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	<title>Actualités &#8211; IPODE &#8211; Think Tank Panafricain</title>
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	<description>Think Tank progressiste, indépendant et panafricain</description>
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		<title>Entretien avec Mohamed Ly sur Radio Alger</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Dec 2025 21:21:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Audio-video]]></category>
		<category><![CDATA[Internationnal]]></category>
		<category><![CDATA[Interviews]]></category>
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					<description><![CDATA[Entretien de Mohamed LY du Mardi 2 décembre  sur une radio algérienne.
On y parle multilatéralisme, financement des États en Afrique et rôle croissant du continent dans la nouvelle architecture financière mondiale.
Un sujet essentiel pour comprendre les enjeux économiques des prochaines années]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-video"><video height="352" style="aspect-ratio: 624 / 352;" width="624" controls src="https://thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2025/12/WhatsApp-Video-2025-12-02-at-23.51.35.mp4"></video></figure>




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		<title>Afrique : souveraineté économique, multilatéralisme et nouvelle architecture financière — une recomposition stratégique nécessaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Dec 2025 08:37:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Démocratie & Economie Numériques]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[Institutions]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ly]]></category>
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					<description><![CDATA[  Par Mohamed El Madanillou Ly, CEO de KFT Capital et Président du Think Tank IPODE La Banque Africaine de Développement BAD devrait donc jouer un rôle central. Son actionnariat,&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p style="font-weight: 400;"> </p>
<p style="font-weight: 400;">Par Mohamed El Madanillou Ly, CEO de KFT Capital et Président du Think Tank IPODE</p>
<p><strong>La Banque Africaine de Développement BAD devrait donc jouer un rôle central. Son actionnariat, composé à environ 60 % de pays africains et 40 % d’actionnaires non africains, lui confère un mandat légitime mais une marge de manœuvre encore trop contrainte</strong>.</p>
<p>Le multilatéralisme global se transforme. Les rapports de force économiques, la compétition entre blocs régionaux et la transition énergétique redéfinissent les priorités internationales. Dans ce contexte, l’Afrique ne peut plus rester une périphérie du système mondial : elle doit devenir le principal lieu où se décident les financements et les priorités qui la concernent. Cela passe par une souveraineté économique assumée fondée sur trois leviers : diversifier les partenariats, renforcer l’intégration continentale et refonder l’architecture financière africaine.</p>
<p>La diversification n’est pas conjoncturelle mais stratégique : travailler avec l’Europe, l’Asie, les États du Golfe, l’Inde ou les économies émergentes doit répondre à une logique d’intérêt mutuel et non d’alignement. L’entrée de l’Union africaine au G20 ouvre une opportunité : porter une position continentale structurée autour de la transformation industrielle, de l’énergie et de l’investissement stratégique.</p>
<p>Le deuxième pilier est l’intégration économique. La ZLECAF, marché de 1,3 milliard de consommateurs, doit devenir un accélérateur d’industrialisation, de commerce intra-africain et de chaînes de valeur régionales. Il est urgent de développer davantage le commerce interafricain sur le continent.</p>
<p>Le troisième pilier, le plus structurant, est la refondation de notre architecture financière. L’Afrique doit disposer d’un système capable de financer ses propres ambitions et non dépendre d’outils conçus au siècle dernier.</p>
<p>Dans cette recomposition, la Banque africaine de développement (BAD) doit changer d’échelle. Son mandat est clair, mais ses marges sont encore limitées. Elle doit devenir une véritable banque d’investissement panafricaine, capable de lever massivement des ressources sur les marchés et de cofinancer des projets stratégiques avec les grandes banques africaines -UBA, Ecobank, Attijari, BOA- dont la présence est aujourd’hui continentale.</p>
<p><strong>La Banque Africaine de Développement BAD devrait donc jouer un rôle central</strong></p>
<p>Son actionnariat, composé à environ 60 % de pays africains et 40 % d’actionnaires non africains, lui confère un mandat légitime mais une marge de manœuvre encore trop contrainte. Les États occidentaux (États-Unis, France, Allemagne, Japon, Canada) détiennent individuellement plus de poids que la plupart des États africains, ce qui limite la souveraineté financière du continent dans les orientations stratégiques qui devraient être endogènes. Nous invitons la BAD à devenir une véritable banque d’investissement panafricaine, capable de lever davantage de ressources sur les marchés et de cofinancer des projets stratégiques avec les grandes banques africaines. Renforcer le rôle de la BAD ne s’arrête pas au seul fait de vouloir augmenter son capital mais  il sera aussi question de transformer sa capacité opérationnelle. Une banque ne prête pas seulement ce qu’elle possède ; elle prête ce qu’elle est capable de garantir et de refinancer. La BAD doit utiliser ses actifs, ses garanties souveraines et sa notation pour élargir son bilan, comme le permettent les accords de Bâle. La décision de la BCE, dès 2026, d’intégrer les actifs verts comme collatéraux préférentiels montre l’évolution : ces actifs deviennent des multiplicateurs de crédit.</p>
<p>L’Afrique doit suivre cette trajectoire. Les banques centrales africaines devraient ouvrir des guichets de refinancement dédiés, où banques commerciales, fonds souverains et acteurs publics déposent des actifs — infrastructures, énergie renouvelable, minerais transformés ou logistique — en échange de lignes de financement à long terme. Produire, transformer et financer sur le continent — avant d’exporter — doit devenir la règle.</p>
<p>Dans cette perspective, l’Algérie dispose d’un levier stratégique : son fonds souverain estimé entre 40 et 50 milliards de dollars. Ce potentiel pourrait soutenir des projets structurants comme l’énergie solaire, les interconnexions électriques régionales, la logistique ou Simandou en Guinée.</p>
<p>L’expérience d’acteurs africains déjà présents — Attijariwafa Bank, Bank of Africa, BMCE, Groupe Banque Populaire, ainsi que les institutions nigérianes UBA, Access Bank, Zenith Bank, ou sud-africaines Standard Bank, FirstRand, Absa, Nedbank, ou le Fonds Africain de Garantie et de Coopération Économique FAGACE — montre qu’un capital africain investi en Afrique crée des résultats immédiats : financement des PME, commerce intra-africain, montée en gamme industrielle et investissements long terme.</p>
<p><strong>Un modèle africain puissant est possible</strong></p>
<p>Des institutions comme Afreximbank démontrent déjà qu’un modèle africain puissant est possible, capable de soutenir commerce, infrastructures, énergie et industrialisation. L’Afrique ne manque ni de capitaux ni de vision : elle doit désormais activer sa propre puissance financière pour transformer son potentiel en influence et prospérité collective. La question n’est plus : <em>le continent est-il légitime ?</em> Mais, sommes-nous prêts à bâtir l’architecture financière adaptée à nos ambitions?</p>
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		<title>Sénégal — De la crise budgétaire aux perspectives politiques : les conditions du redressement </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Oct 2025 08:51:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ly]]></category>
