées, du fait des gravats qui surélèvent le niveau des rues et s’opposent à l’infiltration des eaux. Il en est ainsi d’ailleurs dans de nombreux autres quartiers de Dakar et de sa banlieue. Dans l’indifférence générale des autorités et des populations.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>C’est également dans leur indifférence générale que les gravats envahissent tous les espaces vides qui ne sont pas éclairés la nuit. C’est ainsi que ce qu’on appelait les « Jardins de Cambérène », jadis un îlot abondamment vert, fleuri et qui faisaient partie des rares poumons de Dakar, étouffent aujourd’hui sous des tonnes de gravats, dans l’indifférence totale – j’insiste –   des services du Ministère de l’Environnement, du maire de Golfe, du Préfet de Guédiawaye, etc. C’est, personnellement, le cœur gros que je passe tous les jours devant ce qui était l’hôtel-restaurant du « Jardin », qui ne fonctionne pratiquement plus à cause de la dégradation avancée de l’environnement. Les gravats s’amoncellent chaque jour un peu plus et remplissent tous les espaces vides environnants.</p>
<p>Ministère de l’Environnement, où êtes-vous ? Vous ne pouvez quand même pas laisser ce « poumon vert » de Dakar mourir petit à petit sous le poids des gravats que des délinquants irresponsables y déversent toutes les nuits, impunément !</p>
<p>Pour ce qui me concerne en tout cas, je suis prêt à accompagner des agents de ce ministère sur les lieux, pour qu’ils constatent eux-mêmes sur place les immenses dégâts. Je suis prêts à les y accompagner avec mon propre véhicule et à mes frais, s’il y a lieu. Ils pourraient s’accompagner, s’ils acceptent ma proposition, d’un journaliste muni d’une caméra, pour fixer les images hideuses, qui devraient indigner tous les passants. Si, au contraire, ils trouvent  ma proposition prétentieuse et saugrenue, je lance le même appel à toutes les télévisions de nos différents groupes de presse.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je ne fais montre d’aucune prétention. Je ne fais pas non plus de cinéma. J’appelle seulement à une action citoyenne. Qu’on me mette à l’épreuve !</p>
<p>Je suis d’ailleurs tenté de lancer le même appel aux nombreuses autres autorités publiques et à tous mes concitoyens. Notre capitale nationale mérite d’être secourue. Elle n’est pas seulement défigurée d’ailleurs, loin s’en faut, par les ordures ménagères, les gravats et les branchages. Elle traîne une autre plaie, celle-là aussi béante que les autres : l’indiscipline caractérisée des populations, pratiquement encouragée par la frilosité des autorités publiques, et dont l’ampleur dépasse nos frontières.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans une contribution à la « <em>Commission éthique et des valeurs</em> » des Assises nationales du Sénégal intitulée « <em>Propos sur nos comportements quotidiens</em> », je rappelais la tragédie du « Joola » en ces termes : <strong>«</strong>  <em>La tragédie de la nuit du 26 septembre 2002 – pour revenir à elle  –, par-delà les centaines de morts qu’elle a entraînées et la douleur indicible qu’elle a engendrée, a été une honte pour notre pays et a porté un coup terrible à son image. Les images peu reluisantes du naufrage du  “ Joola” ont fait le tour du monde. Elles ont été relayées par de nombreuses télévisions étrangères et principalement françaises, commentées avec par moment des piques qui ne nous honorent point. Juan Gomes de RFI avait également consacré son émission “ Appel à l’Actualité ” des 1<sup>er</sup> et 2 octobre 2002 au malheureux événement. Un ressortissant français intervenant de Dakar avait, par-delà le naufrage du “  Joola ”, pointé un doigt accusateur sur l’indiscipline caractérisée des Sénégalais et principalement sur celle des conducteurs de cars rapides et de “ Ndiaga Ndiaye” qui sont, selon lui, de véritables bourreaux sur les routes. Il avait terminé son intervention par cette terrible assertion : “ Le Sénégal se complet de plus en plus dans la médiocrité et le laisser-aller”.  