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					<description><![CDATA[Ayant reçu de nombreuses réactions et remarques sur la part des dépenses extrabudgétaires entre 2021 et 2024, nous revenons ici compléter notre précédente analyse. Car s’il y a eu opacité&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p style="font-weight: 400;">Ayant reçu de nombreuses réactions et remarques sur la part des dépenses extrabudgétaires entre 2021 et 2024, nous revenons ici compléter notre précédente analyse. Car s’il y a eu opacité dans la gestion publique récente, elle ne réside pas dans le reclassement des dettes parapubliques, qui relève d’une mise en conformité comptable comme nous avons eu à l&rsquo;expliquer. La vraie opacité relève bien dans la part indécente des dépenses engagées en dehors du cadre légal dans les budgets 2021-2024.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>I &#8211; Dépenses extrabudgétaires 2021-2024 : une dérive coupable du pouvoir de Macky Sall</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Durant la période 2021–2024, plusieurs ministères et agences ont engagé des dépenses non budgétées sous prétexte de « gestion de crise » : aides post-COVID, subventions énergétiques, dépenses sécuritaires ou interventions d’urgence. Or, selon la Cour des comptes, dans son rapport de février 2024 sur la situation des finances publiques, nombre de ces engagements ont été effectués sans autorisation préalable du Parlement ni inscription dans une Loi de Finances Rectificative (LFR). Et là réside le vrai scandale, couvert par l&rsquo;ancien président Macky Sall et ses différents ministres des Finances, en l&rsquo;occurrence feu Moustapha Bâ et Abdoulaye Daouda Diallo.</p>
<p style="font-weight: 400;">Le rapport de la Cour précise que certains de ces montants ont même été couverts par des surfinancements ou des emprunts bancaires temporaires, en dehors du circuit normal du Trésor. Ces pratiques constituent, selon les termes mêmes de la Cour, des « irrégularités budgétaires majeures », contraires à l’article 14 de la Loi organique n° 2011-15 relative aux lois de finances (LOLF), qui impose que toute dépense publique soit préalablement autorisée par le Parlement.</p>
<p style="font-weight: 400;">Affirmer donc que la crise budgétaire procède plutôt du reclassement n’autorise absolument pas à minimiser ou à relativiser cette grave faute de gestion que représente la pratique des dépenses extrabudgétaires, dont le pouvoir BBY a usé et abusé dans les dernières années de l’exercice du pouvoir.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>II &#8211; Prédation des deniers publics : quand l’exception est érigée en règle</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Ce glissement progressif vers des dépenses extrabudgétaires traduit une perte de discipline budgétaire au sommet de l’État. Cela traduit aussi une prédation de nos deniers par un pouvoir finissant dont les membres étaient habitués à l&rsquo;impunité, le président Macky Sall les ayant habitués à mettre certains rapports « sous le coude », comme il l&rsquo;a exprimé publiquement à la télévision nationale lors de son « grand entretien avec la presse » du 31 décembre 2020.</p>
<p style="font-weight: 400;">Ce qui devait être une exception justifiée par l’urgence sanitaire ou énergétique est devenu un mode de gestion parallèle, où les arbitrages politiques et la cupidité ont primé sur la transparence et la reddition des comptes. La Cour des comptes souligne d’ailleurs que ces dépenses, souvent justifiées a posteriori, ont affaibli la fiabilité des comptes de l’État et compromis la lisibilité de la dette publique. Ceci ne devrait pas rester sans conséquence juridique.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>III &#8211; Un manque d’éthique et de responsabilité politique du pouvoir BBY</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Il faut le dire : ces manquements traduisent un manque flagrant de sérieux et de responsabilité de la part du précédent régime. Engager des milliards de francs CFA sans base légale ni contrôle parlementaire, c’est contourner les procédures et ouvrir la porte au détournement de deniers publics. Il ne s’agit donc pas seulement d’un problème de méthode comptable, mais d’une forme de prédation des deniers publics, opérée sous couvert d’action publique.</p>
<p style="font-weight: 400;">Une telle pratique appelle des enquêtes administratives et judiciaires, pour établir les responsabilités des ordonnateurs et comptables publics impliqués. C’est une exigence de justice et de confiance citoyenne, mais aussi vis-à-vis de nos créanciers, afin de rétablir la crédibilité de notre signature financière.</p>
<p style="font-weight: 400;">Cette exigence n’est pas une demande de poursuite contre les responsables de l&rsquo;ancien régime pour de l’arbitraire ou de chasse aux sorcières. Il s’agit d’une nécessité de restaurer la crédibilité financière de l’État. Voici ce qu’attendent du Sénégal le FMI et le monde de la finance internationale. La dénonciation et la démarche d&rsquo;engager la transparence, comme le fait le nouveau pouvoir du Pastef, étaient nécessaires, mais cela ne suffit pas à rassurer les agences de notation, à faciliter la restauration de nos équilibres budgétaires et à la relance de notre économie qui a perdu son dynamisme ces deux dernières années..</p>
<p style="font-weight: 400;">Il faut certes consolider et conforter la trajectoire budgétaire qui permettra le retour du déficit et de la dette dans les critères communautaires d’ici 2027, et s’y atteler avec rigueur. Mais aussi il faudra engager une vraie réforme budgétaire qui passera par la publication intégrale des engagements extrabudgétaires constatés, leur intégration systématique dans une LFR pour rétablir la traçabilité, si ce n&rsquo;est fait et surtout veiller à ce que ces dérives ne puissent être reproduites, en corsant les règles d’accès à ce type de contournement des principes de gestion publique. Les finances publiques ne doivent plus pouvoir être gouvernées avec cette légèreté, en période d&rsquo;urgence permanente et sans garde-fou comme l&rsquo;ont fait les derniers gouvernements de Macky Sall.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>IV &#8211; Nécessité d&rsquo;une projection politique et sociale pour construire de lendemains meilleurs</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Nos dernières suggestions consistent à exhorter le gouvernement à faire une cure sévère de son fonctionnement, plutôt que de céder à l’approche néo-libérale classique des grandes institutions, qui demandent principalement l’arrêt des subventions sur l’énergie. Ce pays gazier et pétrolier que nous sommes en train de devenir n’acceptera pas que, sous couvert de redresser nos comptes, on pressurise nos populations par une fiscalité excessive et une gestion ultra-libérale insensible aux réalités sociales.</p>
<p style="font-weight: 400;">L’opinion peut accepter, dans un élan de solidarité, de ne pas voir les prix de l’essence, du gazole ou des factures de la Senelec baisser, et de continuer à les payer plus chers que le Mali ou le Burkina, mais jamais elle n’acceptera leur augmentation, ils trouveront cela indécent. Les Sénégalais sont prêts à consentir des efforts et des sacrifices, à condition de voir l’État se “désembourgeoiser”.</p>
<p style="font-weight: 400;">Ils ne comprennent pas non plus, de vivre aux côtés de cadres de l’administration financière devenus millionnaires, voire milliardaires, sans que leurs salaires ne justifient rationnellement de tels niveaux de richesse. La lutte contre la corruption devrait être une grande cause nationale dans ce nouveau Sénégal du <em>Jub, Jubal, Jubbunti.</em></p>
<p style="font-weight: 400;">Avec tous les scandales liés au foncier et au Trésor, qui inondent notre actualité, nos compatriotes ne comprennent pas qu’on ne voie pas une opération “mains propres” de grande envergure dans ces corps si essentiels à la crédibilité et à l’efficacité de l’État, et dans d’autres aussi dont la perception de corruption est très grande au sein des populations. Une lutte contre cette corruption, à l’instar des grandes opérations menées ailleurs dans le monde, s’impose.</p>
<p style="font-weight: 400;">On pense à la purge courageuse de la police new-yorkaise dans les années 1970, lorsque la commission Knapp, puis le scandale révélé par l’agent Frank Serpico, mirent au jour un système de pots-de-vin généralisé entre policiers et trafiquants de drogue, une lutte qui brisa des carrières, provoqua des menaces de mort, mais restaura la confiance du public.</p>
<p style="font-weight: 400;">On pense aussi à l’opération “Mani Pulite” en Italie dans les années 1990, conduite par le juge Antonio Di Pietro, qui fit tomber tout un pan de la classe politique et révéla les liens structurels entre affaires, partis et marchés publics, au prix du sang de magistrats comme Giovanni Falcone et Paolo Borsellino, assassinés par la mafia pour avoir osé défier le « système ».</p>
<p style="font-weight: 400;">Et comment ne pas rappeler la lutte opiniâtre d’Eva Joly en France, magistrate d’origine norvégienne, qui osa s’attaquer aux réseaux politico-financiers de l’affaire Elf, à une époque où la corruption d’État semblait intouchable, au prix de campagnes de dénigrement et d’isolement professionnel.</p>
<p style="font-weight: 400;">Ces exemples montrent qu’aucune nation ne peut se réformer sans courage ni vérité. Ce n’est pas en couvrant les abus que l’on redresse un État, mais en les affrontant avec rigueur et exemplarité surtout. Évitons de donner la mauvaise perception d’une « République des copains » par nos compatriotes. Ce que les Américains, les Italiens ou les Français ont fait par patriotisme, notre patriotisme proclamé devrait nous le permettre tout aussi aisément.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Notre intime conviction </strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Notre pays a donné mandat à Bassirou Diomaye Faye et à Ousmane Sonko pour assainir la gestion publique. Les populations ont cru à leur promesse de remettre de l’ordre dans ce pays et l’ont validée dès le premier tour d&rsquo;une alternance, ce qui est un fait inédit. Mais dix-huit mois après leur installation, il n’y a eu aucun électrochoc réel pour restaurer la discipline ni dans la République ni dans la rue publique.</p>
<p style="font-weight: 400;">La corruption va bon train, au vu et au su de tous. Sur la voie publique, des agents prennent des billets de banque pour laisser partir des automobilistes en infraction. L’espace public de nos villes est occupé de façon anarchique, et nos grandes artères ressemblent à des souks à ciel ouvert.</p>
<p style="font-weight: 400;">Certes, les difficultés financières de l’État sont réelles et nous en sommes conscients. Mais elles ne sauraient justifier l’absence de changement structurel. Les Sénégalais attendent une révolution administrative et organisationnelle. Ils ne prennent pas les devants pour des raisons sociologiques que nous n’aborderons pas ici, mais ils sont prêts à répondre à l’appel du changement si on les y invite. Ils ont fait leur part, ils ont fait partir le pouvoir « Benno Bok Yaakar » au prix de dizaines de morts lors de différentes manifestations. Qui peut le plus peut le moins, des populations qui ont payé une demande de changement au prix de leur vie, peuvent le faire aux prix de leurs poches et de leurs mauvaises habitudes.</p>
<p style="font-weight: 400;">Nous parions qu&rsquo;ils soutiendront même l’ingratitude qui pourrait accompagner de telles réformes. </p>
<p style="font-weight: 400;">Chers gouvernants, allez-y franchement !  nos compatriotes ont « le Pastef au coeur ».</p>
<p style="font-weight: 400;"> Un dépit amoureux pourrait nous être fatal.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Mohamed LY</strong></p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Président du Think Tank IPODE</strong></p>
<p style="font-weight: 400;"> </p>
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		<title>Sénégal – Dette publique : « Dette cachée » ou correction comptable, quand la politique politicienne s’en mêle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Oct 2025 13:49:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Economie & Finances]]></category>
		<category><![CDATA[Dette cachée Sénégal]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed ly dette senegal]]></category>
		<category><![CDATA[quand la politique politicienne s’en mêle]]></category>
		<category><![CDATA[Sénégal – Dette publique : « Dette cachée » ou correction comptable]]></category>
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					<description><![CDATA[Les récentes déclarations de l’ancien ministre Habib Sy, aujourd’hui président du conseil d’administration de la Senelec, sur la prétendue « dette cachée » du Sénégal, ont relancé un débat qui, sur le&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p style="font-weight: 400;">Les récentes déclarations de l’ancien ministre Habib Sy, aujourd’hui président du conseil d’administration de la Senelec, sur la prétendue « dette cachée » du Sénégal, ont relancé un débat qui, sur le plan technique, ne devrait pourtant plus exister.</p>
<p style="font-weight: 400;">Ce qu’il présente comme une dissimulation d’engagements financiers n’est en réalité qu’un reclassement comptable conforme aux normes internationales de transparence budgétaire, notamment le GFSM 2014<a href="applewebdata://DBD405DA-4E33-493E-A5B6-EB4CD0FD6C94#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a> du FMI et, à titre de référence, le SEC 2010<a href="applewebdata://DBD405DA-4E33-493E-A5B6-EB4CD0FD6C94#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>, utilisé dans l’Union européenne.</p>
<p style="font-weight: 400;">Lien : https://thinktank-ipode.org/2025/10/20/senegal-dette-publique-dette-cachee-ou-correction-comptable-quand-la-politique-politicienne-sen-mele/</p>
<p style="font-weight: 400;"> </p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Un débat qui n’aurait jamais dû exister</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Ces standards précisent dans quels cas une entreprise publique doit être incluse dans la dette souveraine : lorsqu’elle dépend structurellement du budget de l’État pour fonctionner, ou lorsque ses dettes sont garanties explicitement par l’État. Autrement dit, les dettes de structures telles que Sénélec, SONES, AIBD, APIX ou AGEROUTE n’étaient pas « cachées », mais hors bilan, car ces entités disposent d’une personnalité juridique propre et de revenus autonomes. En 2023-2024, le Sénégal a décidé de reclasser ces dettes parapubliques dans la dette souveraine consolidée, dans un souci de transparence. Ce choix, effectué par les nouvelles autorités, est à la fois courageux et louable, mais il a été mal expliqué au grand public et à l’opinion internationale.</p>
<p style="font-weight: 400;">Sous l’effet d’une communication politique maladroite, cette opération technique a été instrumentalisée, et elle porte aujourd’hui préjudice au pays sur le plan financier. La première conséquence a été une hausse mécanique du ratio dette/PIB, passé d’environ<span class="gmail-Apple-converted-space"> </span><strong>74 %</strong>  à environ 119 % (132% selon le FMI en fin 2024, justement en incluant les entreprises publiques comme le révèle Bloomberg dans une dépêche publiée jeudi 16 octobre<a href="applewebdata://DBD405DA-4E33-493E-A5B6-EB4CD0FD6C94#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a>) , sans qu’un seul franc nouveau n’ait été emprunté pour autant.</p>
<p style="font-weight: 400;">Ce ratio, suivi de près par l’UEMOA et les institutions internationales, a immédiatement placé le Sénégal hors des critères de convergence communautaire, rendant l’accès au marché financier plus coûteux — ce qui a mis le pays sous tension budgétaire depuis lors.<br />S’y sont ajoutées une suspension du programme avec le FMI, du fait des accusations infondées de complicité de fraude, ainsi qu’une dégradation successive de la note souveraine du Sénégal par les agences de notation. En politisant un sujet technico-stratégique, le gouvernement a affaibli la perception de solvabilité du pays et augmenté ses coûts d’emprunt.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong> </strong></p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Un choix de transparence mal expliqué : </strong><strong>Un choc comptable devenu choc politique</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Il faut rappeler que le régime de Macky Sall, au pouvoir jusqu’en 2024, n’avait pas procédé à ce reclassement et que l’État du Sénégal publiait alors un ratio de dette à 73 et 77 % du PIB selon les documents transmis au FMI et à l’UEMOA. Ce choix n’était pas illégal : il répondait à une logique de gestion budgétaire prudente, cherchant à préserver la capacité d’endettement de l’État, donc de meilleures marges de manœuvre, et à maintenir la confiance des marchés.</p>