Une dame, résidant à Paris, ira dans le même sens en regrettant que son pays (le Sénégal), “ s’installe de plus en plus dans la culture du laxisme ”</em>.<em> Les Européens dont des ressortissants ont péri dans la catastrophe du 26 septembre, réfléchiront désormais longuement et profondément, avant de se décider à venir au Sénégal qui se révèle de plus en plus comme le champion mondial incontesté de l’indiscipline et de l’incivisme.  Nous nous comportons chaque jour qui passe comme une communauté de singes et d’hyènes adolescentes (que les walaf appellent “ nduulañ ”), communauté sans responsable où chacun fait ce que bon lui  semble et selon son instinct du moment, sans se soucier le moins du monde du tort qu’il peut porter au pays ou à son voisin immédiat. Quarante huit années après l’indépendance (ce n’était donc que ça ?), nous continuons de traîner comme un boulet, les maux que le Président Senghor appelait “ Les maladies infantiles du sous-développement ”, dont les plus courantes aujourd’hui sont l’indiscipline et l’incivisme. <strong>»</strong></em></p>
<p>Ces plaies béantes qui nous collent comme à la peau se manifestent, notamment, dans les constructions anarchiques. Des contributions qui paraissent dans les différents journaux de la place les dénoncent quotidiennement, sans succès. Périodiquement nous assistons, le cœur gros, à des effondrements de bâtiments entraînant la mort de plusieurs personnes. Les métastases de l’indiscipline et de l’incivisme n’épargnent pas, non plus, les nombreuses cérémonies familiales et religieuses. Pratiquement, tous les jours, à l’occasion des baptêmes, des mariages, des décès, des retours de pèlerinage des Lieux saints, des tours de famille, des gamous-meetings, etc, des tentes poussent comme des champignons, souvent dans les rues les plus passantes et sans aucune autorisation.</p>
<p>Et que dire des <em>fuurël</em> et autres soirées dansantes et <em>tann bèer</em> organisés à tout bout de champ, en week-ends comme en jours de semaine, avec des baffles ouverts à plein régime et des tam-tams sur lesquels frappent à tue-tête des griots endiablés ? Les pauvres citoyens en arrivent à perdre le sommeil et, plus dramatiquement, à la longue, l’ouïe. Ce tableau serait d’ailleurs incomplet si on n’y ajoutait pas les ballons que nos enfants envoient rageusement frapper à nos fenêtres et les appels à la prière de certains muezzins zélés, aux environs de quatre heures du matin, avec des hauts parleurs qui portent leurs voix à des kilomètres à la ronde.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La politique n’est pas en reste. Nous comptons aujourd’hui bien plus de 200 partis politiques. Chacun de ces partis, même des plus insignifiants créés pour jouer les trouble-fête et, surtout, pour trouver sa place au soleil de la très « juteuse » majorité présidentielle, veut organiser son meeting, principalement pendant les campagnes électorales. Le problème se situe aux endroits et aux moments où ces meetings sont organisés. Généralement, les partis jettent leur dévolu sur les plus grandes rues et avenues. Ces meetings drainent en général beaucoup de monde et participent de la grande confusion de la circulation.</p>
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<p>Dans les pays sérieux, les grandes démocraties, ces rencontres se déroulent dans des endroits fermés. Nous avons suffisamment de salles et de stades pour abriter ces meetings, dont nous pourrions d’ailleurs nous passer sans grands dommages. L’essentiel n’est pas, en effet, loin s’en faut, dans le grand monde qu’elles cherchent à mobiliser à tout prix. L’expérience a montré que toutes les grandes foules de curieux qui envahissent très tôt les meetings et qui sont les plus prompts à applaudir à tout rompre et à tout propos, ne sont même pas inscrits, dans leur grande majorité en tout cas, sur les listes électorales ou, lorsqu’ils le sont, ne se donnent même pas la peine d’aller voter le jour J. Ces grandes foules n’ont pas, de mon point de vue, l’intérêt qu’on leur accorde. Les partis politiques peuvent certainement continuer de tenir des meetings (hors des grandes rues et des avenues de préférence). Ils gagneraient davantage, cependant, à éduquer leurs militants et à les convaincre de la nécessité de s’inscrire massivement sur les listes électorales, à retirer tout aussi massivement leurs cartes le moment venu et, surtout, à voter effectivement et massivement. Ces différents gestes me semblent plus citoyens et beaucoup plus efficaces qu’une simple présence dans un meeting.</p>
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<p>Un autre aspect des manifestations des partis politiques qui pose problème, ce sont les affichages sauvages pendant les campagnes électorales et même hors de celles-ci. Nos compatriotes, militants de partis politiques ou non, ont la fâcheuse habitude d’afficher et de faire des graffiti n’importe où : sur les murs des bâtiments publics ou privés et même chez de pauvres particuliers qui, parfois, ont à peine fini de peindre leurs maisons. Les tableaux de signalisation (stop, sens interdit, sens giratoire, etc) qui réglementent la circulation ne sont même pas épargnés, comme d’ailleurs les enseignes payées par différents services publics comme privés. En plus des torts qu’ils portent aux nombreux particuliers, les affiches et les graffiti anarchiques défigurent notre pauvre capitale nationale et d’autres villes de l’intérieur. Il faut absolument que l’Etat les organise et les encadre.</p>
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<p>Toutes ces plaies béantes ont la vie particulièrement dure chez nous. Elles sont loin de dater d’aujourd’hui. Le président Senghor – nous l’avons rappelé plus haut  –, les a très tôt stigmatisées. Son successeur aussi qui, dans son message à la Nation au soir du 31 décembre 1999, dénonçait vigoureusement (verbalement tout au moins) l’indiscipline et l’anarchie qui s’installaient dangereusement dans le pays. Dès le lendemain, les forces de sécurité se mirent rapidement au travail et investirent les différents ronds points de la capitale nationale, qui étaient devenus de véritables casse-tête pour les pauvres automobilistes. Dans une contribution parue au journal « <em>Sud quotidien »</em> du 4 janvier de la même année et dont le titre était « <em>Lutte contre l’indiscipline et l’anarchie : aller plus loin</em> <em>encore</em> », j’encourageais et félicitais les forces de sécurité et souhaitais vivement que « <em>ce début fracassant ne soit pas que ponctuel, un simple effet d’annonce destiné seulement, comme on nous y a habitués au Sénégal, à frapper les esprits et à s’évanouir ensuite comme un feu de paille</em> ». J’allais plus loin encore dans ma contribution en ces termes : « <em>Dakar a une multiple vocation qu’elle ne pourra réaliser dans le laxisme et l’anarchie que nous y connaissons actuellement. Il ne faut donc pas que nos braves policiers et gendarmes s’arrêtent en si bon chemin. Il ne faut surtout pas se faire d’illusion : la présence même régulière des forces de sécurité aux points les plus névralgiques de la ville, ne suffit pas à régler comme par enchantement les problèmes de la circulation ; Il convient d’aller plus loin : nos pandores et policiers ne peuvent pas être toujours présents partout où on a besoin d’eux. Les Sénégalais doivent apprendre à garder des comportements citoyens et républicains en toutes circonstances</em>. » Je faisais remarquer aussi que <em>«  le travail des forces de sécurité doit être jumelé à des actions pertinentes et soutenues de formation, d’information et de sensibilisation à travers les canaux qu’offre les différents médias du pays</em> (…) ». Toutes ces mesures, même appliquées à la lettre, ne suffiraient évidemment pas : il convenait, il convient encore aujourd’hui, de renforcer notablement les sanctions contre les délinquants et de les appliquer effectivement<em>.</em> C’est à ce niveau-là que nous avons de réels problèmes. C’est à cause de la conscience de l’absence de sanctions ou même, si elles existent, de leur inapplicabilité, que les métastases de l’indiscipline et de l’anarchie infectent maints autres secteurs de la vie nationale.</p>