<p style="font-weight: 400;">Le nouveau pouvoir du Pastef, arrivé au pouvoir en 2024, a opté pour un reclassement et a évoqué publiquement une « dette cachée », laissant entendre une dissimulation volontaire de la part de l’ancien régime. Cette approche a eu un effet déstabilisateur sur la perception du pays par les bailleurs et les agences de notation, entraînant la suspension du programme du FMI le temps de corriger le<span class="gmail-Apple-converted-space"> </span>misreporting. S’il y a eu opacité dans le passé, elle concernait plutôt certaines dépenses extrabudgétaires engagées en dehors du cadre légal, et non la consolidation des dettes parapubliques. Notamment durant la période 2021-2023, où plusieurs ministères ont procédé à des dépenses non budgétées sous couvert de gestion de crise (état d’urgence, aides post-COVID, subventions énergétiques, etc.). Les rapports récents de la Cour des comptes font d’ailleurs état de lacunes de transparence sur ces points. Ces lacunes ne relèvent pas du reclassement de la dette, mais de la pratique de dépenses extrabudgétaires : des engagements financiers effectués sans intégration dans une Loi de Finances Rectificative (LFR), donc en dehors du contrôle parlementaire. Ce type de manquement constitue une irrégularité budgétaire au regard de l’article 14 de la Loi organique relative aux lois de finances (LOLF, n° 2011-15), qui impose que toute dépense publique soit autorisée préalablement par le Parlement. De tels écarts affaiblissent la crédibilité de la gouvernance financière et la transparence de l’action de l’État.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Un impact majoritairement lié au reclassement</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Les éléments publics disponibles laissent à penser que l’essentiel de la hausse du ratio dette/PIB est lié au reclassement des dettes parapubliques dans le périmètre souverain, plus que par les quelques dépenses extrabudgétaires repérées<a href="applewebdata://DBD405DA-4E33-493E-A5B6-EB4CD0FD6C94#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a>.  Ces dernières, bien que problématiques sur le plan de la gouvernance, restent marginales en volume comparées à l’impact statistique du reclassement global.<br />Par conséquent, le débat actuel sur la « dette cachée » relève davantage d’une mauvaise lecture comptable et politique que d’une réalité financière nouvelle<a href="applewebdata://DBD405DA-4E33-493E-A5B6-EB4CD0FD6C94#_ftn5" name="_ftnref5">[5]</a>. Les données antérieures montrent que près des deux tiers de la hausse ont résulté du reclassement en 2019. Pour 2023-2024, la part exacte n’est pas encore ventilée publiquement ; cependant, les premières indications montrent que le reclassement reste un facteur majeur, même si d’autres éléments (dépenses extrabudgétaires, arriérés, retards) semblent intervenir.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Une pratique internationale, pas un cas sénégalais isolé</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Le reclassement des dettes parapubliques n’est ni une innovation sénégalaise ni une manipulation politique. Des pays comme la France maintiennent, par exemple, la dette d’EDF (environ 70 milliards €) hors de la dette publique tant que l’entreprise reste solvable et capable d’assurer seule son financement, contrairement à ce qu’insinue M Habib Sy lors de l’émission <em>Point de Vue</em> sur la RTS, le 5 octobre 2025. En revanche, lorsqu’une recapitalisation est décidée, comme en 2022 lors de la renationalisation complète d’EDF, la dette est intégrée au bilan de l’État.</p>
<p style="font-weight: 400;">Le Sénégal a simplement appliqué la même logique : rendre visibles des engagements garantis par l’État, sans créer de nouvelle dette. Loin d’être la découverte de détournements ou de vols commis par les responsables de l’ancien régime, ce reclassement est un acte de transparence budgétaire, salué par les bailleurs de fonds.</p>
<p style="font-weight: 400;">À titre de comparaison, la Côte d’Ivoire, qui centralise dès l’origine les dettes de ses entreprises publiques dans le budget de l’État, n’a pas eu besoin de reclassement. Sa comptabilité budgétaire étant déjà intégrée, le choc statistique observé au Sénégal ne s’y est pas produit. Concernant le Togo, ce pays n’a pas encore procédé à une telle consolidation complète. Les dettes de ses entreprises publiques et garanties d’État demeurent partiellement hors bilan, ce qui crée un risque latent pour la soutenabilité budgétaire, même si leur poids relatif reste modéré. Quant à la Guinée, elle n’a pas encore mis en place de mécanisme systématique d’intégration de ces dettes dans la dette souveraine, entretenant une incertitude sur son niveau réel d’endettement. Ainsi, le Sénégal se distingue par une démarche de transparence plus avancée dans l’application des normes internationales, l’inscrivant dans un processus vertueux d’amélioration continue.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Une polémique au détriment de la crédibilité nationale</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Qualifier cette opération de « dette cachée » relève donc d’un amalgame coupable entre politique et technique. Il ne s’agit ni d’une fraude ni d’une manipulation comptable, mais d’une mise à jour statistique alignée sur les standards internationaux. Le processus a été public, documenté et validé par la Cour des comptes et le FMI. Cet accroissement de la dette concerne des engagements connus des bailleurs, de l’État et des institutions communautaires, jusque-là laissés hors bilan de la dette centrale.</p>
<p style="font-weight: 400;">L’enjeu aujourd’hui n’est pas de blâmer un régime ou un autre, mais de renforcer la gouvernance des entreprises publiques, d’améliorer la discipline budgétaire et d’assurer la soutenabilité de la dette à long terme.<br />Le Sénégal doit sortir du registre de la polémique pour revenir à celui de la rigueur, de la transparence et de la pédagogie économique. Nous regrettons que le reclassement des dettes parapubliques, qui a mécaniquement gonflé le ratio dette/PIB du Sénégal sans créer un franc nouveau d’endettement, soit devenu, dans un contexte de transition politique, l’objet d’une controverse où la pédagogie budgétaire a cédé la place au soupçon et à la rhétorique partisane.</p>
<p style="font-weight: 400;"> </p>
<p style="font-weight: 400;"> </p>
<p style="font-weight: 400;">Mohamed LY</p>
<p style="font-weight: 400;">Président Think Tank IPODE</p>
<p style="font-weight: 400;"> </p>
<p><a href="applewebdata://DBD405DA-4E33-493E-A5B6-EB4CD0FD6C94#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Le <strong>GFSM 2014</strong> est <strong>le cadre international de référence</strong> élaboré par le <strong>Fonds monétaire international (FMI)</strong> pour : mesurer, classer, et présenter les finances publiques (recettes, dépenses, dettes, actifs) de manière <strong>standardisée et comparable</strong> entre pays.</p>
<p> </p>
<p><a href="applewebdata://DBD405DA-4E33-493E-A5B6-EB4CD0FD6C94#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> Le <strong>SEC 2010</strong> est un <strong>cadre comptable harmonisé</strong> adopté par l’Union européenne pour mesurer : la production économique (PIB), les revenus, les dépenses publiques, et la <strong>dette publique consolidée</strong>. Il s’applique à <strong>tous les États membres de l’Union européenne</strong> et vise à garantir que les données transmises à <strong>Eurostat</strong>(l’office statistique européen) soient comparables, fiables et transparentes.</p>
<p><a href="applewebdata://DBD405DA-4E33-493E-A5B6-EB4CD0FD6C94#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> Bloomberg, “IMF Raises Senegal Debt Estimate as New Program Talks Kick Off”, 16 octobre 2025, Zijia Song, Jorgelina Do Rosario &amp; Katarina Hoije.</p>
<p><a href="applewebdata://DBD405DA-4E33-493E-A5B6-EB4CD0FD6C94#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> Un article Reuters du 24 juillet 2025 donne des chiffres clés : « A Court of Auditors review in February calculated that overall debt at the end of 2023 was equivalent to 99.7% of GDP, compared with the previously reported 74.41%. » confirme noir sur blanc que l’écart — plus de<strong>25 points de PIB</strong> — résulte d’un recalcul comptable et d’une meilleure couverture du périmètre de la dette, et non d’un nouvel endettement massif.</p>
<p><a href="applewebdata://DBD405DA-4E33-493E-A5B6-EB4CD0FD6C94#_ftnref5" name="_ftn5">[5]</a> Senegal – Joint World Bank–IMF Debt Sustainability Analysis, January 2019 : Because of the expanded coverage starting in 2017, the end-2017 debt stock has increased by 10.8 percentage points of GDP to 60.6 percent of GDP, compared to central government debt of 49.8 percent of GDP</p>
<p> </p>
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		<title>Sénégal : l’heure des réformes courageuses pour redonner du sens à la dépense publique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Oct 2025 19:00:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Economie & Finances]]></category>
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		<category><![CDATA[Moody's Senegal]]></category>
		<category><![CDATA[Notation moody's Sénégal]]></category>
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		<category><![CDATA[Sénégal : l’heure des réformes courageuses pour redonner du sens à la dépense publique]]></category>
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					<description><![CDATA[Une notation n’est pas une punition. C’est un miroir. Et tant que nous préférerons casser le miroir plutôt que de nous regarder dedans, nous continuerons à répéter les mêmes erreurs. Oui, la faillite est à craindre si rien ne change. Mais une note coupée peut être remontée si le gouvernement applique des réformes crédibles.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[


<p></p>



<p>Depuis que l&rsquo;agence de notation Moody’s a abaissé la note du Sénégal pour une 3ᵉ fois, je vois passer des réactions indignées sous des airs de théorie du complot populiste. Beaucoup cherchent à discréditer l’agence, à la présenter comme un outil occidental qui complote contre l’Afrique. C’est une erreur, une hérésie.</p>



<p>Les agences de notation ne font que mesurer ce que le marché voit déjà : une économie fragilisée, des comptes publics dégradés, une confiance entamée. Ce ne sont pas les agences de notation qui ont creusé notre déficit, ni alourdi la dette du Sénégal, ni multiplié les dépenses sans impact. Les agences ne font qu’allumer la lumière là où nous avons préféré rester dans l’ombre.<br>La vérité, c’est que cette dégradation doit être un signal d’alerte, pas une occasion de victimisation.</p>



<p>Le Sénégal n’a pas besoin d’attaquer les institutions qui la notent. Nous avons juste besoin de rassurer les investisseurs, de reconstruire la crédibilité de notre signature, et surtout de relancer une économie au ralenti.</p>



<p>Les chiffres parlent d’eux-mêmes : à fin juin 2025, les dépenses en capital (investissements publics) ont été exécutées pour 581,9 milliards de francs CFA, soit 30,1 % des prévisions du budget. Les investissements sur ressources internes s’élèvent à 186,6 milliards de francs CFA, soit 31,8 % de leur objectif. En valeur absolue, le montant de 581,9 milliards en 2025 est inférieur à celui de 648,4 milliards en 2023 (premier semestre) pour les dépenses en capital. Le niveau d’investissement réel est beaucoup plus bas, en pourcentage des crédits ouverts, comparé à 2023 (30,1 % vs ~39,7 %), et c’est là que le problème réside.</p>



<p>Pendant ce temps, on entretient des caisses noires à la présidence, à la primature et à l’Assemblée nationale, dont les montants réels sont astronomiques au vu de la situation du pays. On maintient un train de vie d’État qui ne correspond plus à la réalité, héritage d’un clientélisme d’une autre époque.</p>



<p>Aucune des « Big Three » (Standard &amp; Poor’s, Moody’s ou Fitch) n’a inventé la crise budgétaire sénégalaise. Elles la constatent. Et elles disent au monde ce que tout investisseur, tout banquier, tout bailleur sait déjà : la trajectoire actuelle n’est pas soutenable sans réforme, sans effort, sans discipline et sans audace.</p>



<p>Alors, au lieu de se réfugier dans un réflexe nationaliste de façade, notre pays, à travers le régime en place, ferait mieux de prendre le taureau par les cornes : réduire les dépenses superflues, rationaliser la gestion publique, réinvestir massivement dans l’économie réelle — production, énergie, industrie, agriculture — bref, dans tout ce qui crée de la valeur, de l’emploi et de la confiance.<br>Une notation n’est pas une punition. C’est un miroir. Et tant que nous préférerons casser le miroir plutôt que de nous regarder dedans, nous continuerons à répéter les mêmes erreurs. Oui, la faillite est à craindre si rien ne change. Mais une note coupée peut être remontée si le gouvernement applique des réformes crédibles. D’ailleurs, le marché l’a compris : malgré la dégradation, le Sénégal a levé 450 milliards de CFA sur les marchés financiers, avec une demande dépassant 150 % de l’offre (source : Ecofin Agency). Cela montre que certains investisseurs croient encore en notre potentiel — mais exigent des garanties sérieuses.</p>



<p>L’un des premiers indicateurs d’un pays aspirant à l’autonomie est une dépendance réduite vis-à-vis de l’étranger. Et à cet égard, les chiffres du Bulletin Mensuel des Statistiques du Commerce Extérieur de l’ANSD relaient des évolutions baissières des exportations et haussières des importations — un déséquilibre qui constitue un véritable signal d’alarme pour la balance commerciale.<br>En effet, selon l’ANSD, en juillet 2025, les importations du Sénégal ont crû de +16,6 % (par rapport à la même période antérieure), quand les exportations ont baissé de -16,1 % sur la même période.</p>



<p>Ce décalage illustre parfaitement un affaissement de notre appareil productif et le manque de compétitivité de notre économie réelle. À ce rythme, nous importons ce que nous devrions produire et exportons de moins en moins ce que nous savons faire. Voilà le vrai nœud du problème : notre dépendance grandissante fragilise notre souveraineté économique et pèse sur nos équilibres extérieurs.<br>Et qui dit balance commerciale déficitaire, dit besoin accru de devises pour financer ces importations — ce qui exerce une pression directe sur nos réserves et in fine, sur la stabilité macroéconomique du pays. C’est une spirale qui, si elle n’est pas enrayée, affaiblira encore davantage notre économie réelle et notre capacité à financer le développement par nous-mêmes.</p>



<p>Il est temps que le gouvernement s’occupe de la souffrance des Sénégalais, de la paupérisation des couches les plus vulnérables, du ralentissement du secteur du BTP, de notre souveraineté agricole et de l&rsquo;assainissement de nos villes et adopte pour finir, une rigueur de gestion pour corriger la trajectoire budgétaire du pays.</p>



<p>Mohamed LY<br>Président du THINK TANK IPODE</p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>Analyse sur la situation de la crise en Gambie : Système de répression sous Yahya Jammeh et Reprise des auditions de la Commission vérité et réconciliation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Mar 2021 19:33:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Affaires Etrangéres]]></category>
		<category><![CDATA[Other]]></category>
		<category><![CDATA[Commission vérité et réconciliation Gambie]]></category>
		<category><![CDATA[crise en Gambie 2017]]></category>
		<category><![CDATA[crise en Gambie Mohamed LY]]></category>
		<category><![CDATA[Système de répression sous Yahya Jammeh]]></category>
		<category><![CDATA[vérité et réconciliation en Gambie]]></category>
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					<description><![CDATA[En Gambie, des anciens responsables «d'atrocités graves» et collaborateurs de l’ex-chef d’État Yahya Jammeh sont encore dans le système, surtout au niveau de la sécurité. Cependant, la Commission vérité et réconciliation a repris ses auditions le 10 juin 2019. Ainsi, certains réclament que les responsables soient démis de leurs fonctions.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-video"><video height="350" style="aspect-ratio: 640 / 350;" width="640" autoplay controls src="https://thinktank-ipode.org/wp-content/uploads/2021/03/AFRICA-NEWS-ROOM-Gambie-1-1.mp4" playsinline></video></figure>
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		<title>“Que l’Etat et le peuple sauvent l’exception sénégalaise en démocratie à tout prix”</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Papis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Mar 2021 18:47:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Démocratie & Economie Numériques]]></category>
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		<category><![CDATA[analyse mohamed ly ipode]]></category>