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<p>Pendant 54  longues années, les autorités nous ont laissé faire. Elles ont assisté passivement à la sédimentation de nos épaisses couches de tares. Autorités et citoyens, nous sommes tous responsables de cette situation. Les autorités, celles d’hier comme celles d’aujourd’hui, le sont encore plus. Elles n’ont jamais osé prendre leurs responsabilités devant l’indiscipline caractérisée des citoyens. Elles les ont au contraire toujours ménagés pour des raisons proprement électoralistes. La perspective d’une réélection a toujours constitué pour nos gouvernants comme un gaz paralysant, devant la nécessité de sévir face à des comportements parfois inacceptables. Dans <em>wax sa xalaat</em> d’une radio privée, un intervenant, regrettant sincèrement leur passivité et leur complaisance coupables devant de tels comportements, faisait remarquer que « <em>le seul homme ou la seule dame capable de diriger le Sénégal dans la vérité, la justice et la fermeté, est celui ou celle qui met sur le même pied d’égalité le maintien au pouvoir ou sa perte</em> ».</p>
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<p>Un ancien gouverneur de région, Ibrahima Malamine Tandian, nous rappelait fort opportunément dans une contribution à « <em>Walfadjri</em> » du 7 octobre 2002, ce qui suit : « <em>La complaisance a la vie dure au Sénégal : le message à la Nation du président Wade rappelle ceux du président Senghor et du président Diouf qui mettaient souvent l’accent sur la capacité de nuisance de nos mauvaises habitudes sur la bonne gouvernance</em>. » Dans l’édition du 10 octobre 2002 du même quotidien, l’énarque et économiste Moubarack Lo concluait une contribution en ces termes : « <em>Après le naufrage</em> (du Joola), <em>l’Etat a préféré indexer les citoyens et les menacer de sanctions futures, plutôt que d’engager sa propre réforme. Or, celle-ci est le préalable et la première étape de tout chantier de transformation vertueuse des Sénégalais. Que l’Etat commence donc par ses propres faiblesses et remplisse rigoureusement ses prérogatives et les Sénégalais suivront son exemple, de gré ou de force</em>. »</p>
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<p>La conclusion de ma contribution du 4 janvier 1999 (citée plus haut) allait dans le même sens que mon concitoyen Moubarack Lo : l’exemple est effectivement attendu de nos gouvernants, qui doivent enfin prendre leurs responsabilités et appliquer rigoureusement à tous les citoyens les lois et règlements édictés, compte non tenu de leur appartenance politique, sociale, religieuse ou autre.</p>
<p>Nos mémoires sont encore fraîches de la révolte des marchands ambulants de Dakar. Le président de la République d’alors, Abdoulaye Wade, avait donné publiquement des instructions fermes de les dégager des principales artères de la capitale nationale. Il avait affirmé que le gouvernement ne prendrait plus aucun arrêté, aucun décret, aucune loi pour cela, tous les textes existant et étant encore en vigueur. Il martelait surtout qu’il n’accepterait aucune intervention. Deux jours après, le Gouverneur de Dakar appliquait à la lettre les instructions du Président de la République et on connaît la suite : le politicien devant l’Eternel ayant pris peur, se rétracta et désavoua publiquement le pauvre gouverneur. Il recevra ensuite une délégation des marchands ambulants et affectera le pauvre gouverneur à Kaolack et son préfet à Mbour. Les marchands ambulants triomphants envahirent de nouveau toutes les rues d’où ils avaient été dégagés.</p>
<p>Cette image peu flatteuse que nous a laissée l’ancien président politicien doit s’effacer à jamais de nos mémoires. Il est vraiment temps que le Sénégal soit vigoureusement  repris en main. Il connaîtra difficilement l’émergence avec cette frilosité politicienne et électoraliste dont ont fait montre jusqu’à présent les dirigeants qui s’y sont succédé.</p>
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<p><strong>Mody Niang Président comité Ethique Ipode</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
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