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		<category><![CDATA[crise au senegal]]></category>
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		<category><![CDATA[Sonko massage]]></category>
		<category><![CDATA[sweet beauté]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Sénégal vit le chaos ces derniers jours depuis l’arrestation du leader Ousmane Sonko. Des vagues de manifestations ont éclaté partout dans le pays, causant des pertes en vies humaines. Face à une telle situation plus qu’inquiétante, des leaders d’opinions, des Sénégalais de tous bords se sont levés pour se prononcer sur la situation grave que traverse le pays. C’est le cas de Mohamed Ly, Président du think tank IPODE (Innovations Politiques et Démocratiques), qui appelle l’Etat et le peuple au calme, mais aussi à la préservation de ” l’exception sénégalaise en démocratie”.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">Tout d’abord je présente toutes mes condoléances les plus attristées aux familles ayant perdues des vies suites aux manifestations survenues dans nos villes cette semaine.</div>
<div dir="auto"> </div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">En tant qu’adepte de l’ « ordre », je témoigne aussi à nos forces de l’ordre et de sécurité mon soutien et leur lance mon invite à ce que leurs interventions pour le maintien de l’ordre soient proportionnées et républicaines. Ils ont tout notre support et notre respect.</div>
<div dir="auto"> </div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">La situation du pays est grave et très sérieuse et elle nous demande de nous adresser à toutes les composantes vives de la nation.</div>
<div dir="auto"> </div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">Aux jeunes de mon pays je leur demande d’être les étendards et les défenseurs de la République et de la démocratie. De continuer à s’investir pour que la Justice soit opérationnelle et équitable dans notre pays.</div>
<div dir="auto"> </div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto"> </div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">Une jeunesse citoyenne est une chance pour un pays et c’est le cas du Sénégal, nous avons une jeunesse consciente et citoyenne à encadrer. J’en appelle aux acteurs politiques de nous faire l’économie d’une crise politique. Pour éviter la crise politique, nous invitons à plus d’ouverture et de dépassement aux détenteurs du pouvoir politique et qu’ils donnent place au dialogue et à la réflexion politique plurielle.</div>
<div dir="auto"> </div>
</div>
<div dir="auto">D&rsquo;une crise sanitaire mondiale, nous sommes passés à une crise sécuritaire dans notre pays et triplée d’une crise sociale ayant des germes économiques. Face à cette situation il faudra rétablir l’ordre républicain et s’atteler aux reformes nécessaires pour redonner à notre jeunesse des perspectives positives et heureuses. La jeunesse a besoin d’horizons dégagés et d’espoir.</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto"> </div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">Après avoir condamné avec la dernière énergie les casses et les actes de vandalisme, il est urgent de rappeler qu’il faut s’atteler à prendre en charge la demande sociale qui s’exprime. Une demande sociale de plus de justice, plus de d’équité, plus de République. En somme c’est une demande de plus de Démocratie!</div>
<div dir="auto"> </div>
<div dir="auto">Cette aspiration est légitime et doit être réalisée par et avec les pouvoirs publics. L’Etat devrait prendre aussi en charge la demande d’orientation de cette jeunesse désœuvrée et désabusée face à la montée de la précarité et devant une crise économique qui pointe le nez d’un après Covid incertain.</div>
<div dir="auto"> </div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">Aux gouvernants je leur demande le respect de leurs engagements électoraux comme le jeu démocratique le demande. Veiller à la non-ingérence de l&rsquo;Etat dans les affaires politico-financières et personnelles. Dans la colère exprimée dans ces derniers jours, nous avons vu les citoyens dénoncer avec énergie le sentiment d&rsquo;instrumentalisation de la justice à des fins politiques. La déconstruction de ce sentiment d’injustice devrait être une priorité pour les pouvoirs publics. Nous les invitons à remettre la patrie au cœur des préoccupations de l’Etat et de retrouver une gouvernance encore plus sobre et vertueuse.</div>
<div dir="auto"> </div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">J’ai foi en mon pays ! J’ai confiance à notre intelligence collective dans notre volonté de sauver et de renforcer notre commune aspiration de vivre ensemble. Nous invitons l’Etat, la jeunesse, les sociétés civile et politique à participer à la préservation de « l&rsquo;exception sénégalaise en démocratie » que le reste du monde nous envie tant et qui constitue la marque de notre beau pays.</div>
<div dir="auto"> </div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">Quand le Sénégal brûle mon cœur saigne.</div>
<div dir="auto"> </div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">Vive le dialogue et l’ordre et Vive le Sénégal.</div>
<div dir="auto"> </div>
</div>
<div dir="auto">Mohamed LY &#8211; Président Think Tank IPODE</div>
</div>
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		<title>La marque de gouvernance et les valeurs seront au cœur du débat électoral</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Aug 2018 14:47:01 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Reforme de l’Etat]]></category>
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					<description><![CDATA[Si le bilan suffisait, Lionel Jospin n&#8217;aurait pas été battu pour voir Jean Marie Le Pen se qualifier pour le second tour de la présidentielle française en 2002. Si avoir&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Si le bilan suffisait, Lionel Jospin n&rsquo;aurait pas été battu pour voir Jean Marie Le Pen se qualifier pour le second tour de la présidentielle française en 2002.<br />
Si avoir le meilleur profil suffisait, Al Gore n&rsquo;aurait pas perdu contre Bush Jr en 2000 aux USA.<span id="more-12643"></span></p>
<p>C&rsquo;est un projet de société porteur qui fait gagner une présidentielle, que tu sois candidat sortant ou challenger et non un bilan, aussi élogieux soit-il. Il est important d&rsquo;avoir un projet rassembleur, et qui réponde aux aspirations profondes du peuple. Notre intime conviction est que les sénégalais ont besoin de rupture, des ruptures fortes dans l&rsquo;incarnation de l&rsquo;Etat, que nous opérerons non par la révolution, mais par des réformes courageuses et introduites graduellement et de façon harmonieuse dans nos lois et règlements. Le peuple sénégalais n&rsquo;aime pas être bousculé, il n&rsquo;a jamais plébiscité des révolutionnaires, mais il sait aller avec fermeté et dans un pas sur vers son idéal.</p>
<p>&#8211; Le sénégalais veut qu&rsquo;on réforme son administration, que celle-ci soit davantage tournée vers le service aux citoyens que vers la corruption et l&rsquo;esprit de corps. Cet esprit de corps, ces ordres au sein de cette administration qui retarde certaines réformes et parfois même essaient de les faire échouer. On le dit peu, mais certains corps n&rsquo;accompagnent pas l&rsquo;Etat dans l&rsquo;atteinte de certains objectifs d&rsquo;intérêt général comme l&rsquo;autosuffisance en riz. Dans ce programme d’autosuffisance que biens des gouvernements ont porté certains lobbies et certains corps de l&rsquo;administration ont plus à perdre de les voir réussir. L’importation du riz profite plus à plusieurs groupuscules tapis dans l’administration et le patronat que notre indépendance économique. Cette attitude pourrait être assimilé à un comportement anti-patriotique. Nous n&rsquo;exagérons pas de le nommer ainsi. Il y a des ordres que le prochain Président doit être résolu à combattre, et que l&rsquo;opinion et le peuple doivent soutenir ce président parce qu’ils lui auront accorder leur confiance.</p>
<p>&#8211; Le sénégalais veut que l&rsquo;Etat s&rsquo;éloigne de l&rsquo;ordre religieux tout en lui amenant un soutien logistique en terme de sécurité et d&rsquo;organisation comme aux grands événements comme le Gamou, Magal etc. Ils veulent par contre le moins possible que les autorités politiques soient dirigées par les autorités religieuses. Les sénégalais veulent que chacune de ces autorités s’arrêtent à ses prérogatives. Le candidat qui sera plébiscité ne devra pas prôner une loi de 1905 à la française, mais tout de même revoir la charge financière que représente les événements religieux. Par ces milliers de d’événements religieux par an l&rsquo;effort de l&rsquo;Etat dans la réussite de leurs événements est incommensurable. Et cela va de la mobilisation des forces de sécurité, à celle de la RTS de la Senelec, SDE, Douane, etc. Ce cour est énorme et devrai être rediscuté en société. Il faudra continuer à prôner une gestion sobre et vertueuse des deniers de l’Etat.</p>
<p>&#8211; Le sénégalais veut une rupture dans l&rsquo;incarnation de l&rsquo;Etat, en excluant amis et parents. La formule : la patrie avant le parti ils y avaient adhéré fortement en 2012.</p>
<p>&#8211; Le sénégalais veut une rupture dans la gestion des dossiers de détournements présumés et des scandales comme ceux de Thione Seck, Bethio Thioune, Yerim Seck, Luc Nicolai etc&#8230; Ils ne veulent plus  avoir l&rsquo;impression que certains sénégalais sont au-dessus de la loi.</p>
<p>&#8211; Le sénégalais veut qu&rsquo;on aide sa presse à s&rsquo;organiser et à être plus performante, pour que celle-ci puisse faire un travail remarquable d’enquête et d&rsquo;information. Ce qui est primordial dans une démocratie vivante.</p>
<p>&#8211; Un autre type d&rsquo;enquête que les sénégalais attendent, sont les enquêtes parlementaires au-delà des enquêtes d’investigation des journalistes. Nous voulons que notre Assemblée Nationale s&rsquo;implique dans des sujets graves qui ressemblent à des scandales que ce soit financier, sanitaire ou sécuritaire. Sur les sujets comme la pénurie d’eau, les contrats de concession, le Prodac, le cas de l’étudiant Fallou Séne, le contrat avec Eiffage etc. les citoyens considèrent que  l&rsquo;Assemblée Nationale a pêché sur ces dossiers en ne s’en saisissant pas par des enquêtes parlementaires pour aider à faire la lumière. Nous attendons donc, des réformes de la société politique. Et sur ce point que ce soit la société politique, les candidats à l&rsquo;élection présidentielle comme les partis politiques, tous sont prompts à vouloir tout réformer dans notre pays, sauf leur façon de fonctionner !</p>
<p>Ça en est même suspect ! Aucun leader de premier plan ne promet de secouer le cocotier politicien, et il le faut pourtant. Surtout sur les points suivants:</p>
<p>&#8212; le mode d&rsquo;élection des députés qui doit être revu. Le raw gaddu à un tour est injuste et ne reflète pas l&rsquo;esprit de la 5e République sur lequel on s&rsquo;est calqué, système qui devrait s’attacher  à faire respecter les proportions de représentativité à l’Assemblée Nationale, au CESE et au HCCT de façon équitable.</p>
<p>&#8212; le mode de fonctionnement de l&rsquo;Assemblée Nationale est à revoir pour assurer à l&rsquo;AN plus de liberté vis à vis de l’exécutif et lui donner aussi plus de pouvoir de contrôle</p>
<p>&#8212; le contrôle sur les dépenses de l&rsquo;Assemblée nous semble important, rien ne justifie que ses marchés échappent au contrôle de la commande publique.</p>
<p>&#8212; l&rsquo;organisation des partis, des coalitions de partis, doit être revue pour éviter d&rsquo;entretenir des partis politique yobaléma.</p>
<p>Mais vous remarquerez comme moi, que le monde politique fait comme une omerta sur ces sujets. Ils veulent tout réformer, en ayant une amnésie sur le besoin de réformes de leur mode de fonctionnement, de leur mode de financement et des modes de représentation aux différentes institutions de la République.<br />
Le candidat qui prendra ces sujets en charge devrait attirer notre attention positivement</p>
<p>-Le sénégalais veut qu’on réforme le fonctionnement de sa justice pour donner à celle-ci plus d’indépendance et de dignité. Une réforme institutionnelle a été adoptée par référendum durant ce mandat en cours. Mais il s&rsquo;exprime dans l&rsquo;opinion une volonté d&rsquo;aller plus loin dans cette réforme. Notre pays a un besoin urgent de réformes. Des réformes pas facile et qui devraient impacter lourdement sur l&rsquo;ETAT et jouer un rôle majeur dans la transformation sociale du pays. Essayons de nous attarder sur les besoins de réforme de la justice. S&rsquo;il y a des points qui reviennent le plus souvent nous pouvons citer</p>
<p>&#8212; La réforme du Conseil constitutionnel qu&rsquo;on aimerait voir évoluer en une cour constitutionnelle, avec des compétences élargies. Les citoyens en ont marre de la frilosité du Conseil Constitutionnel qui à chaque fois qu’il est saisi se déclare incompétent.</p>
<p>&#8212; Une autre réforme qui aura une grande incidence sur la justice sera une bonne réforme du CSM. Cet organe qui gère la carrière des magistrats entre autre.</p>
<p>D&rsquo;autres réformes judiciaires sont attendues, mais ces deux-là, si elles sont menées à terme avec audace, révolutionneront l&rsquo;institution judiciaire et donc notre société qui aura la garantie renforcée de tendre vers une société plus juste.</p>
<p>&#8211; Le sénégalais veut aussi avoir un cadre de vie sain, des quartiers viabilisés, propres et épanouissants. Il faut un grand courage politique pour faire appliquer les lois existantes et éviter les pollutions dans nos quartiers, à commencer par les dahiras et djiangg qui empêchent les citoyens d&rsquo;avoir leur quiétude avec une pollution sonore regrettable, avec des routes barrées etc..<br />
Mais aussi, il faut que l&rsquo;Etat prenne ses responsabilités par rapport aux voiries, aux canalisations, gestion des eaux usées etc&#8230;. ce défaut d’accompagnement de l’’Etat est source d’insalubrité et de risque de santé publique.</p>
<p>&#8211; Le sénégalais veut qu&rsquo;on réforme les systèmes de santé et éducatifs: les grèves ils n&rsquo;en veulent plus! Ils attendent un candidat qui pourra leur dire de façon détaillée comment remettre ces secteurs en marche avec un plan quinquennal de réformes qui agréera et les partenaires sociaux et les usagers.</p>
<p>Nous  ne prétendons pas avoir été exhaustifs sur les réformes à apporter, mais il nous semble que ces points constituent des aspirations réelles et profondes. Nous n&rsquo;avons pas traité certains sujets cruciaux comme le pétrole, le gaz, l&rsquo;agriculture qui devra remédier à l&rsquo;exode rural, la pêche etc. exprès car nous ne pensons pas pour le moment que ce soit l&rsquo;enjeu de cette présidentielle. Les sénégalais font confiance à l&rsquo;Etat et à son efficacité dans sa continuité et pensent que les contrats établis par exemple dans le domaine du pétrole et du gaz tiennent la route et seront défendus par n&rsquo;importe lequel des candidats qui sera élu. L&rsquo;économie, notre attractivité pour les investissements, la sécurité du pays, le tourisme sont des sujets qui peuvent aussi retenir  l’attention de nos concitoyens, mais le cœur de nos préoccupations reste encore un besoin d&rsquo;avoir un Etat mieux structuré, fort et stratégique. Les candidats qui l&rsquo;auront compris feront la différence.</p>
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		<title>Burqa or Not Burqa au Sénégal</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Nov 2015 13:35:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Burqa or Not Burqa au Sénégal]]></category>
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					<description><![CDATA[Il est primordial de débattre posément et avec responsabilité d’une éventuelle interdiction de la burqa (ou niqab) au Sénégal pays laïc à majorité musulmane dans notre espace ouest africain. Se&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il est primordial de débattre posément et avec responsabilité d’une éventuelle interdiction de la burqa (ou niqab) au Sénégal pays laïc à majorité musulmane dans notre espace ouest africain. Se poser la question n’est absolument pas vain <span id="more-12211"></span>et cela ne doit pas venir de la seule tentation de vouloir traiter par mimétisme tous les sujets traités dans l&rsquo;hexagone. Pour un pays laïc comme le nôtre, composé de musulmans à plus de 90%, où l’islamophobie n’est pas d’actualité, il faut beaucoup de pédagogie et de doigté pour expliciter la vraie question autour de ce port vestimentaire qui est plus culturel que religieux. Nous ne devons pas nous passer de cette nécessaire pédagogie pour une cohésion nationale renforcée.</p>
<p>Notre avis est qu&rsquo;il faut moins parler de la burqa ou niqab que de l&rsquo;interdiction de la dissimulation du visage dans l&rsquo;espace public. Et ce point gagne sa pertinence dans le souci de sécurité des citoyens et donc de l’intérêt public et ce, loin de tout souhait de stigmatiser des groupes de musulmans au sein de notre société. Le risque d’attaque terroriste étant réel chez nous, il nous semble opportun d’invoquer le principe de précaution qui nous semble tout à fait justifié.</p>
<p>Evidemment, quand le législateur aura interdit la dissimulation du visage dans l&rsquo;espace public de façon légitime, mettant en avant la sécurité de tous, plusieurs types de comportement devront changer. Ceux qui portaient précédemment la burqa devront trouver une solution alternative digne et conservant intacte leur conviction dans la compréhension qu’ils ont de la pratique de leur islam, ce que la constitution du Sénégal leur garantit. Mais ils ne seront pas les seuls : il faudra aussi que les forces de l’ordre puissent interpeller sur la base de ce délit les délinquants qui, dans les manifestations, masquent leur visage avec un foulard ou des cagoules pour saccager impunément nos biens publics. Il faudra aussi globalement que les forces de l&rsquo;ordre interpellent toute personne dissimulant son identité en public pour quelque raison que ce soit. En somme l’interdiction à laquelle nous appelons devra se faire de manière à respecter les valeurs des femmes musulmanes sans heurter celles-ci dans leur liberté de culte.</p>
<p>Nous pensons que la question traitée sous cet angle mettra la majorité du pays d’accord. Ainsi, on se passera d’une vaine polémique. Il est important de méditer la position du conseil constitutionnel français sur le sujet ajoutant après l&rsquo;adoption des mêmes dispositions sécuritaires en France ceci :  « l&rsquo;interdiction de dissimuler son visage dans l&rsquo;espace public ne saurait restreindre l&rsquo;exercice de la liberté religieuse dans les lieux de culte ouverts au public » donc l’interdiction ne pourra pas s&rsquo;appliquer dans les lieux de culte ouverts au public, au risque de violer la liberté religieuse. Liberté religieuse à laquelle nous sommes tous viscéralement attachés et c’est pour cela que nous refuserons que, par glissement sémantique ou amalgame, de voir la question du voile soit posée chez nous, même pas en milieu scolaire, car on s’y accommode naturellement des signes religieux, que ce soit pour la croix de David que pour la croix chrétienne. Nous invitons alors au renforcement de la laïcité positive au Sénégal et non pas à une laïcité répressive.</p>
<p>Pour finir, nous voulons préciser une chose : il est admis par tous les législateurs et penseurs musulmans que le port du niqab ou burqa n’est pas une prescription religieuse mais culturelle dans certains pays. Dans la lutte contre les troubles publics et contre le terrorisme, on ne saurait s’arrêter sur le contrôle des identités dans l&rsquo;espace public, cette disposition ne sera qu’un maillon de toute une politique de sécurité sérieuse qui doit être mise en place par nos forces de l’ordre dans l’accomplissement de leurs missions régaliennes.</p>
<p>Ce sujet étant d’une importance capitale et sensible, le Think Tank Ipode ne manquera pas de se réunir prochainement pour le traiter avec tout le sérieux requis et de façon diligente.</p>
<p>Le Think Tank IPODE</p>
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		<title>Macky Sall et la réduction de son mandat: une question de confiance</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moha]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2015 12:29:45 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Affaires Politiques, sociétales et Institutions]]></category>
		<category><![CDATA[Oumar youm sur le mandat Macky sall]]></category>
		<category><![CDATA[reduction mandat Macky Sall]]></category>
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					<description><![CDATA[Macky Sall et la durée de son mandat : est-ce un lien de confiance indéfectible que le Président a noué avec son pays ou laissera t-il certains cadres de son&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Macky Sall et la durée de son mandat : est-ce un lien de confiance indéfectible que le Président a noué avec son pays ou laissera t-il certains cadres de son parti semer la suspicion?</p>
<p>Suite à certaines sorties de certains membres du camp présidentiel plaidant la non réduction du mandat présidentiel conformément aux engagements pris par le candidat Macky Sall et par le Président élu Macky Sall. Nous avons observé jusque-là un silence d’un calme olympien <span id="more-11911"></span>parce que nous pensons que, quand le Président Macky Sall se prononce de façon claire et sans équivoque sur un sujet, nous ne mettrons pas en doute sa volonté affichée et clamée tant qu&rsquo;il ne se dédit pas de lui-même. Cette attitude se veut comme une marque de sérénité pour nous même  et une marque de confiance envers le Président. Cette attitude on continuera de l&rsquo;avoir car on la lui doit, nous la devons  à l&rsquo;institution qu&rsquo;il représente et ceci jusqu&rsquo;à la preuve du contraire.</p>
<p>Maintenant que des responsables  » politiciens « , opportunistes et sans éthique politique tentent de semer le désordre dans le débat public de notre pays et que nous faisons remarquer qu&rsquo;ils ne sont dépositaires de rien du tout (sauf de la confiance du chef de l&rsquo;Etat) et décideurs de rien du tout, nous préférons laisser passer cette mauvaise clameur nauséabonde.</p>
<p>Calmes et sereins nous attendons avec lucidité  et intérêt le projet constitutionnel du Président Macky Sall, qui après avoir fait la démarche de mettre sur pied la CNRI a reçu le rapport de cette commission en prenant l&rsquo;engagement de l&rsquo;étudier et de nous soumettre sa lecture sur ce dit rapport dans un référendum. Il nous a assuré que son projet portera la réduction du mandat en cours. Nous ne remettrons pas en doute la parole du Président de la République, sur les seules sorties de certains  quadras de son camp qui n&rsquo;ont d&rsquo;horizon que leurs carrières personnelles. Ces quadras là ont renoncé à défendre l’intérêt général pour leurs petites personnes, nous nous en souviendrons.</p>
<p>Cette précision faite, on ne peut quand même pas occulter une chose essentielle que l’attitude de certains des membres du parti présidentiel pose. En échos au discours du chef de l’Etat ce 3 Avril sur la discipline, il y a des inquiétudes à se faire ou des questionnements à se poser. Comment un ministre, porte-parole du gouvernement et membre de l’APR de surcroît  peut prendre ostentatoirement et publiquement le contre-pied parfait de son mentor de Président ? A cette question nous n’accepterons pas la légère réponse de la tactique politique. Les questions traitées ici sont trop importantes pour que des réflexes politiciens les plus abjectes soient admis. Macky Sall est venu au pouvoir avec un slogan « La Patrie avant le Parti » et une promesse : La rupture dans une gouvernance sobre et vertueuse. Il n’est pas souhaitable que l’amorce de la deuxième partie du mandat fasse sauter en éclat la marque du Président qui probablement est son meilleur argument pour se faire réélire avec en sus un bilan que les sénégalais pourront trouver satisfaisant.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour finir, nous précisons, qu’il est d’une naïveté que nous ne sommes pas. C’est de penser que le camp présidentiel est uniforme et univoque. Nous savons que le milieu du pouvoir draine des intérêts contradictoires et souvent opposés. Sur cette affaire-là nous souhaitons juste voir le camp de la raison, de l’honneur de la parole donnée et de l’intérêt commun l’emporter sur celui de la cupidité et de la forfaiture. Nous l’avions intimement et publiquement souhaité sur la traque des biens mal acquis quand il a été question de transiger avec 80% des avoir « dits illicites » rendus en échange d’une impunité érigée en règle. Et le Président de la République avait opté pour le droit, la justice et la République. Nous attendons ici du Président de la République la même clairvoyance et la même détermination de remettre au cœur de la République les valeurs cardinales de la Démocratie.</p>
<p>Mohamed Ly</p>
<p>Président du think tank Ipode</p>
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